L’incubateur U-Lab de l’Université de Lomé (U.L), mis en projet depuis 2019, entre dans sa phase de construction. Une cérémonie de pose de la première pierre de ce Pôle Universitaire d'Innovation et de Technologie a eu lieu ce mercredi 21 septembre 2022 à l’U.L.
C'était en présence notamment du ministre de tutelle, Ihou Wateba Majesté, en charge de l’Enseignement Supérieur, de Komla Dodzi Kokoroko, président de l’U.L et du Représentant Résident du Programme des Nations Unies au Togo (PNUD-Togo), Aliou Dia.
En effet, le PUIT, d'un coût de 1,56 million $ (environ 1 milliard FCFA), est co-financé par le Pnud-Togo.
En direct de l' @UniveLomeTg. Cérémonie de pose de la première pierre du Pôle Universitaire d'Innovation et de Technologie #PUIT co-financé par le @PnudTogo. Coût global 1 560 662 $USD pic.twitter.com/dQNhmYGtQ6
— Pnud Togo (@PnudTogo) September 21, 2022

Le projet, sous forme de PPP (partenariat public-privé), est né de l’initiative Timbuktoo, lancée début 2022 par le Bureau régional Afrique du PNUD, qui vise à déclencher la révolution des startups en Afrique, selon les précisions du Pnud Togo.

Pour les pays bénéficiaires de cette initiative, le projet s'accompagne également d’un investissement prévu de 1 milliard de $ sur 10 ans pour construire un réseau d'innovation composé de 8 hubs panafricains, se concentrant sur un domaine prioritaire (foodtech, greentech, fintech, healthtech).
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
L’Université de Lomé précise les choses pour son incubateur U-Lab - Togo First
Au Togo, le ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes et celui de la communication et des médias s’associent pour la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes togolais. Ils ont signé le mardi 20 septembre 2022, une convention de partenariat relative à la promotion médiatique des bénéficiaires des mécanismes gouvernementaux d’appui aux jeunes entrepreneurs.
Grâce à cet accord, les jeunes entrepreneurs accompagnés par les mécanismes et projets gouvernementaux tels que le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ), le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), le Centre de Ressources en Entrepreneuriat Social (CeRES) et la Coalition Nationale pour l’Emploi des Jeunes (CNEJ), vont bénéficier de tarifs « préférentiels et de créneaux horaires avantageux pour communiquer sur leurs produits et services ». En outre, « ils pourront bénéficier d’une expertise et de conseils pour la réalisation de leurs supports de communication écrite et audiovisuelle », indiquent les signataires de l’accord.
Selon les deux ministères, la signature de ce partenariat fait suite au constat selon lequel « les jeunes entrepreneurs éprouvent des difficultés à supporter les coûts élevés de la communication médiatique ».
Cette convention, selon les ministres Ayewouadan Akodah et Myriam Dossou-d’Almeida, non seulement donne un coup de pouce aux entrepreneurs mais aussi « symbolise la synergie gouvernementale au service de la mise en œuvre des politiques publiques guidées par la feuille de route gouvernementale Togo 2025 ».
Notons que plus tôt, entre 2017 et 2021, un accord similaire avait permis à près d’une centaine de jeunes entrepreneurs de faire la promotion de leurs produits et services sur les médias d’Etat, notamment la TVT, Radio Lomé, Radio Kara, Togo presse et l’Agence Togolaise de Presse (ATOP).
Esaïe Edoh
Les douanes togolaise et béninoise sont désormais interconnectées, à travers le module SIGMAT (Système Interconnecté de Gestion des Marchandises en Transit). Une cérémonie a été organisée à cet effet ce mardi, 20 septembre, au poste-frontière de Sanvee-Condji / Hilla-Condji, faisant le pont entre les deux pays voisins.
Déjà actif dans des pays de la sous-région comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali, ce module permet notamment des échanges de données électroniques entre les systèmes douaniers. Ceci facilite et sécurise le mouvement des marchandises à travers les différents corridors commerciaux de la région en fournissant des informations numériques précises aux agents des douanes sur les marchandises en transit, d’un État à un autre.
Cette nouvelle interconnexion devrait permettre de fluidifier davantage les échanges entre les deux pays et sécuriser la chaîne logistique internationale ainsi que les recettes, en minimisant les risques de fraudes, selon Atta-Kakra Essien, le Commissaire des Douanes.
Ceci intervient dans le cadre d’un projet d’interconnexion douanière de la CEDEAO, qui vise à améliorer l’intégration régionale en automatisant les procédures de transit dans l’Union. Son implémentation est appuyée par des partenaires comme la Cédéao, la CNUCED, l’Union européenne, la Banque mondiale et la Coopération allemande.
Pour rappel, c’est en mars 2019 que le Togo a commencé à s'engager formellement dans le cadre du SIGMAT, avec la signature d'un protocole d'accord, pour l'interconnexion de son système informatique douanier, avec celui du Burkina Faso et celui du Niger.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
L'OTR se dote de deux outils administratifs de règlement des litiges douaniers
Le gouvernement a décidé ce mardi 20 septembre 2022 de plafonner les coûts de cession des fournitures scolaires, sonnant ainsi la fin de la spéculation sur ces articles dans les marchés locaux, à quelques jours de la rentrée. En effet, l’exécutif, à travers le ministère du commerce, a rendu public un communiqué interdisant cette pratique.
Désormais, le prix de paquets de cahiers de petit format varie de 1200 FCFA à 1400 FCFA pour les 100 et 200 pages et de 2500 FCFA à 2700 FCFA pour les 300 pages. Tandis que ceux de grand format sont vendus dorénavant entre 2300 FCFA et 3500 FCFA pour les paquets de 100 pages, entre 3150 FCFA et 3500 FCFA pour les 200 pages et 5000 FCFA et 5500 FCFA pour les 300 pages.

« Le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale rappelle que, conformément aux dispositions de la loi sur la concurrence au Togo, la spéculation sur les prix des produits notamment les fournitures scolaires, est formellement interdite », souligne le ministre du commerce, Kodzo Adedze. Il informe par ailleurs que « des contrôles vont se renforcer sur toute l’étendue du territoire et que tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi ».
Cette disposition, indique-t-on, fait suite aux nouvelles mesures prises par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le vendredi 16 septembre dernier contre la vie chère.
Esaïe Edoh
Lire aussi :
Secteur éducatif: les frais de scolarité toujours supprimés!
Secteur éducatif: un big bang de réformes, dès la prochaine rentrée scolaire !
Le Togo va participer à la phase pilote du programme d'accélération de la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA), qui sera lancée le 14 novembre prochain. Une phase qui comprend 14 pays dont le Togo.
L'information a été rendue publique au sortir d’une rencontre entre le Ministre togolais chargé des transports, Affoh Atcha-Dedji, et la Secrétaire générale de la Commission Africaine de l’Aviation Civile. Ceci, à la faveur d'une visite de courtoisie d’une délégation de la CAFAC (Commission Africaine pour l'Aviation Aérienne), lundi 19 septembre 2022 au Togo, pays champion du MUTAA.
SG @funkieadeyemi was honoured by the Minister of Transports H.E Affoh Atcha-Dedji who delightfully accepted Togo’s inclusion with 13 other States committed to participate in the pilot phase implementation program to fastrack SAATM implementation to be launched on Nov 14 YD day. pic.twitter.com/iJI0Lnw8rG
— AFCAC - African Civil Aviation Commission (@Afcac_Cafac) September 19, 2022
Pour rappel, le MUTAA est un projet phare de l'Agenda 2063 de l'Union africaine, visant à créer un marché unique unifié du transport aérien en Afrique afin de faire progresser la libéralisation de l'aviation civile en Afrique et de donner un élan au programme d'intégration économique du continent.
Selon l’Association du Transport Aérien International (IATA), à ce jour, 34 pays ont adhéré au MUTAA, représentant 80% du marché de l'aviation existant en Afrique. Cependant, en 2019, à l’orée de la pandémie de Covid-19, seuls 10 pays africains, dont le Togo, avaient pris des mesures concrètes pour accélérer la libéralisation du ciel africain.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Une rencontre de deux jours rassemble depuis lundi 19 septembre 2022 à Lomé, des acteurs africains de l'économie bleue. Les travaux, inscrits dans le cadre de la célébration en différé de la journée africaine de la mer instituée sur le 25 juillet, autour du thème « Renforcer l’agenda de l’économie bleue en Afrique », visent à renforcer les synergies internationales en matière de protection marine et de gestion durable de la mer.
L'ouverture des travaux a été marquée par la présence des ministres togolais en charge de l'économie maritime et de l'environnement, Edem Kokou Tengue et Foli-Bazi Katari.
L’événement de concertation et d'échange est co-organisé par le pays de Faure Gnassingbé, Champion de l'UA sur la sécurité maritime et l’Union Africaine.
Les acteurs échangent notamment sur des expériences de pays comme les Seychelles dans le secteur, et explorent les actions à mettre en œuvre afin d’informer, sensibiliser et déclencher des changements axés sur les comportements et le mode de consommation.
« Dans ce secteur, nous devons nous mobiliser pour faire face à des défis tels que le fléau de la pêche illicite, la pollution, la piraterie, les trafics divers et l’érosion qui menacent la stabilité et la prospérité des pays disposant d’un littoral et de leurs voisins », indique Nancy Karigithu, ambassadrice de l’économie bleue de l’UA au Kenya, présente pour ces travaux.
« Il est temps pour chaque pays africain de participer aux efforts en cours, pour faire en sorte que la stratégie AIMS 2050 de l’UA serve de base principale aux efforts de l’Organisation maritime internationale (OMI) et d’autres agences internationales, régionales et nationales pertinentes pour renforcer l’économie des océans sur le continent africain », a-t-elle ajouté.

Au Togo
Le Togo a pour sa part, inscrit les objectifs de valorisation et de gestion durable de la mer dans la feuille de route gouvernementale, précise le ministre de l’Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Edem Kokou Tengue, à l’ouverture de la réunion.
Dans le pays du Golfe de Guinée, le littoral représente 11% du territoire national et héberge près de 36 % de la population.
Notons que plusieurs projets ont été mis en place ces dernières années pour assainir l'espace côtier et renforcer leur protection. C’est notamment le cas du Projet d’Investissement pour la résilience des Zones Côtières Ouest-africaines (WACA), appuyé par la Banque mondiale, et de l’Initiative Pêche Côtière (IPC-Afrique de l’Ouest) de la FAO.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Journée mondiale des océans : au Togo, la sensibilisation comme moyen d’action collective
Au Togo, l’administration fiscale s’équipe de deux outils administratifs en vue d’un meilleur règlement des litiges douaniers et la facilitation du commerce dans le pays. Il s’agit de la Commission Administrative de Règlement des Litiges Douaniers (CARLD) et de la commission des Décisions Anticipées (DA) qui ont été lancées le lundi 19 septembre 2022 à Lomé.
Et d’après les informations, le premier instrument est chargé de statuer en premier ressort sur les litiges douaniers nés de la contestation portant sur l’espèce, l’origine ou la valeur des marchandises.
« La CARD qui vient d’être installée dans ses missions est un organe de gestion des litiges qui naissent dans les activités de dédouanement entre l’administration douanière et les usagers de la douane ou les opérateurs économiques », a précisé le Col Agoro Medjessiribi, Directeur des Études et de la Législation à l’OTR. Il ajoute que « c’est un organe qui cherche à faire la transparence dans le règlement des litiges douaniers ».
Le second organe, « Décision Anticipée (DA) », va assurer la prévisibilité, la facilitation et la célérité des opérations. « Une décision anticipée est une décision écrite de l’autorité douanière en réponse à la requête d’information par anticipation sur le traitement devant être réservé à la marchandise, objet de ladite requête, avant son importation ou exportation », indique-t-on à l’OTR.
Cet outil devrait donc permettre au requérant de gagner en temps dans les formalités pour le démarrage de ses activités économiques dans le pays.
En rappel, indique-t-on, ces deux instruments qui font office de « tribunaux » des pairs, s’inscrivent dans le cadre des réformes de l’OTR visant à améliorer ses relations avec ses partenaires en matière douanière.
Esaïe Edoh
Les nouvelles mesures édictées par les autorités togolaises contre la vie chère, vont coûter à l’Etat, 87,6 milliards FCFA, d’après les calculs effectués par Togo first.
Dans le détail, les actions en faveur des agents de la fonction publique, notamment l’augmentation de 10% de la valeur indiciaire des salaires et des pensions de retraite, la gratification du reliquat de l’avance sur salaire consentie en janvier 2022, et l’indemnité mensuelle de transport, vont nécessiter une affectation par l’Etat de 38,4 milliards FCFA.
En ce qui concerne les transferts monétaires directs au profit des parents d’élèves pour l’achat des fournitures scolaires et la subvention pour l’acquisition des manuels d’écriture et de lecture pour les élèves de l’enseignement primaire, ils s’évaluent globalement à 5,5 milliards FCFA.
Dans le même temps, la réévaluation du soutien de l’Etat aux agriculteurs à travers l’augmentation de la subvention sur les engrais, requiert pour sa mise en œuvre, 6 milliards FCFA supplémentaires.
Dans la même veine, l’Etat togolais devra débourser 37,7 milliards FCFA au titre de sa subvention supplémentaire sur les produits pétroliers et le gaz.
Hormis ces nouvelles mesures, il est à rappeler que les facilités fiscales offertes au Secteur privé au plus fort de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et dans un contexte d’état d’urgence sanitaire toujours en vigueur, demeurent applicables, de l’avis des autorités togolaises.
Esaïe Edoh
Conçu depuis près de trois ans, le projet de renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) va enfin être mis en branle. L’agence des Nations Unies en charge de l’agriculture (FAO), annonce le lancement de ce programme pour mardi 20 septembre 2022, à Lomé.
Un projet d'envergure, financé par le FEM pour renforcer la résilience des communautés côtières au changement climatique, par une approche intégrée axée sur l'adaptation aux meilleures pratiques et aux technologies innovantes dans les écosystèmes
— FAO au Togo (@FAOauTogo) September 19, 2022
vulnérables pic.twitter.com/YR0XJCxH5G

Cette initiative est un “projet d'envergure” financé à hauteur de 8,9 millions $, par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), pour renforcer la résilience des communautés côtières aux changements climatiques, à travers “une approche intégrée axée sur l'adaptation aux meilleures pratiques et aux technologies innovantes dans les écosystèmes vulnérables”, indique-t-on.
L'initiative est née d’une entente entre les autorités togolaises, la FAO qui sera l’agence d'exécution et le FEM, le bailleur de fonds.
Il s’agira, non seulement de favoriser l'agriculture, la foresterie et la pêche en les rendant plus productives et plus durables, au profit des populations côtières, mais aussi de contribuer à l'amélioration et à l'accroissement des moyens de subsistance des communautés de la zone du littoral togolais.
Le R4C-Togo « va essayer de travailler avec les communes pour les aider à intégrer les questions de changement climatique dans leur planification, et dans leur budgétisation », précisait Djiwa Oyétoundé, chargé de Programme à la FAO-Togo, dans le cadre de sa conception.
Au Togo, cette initiative devrait compléter d'autres conçues pour les mêmes objectifs, notamment le programme WACA-Resip, appuyé pour sa part, par la Banque mondiale.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
WACA REsIP : 1,12 milliard FCFA engagé dans la lutte contre la pollution côtière au Togo
Les Togolais Yao Azoumah, CEO de KYA-ENERGY GROUP et Pawou Batana, promoteur de l’Université technologique IPNET INSTITUE OF TECHNOLOGY, ont été distingués au grand Prix Africain de Développement « PADEV 2022 » à Kigali, le dimanche 18 septembre 2022. En reconnaissance de leurs efforts et contribution au développement du continent, indique-t-on.
Précisément, Yao Azoumah est primé pour son engagement en faveur de la promotion des énergies renouvelables sur le continent. En effet, sa structure développe, accompagne et implémente des projets d’envergure aussi bien au Togo qu’en Afrique pour l’autonomisation des populations en énergie, par le solaire.
De son côté, Pawou Batana est distingué pour les performances de l’Université, IPNET INSTITUE OF TECHNOLOGY, dans le secteur du numérique et le transfert de compétences à la jeunesse africaine, dans les différents domaines de l’informatique.
Ces deux Togolais rejoignent ainsi d’autres compatriotes notamment Michel Kodom, Latif Kerim-Dikeni, dans le box des personnalités qui impactent et participent au développement de leur pays.
Pour rappel, PADEV récompense chaque année, des personnes physiques et morales dont les œuvres et actions constituent des modèles de contribution au développement de leur pays et du continent africain.
Esaïe Edoh