Le Togo vient d'obtenir 5,4 millions $ du Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), pour la lutte contre la dégradation des terres au nord de son territoire. Le Fonds, qui finance des actions pour la préservation de l'environnement dans le monde, a en effet validé son appui au ministère de l'agriculture togolais et le Pnud-Togo, pour la mise en œuvre du Projet de Gestion Durable des Terres Arides au nord du Togo. C’est ce qu’a indiqué ce jeudi 16 juin 2022, Aliou Dia, représentant résident du Programme onusien au Togo.
Lutte contre la dégradation des terres, le @MERFTogo & @PnudTogo viennent de décrocher un financement de 5.4m $ du @theGEF pr la mise en oeuvre du Projet de Gestion Durable des Terres Arides au Nord du Togo. Une contribution importante au #PURS. @UNDPClimate @UNDPAfrica @GouvTg pic.twitter.com/4zNGfGqMie
— Aliou M. DIA (@aliouMdia) June 16, 2022
Formulé depuis l’an dernier, le Projet de Gestion Durable des Terres Arides au nord du Togo veut notamment soutenir les populations rurales dont les revenus essentiels viennent de l’exploitation agricole familiale, et limiter dans le même temps la surexploitation des sols. Il couvre à ce jour, les régions de la Kara et des Savanes.
« Il s’agit de préserver et de restaurer les écosystèmes terrestres et les ressources connexes en évitant autant que possible la dégradation de nouvelles terres, et aussi en mettant en place des mesures pertinentes pour restaurer les terres déjà dégradées », selon le Lt-Col Chamsoudine Afoda de la Direction des ressources forestières, représentant son ministre de tutelle, dans le cadre de la formulation de ce projet, en décembre dernier.
Le projet a un cout global de 15,8 millions $, composé de la subvention du FEM pour 5,4 millions $ (qui vient d’être validée), de celle du PNUD en cofinancement en espèces de 3 millions $, ainsi que d’autres financements en nature à hauteur de 7,4 millions $, provenant du PNUD, et d'autres partenaires comme la FAO et l’ONG ODIAE.
Ayi Renaud Dossavi
Les voyageurs togolais n'ont désormais plus besoin de présenter un pass vaccinal ni un test Covid-19 négatif avant de passer la frontière du pays voisin, le Bénin. C’est suite à un assouplissement des règles de contrôle annoncé par Cotonou, hier mercredi 15 juin 2022, au sortir d’un Conseil des ministres.
« Pour compter du jeudi 16 juin 2022 à 00 heure, l'entrée sur le territoire béninois, aussi bien par les frontières terrestres, aériennes que maritimes, est libre de présentation de tout document en rapport avec la Covid-19 », indique notamment l'exécutif béninois. Ceci, « en raison de l'évolution actuelle de la pandémie dans le monde en général et dans [le] pays en particulier ».
En effet, cette décision intervient dans un contexte de décrue soutenue des cas de Covid-19 depuis plusieurs mois dans la région africaine. Une récente évaluation de l’OMS estime même que les cas devraient chuter de plus de 90% en 2022, par rapport à l'an dernier.
Au Togo, si on reste plus prudent, les mesures d’assouplissement sanitaires s’y poursuivent également. Le gouvernement vient d'autoriser la reprise des célébrations publiques des fêtes et des rites traditionnels, quelques mois après la réouverture des frontières terrestres.
Ayi Renaud Dossavi
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Le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, a appelé ce mercredi 15 juin 2022, les opérateurs économiques togolais à privilégier la production locale. Il lançait cet appel à l’occasion de la 2ème réunion de l’année du cadre de concertation Etat-secteur privé, tenue à Lomé.
L’officiel fonde son appel sur les impacts négatifs de la guerre en Ukraine, sur les pays africains, notamment, la flambée des prix de première nécessité. « Nous devons tirer les leçons de ces différentes crises afin de changer résolument de paradigme pour produire ce que nous consommons et consommer ce que nous produisons », a-t-il lancé.
En effet l’argentier du gouvernement soutient que les différentes crises (sanitaire et conflit en Ukraine, etc) qui secouent la planète et leurs conséquences, doivent interpeller tous les acteurs sur la nécessité de préserver l’équilibre macroéconomique, ainsi que la résilience sociale notamment des couches les plus vulnérables.
Cet appel du ministre Sani Yaya, vient en appui à celui de la cheffe de gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé qui, en mars dernier, lors de la première réunion de concertation Etat- Secteur privé, a encouragé les opérateurs économiques « à produire et à transformer les produits locaux », non seulement au bénéfice de la population mais aussi de la conquête du marché africain dans le contexte de la Zone de Libre Échange Africaine (ZLECAF).
En rappel, l’invasion russe en Ukraine depuis le 24 février 2022 a provoqué au plan mondial l’envolée des prix de l’énergie et des produits alimentaires. Outre le baril de pétrole qui a atteint des seuils qui n’avaient plus été observés depuis 2014, les prix mondiaux des produits céréaliers, du lait et des huiles alimentaires ont aussi culminé à des niveaux records, selon les spécialistes.
Esaïe Edoh
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Au Togo, désormais, les demandes de passeport ordinaire et de service, de carte de séjour, de raccordement à l’électricité basse tension et de permis de construire, peuvent se faire en ligne via le portail national des services digitalisés de l’administration. Cette plateforme opérationnelle depuis 2017 et ne fournissant que des informations administratives, a été mise à jour mercredi 15 juin 2022, a annoncé le ministère chargé de l'Economie numérique et de la Transformation digitale.
Ce portail actualisé offre aux administrés et entreprises la possibilité de créer et disposer d'un compte unique qui leur permet d’effectuer les démarches administratives en ligne notamment, le paiement des frais afférents aux différentes procédures, le suivi des dossiers et des échanges avec l’administration.
« D’autres démarches administratives publiques seront intégrées au portail au fil des mois en priorisant les démarches couramment effectuées par les citoyens et entreprises », a annoncé le ministère de l’économie numérique et de la transformation digitale.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la « Stratégie Togo digital 2025 » dont l’objectif est de digitaliser à 100%, les démarches administratives à l’horizon 2025.
Notons que la digitalisation de ces 4 démarches administratives vient compléter notamment celle de la demande de casier judiciaire.
Esaïe Edoh
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Ecobank, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé et Mastercard veulent appuyer les agriculteurs africains en digitalisant les chaînes de valeurs agricoles. Les deux géants ont conclu cette semaine un partenariat visant à faciliter l'accès de millions de petits exploitants agricoles d'Afrique subsaharienne à Farm Pass, une plateforme numérique de Mastercard qui permet aux agriculteurs de faire du e-commerce. L’information a été diffusée dans un communiqué publié mardi 14 juin 2022.
La même source indique que la cérémonie de signature de l’accord de partenariat a été marquée par la présence de Paul-Harry Aithnard, Directeur exécutif régional de l'UEMOA, Ecobank, de Michael Froman, Vice-président du Conseil d’Administration de Mastercard, ainsi que de Solomon Quaynor, Vice-président pour le secteur privé, l'infrastructure et l'industrialisation au Groupe de la Banque Africaine de Développement, qui appuie l'initiative.
« Dans le cadre de ce partenariat, Ecobank va étendre la couverture et l'impact de la plateforme Farm Pass de Mastercard en s'appuyant sur son réseau panafricain de 33 pays. », indiquent les deux entités.

La solution digitale développée par le géant américain des solutions de paiement, vise à permettre aux exploitants de vendre leurs produits plus facilement, et à un coût plus équitable.
« Farm Pass regroupe diverses parties prenantes du secteur agroalimentaire, du côté de l'offre et de la demande, sur une seule plateforme, renforçant ainsi l'impact positif et collectif sur les communautés agricoles. », indique le communiqué. « Les petits exploitants agricoles peuvent vendre leurs produits à un meilleur prix, accéder à des intrants de qualité et à des informations agricoles, être payés, acheter digitalement et développer un profil financier qui peut permettre des opportunités de financement pour les fonds de roulement et les intrants. », ajoute-t-on.
« La question de la sécurité alimentaire revêt un caractère critique et urgent à l'heure actuelle. Nous devons donc nous hisser à la hauteur de ce défi en créant des opportunités de croissance tout au long de la chaîne de valeur agricole en Afrique. Notre partenariat avec Mastercard intervient opportunément pour accélérer l'accès des petits exploitants agricoles aux services financiers dont le besoin est urgent et indispensable à la réalisation du plein potentiel agricole de l'Afrique. Il permettra également d'apporter de la valeur à l'ensemble de la chaîne de valeur agricole afin de rendre l'agriculture en Afrique plus rentable, plus compétitive et plus résiliente, contribuant ainsi à la croissance économique du continent », a déclaré Ade Ayeyemi, PDG du groupe Ecobank.
Farm Pass a été lancée en 2015, et depuis, elle revendique avoir touché près d'un million de petits exploitants agricoles en Ouganda, en Tanzanie, au Kenya et en Inde, leur permettant d'obtenir des prix 25% à 50% plus élevés et d'augmenter la productivité des récoltes.
Trois ans après avoir lancé sa plateforme de banque digitale multiservices ‘Keaz’, Orabank s’apprête à déployer de nouvelles fonctionnalités, a appris Togo First. Les nouvelles solutions, actuellement en test en interne, doivent, selon l’acteur bancaire, permettre aux populations de bénéficier de la “démarche d’innovation” initiée depuis quelques années.
Entre autres fonctionnalités annoncées, les transferts vers des cartes prépayées, la délégation de pouvoir, la programmation des paiements, la génération de « jetons de paiements », la possibilité pour les acteurs économiques d’effectuer de nouveaux types d’opérations à travers la plateforme dédiée aux entreprises (Keaz Pro, ndlr).
Figure également dans le pipe, une fonctionnalité permettant de délocaliser les agences en transférant des compétences à des sous-agents. « Toutes ces fonctionnalités seront opérationnelles dans ce second semestre 2022 », a précisé le Directeur général de la filiale togolaise, Guy Martial Awona (photo), à la faveur d’une rencontre de vulgarisation de l’application adossée à la plateforme.
Créditée d’un dernier exercice dans le vert (près de 800 milliards FCFA de total bilan, +36 milliards par rapport à l’année antérieure), Orabank a de nouveau été désignée meilleure banque du Togo par le magazine Global Finance, dans un contexte de plus en plus compétitif. En effet, selon une note révélée il y a un an (juillet 2021) par le ministre de l’économie et des finances, la quasi-totalité des banques en activité au Togo proposent désormais des services financiers digitaux à leur clientèle.
Octave Bruce
Dans la perspective de l’élection d’un nouveau bureau consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI-Togo), l’exécutif travaille sur le régime électoral applicable.
Le lundi 13 juin 2022, en conseil des ministres, il a examiné un projet de décret qui fixe les règles applicables à l’élection des membres de l’assemblée consulaire ainsi que du bureau consulaire. Ce décret met en place une commission électorale consulaire (CEC), chargée de la coordination du processus.
Cet organe électoral composé de neuf (9) membres, aura des démembrements dans chaque région économique du pays et dans le Grand Lomé.
En attendant les élections, la CCI-Togo reste sous la direction de la délégation spéciale consulaire mise en place en décembre 2020 avec pour mission principale la mise en œuvre des réformes au sein de l’organe. Notamment la relecture des textes afin de favoriser l’organisation des élections dans un climat de sérénité.
Pour rappel, l’équipe dirigeante intérimaire a été mise en place par les autorités togolaises, suite à la suspension en septembre 2020, du processus électoral consulaire conduit par Germain Mèba, président de la CCIT, sur fond de crise ouverte avec certains opérateurs économiques.
Esaïe Edoh
A Washington, le Togo a fait le point la semaine dernière sur les avancées du programme Threshold, financé par le département d'Etat américain, devant le top management du MCC (Millenium Challenge corporation).
Le pays était en effet représenté, du 6 au 10 juin, par une délégation de l'exécutif, composée notamment de Cina Lawson, Ministre de l'Économie numérique et de la transformation digitale, Christian Trimua, Ministre des droits de l'Homme, de Frédéric Hegbe, Ambassadeur du Togo aux USA, de Stanislas Baba, Conseiller spécial, et de Jeanne Bougonou, Directrice générale du Millénium Challenge Account Togo.

« La ministre Cina Lawson a exposé à MCC, la vision du Togo dans le numérique en cours de mise en œuvre ainsi que la contribution du projet TIC du programme Threshold à cette vision. », indique notamment le MCC.
Au cours de l’une des rencontres de haut niveau qui se sont tenues, Jeanne Bougonou, DG de l’OMCA-Togo, a présenté les «excellents résultats» du programme, après 10 mois de travaux, en matière de mise en place et de respect des procédures et politiques établies par le MCC, de mise en œuvre du projet de réforme foncière pour la productivité agricole ( Projet LRAP), et du projet sur les Technologies de l’information et de la communication ( Projet TIC).
Rappelons que le Threshold a été conclu il y a trois ans entre Lomé et Washington, et est doté d’une enveloppe de 20 milliards FCFA (35 millions $). Le programme est spécifiquement destiné à accompagner pays dans la réforme et l’amélioration du secteur des TIC et du Foncier. Les deux projets exécutés dans ce sens doivent permettre au pays de disposer au bout de quatre ans, d’un secteur de services TIC de haute qualité et à un coût abordable, et d’un cadre réglementaire nettement amélioré et assaini, surtout dans le foncier rural, afin de faciliter davantage les investissements et d'augmenter la productivité rurale.
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Annoncé en novembre dernier, le Programme régional de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (PRSA), appuyé par la Banque au mondiale au profit du Togo et six autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sierra Leone, et Tchad), a été officiellement lancé ce mercredi 15 juin 2022.
Doté d’une enveloppe désormais de 716 millions $, le programme consiste en une opération multisectorielle régionale, “visant à réduire le nombre de personnes souffrant d'insécurité alimentaire et à renforcer la résilience des systèmes alimentaires”, selon le communiqué de l'institution de Bretton Woods, rendu public ce mercredi 15 juin 2022.
4 millions de bénéficiaires directs sont attendus à terme, et l'initiative pourrait être étendue à l'ensemble de la sous-région, si les résultats sont à la hauteur des attentes de l’institution promotrice.
Concrètement, sous la direction de trois institutions sous-régionales que sont la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), le PRSA va améliorer la productivité agricole grâce à des investissements dans l'agriculture intelligente face au climat et dans le système régional de recherche agricole.
La première phase, dont la mise en œuvre vient de démarrer, va financer des interventions au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Togo, ainsi que des actions mises en œuvre par la CEDEAO, le CILSS et le CORAF. La deuxième (qui devrait être approuvée par la Banque mondiale en juillet 2022), financera pour sa part, des actions au Ghana, en Sierra Leone et au Tchad.
Outre la Banque mondiale, le PRSA est appuyé par des partenaires extérieurs comme le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), le Royaume des Pays-Bas et le Mécanisme mondial de financement des risques (GRIF).
Ayi Renaud Dossavi
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Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé mardi 14 juin 2022, au terme de sa 131ème session ordinaire, avoir approuvé l’octroi d’un crédit de 28 milliards FCFA au Togo. Ce financement est destiné à la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage du tronçon Aléhéridé-Kpaza-Tchamberi (Nord-Togo) dans le cadre du projet de construction de routes et de ponts sur l’ensemble du territoire togolais.
La réalisation de ces travaux dans le nord du pays, va contribuer, indique la banque sous-régionale, au désenclavement de la zone et à la facilitation des échanges économiques, sociaux et culturels au niveau national et sous-régional.
Cet appui financier qui constitue également un soutien à la politique de développement des pistes rurales au Togo, va permettre avec la nouvelle route, de réduire de 66% la durée du trajet et de 60% le coût d’exploitation des véhicules, indique-t-on.
Plus tôt en mai 2022, en soutien à cette politique de désenclavement, l’Agence française de développement (AFD) avait injecté 30 millions €, soit près de 20 milliards FCFA au profit du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II)
Notons que l’exécutif togolais ambitionne de réaliser d’ici 2025, 4000 km de pistes rurales dans l’ensemble des 05 régions économiques en vue de favoriser l’intégration du milieu rural, en améliorant l’accès des ménages et des producteurs agricoles aux intrants et aux marchés de vente.
Esaïe Edoh