Togo First

Togo First

Depuis Lomé, la présidente de la Filière Karité du Togo, Elisabeth Pali-Tchalla, rappelle l’importance d’appuyer le secteur, pour gagner le pari de l’autonomisation des femmes.

C’est à la faveur de la Conférence internationale du Karité, qui s’est ouverte en début de semaine à Lomé et qui prend fin ce mercredi 8 juin 2022, à l’initiative de l’Alliance Globale du Karité (AGK).

67793 1elisabeth pali

« Eu égard aux résultats constatés sur le terrain, il me semble logique de dire qu’investir dans le karité, c’est permettre aux femmes, surtout des milieux ruraux, de gagner le pari de leur propre autonomisation économique pour sortir de la pauvreté. », a-t-elle déclaré, dans le cadre de ces travaux, autour du thème « Cultiver l'avenir, renforcer la résilience et la restauration ».

« Je me réjouis que cette approche soit si bien comprise par le Togo et ses partenaires en développement. Dans un contexte de reprise post-Covid, la tenue de ce rendez-vous sur le Karité, pour la première fois dans notre pays, suscite en nous l’espoir et nous permet de requinquer le secteur après cette parenthèse de turbulence liée à la pandémie », a-t-elle ajouté.

La rencontre de trois jours, en mode hybride, avait été ouverte par l’ambassadrice des Etats-Unis au Togo, Elisabeth Fitzsimmons, dont le pays soutient le programme.

Il s’est agi, durant ces trois jours, pour les acteurs nationaux et internationaux des chaînes de valeurs du Karité, de plancher sur la durabilité de l'industrie, les pratiques et les normes de qualité dans l'alimentation et les cosmétiques.

Renforcer la résilience de cette chaîne de valeurs

67793 elisabeth pali

Les discussions ont porté notamment sur l'état de l'industrie du Karité, un secteur qui occupe une forte proportion de femmes, sur comment construire à nouveau de nouvelles tendances de la demande, les opportunités et la question des barrières commerciales. 

A terme, il s’agit de consolider et financer les stratégies déjà formulées, pour renforcer le secteur.

« Nous avons mis en place un fonds de restauration du karité, et ce fonds se donne pour objectifs de planter 10 millions d'arbres sur les 10 prochaines années. Ça se fait depuis longtemps, mais aujourd'hui, nous voulons dynamiser cela. », a expliqué Simbala Sylla, président de l'Alliance Globale du Karité.

Pour rappel, Elisabeth Pali-Tchalla, est la PDG de la STK (Société Togolaise du Karité). Cette agro-entrepreneure a pris la tête de la Fédération Inclusive du Karité du Togo, qui coiffe la filière au Togo, depuis bientôt trois ans. 

La faitière regroupe notamment des pépiniéristes, des collecteurs, et des transformateurs du karité au Togo, qui en est le 7ème producteur au monde.

Togo : Vers une stratégie nationale pour renforcer l’industrie du Karité

Karité : 3,6 millions $ pour développer la filière au Togo, et dans 3 autres pays d’Afrique de l’Ouest

Au Togo, la filière Karité se dote enfin d’une faîtière

Le Togo et Israël vont actualiser leur coopération, après plus de 60 ans de relations diplomatiques. C’est l’une des principales informations à retenir du déplacement effectué la semaine dernière dans l’Etat hébreu par le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey

L’objectif de cette actualisation en vue est de « mieux adapter la coopération au contexte actuel et aux options stratégiques des deux Etats », surtout « sur le plan économique ». En ce sens, de nouveaux accords devraient être signés entre les deux parties.

Les deux pays envisagent notamment un forum économique Togo-Israël, afin de stimuler davantage leurs relations économiques. L’événement, dont le lieu ainsi que les différentes modalités restent à définir, débouchera sur l’installation de compagnies industrielles israéliennes au sein de la Plateforme Industrielle d’Adéticopé (PIA), apprend-on.

Il est à rappeler que le Togo travaille au renforcement de ses relations avec le Maroc également, via notamment des accords d’exemptions de visa entre les deux parties et, un futur forum économique.

Lire aussi :

Renforcement de l'axe Lomé-Jérusalem : Robert Dussey en visite en Israël - Togo First

Identifié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) comme l’opérateur de téléphonie mobile qui pratique les tarifs les moins chers sur les forfaits mixtes et voix, Moov Africa Togo a récemment procédé à une nouvelle refonte tarifaire, induisant la réduction du coût de ses forfaits data.

Selon le gendarme des communications électroniques et des Postes au Togo, le forfait data en entrée de gamme chez cet acteur a baissé de 40%, soit moins de 500 FCFA alors que le coût du forfait en moyen de gamme enregistre une baisse de 62%. S’agissant du prix du haut de gamme, il connaît une réduction de 71%.

A la suite de cette nouvelle baisse tarifaire, l’opérateur mobile Moov Africa Togo est devenu le moins cher au Togo sur tous les forfaits et toutes gammes confondues, après l’analyse comparative des nouveaux tarifs mobiles.

« Sur le plan national, Moov Africa Togo devient le moins cher sur la data dans toutes les gammes et ce jusqu’à 6 fois plus que la concurrence », a conclu le régulateur dans le communiqué. L’ARCEP note toutefois, malgré cette refonte tarifaire, que « sur le plan sous régional, le Togo demeure toujours parmi les pays où les offres data mobiles sont les plus chères en entrée de gamme ».

Pour rappel, l’ARCEP encourage la dynamique de réduction tarifaire afin de hisser le Togo au rang des pays où les communications électroniques sont non seulement de qualité mais aussi plus abordables pour les consommateurs, surtout ceux à faible pouvoir d’achat.  

Esaïe Edoh 

Lire aussi :

Fibre à domicile: le Togo a désormais les débits les plus rapides et les moins chers de l'Uemoa

Prévue pour prendre fin le 7 juin 2022, l'opération de recensement des Togolais de la diaspora connaîtra finalement son épilogue le 30 du mois en cours. L’information est rendue publique mardi 07 juin 2022 par le responsable du projet de recensement, Safiou Radji.

La période supplémentaire accordée, selon le responsable du projet, permettra aux Togolais vivant hors de leur pays, de s’enrôler comme d’autres milliers de compatriotes qui se sont déjà enregistrés.

Cette opération vise à mettre à disposition de l’administration publique togolaise, des données exactes et fiables, notamment sur le nombre de compatriotes résidant à l’extérieur du pays et leurs lieux de résidence. Elle s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme visant le renforcement des liens entre la diaspora et la terre mère, dans des domaines économique et social.

En rappel, l’exécutif togolais travaille depuis quelques années, au renforcement des contributions de la diaspora togolaise à la feuille de route 2020-2025. Dans cette dynamique, il a lancé l’année dernière, le Guichet Diaspora.   

Esaïe Edoh

Les Togolais pourront bientôt se rendre au Maroc sans visa, indique Robert Dussey, ministre togolais chargé des Affaires étrangères, dans le cadre d’une rencontre avec son homologue marocain, Nasser Bourita. Les deux diplomates annoncent en effet un accord, qui devrait être signé prochainement et qui facilitera la circulation entre Rabat et Lomé. C’était à l'issue d’un entretien bilatéral, en marge de la 1ère Réunion Ministérielle des Etats Africains Atlantiques organisée à Rabat, ce mardi 07 Juin 2022. 

« Les Togolais détenteurs d'un passeport ordinaire pourront se rendre au Maroc sans visa dès la signature de l’accord dans quelques semaines », a annoncé le ministère Dussey.

Le patron de la diplomatie togolaise confirme ainsi, la position marocaine, laissant présager cet accord, au cours d’un point de presse conjoint. 

« La signature prochaine d'un accord d'exemption de visa, en faveur des Togolais détenteurs de passeports ordinaires, reflète la qualité des relations humaines entre les deux pays. », a en effet indiqué le ministre Bourita, alors que Rabat mène depuis quelques années, une vaste opération de charme en Afrique de l’Ouest, notamment au Togo, pour renforcer sa présence dans plusieurs secteurs d’investissements, dont celui des banques et des assurances.

Lire aussi:

Coopération Togo-Maroc: Un forum des hommes d’affaires en gestation

Les choses se précisent pour la future ambassade du Maroc au Togo

Le Togo ainsi que 9 autres pays d’Afrique vont bénéficier de l’appui de la société pour l'attribution des noms de domaine et des numéros sur internet (ICANN), sous forme de formations à l’endroit d’opérateurs de registre africains de domaines de premier niveau géographique (ccTLD)

Dans le cadre d'un projet pilote, dix opérateurs de registre ccTLD originaires du Togo, du Niger, du Bénin, de la République du Congo (RDC), des Comores, du Madagascar, de l'Angola, du Liberia, du Zimbabwe et de la Gambie, « pourront profiter de l'expertise des organisations partenaires qui travaillent ensemble en vue d'un objectif commun qu'elles ne peuvent pas atteindre toutes seules. », apprend-on dans un communiqué diffusé ce mardi 7 juin 2022.

« Les 10 opérateurs de registre ccTLD recevront une formation spécialisée dispensée par des experts du secteur, par le biais d'une combinaison de cours en ligne, d'ateliers pratiques et de webinaires », indique la structure.

Les opérateurs de registre sont des acteurs chargés de tenir à jour la base de données principale de l'ensemble des noms de domaine nécessaire pour naviguer sur Internet. La formation abordera ainsi un éventail de thématiques allant des bonnes pratiques en matière de sécurité du système des noms de domaine et de gouvernance des registres jusqu'à la rédaction de business plans et de plans marketing, en passant par les noms de domaine internationalisés et l'acceptation universelle.

Pour cette initiative, l’ICANN s’appuie sur des partenaires via la Coalition pour le numérique « Partner2Connect », avec notamment l'Union internationale des télécommunications (UIT-D), l'Association africaine de noms de domaine de premier niveau (AfTLD), le Network Startup Resource Center (NSRC) et l'Association française pour le nommage Internet en coopération (AFNIC).

Pour rappel, l’ICANN a notamment pour mission de garantir un Internet mondial sûr, stable et unifié. Fondée en 1998, la structure coordonne les identificateurs uniques qui permettent aux ordinateurs de se reconnaître entre eux, à l'échelle mondiale.

A l’instar de la plupart des économies d’Afrique subsaharienne, le Togo fait partie des pays ayant utilisé leurs nouveaux DTS, de façon significative, indique une étude réalisée par Center for Economic and Policy Research (CEPR), un cercle de réflexion basé à Washington, et proche du parti démocrate.

Intitulé « Droits de tirage spéciaux : le bon outil à utiliser pour répondre à la pandémie et à d'autres défis », le rapport examine de façon détaillée comment les pays à revenu faible et intermédiaire ont utilisé leurs parts respectives des 650 milliards $ de droits de tirage spéciaux (DTS) que le FMI a alloués le 23 août 2021. 

Fait saillant, “pratiquement toutes les utilisations de DTS depuis l'attribution ont été faites par des pays à revenu faible ou intermédiaire”.  Mais parmi les économies avancées – seule la Grèce – a utilisé des DTS. Ces économies avancées, la Chine y compris, ont reçu pourtant plus des deux tiers de l'allocation de 2021, Soit un peu moins de 441 milliards $.

Dépenses budgétaires, règlement d'importations de vaccins, de produits de première nécessité, allègement et remboursement de dette, renforcement des réserves en devises … En Afrique subsaharienne, les DTS ont été massivement utilisés juste au lendemain de leur allocation. 

“Les données montrent que l'Afrique subsaharienne est la région qui a le plus bénéficié de l'utilisation des DTS, avec 41 des 45 pays utilisant les DTS d'une manière ou d'une autre. De plus, les pays ont utilisé les DTS pour se procurer des vaccins et pour d'autres secours en cas de pandémie ; les prestations sociales et les salaires ; et pour l'appui budgétaire, entre autres,” ont estimé les auteurs de la recherche.

Au Togo, où la BCEAO, la banque centrale commune aux 8 pays de l’Umoa, est l’agent financier des Etats auprès du FMI, les DTS ont été prêtés au gouvernement.

Ainsi, la banque centrale a prêté l’équivalent d’environ 197 millions $ en monnaie locale (CFA) au gouvernement togolais sur les plus de 200 millions $ de DTS concédés par le FMI au Togo. Selon l’étude, Lomé a orienté ces fonds vers le soutien de son budget pour faire face à la crise sanitaire et relancer son économie fortement touchée par la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Cependant, le pays d’Afrique de l’Ouest n’est pas le seul à utiliser ses nouveaux DTS à des fins budgétaires. Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Sénégal, Nigeria, Egypte, Ghana, Afrique du Sud … Au total, 69 pays se sont servis de leur nouvelle allocation pour soutenir leurs budgets nationaux ou réduire leur dette extérieure non liée au FMI, pour un montant global de 81 milliards $.

Fiacre E. Kakpo

Au sein de Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a un nouveau gouverneur. Il s’agit de l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou, qui a été désigné à cette fonction samedi 04 juin dernier, à la faveur du dernier sommet extraordinaire de l’organisation, ayant réuni les dirigeants de la sous-région, dont le chef d’Etat togolais Faure Gnassingbé.

Jean-Claude Kassi Brou occupait jusqu’alors, la fonction de Président de la Commission de la Cedeao. Cet ancien ministre de l’Industrie et des Mines de Côte d’Ivoire devrait prendre la tête de la Banque centrale le 04 juillet prochain, rejoignant ainsi une institution où il avait déjà officié pendant 8 ans à divers postes de responsabilité, comme ceux de directeur des relations internationales (en charge des politiques d'intégration économique dans l’UEMOA), et de directeur du département des études économiques et de la monnaie.

Cet économiste de formation est également doté d'une solide expérience en ce qui concerne le paysage macroéconomique de la sous-région ouest-africaine et centrale, comme en témoignent ses fonctions de Représentant Résident pour la Banque Mondiale au Tchad, et pour le FMI au Sénégal. Il a également été consultant en réforme des entreprises publiques et développement du secteur privé auprès de l’ancien gouvernement de RDC.

L'homme de 69 ans prendra les rênes d'un organe d'émission, en charge de la monnaie pour les 8 pays francophones de la sous-région, qui a joué un rôle notable durant la première année de la pandémie de Covid-19, avec un train de mesures incitatives pour faciliter l’accès aux liquidités aux Etats, ainsi qu’aux entreprises.

Jean-Claude Kassi Brou remplace à la tête de la BCEAO, son compatriote Tiémoko Meyliet Koné, récemment nommé Vice-président de la Côte d’Ivoire.

Dans le cadre de la campagne agricole 2022-2023, l’exécutif togolais met à disposition des producteurs vulnérables via l’ANSAT, une quantité d’engrais d’une valeur de 500 millions FCFA. L’Agence gouvernementale a entamé le week-end écoulé dans la préfecture de Tchamba (région centrale), la campagne de distribution des engrais NPK 15-15 et urée acquis auprès de la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles (CAGIA), en faveur des cultivateurs vulnérables pour « les accompagner dans le remembrement des espaces cultivables ».

De fait, cette action supplémentaire, selon le directeur général de l’ANSAT, Ouro Koura Agadazi, est une réponse aux difficultés des petits producteurs à s’approvisionner en intrants, malgré la réduction de son coût à 18 000 FCFA suite aux subventions de l’Etat. 

Il s’agit pour les autorités togolaises, à travers cette démarche, de relancer toutes les filières agricoles afin de consolider la sécurité alimentaire et viser la souveraineté alimentaire, dans un contexte où le coût élevé de la vie s’accentue en raison de la guerre en Ukraine.

Les bénéficiaires de ce préfinancement pourront rembourser en nature, la valeur des engrais reçus, indique-t-on.

En rappel, pour le compte de la campagne en cours, Lomé a injecté plus de 17 milliards FCFA dans la subvention de fertilisants au profit des agriculteurs . Le sac de 50 kg est commercialisé à 18.000FCFA contre 31 000 FCFA, son prix réel, sans subvention, à en croire les gouvernants.

Esaïe Edoh

Lire aussi :

Campagne agricole 2022-2023: le prix du sac d’engrais fixé à 18000 FCFA

Campagne agricole 2022-2023: le gouvernement togolais va (encore) subventionner l’engrais

Après environ 4 ans d’activités au Togo, KingCafé, entreprise togolaise spécialisée dans la transformation industrielle du café et du cacao, annonce l’ouverture prochaine de son capital, via une levée de fonds à hauteur de 900 millions FCFA (1,5 million $), d’ici à deux ou trois mois.

C’était à la faveur d’une rencontre lundi 06 juin 2022 à Lomé avec les professionnels des médias, que Paul Kpelly, l’associé unique, en même temps DG de la SARL, a dévoilé ce projet qui, dit-il, s’inscrit en ligne droite avec sa vision de croissance.

Concrètement, annonce Paul Kpelly, l’opération qui devrait permettre à sa société d’atteindre un niveau d’expansion dans la zone Uemoa, en Afrique Centrale, en France et aux USA notamment, débouchera sur la cession de 30% de parts de la société.

Les fonds à mobiliser au Togo, dans la sous-région ou sur le plan international, principalement auprès des investisseurs institutionnels ayant déjà fait preuve d’une réussite entrepreneuriale, des fonds d’investissements et de Private Equity, donneront à la société, des moyens de s’équiper conformément à ses ambitions de croissance, explique-t-on. On annonce dans la foulée, un projet d’acquisition d’un nouveau torréfacteur et d’un moulin d’une capacité de production de 2 tonnes par heure.

L’entreprise qui revendique un chiffre d’affaires de 96 millions FCFA fin 2021, zéro dette et un réseau de distribution en pleine extension, rêve ainsi, de porter son volume annuel de production, de 2,5 T à 150 voire 300 ou 1000 T. L’idée, est d’intégrer les marchés non encore explorés et de renforcer sa présence sur les marchés déjà conquis afin, in fine, de porter l’Arabica togolais au sommet, assure-t-on.

Séna Akoda

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.