Le Togo et le Ghana ont trouvé jeudi 8 septembre 2022, quelques points d’accord sur la délimitation de leurs frontières maritimes communes, à l’issue du 10è round des négociations, à Lomé.
Précisément, les deux parties se sont entendues sur la ligne de base à partir de laquelle seront mesurés les différents espaces maritimes, les eaux territoriales, la zone économique exclusive ainsi que le point de départ de la délimitation de l’espace maritime.
Sur cette base, indique-t-on, « sera tracée la ligne de délimitation, conformément à la Convention de Montego Bay et au droit de la mer ».
À la suite de ces points d'accord, le ministre de l’économie maritime du Togo, Edem Kokou Tengué, s’est félicité de « l’engagement constant des deux pays à rechercher un consensus juste et équitable autour de la question de délimitation des frontières ».
Pour sa part, la partie ghanéenne soutient que Lomé et Accra « seront appréciés au plan international si les négociations aboutissent ».
Notons que les négociations sur la délimitation de la frontière maritime entre les deux Etats voisins ont été ouvertes depuis 2018, alors que le litige dure depuis un demi-siècle.
Esaïe Edoh
La Chine supprime 98% des droits de douane sur les produits importés depuis le Togo, ainsi que 8 autres pays africains. La mesure, active depuis ce 1er septembre 2022, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique tarifaire annoncée au mois d'août 2022 par l’Empire du Milieu.
Hormis les importations en provenance du Togo, cet allègement profite en Afrique, à la République Centrafricaine, au Tchad, à Djibouti, à l’Erythrée, à la Guinée, au Mozambique, au Rwanda et au Soudan, selon les services douaniers chinois, repris par l’Agence Ecofin.
Selon la même source, il s'agirait pour Pékin de sécuriser ses importations de produits agricoles, de minerais et d’hydrocarbures, dans un contexte de fortes perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales.
En effet, cette mesure fait suite à l’annonce par le président chinois Xi Jinping, lors de la 8e conférence ministérielle du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC 8) tenue à Dakar en novembre 2021, de l’intention de Pékin d’augmenter ses importations de produits agricoles en provenance d'Afrique.
Coton, Cacao et autres cultures de rente
La toute nouvelle mesure devrait bénéficier aux exportateurs togolais vers l’empire du milieu, en particulier les exportateurs de cultures de rente. En effet, selon l'agrégateur Comtrade des Nations Unies, qui recense les flux commerciaux mondiaux, les principaux produits d'exportation du Togo vers la Chine sont le coton, le cacao, ainsi que d'autres produits végétaux et agricoles.
La mesure intervient dans un contexte où les échanges Togo-Chine se renforcent et rebondissent après le creux remarqué en 2020.
Ainsi, en 2021, la valeur des échanges commerciaux entre la Chine et le Togo avait atteint près de 3 milliards $, en hausse annuelle de 33 %. Une année plus tôt, en pleines restrictions de Covid-19 et avec la chute brutale des échanges commerciaux mondiaux, elles s’étaient tassées à un peu plus de 2 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les acteurs du secteur de l’assurance et ceux impliqués dans les processus de règlement renforcent leur compréhension sur les procédures d'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation, notamment transfrontaliers, selon le Code CIMA et la Convention Harmonisée de la Carte Brune CEDEAO. Notamment le Comité des assureurs du Togo, la Fédération des Assureurs Conseils du Togo, la Carte Brune CEDEAO, les avocats, magistrats et forces de l'ordre.
La rencontre a été ouverte jeudi 08 septembre 2022 à Lomé, par Kossi Tofio, directeur de cabinet du ministère de l'Économie et des Finances. Elle vise à promouvoir une meilleure prise en charge des victimes d’accidents, conformément aux mécanismes assurantiels adoptés aux niveaux sous-régional et national.
« Cet atelier qui nous réunit ce jour, vise à préserver les intérêts des victimes et bénéficiaires de contrats d’assurance automobile à tous les niveaux de la procédure d’indemnisation », explique le représentant du ministre de tutelle.
Cette rencontre intervient alors qu’un diagnostic du secteur des assurances au Togo a montré une dégradation de son image, en lien avec le manque de confiance des populations, attribué à un défaut de prise en charge diligente des victimes.
Au cours de cette assise, il s’agit entre autres, d'éclairer les différents acteurs sur le code CIMA et la convention harmonisée de la Carte brune de la Cedeao.
Pour rappel, le Système d’assurance Carte Brune CEDEAO, créé le 29 mai 1982 à Cotonou (Bénin) par les Chefs d’Etat et de gouvernement de 14 pays de la CEDEAO, est une organisation d’assurance automobile Responsabilité civile à but non-lucratif. Son objectif est de garantir aux victimes d’accidents de la circulation routière, une juste indemnisation face à des dommages causés par des véhicules non-résidents, en visite dans leur pays et en provenance d’un pays membre de la CEDEAO.
C’est en 2018 que le Togo a rendu obligatoire la Carte Brune CEDEAO, pour une meilleure prise en charge des processus d'indemnisation, en cas d’accident transfrontalier.
Ayi Renaud Dossavi
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Les porteurs de projets innovants peuvent continuer à soumettre jusqu’au 15 septembre prochain, leurs candidatures pour le compte de la première édition du concours « Moov Africa Togo Start Up Challenge », initié par l’opérateur de téléphonie mobile pour promouvoir l'entrepreneuriat au Togo.
Le promoteur de la compétition a de fait, prorogé mercredi 07 septembre, la « deadline » qui était initialement fixée au 28 août dernier. Le compte à rebours indique ainsi qu’il reste 07 jours pour enrôler sa candidature.

Lancée officiellement le 12 août dernier, cette compétition de Moov-Afica Togo, filiale du Groupe Maroc Telecom, s'inscrit dans le cadre de la promotion de « l’entrepreneuriat moderne et innovant » ainsi que du numérique au Togo. A ce concours, des projets innovants seront soumis aux organisateurs et ceux ayant un impact positif sur les communautés, quel que soit le domaine (santé, finance, agriculture, tic, etc.) seront primés.
Une cagnotte de 11 millions FCFA est mise en jeu, avec des dotations respectives de 6, 3 et 2 millions FCFA pour les trois premiers projets sélectionnés.
En rappel, le concours se déroule en plusieurs phases à savoir le dépôt des projets, la présélection, les programmes d’accélération avec des séances de formation et d’accompagnement, et la finale nationale.
Esaïe Edoh
Le Togo et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), annoncent que le futur Centre africain de coordination et de recherche en cybersécurité (ACCRC) devrait être lancé en décembre à Lomé.
En ce sens, les deux partenaires lancent un concours de confection de logotypes, pour la structure qui a pour ambition de devenir un leader dans le domaine de la cybersécurité.
En effet, le gouvernement de la République togolaise, sous la tutelle du Ministère de l’économie numérique et de la transformation numérique, vient d'annoncer, de concert avec la CEA, ce concours, dans un communiqué officiel. La compétition ainsi ouverte est dotée d’une cagnotte de 2 000 $ (soit 1,32 million Francs CFA). « Le concours est ouvert à tous les Africains âgés de 18 à 35 ans, sans distinction de sexe. », indique-t-on.
De plus, la participation de groupe est autorisée, à condition que tous les participants de l’équipe répondent aux exigences du groupe d’âge. « C’est l’occasion pour les jeunes Africains de démontrer leurs capacités dans le domaine de l’informatique et de la conception. Grâce au concours, les jeunes développeurs auront la chance de montrer leur créativité sur les scènes continentales. », ajoute l’annonce officielle.
Les candidatures doivent être soumises au plus tard le 30 septembre 2022. Le jury examinera toutes les candidatures et le gagnant sera annoncé le 31 octobre 2022.
Postuler et se renseigner ici.
Ayi Renauad Dossavi
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Le Togo travaille à disposer d’un nouveau code foncier rural. A cet effet, les informations devant servir à l’élaboration du document, ont été mises à disposition des autorités du pays le mardi 6 septembre 2022 à Atakpamé par des consultants déployés sur le terrain.
C’était à la faveur d’un atelier de restitution des résultats de la consultation des acteurs dans le cadre de l’élaboration de l’avant-projet de loi portant régime foncier rural.
Le texte en préparation, selon les autorités, sera un outil juridique qui devrait permettre de sécuriser le foncier en milieu rural et permettre de mobiliser des investissements pour le développement du secteur agricole.
Il contribuera également à réduire les difficultés d’accès à la terre à travers la réglementation, l’exploitation et la gestion du foncier en milieu rural.
L’élaboration de ce document d’après le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Koffi Tsolenyanu, est un engagement du gouvernement « vu l’urgente nécessité de favoriser une mise en valeur efficiente du potentiel dont dispose le Togo en ressources foncières, agroforestières, sylvicoles et forestières ».
L’initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme agro-foncière prévue dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Elle est pilotée par les ministères de l’agriculture et de l’urbanisme et de l’habitat.
Notons que début juin 2018, le parlement avait validé un Code foncier domanial, dans une optique d’amélioration de l’ancien texte. .
Esaïe Edoh
Semoa, la fintech panafricaine basée à Lomé, déploie pour la première fois, le Whatsapp Banking en Guinée, via Orabank. Le système s'ouvre chez la filiale guinéenne du groupe Oragroup, en application d’un accord signé en mars dernier entre la startup et le réseau bancaire présent dans 12 pays du continent.
Orabank Guinée et SEMOA ont en effet lancé le système le mois dernier (22 août 2022) à Conakry, en application d’un accord signé à Lomé le 1er mars 2022, comme indique le groupe bancaire.

Pour les opérateurs guinéens, il sera désormais possible d’accéder à des services bancaires d’Orabank comme la consultation de solde, les demandes de relevés bancaires, les virements, les transferts de mobile money depuis la plateforme développée par SEMOA. L’outil permet également de procéder soi-même à des simulations de prêts bancaires, sans passer par un gestionnaire de compte, indique la startup.

Dans la foulée, la filiale guinéenne du groupe devient ainsi la première à lancer la commercialisation des services de WhatsApp Banking via la plateforme SEMOA.
« SEMOA est une fintech qui a fait ses preuves. (...) Le WhatsApp banking et toutes nos solutions digitales nous aideront à être dans le peloton de tête des banques en Guinée », a affirmé Jean-Louis Haba, Directeur Général Adjoint d’Orabank Guinée.

« Le produit WhatsApp banking de SEMOA nous a beaucoup séduits. Il va nous permettre de recruter de nouveaux clients et fidéliser les anciens. Ce qui nous fait penser à d’autres projets étatiques pour faciliter des collectes de ressources », s’est réjoui Mohamed II Camara, le responsable du service digital d’Orabank Guinée, cité par un communiqué de SEMOA.
« Nous sommes heureux de mettre à la disposition d'Oragroup notre plateforme WhatsApp Banking pour accélérer la digitalisation de ses services qui, désormais, seront plus accessibles à ses clients. C’est le signe de notre capacité à répondre aux besoins de grands groupes comme les banques partout en Afrique, avec des solutions fiables, sécurisées et disponibles 24h/24 », a indiqué pour sa part, le CEO de SEMOA, Edem Adjamago.

Avec ce déploiement, la startup spécialisée dans les technologies financières compte désormais dans son portefeuille, six banques à vocation internationale au profit desquelles elle assure des solutions de banque digitale.
Pour le reste, le défi est pour la fintech togolaise active depuis six ans dans le secteur, c’est désormais de financer son expansion pour conquérir de nouveaux terrains. “Aujourd’hui, nous avons besoin de financer notre expansion, d’aller sur les levées de fonds, les financements en capital. Nous défendons le made in Africa. Nous voulons devenir un champion panafricain.”, ajoute le jeune CEO.
Ayi Renaud Dossavi
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Les autorités togolaises, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, ont annoncé le mercredi 7 septembre 2022, l’ouverture de numéros verts au moyen desquels, les populations peuvent signaler des actes suspects.
Au total, 10 numéros verts, à raison de 02 par région administrative, sont opérationnels. Ces contacts permettent aux citoyens de joindre directement des agents des forces de l’ordre pour les dénonciations.
Dénonçons tout mouvement ou toute activité suspecte dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent via les numéros ci-dessous. ????#GouvTg ??#StopTerrorisme pic.twitter.com/OoD61vDwa6
— Gouvernement Togolais/Togolese Government (@GouvTg) September 7, 2022
Ces numéros verts sont : 1200 ou 1201 pour les habitants de la région des savanes, 1202 ou 1203 pour ceux de la Kara, 1204 ou 1205 pour la Centrale, 1206 ou 1207 pour les Plateaux et 1208 ou 1209 pour la Maritime.
Esaïe Edoh
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Le Patronat togolais et le Système des Nations Unies vont renforcer leur partenariat pour promouvoir un meilleur développement du secteur privé, indique une déclaration commune d’intention signée en ce sens mercredi 07 septembre 2022 par les deux entités.
C’était à la faveur d’une cérémonie en présence de Laurent Coami Tamegnon, Président du Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo) et d’Aliou Mamadou Dia, Représentant résident du PNUD, et Coordonnateur résident de l'ONU par intérim.
Il s'agit à travers ce cadre de partenariat avec le secteur privé, non seulement de s’aligner sur la feuille de route gouvernementale Togo 2025, mais aussi, d’accélérer les ODD d’ici 2030, explique-t-on.
Signature aujourd’hui d’une déclaration commune d’intention entre le @ConseilTogo et @UN_Togo. Levier de l’accélération des ODD d’ici 2030, le partenariat avec le secteur privé s’aligne sur la feuille de route du @GouvTg 2020-2025.
— Nations Unies Togo (@UN_Togo) September 7, 2022
« À travers des initiatives conjointes, les 2 entités s’engagent pour un plus grand impact à travers le développement du secteur privé, l’optimisation des résultats programmatiques (y compris des initiatives RSE innovantes), le travail décent ; la promotion et la protection des emplois. », indiquent les deux institutions.
Fondé depuis plus de 60 ans, le CNP représente plus de 1500 entreprises et 24 associations professionnelles. En juillet dernier, l'organisation représentative du secteur privé avait également signé un accord avec IB Bank Togo (ex-BTCI), pour faciliter l’accès au financement aux PME togolaises.
Ayi Renaud Dossavi
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Rose Kayi Mivedor, ministre en charge de la promotion des investissements, représente le Togo à l'African Green Revolution Forum (???? - Forum africain pour une révolution verte 2022). La rencontre se tient cette semaine, jusqu’au 9 septembre à Kigali, la capitale du Rwanda, autour du thème : « Grow, Nourish, Reward - Bold Actions for Resilient Food Systems », avec l’appui de la BAD et du FIDA.
Dans le cadre d’un panel, la ministre a présenté la politique du pays visant à accélérer l'attraction des investissements privés dans le secteur de l'agriculture.
#Denyigban #PromoInvestTg #InvestInTogo #AGRF2022 @ApizfTogo
— Ministère de la Promotion de l’Investissement (@Promo_InvestTg) September 7, 2022
Dans le cadre de l'African Green Revolution Forum ????, qui se déroule du 5 au 9 sept. 2022 à ??????, Madame le Min. @RMivedor a présenté, lors d'un panel, la Politique de l'État togolais pour accélérer… pic.twitter.com/Sw4z6uUfgj
La ministre dont le département a récemment présenté le Yearbook Togo 2022-2023, un rapport économique pour présenter les opportunités d'investissements du pays, a également « mis en valeur la stratégie d'industrialisation mise en œuvre au Togo, dont PIA et le Projet de l'Agropole de Kara en cours de réalisation », indique-t-on.
Pour rappel, l'AGRF est un forum mondial pour l'agriculture africaine, rassemblant les parties prenantes du paysage agricole pour prendre des mesures pratiques et partager les leçons qui feront avancer l'agriculture africaine.
Les travaux réunissent notamment des dirigeants de premier plan, des institutions, investisseurs, dirigeants de gouvernements, d'entreprises, de la société civile, et d'organisations internationales, ainsi que des innovateurs, des financiers, des experts, des scientifiques, des entrepreneurs et des jeunes.
Ayi Renaud Dossavi