Togo First

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Sani Yaya, ministre de l'économie et des Finances du Togo, représente son pays à la Réunion Annuelle 2022 du Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) à Sharm El Sheikh en Égypte. Sa présence à ces assises, « participe au renforcement de la coopération entre le Togo et cette institution », selon son ministère.

Placée sous le thème « Au-delà de la reprise : Résilience et durabilité », cette rencontre du 1er au 4 juin verra la participation des ministres de l'Économie et de la Planification et des Finances des 57 pays membres de la banque, ainsi que des représentants des institutions financières internationales et régionales. Sont également annoncés à ce rendez-vous, des représentants des banques islamiques, institutions nationales de financement du développement, des syndicats d’entrepreneurs et des consultants des pays membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).

Pour l’argentier du gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, il s’agira de passer en revue, avec les dirigeants de la BID, l’état du portefeuille de la banque au Togo ainsi que des dossiers d’intérêt commun. En effet, l’institution islamique finance plusieurs projets de développement au Togo, notamment dans l’éducation et les infrastructures.

On compte notamment, le Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou (phase 2) et de protection côtière y compris contrôle et surveillance et le fonctionnement de l’unité de gestion de projet, le projet d’aménagement des terres agricoles dans la plaine de Djagblé ; le projet de ligne de transport Dapaong-Mango : accès à l’électricité des communautés rurales (électrification de 43 localités) et le projet d’électrification rurale décentralisée par mini-centrales solaires au Togo.

De même en 2018, le Ministre Sani Yaya avait procédé avec la BID, à la signature de deux accords de prêt d’un montant de 20 millions $ pour le financement du projet d’appui à la microfinance, en vue d’améliorer l’accès à la finance inclusive sur le territoire, et d’augmenter la résilience des bénéficiaires aux chocs socioéconomiques et climatiques.

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Le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, est depuis mardi 31 mai 2022 en visite officielle de travail en Israël, en vue du renforcement des relations de coopération entre les deux Etats.

Il est prévu à l’agenda du chef de la diplomatie togolaise en État hébreux, d’après des sources officielles, plusieurs activités politiques et économiques.

Durant son séjour, l’officiel togolais a déjà eu une première rencontre avec la diaspora togolaise. Il a également eu un tête-à-tête avec son homologue israélien Yaïr Lapid au cours duquel, les discussions ont porté sur les échanges bilatéraux, les questions de sécurité et de paix, l’aide au développement ainsi que les projets en cours entre les deux pays. 

Au Togo, le ministère du développement à la base va récompenser 20 micro-projets de développement local portés par des associations de jeunes, dans le cadre de la Journée Internationale de la Jeunesse qui sera célébrée le 12 août 2022. Il a lancé, à cet effet, un appel à micro-projets qui couvre la période du 1er au 30 juin 2022.

Concrètement, au terme de la délibération, 10 associations féminines et 10 autres masculines seront sélectionnées. Leurs projets devront porter, entre autres, sur la santé sexuelle de reproduction des jeunes, la participation des jeunes au développement communautaire, la protection de l’environnement, l’éducation à la citoyenneté et le genre et droits de l’Homme.

Cette initiative, selon le ministère, vise à contribuer « à la dynamisation des associations de jeunesse dans le pays » et à « encourager l’engagement civique des jeunes ».

Elle constitue une démarche de promotion et d’appui à la vie associative, inscrite dans le Plan de travail annuel (PTA) 2022 du ministère dirigé par Myriam Dossou d’Almeida. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) lance une enquête de satisfaction client, pour évaluer le ressenti des consommateurs sur leur expérience avec les opérateurs de téléphonie mobile et leurs fournisseurs d’accès d’Internet, comme l’indique un communiqué daté de mardi 31 mai 2022.

Les consommateurs de services télécoms peuvent y prendre part via plusieurs canaux (USSD via le code *800#, par appel téléphonique au numéro 8000, via l’application mobile « Arcep Togo » sur Play store/Apple store, ou encore sur la plateforme web www.arcep.tg  ).

Cette évaluation auprès des consommateurs vient en complément à la campagne nationale de mesures de qualité des services (QoS) mobiles déjà lancée, depuis le mois d’Avril dernier, pour évaluer la conformité de la qualité des services fournis par les deux acteurs de téléphonie mobile (Togocel et Moov), aux exigences réglementaires en vigueur.

Il s’agira ainsi de mettre en perspective la qualité de service, au regard de la qualité de l’expérience client.

L’enquête prend fin le 17 juin 2022.

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La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a lancé ce mercredi 1er juin, sa toute nouvelle ligne vers Washington via Lomé. 

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La connexion Addis Abeba-Lomé-Washington, se fera trois par semaine vers la capitale américaine.

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« Nous sommes très heureux de lancer un nouveau service de passagers reliant Lomé à Washington DC. Les États-Unis sont l'un de nos marchés les plus importants en raison de la présence d'une importante communauté africaine et des liens commerciaux et touristiques croissants avec l'Afrique. » a indiqué dans un communiqué inaugural, le PDG du groupe Ethiopian Airlines, Mesfin Tasew.

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« Ce nouveau vol renforce la connectivité aérienne entre l'Afrique et les États-Unis et contribue à renforcer les liens économiques, commerciaux, touristiques et diplomatiques entre les deux régions. », a-t-il ajouté.

Hormis le renforcement de la position de Lomé, comme relais sous-régional vers le Pays de l’Oncle Sam, cette nouvelle ligne porte à 10 la fréquence des vols d'Ethiopian Airlines à destination de Washington DC, contre 7 vols hebdomadaires actuellement.

Ayi Renaud Dossavi

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Vendredi 20 mai 2022, la BAD a annoncé un vaste plan de soutien de 1,5 milliard $ (environ 920 milliards FCFA) au secteur agricole africain afin de l’aider à faire face à la crise alimentaire qui menace le continent, déjà privé de plus de 30 millions de tonnes de denrées alimentaires, en raison de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

L’initiative vise à accompagner, sur deux ans, plus de 20 millions de petits exploitants africains dans l’accès à des semences certifiées, aux engrais de qualité, et à des technologies innovantes, censés accélérer la production de 38 millions de tonnes de denrées alimentaires supplémentaires. Dans le détail, ce plan devrait permettre de produire 11 millions de tonnes de blé, 18 millions de tonnes de maïs, 6 millions de tonnes de riz et 2,5 millions de tonnes de soja.

“La Banque africaine de développement fournira des engrais aux petits exploitants agricoles de toute l’Afrique au cours des quatre prochaines campagnes agricoles, en usant de son influence auprès des grands fabricants d’engrais, de garanties de prêt et d’autres instruments financiers”, indique-t-on.

Que doivent faire les pays africains pour bénéficier de cette aide ?

Dans l’un de ses discours, lors des assemblées annuelles 2022 du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) tenues du 23 au 27 mai à Accra, au Ghana, le président Akinwumi Adesina (photo), a donné des détails sur les démarches à suivre par les pays, désireux de bénéficier de la facilité africaine de production alimentaire d'urgence.

« J’ai reçu un appel du président [sénégalais] Macky Sall. Il a voulu savoir ce qu’il doit faire pour bénéficier de la facilité. Je lui ai dit que c'était très simple. C’est une facilité basée sur les besoins. Ce qui est important, c’est de développer un projet et le soumettre à la BAD. La Banque évaluera ensuite. Elle ne financera que les agriculteurs des pays qui la sollicitent sur la base d’un projet soumis par les gouvernements », a expliqué le président de l'institution financière de développement, basée à Abidjan.

Cependant, insiste l’institution bancaire, les demandes d’appuis doivent clairement être soutenues par la mise en œuvre de réformes visant à « s’attaquer aux obstacles systémiques qui empêchent les marchés d’intrants modernes de fonctionner efficacement », conformément aux engagements pris par les ministres africains de l’agriculture et des finances début mai, vis-à-vis de la BAD. 

Fiacre E. Kakpo

 

Le Canada va allouer 20 millions $ (environ 12 milliards FCFA) à 4 pays de la sous-région à savoir le Togo, le Ghana, le Libéria, et la Gambie pour renforcer la capacité de leurs systèmes nationaux de mesure, de déclaration et de vérification liés au climat.

L'information émane du gouvernement canadien, à la faveur d’une rencontre au Ghana la  semaine écoulée, entre les ministres ghanéens Kwaku Afriyie, et Benito Owusu-Bio - respectivement en charge de l’Environnement et des Terres et Ressources naturelles - et Steven Guilbeault, ministre canadien en charge de l’Environnement et du Changement climatique.

Cet appui vise à faciliter la mise en place de politiques et des mesures d’atténuation fermes et efficaces contre les défis climatiques, grâce à des renseignements transparents, exacts et comparables sur les sources d’émissions que de tels systèmes permettent d'obtenir. Il sera mis en œuvre via Nova Sphère, une entreprise canadienne sans but lucratif, qui « aidera les pays à surveiller leurs progrès dans l’atteinte de leurs objectifs de réduction des émissions en vertu de l’Accord de Paris. », selon Ottawa.

« Novasphere est honorée de collaborer avec le gouvernement du Canada pour soutenir la mise en œuvre des contributions déterminées à l’échelle nationale et à la gouvernance climatique avec ses pays-partenaires, le Ghana, le Libéria, la Gambie et le Togo. », a indiqué Tom Baumann, président-directeur général de Novasphere. 

Concrètement, l’entreprise déploiera du soutien technique et financier ciblé pour la gouvernance climatique afin d’aider à constituer la capacité nécessaire pour mettre en place des systèmes de mesure, de déclaration et de vérification efficaces.

Il s’agira également d'appuyer le Togo et les autres bénéficiaires, à se former dans la recherche de nouveaux financements, pour mettre en œuvre leur politique nationale d’adaptation, face aux changements climatiques. 

Ayi Renaud Dossavi

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Le Président togolais, Faure Gnassingbé, a effectué ce mardi 31 mai 2022 à Brazzaville en République du Congo auprès de son homologue Denis Sassou-Nguesso, une visite de travail et d’amitié de quelques heures, selon la présidence congolaise.

Avec le Congolais, le dirigeant togolais s’est entretenu sur des sujets « d’intérêt commun d’ordres bilatéral et continental notamment sur la sécurité », a rapporté la présidence togolaise.

En rappel, c’est la 2è visite cette année du leader togolais au Congo. En février dernier, il avait participé dans le pays à un mini-sommet sur la paix et la sécurité en présence de Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo (RDC) et Yoweri Museveni de l’Ouganda.

“Le terminal géré par BAL [Bolloré Africa Logistics, ndlr] conservera son indépendance opérationnelle, avec un DG à Lomé, placé sous la responsabilité de son PDG à Puteaux [Siège de Bolloré, Ndrl], comme c’est actuellement le cas. Les deux entités n’auront pas vocation à se faire face mais à se compléter,” a révélé dans une interview Diego Aponte, Président de MSC depuis 2014.

Reprise par MSC, accord conclu en mars dernier, la filiale togolaise de Bolloré par l’armateur italo-suisse est au centre de toutes les attentions, d’autant que le premier transporteur maritime au niveau mondial opère déjà à Lomé à travers Lomé Container Terminal (LCT), le second terminal du Port de Lomé. 

Si Lomé Container Terminal (LCT) est un franc succès, pour avoir propulsé le trafic conteneur du port togolais qui a quintuplé depuis son arrivée, plusieurs acteurs et observateurs portuaires rechignent à l’idée d’un monopole total sur les activités de manutention. Une tension latente que le premier transporteur mondial de conteneurs depuis janvier 2022, cherche à désamorcer avant de se confronter aux régulateurs africains qui doivent encore donner l’ultime feu vert.   

« Notre but n’est pas d’avoir une position dominante qui pourrait pénaliser tel ou tel acteur. Il existe une autorité portuaire dont le rôle est justement de réguler et de s’assurer que tout le monde peut opérer normalement dans ses bassins », essaie de rassurer Diego Aponte. « Nous avons donc prévu, chez BAL comme chez MSC, d’aller rendre visite tous ces prochains mois à ces différentes autorités, dans le but d’obtenir leur aval, mais également pour nous présenter et leur expliquer notre vision », a fait entendre le dirigeant de MSC.

A Lomé qu’il a érigé en hub régional, l’armateur qui opère à travers sa société d’investissement dans les terminaux à conteneurs, Terminal Investment Limited (TIL) dit vouloir utiliser les installations de Togo Terminal, en complément à LCT, pour accueillir les autres armateurs qui desservent la capitale togolaise. 

“Avec le transbordement, l’ampleur des volumes manutentionnés sur le Lomé Container Terminal (LCT) nous empêche de pouvoir servir d’autres armateurs que MSC. Ces derniers vont donc sur les installations de BAL, et il n’y a aucune raison que cela change”, a clarifié le fils de Gianluigi Aponte, fondateur de MSC.

« Nous n’exercerons aucune influence en matière de politique commerciale et de tarif, de gestion du terminal, pour faire en sorte qu’il subsiste une réelle différenciation entre les deux opérateurs portuaires », insiste-t-il. 

Comme dans l’ensemble de ses nouvelles filiales, assure le groupe basé à Genève, on veut “continuer à gérer … en gardant BAL comme une société indépendante du groupe”. Mais, une nouvelle marque va voir le jour à court terme, avec un nouveau logo, assure-t-on. 

“Nous n’avons pas l’intention d’intégrer BAL dans MSC, plutôt de trouver les synergies à mettre en place avec nos filiales pour éviter les doublons et les surinvestissements sur certaines installations… Nous allons conserver les effectifs ainsi que le management tel qu’il existe aujourd’hui, ce dernier devant juste rendre compte à un nouvel actionnaire qui s’appellera dorénavant Aponte et non plus Bolloré”.

Des clarifications qui interviennent deux semaines à peu près après la sortie du ministre togolais de l’économie maritime, Edem Tengue, dans les colonnes de la Tribune Afrique, qui faisait comprendre que le gouvernement togolais “se réservait le droit de commenter cette opération au moment opportun”, ajoutant que les discussions autour du deal ne sont pas bouclées.

Fiacre E. Kakpo

Au Togo, les modalités de financement public des partis politiques, connaissent des modifications, suite à l’adoption d’une nouvelle charte des partis politiques le 24 mai 2022 par les parlementaires. L’aide sera désormais attribuée sur deux bases essentielles. 

Les 2/3 des ressources à allouer seront destinés aux partis représentés à l’Assemblée nationale, proportionnellement au nombre de leurs députés. S’agissant du 1/3 restant, il sera réparti entre les formations politiques ayant recueilli 2% des suffrages au plan national, à l'occasion des élections législatives.

D’après anciennes dispositions, les financements étaient destinés seulement aux partis ayant recueilli au moins 5 % des suffrages sur le plan national aux élections législatives.

L’Etat devrait avoir un droit de regard plus renforcé sur la gestion financière des partis, conformément à l’article 20 de la nouvelle charte, qui stipule que « tout parti politique doit tenir une comptabilité et un inventaire de ses biens meubles et immeubles. Il doit présenter ses comptes annuels à la cour des comptes avec les détails et justifications de la provenance de ses ressources ».

Notons que, officiellement, le pays d’environ 8 millions d'habitants compte plus de 100 partis politiques légalement enregistrés.

Esaïe Edoh 

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