Alors qu’aucun cas de contamination de la Variole du singe n’est encore enregistré au Togo, les autorités prennent déjà des dispositions contre cette maladie. Les mesures prises ont été présentées le mardi 24 mai 2022 à Lomé aux infectiologues, virologues, bactériologues et à l’ensemble des intervenants au Centre Hospitalier Régional (CHR-Lomé Commune), dans la riposte contre la COVID-19, par le coordonnateur des soins du centre, Ihou Watéba, également ministre de l’enseignement supérieur.

Selon l’officiel, le Togo prépare des structures d’accueil et d’accompagnement nécessaires des éventuels cas confirmés de cette maladie, qui sévit actuellement en Occident et dans certains pays africains.
En vue d’une riposte efficace, le ministre a reçu les propositions des acteurs de la santé sur les stratégies à adopter, au cas où le pays détecte un cas de cette maladie. Ces propositions seront étudiées par le gouvernement, indique le ministre.
Cette démarche, d’anticipation de l’exécutif vise à protéger la population et à limiter les dommages sur divers plans que peut engendrer cette anthropozoonose causée par le « virus Monkeypox VMP ».
Les symptômes de cette maladie, indique-t-on, sont très similaires à ceux de la variole. La maladie se caractérise par la présence des adénopathies généralisées ou localisées, unies ou bilatérales sous-maxillaires et cervicales. Elle se transmet par contact direct avec le virus à partir d’un animal ou d’un humain et à travers du matériel contaminé par le virus.
Esaïe Edoh
L’Université de Lomé (UL) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Bureau Togo, ont signé un protocole d’accord pour garantir aux Togolais la formation et la recherche en santé publique. La cérémonie de signature est intervenue le lundi 23 mai 2022 à Lomé, entre le Président de l’UL, Dodzi Kokoroko et la Représentante résidente de l’OMS au Togo, Fatoumata Binta Tidiane.
La convention définit précisément les modalités pratiques de l’assistance technique de l’OMS-Togo au Centre de Formation et de Recherche en Santé Publique (CFRSP) de l’Université de Lomé et au profit des écoles de formation en santé.
Le document prévoit également la mobilisation conjointe par les deux parties des ressources, de même que l’élaboration des curricula de formation et la réalisation de recherches, conformément aux standards en matière d’Assurance Qualité de soins de santé.
A cette occasion, le N°1 de l’UL a rassuré son partenaire de la disponibilité de l’UL à œuvrer à un aboutissement heureux de cet accord.
De son côté, la fonctionnaire onusienne a apprécié « l’engagement démontré par l’Université de Lomé à promouvoir le développement de la santé publique au Togo ».
Pour rappel, selon les autorités universitaires, cette convention est la matérialisation de l'accord de partenariat signé le 11 juin 2019 avec l’Université Heidelberg pour la mise en place d’un Master en Santé publique, avec le soutien du Système des Nations Unies (SNU).
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministre chargé du commerce, Kodjo Adédzé, a de vive voix, recommandé aux acteurs de la chaîne de commercialisation de blé et huile végétale de mettre fin aux spéculations sur leurs produits. C’était au cours d’une rencontre d’échanges avec ceux-ci, mardi 24 mai 2022 à Lomé, précédée d’une visite dans les usines de production de ces produits.
Au cours de cette rencontre, le membre du gouvernement a déploré les spéculations constatées depuis quelques semaines sur le blé et l’huile végétale, et invité les grossistes ainsi que les distributeurs à l’arrêt immédiat de ces pratiques. Il les a enjoints de vendre les produits à la population aux coûts indiqués par le gouvernement. « Nous ne voulons plus que l’huile soit vendue ici à Lomé à 31.000 FCFA ou 32.000 FCFA », a lancé l’officiel.

Il rappelle que les opérateurs de blé et d'huile bénéficient d’assez de facilités de la part du gouvernement et que par conséquent, rien ne justifie la hausse délibérée du prix de leurs produits. « Ces usines qui sont installées au Togo ont bénéficié des facilités d’investissement. Il faut que les Togolais bénéficient en retour des efforts du gouvernement », a déclaré Kodjo Adédzé qui avertit que les stocks des contrevenants seront saisis, à l’avenir.
En effet, face au phénomène de la vie chère, le gouvernement a plafonné les prix des produits de première nécessité et annoncé l’exonération de TVA de certains locaux et importés y compris le blé et l’huile végétale.
Ces mesures font suite à la récente double révision à la hausse des prix des produits pétroliers dans le pays.
Esaïe Edoh
Un projet sous-régional de gestion durable des déchets et de réduction des polluants organiques dans 6 pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), dont le Togo, a été lancé mardi 24 mai 2022 à Lomé. C’était en présence de Kako Nubukpo, Commissaire à l'UEMOA chargé de l'agriculture, des ressources en eau et de l'environnement.
L'initiative, financée par la Banque ouest africaine de développement (Boad) via une facilité du Fonds mondial pour l’environnement (FEM), vise à promouvoir les meilleures pratiques et techniques pour éliminer les rejets de dioxine (qui sont cancérigènes), et la mise en place d’installations locales de traitement des déchets solides dans les municipalités qui seront bénéficiaires.
« Il s'agit de mettre en place un mécanisme très solide de gestion des déchets en prenant en compte toutes les étapes de cette gestion, à savoir, la collecte, l'évacuation, le tri, le recyclage, la valorisation et enfin le traitement final. », selon Ibrahim Sow, Coordinateur régional du Fonds mondial pour l’environnement (FEM).
« La gestion des déchets urbains constitue l'un des enjeux environnementaux les plus préoccupants pour les pays en développement. Dans la plupart des villes africaines, moins de 30% des déchets sont évacués », a relevé pour sa part Foli-Bazi Katari, ministre togolais en charge de l'environnement.
Selon les précisions de l’autorité togolaise, « les villes d'Afrique de l'Ouest produisent quotidiennement entre 20 000 et 30 000 tonnes de déchets ménagers dont près de la moitié ne fait l'objet d'aucune gestion rationnelle, causant des problèmes de salubrité qui impactent le cadre de vie des populations urbaines ».
L'initiative sous-régionale devrait faire l’objet d’une signature de convention, entre l'Uemoa et la Boad, apprend-on.
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La Compagnie financière africaine (COFINA), groupe ouest-africain spécialisé dans la mésofinance, obtient près de 40 milliards FCFA (60 millions d’euros) auprès de Development Partners International (« DPI »), une société d’investissement londonienne axée sur l’Afrique. Selon l’annonce relayée par l’Agence Ecofin, ce début de semaine, ces fonds qui constituent une prise de participation minoritaire de DPI dans l’actionnariat de COFINA, vont permettre au spécialiste de la mésofinance de renforcer le développement de ses activités en Afrique de l’Ouest et Centrale.
Il s’agira notamment de lancer “des produits et services nouveaux et différenciés, afin d’atteindre un plus grand nombre de clients”.
Ceci consitue un nouveau coup de pouce pour le groupe ivoirien, en pleine expansion dans la région, avec une présence au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Gabon, au Mali, au Congo, et au Burkina Faso.
« En dépit des difficultés liées à la pandémie, le Groupe Cofina a démontré sa résilience et surtout la pertinence de son modèle économique adapté aux écosystèmes africains. Forts de ce succès, nous avons désormais à nos côtés DPI, un investisseur particulièrement expérimenté et de confiance. Alors que le Groupe Cofina ouvre ce nouveau chapitre, cette transaction nous permettra de renforcer nos fonds propres pour consolider notre positionnement et accélérer notre transformation digitale. » a ainsi commenté Jean-Luc Konan, Fondateur et PDG du Groupe COFINA.

« Il existe une demande importante sur le marché des PME pour les produits et services proposés par le Groupe Cofina, qui aideront les entrepreneurs à développer leurs activités, tout en favorisant l’inclusion financière et en créant un impact positif sur les économies africaines. Nous sommes ravis de rejoindre le Groupe Cofina en tant qu’investisseurs et nous sommes impatients de travailler avec Jean-Luc et son top management pour continuer à concrétiser sa vision. », a déclaré pour sa part Babacar KA, Associé chez DPI.
Dans le cadre de ces transactions, DPI a été conseillée par ASAFO & Co, cabinet d’avocats co-fondé par le Togolais Pascal Agboyibor, et KPMG. Le Groupe Cofina a été conseillé pour sa part par ADNA.
Au Togo, Cofina qui s’est positionné notamment sur le terrain de l’appui au PME, propose des solutions intermédiaires entre la microfinance et la banque classique. La société, en croissance rapide, a entre autres, conclu des ententes avec des sociétés d'accompagnement publiques et privées, pour appuyer l’inclusion financière et les projets d’entrepreneuriat, comme dans l’agro-business.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, l'Assemblée nationale pave la voie aux futures élections régionales, évoquées depuis plusieurs années par l’Exécutif. Mardi 24 mai 2022, l'institution parlementaire a retouché le Code électoral et la Charte des partis politiques, pour l'adapter aux prochaines échéances électorales.

« La modification du code électoral permet désormais à la CENI (Commission électorale nationale indépendante, ndlr) d’entrer définitivement dans la préparation des élections régionales. Dans les prochains jours, le décret qui va faire la répartition des conseillers régionaux par circonscription électorale va être pris. En ce qui concerne la loi portant Charte des partis politiques, il s’agit de la prise en compte intégrale des recommandations faites par la concertation nationale entre acteurs politiques tenue du 19 janvier au 13 juillet 2021. Le gouvernement fera tout pour un bon usage de ces deux lois », a indiqué devant l'hémicycle, Payadowa Boukpessi, ministre en charge de l'administration territoriale, présent pour défendre ces modifications.
Code électoral
Les modifications apportées à la loi relative au Code électoral introduisent notamment la préfecture comme une circonscription électorale, en vue de l’élection des conseillers régionaux. Elles précisent également la répartition du nombre des conseillers régionaux par préfecture et revoient à la hausse le nombre de conseillers régionaux répartis par préfecture pour leur élection.
Ceci permettra la désignation des sénateurs par les conseillers municipaux et régionaux, selon l’Assemblée nationale.

Plus de représentativité et de responsabilité financière pour les partis
En ce qui concerne la charte des partis politiques, les modifications apportées veulent favoriser la réforme du cadre légal d’exercice des formations politiques, en requérant une meilleure structuration, plus de représentativité, et responsabilité dans la gouvernance administrative et financière d’un parti politique.
Le cadre juridique précise ainsi les nouvelles conditions de création d’un parti, notamment pour les Togolais d’origine. Il augmente aussi le nombre de membres-fondateurs requis, en vue d’une plus grande représentativité de ces derniers.
Pour être éligibles à d'éventuelles aides publiques, les partis politiques doivent désormais disposer d’un siège et d’une adresse, tenir au moins 1 congrès tous les 5 ans, et rendre compte de la gestion financière à la Cour des comptes.
Selon la présidente de l'Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsègan, les modifications apportées à ces deux lois tiennent compte des “réalités et des contingences de l’heure”, “affermissent le droit électoral” et “contribuent à l’assainissement de l’environnement politique”.
Au Togo, les élections régionales devraient se tenir en 2023.
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Au Togo, le ministère du commerce a déployé en fin de semaine dernière une équipe de contrôleurs dans les marchés de Lomé pour s’assurer du respect.
Dans les différents marchés, les contrôleurs, outre la vérification de l'application effective des mesures prises par le gouvernement, ont sensibilisé les commerçants sur l’importance de ces nouvelles dispositions. Ils ont également rappelé que les contrevenants aux nouvelles mesures, « s’exposeront aux pénalités ».
Notons que, ce plafonnement de prix est décidé dans un contexte de vie chère qui touche le pays à l’image de plusieurs autres du continent africain, suite à la hausse des coûts du baril de pétrole sur le marché international et au déclenchement du conflit ukrainien. C’est l’une des mesures prises pour limiter la spéculation sur les produits de grande consommation.
L’opération de contrôles inopinés est également en cours sur toute l'étendue du territoire national et menée par des équipes d'inspecteurs et de contrôleurs de commerce, a indiqué le ministère dirigé par Kodjo Adedzé.
Esaïe Edoh
Les 6 pays ayant en partage le Bassin de la Volta en Afrique de l’Ouest, sont à Lomé pour travailler sur une meilleure gestion des risques d'inondation et de sécheresse dans la région. La rencontre de 3 jours, démarrée lundi 23 mai à l’initiative de l'Autorité du Bassin de la Volta (ABV), explore en particulier l’usage des outils numériques, pour anticiper les risques climatiques et météorologiques, en s’appuyant sur les cartes de risques développées suivant divers scénarios climatiques considérés.

« Nous profiterons de cet atelier pour présenter les outils de prévisions que nous appelons Voltalarm. un outil de prévision qui, grâce aux données de pluviométrie, température, et débit d’eau suivant les endroits, renseigne sur les niveaux d'eau et risques météorologiques dans différents points du Bassin de la Volta », selon Robert Yaovi Dessouassi, Directeur exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV).
Ce système d’alerte précoce pour les inondations et les sécheresses dans la région, basé sur des capteurs numériques, constitue « un outil de prévision pour prendre les dispositions ou évacuer les lieux, et un outil très important d'aide à la décision », a-t-il ajouté.

Pour rappel, le Bassin couvre 6 pays d’Afrique de l’Ouest, que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Avec une superficie d’environ 400 000 km2 pour 20 millions d'habitants transfrontaliers, c’est le 9ème plus grand bassin fluvial de la zone subsaharienne.
Au Togo, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) veut renforcer le respect de l’éthique et de la déontologie dans la commande publique, auprès des opérateurs économiques et des fonctionnaires. L'Autorité a lancé à cet effet, une campagne de sensibilisation autour de son code d'éthique et de déontologie dans la passation des marchés publics. La campagne, qui doit se dérouler sur l’ensemble du territoire, a commencé par un atelier de trois jours, lancé lundi 23 mai 2022 à Lomé.
"Les processus de passation des marchés publics entretiennent en leur sein, de gros risques liés d'abord à l'interaction qu'il y a entre les opérateurs économiques et les acteurs publics. Il y a également des risques qui sont liés à la complexité de la passation des marchés publics, et ce sont également des enjeux financiers importants.”, selon Aftar Touré Morou, directeur général par intérim de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP).
C’est pourquoi, “il était très important que nous nous rencontrions pour sensibiliser tous les acteurs afin qu'ils adoptent des comportements éthiques et appliquent également la déontologie dans la passation des marchés publics.", a-t-il ajouté.
La session porte ainsi sur les "principes” liés à la passation des marchés au Togo", mais également sur les “sanctions qui sont prévues” par le code en vigueur, indique le N°1 de l’ARMP.
Pour l’institution régulatrice, cette tournée de sensibilisation intervient justement dans un contexte où la structure étend son champ de compétence, en matière de régulation des marchés publics au Togo. Au bout d’un processus actuellement enclenché, l’autorité devrait couvrir le domaine des partenariats public-privé, de plus en plus présents dans la stratégie de développement du pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Le maire de la commune de Golfe 1, Joseph Gomado, a annoncé la construction, sur son territoire, d’une mini-adduction d’eau potable dont les travaux vont coûter à l’autorité communale 80 millions FCFA.
Le chantier ouvert à Klobatémè, se déroulera en plusieurs phases. La première phase va consister en la construction d’un forage à gros débits, d’un château d’eau, d’un local technique de dimensions 4 m x 4 m et d’une bonne fontaine de 8 robinets. L’adduction, in fine, devrait garantir l’accès à l’eau potable à 8802 habitants que compte la commune, d’après les chiffres officiels.
Ce projet, selon le maire, vise à contribuer à l’atteinte de l’ODD 6 axé sur l’accès universel et équitable à l’eau potable, à l'hygiène et à l’assainissement d’ici 2030. Il vient également en soutien à la politique de décentralisation et de couverture universelle en eau à l’horizon 2030, alors que le taux de desserte actuel est de 68% dans les milieux ruraux et de 58% dans les zones urbaines, selon les chiffres officiels.
Pour rappel, les autorités togolaises ont projeté d’investir 23 milliards FCFA dans l’approvisionnement en eau potable cette année sur l'ensemble du territoire.
Esaïe Edoh