Togo First

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Quelques semaines après les incendies des marchés de Kpalimé et de Hanoukopé à Lomé, un autre est signalé dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mai 2022 à Adawolato (grand marché de Lomé). Les sapeurs-pompiers alertés et arrivés sur les lieux ont pu maîtriser le feu quelques heures après son déclenchement.

Selon le premier bilan du drame, quatre grandes boutiques de prêt à porter sont parties en fumée. Pour l’heure, les autorités ne se sont pas encore prononcées sur le drame. De même son origine n’est pas encore connue.

Pour rappel, ce centre commercial de Lomé, le plus grand du Togo a été victime d'incendie violent en 2013. Ce nouveau sinistre intervient alors que les travaux de reconstruction du site ont été relancés il y seulement quelques jours.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le gouvernement veut maintenir la dynamique enregistrée ces dernières années en termes de promotion d’investissements directs étrangers (IDE), et faire plus. Un examen de la politique d’investissement (EPI) du pays a été officiellement lancé dans ce sens lundi à Lomé. 

L’exercice, qui sera mené par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) après une demande formelle de l’exécutif, a principalement pour objectif de mettre en place une approche ciblée, pour attirer davantage d’IDE et développer les autres régions du pays, hors Lomé.   

L’EPI permettra d’identifier des leviers pour accroître l’attractivité de la destination Togo et d’explorer de nouveaux mécanismes de développement”, conformément aux objectifs de politique économique nationale, explique la ministre chargée de la promotion de l’investissement, Rose Kayi Mivedor. 

Durant une dizaine de jours, une mission exploratoire conduite par une équipe du Cnuced ira au contact de différents acteurs (administrations publiques ou déconcentrées de l’État, collectivités locales, élus du peuple, secteur privé, entre autres).

Un rapport est attendu, recensant les facteurs de compétitivité et le potentiel en attraction d’IDE, avant l’élaboration d’une nouvelle stratégie de promotion des investissements, axée sur le développement local. 

Pour rappel, en 2020, les IDE ont bondi de 85% en tendance annuelle au Togo, passant d’environ 191 milliards FCFA à plus de 352,5 milliards FCFA. L’an dernier (2021), ce sont 38 projets, stimulés par l’ouverture de la PIA qui ont été approuvés. Le tout, pour un montant total d’investissements prévus de 277 milliards FCFA. Seul bémol, la région maritime reste de loin la plus attractive. 

Octave A. Bruce

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Lomé reçoit à compter de ce mardi jusqu’au jeudi 19 mai 2022, une délégation de l’Union européenne (UE) et de ses États membres dans le cadre de la lutte contre l’insécurité maritime au Togo.

La délégation conduite par Nicolas Berlanga Martinez, Coordonnateur principal de l'Union européenne pour la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée et ancien chef de la délégation de l’UE au Togo, va échanger avec des autorités togolaises sur le renforcement de la coopération entre les deux parties. Selon une note de la représentation européenne au Togo, la mission vise à réaffirmer l’engagement de l'UE au côté du pays ouest-africain dans la lutte contre l’insécurité maritime.

Outre les rencontres prévues à cette occasion, la délégation visitera des navires européens tels que « ITS Rizzo » (Italie) et « NRP Viana do Castelo » (Portugal) au Port de Lomé. Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’initiative européenne des “Présences Maritimes Coordonnées” dans le Golfe de Guinée qui vise à accroître la capacité de l’Union européenne en tant que partenaire et acteur de la sûreté maritime en assurant une présence et une couverture maritimes permanentes dans les zones d’intérêt maritimes établies par le Conseil de l’UE.

Esaïe Edoh 

Les frontières terrestres du Togo, fermées depuis 2 ans en raison de la pandémie de la Covid-19, sont désormais ouvertes aux voyageurs à compter de ce mardi 17 mai 2022. C’est l’essentiel d’une note officielle de l’exécutif togolais publiée lundi.

« La circulation est donc libre pour les voyageurs sous réserve de la présentation d’une preuve de vaccination », précise le communiqué du gouvernement.

Cette mesure, d’après les autorités, fait suite au « ralentissement constaté de la propagation de la maladie à la covid-19 ».

Pour rappel, à la suite de l’enregistrement des premiers cas de contamination de la covid-19 en mars 2020, l’ensemble des pays de la sous-région ouest-africaine ont fermé leurs frontières dans le but de limiter la propagation de la maladie. Mais il y a quelques mois, plusieurs États ont décidé de les rouvrir.

Esaïe Edoh

Au Togo, le ministère de l'Économie et des Finances va évaluer le système de gestion des finances publiques, suivant la méthode dite “PEFA”. Ces évaluations seront lancées demain mardi 17 mai 2022, à l’hôtel de 2 février de Lomé.

« Le PEFA est un outil d’évaluation dont la méthodologie a été développée en 2005 puis actualisée en 2011 et en 2016. Le Togo a été le premier en Afrique subsaharienne à avoir utilisé cette nouvelle méthodologie de 2016. », indique en effet un communiqué du ministère. « Cette méthodologie consiste à évaluer une série d’indicateurs pertinents qui permettent d’évaluer tout le système et les processus de gestion des finances publiques y compris le partage des informations avec le public. », ajoute l’autorité publique.

Il s’agira notamment d’avoir « une photographie du système des finances publiques et de mesurer sa performance », en vue d’élaborer ou d'actualiser leur programme de réformes.

Rappelons que le pays a déjà réalisé une première évaluation de son système des finances publiques avec la même méthode, en 2008, suite à la reprise en 2008 de la coopération économique et financière avec la communauté internationale.

Pour cette nouvelle évaluation qui s'annonce, de nouvelles thématiques liées au contexte de l’heure sont également annoncées, en plus de l'enquête traditionnelle sur la gestion des finances publiques. Il s'agit des problématiques du genre et du changement climatique.

Les résultats finaux de ces évaluations seront disponibles à la fin de l'année.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la Banque mondiale réalise une série de consultations vis-à-vis du gouvernement et des différents acteurs nationaux, dans le cadre des conclusions préliminaires de son Diagnostic Systématique Pays (SCD), qui analyse, du point de vue de l'institution de Bretton Woods, les principales contraintes et opportunités de développement du pays.

2 gvrt et bm

La Banque mondiale a ainsi tenu, le 10 Mai dernier, ses consultations avec le gouvernement togolais, en présence notamment de Victoire Tomegah-Dogbe, premier ministre, et de ses ministres, dont ceux en charge de l'investissement, de la sécurité, et des droits de l’Homme, du côté du Togo, et d'Awa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque au Togo.

1 gvrt et bm

Le samedi 14 mai, c’était avec les jeunes que s’était entretenue l’institution multilatérale, recueillant leurs commentaires sur le diagnostic et ses recommandations. D’autres consultations à venir incluent les parlementaires, la société civile, les maires, le secteur privé, les universitaires, ainsi que les Partenaires Techniques et Financiers. 

Pour la Banque mondiale, les conclusions du SCD serviront de lignes directrices à l’élaboration du Cadre de partenariat Pays.

A ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Togo comporte 15 projets et programmes, pour un montant total d’engagements de près de 400 millions $, dans des secteurs comme l’agriculture, l’éducation, la santé, la protection sociale et les télécommunications.

Ayi Renaud Dossavi

La compagnie panafricaine, Asky, sera désormais dirigée par l’Ethiopien Esayas Woldemariam. L’ex-directeur commercial d’Ethiopian Airlines, nommé le 12 mai 2022 par le conseil d’administration, devra s’investir pour relever les défis auxquels fait face la compagnie basée à Lomé, à l’instar de plusieurs autres du secteur, apprend-on. 

Le successeur de Mesfin Tasew, devra précisément contribuer à la recherche de solutions à la tension sur les approvisionnements de kérosène (jet fuel), le carburant spécifique à l’aviation, provoquée par la guerre en Ukraine.

Il aura aussi la responsabilité de remettre sur les rails, le transporteur, durement affecté suite à une période de 4 mois d’interruption de vol en raison de la pandémie de Covid-19.

Notons que les compagnies aériennes, déjà émoussées par la crise sanitaire de la Covid-19, selon les acteurs de ce secteur, sont plus affaiblies depuis l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie en mars dernier.

L’Association internationale du transport aérien (IATA), a évalué en 2020, la perte enregistrée par les compagnies aériennes africaines pour cause de pandémie à 2 milliards $.

Esaïe Edoh 

Alors que la sous-région ouest-africaine fait face à la résurgence des coups d'Etat (Mali, Guinée, et Burkina Faso), les citoyens togolais, questionnés par le sondeur panafricain Afrobaromètre, se prononcent sur l’intervention de la CEDEAO, dans ces crises politiques et diplomatiques qui ont suivi.

Plus de 7 Togolais sur 10 ( 72%) considèrent que la CEDEAO doit sanctionner les pays où des coups d’État ont lieu dans la sous-région. C’est en tout cas, ce que suggère Afrobaromètre, dans une récente enquête dont les résultats ont été publiés la semaine dernière.

Seulement 24% du pool d’échantillon sondé s’oppose à des mesures de la part de l’institution communautaire.

1 institution

Sur cette majorité, on relève cependant des disparités géographiques dans le soutien aux sanctions. Ainsi, la région où on soutient le plus ces mesures est celle des Plateaux, avec 83% des sujets favorables, contre 65% dans la région des Savanes. Dans la région maritime, ce chiffre est de 69%.

Par ailleurs, les populations rurales sont plus “sévères” que celles urbaines. Ainsi, les trois-quarts (75%) des populations rurales sont favorables aux sanctions, contre les deux tiers (67%) des populations urbaines.

Les femmes (à 75%) et les jeunes de 18 à 24 ans (à 79%) sont plus favorables à l’idée de sanctionner les pays où ont lieu les coups d’État. 

Inversement, les couches plus éduquées, (ayant un niveau d’éducation post-secondaire), soutiennent moins fortement (à 63%) les sanctions.

2 information

Faible influence des sources d’information

Notons que les réseaux sociaux semblent peu influer la position des sondés. Ainsi, ce "légalisme" général des Togolais, “n’est pas corrélé avec la fréquence d’accès à l’information à travers les médias traditionnels ou les réseaux sociaux.”, relève, Afrobaromètre.

Ainsi, la fréquence d’exposition aux informations ne semble pas influencer le soutien aux sanctions”, apprend-on.

Dans le même temps, les Togolais estiment à 83 %, que la CEDEAO doit empêcher les chefs d’État de modifier la constitution.

3 cdeao

Il faut relever que la position générale mise en exergue par ce sondage, est quelque peu nuancée de celle de la diplomatie togolaise.

Cette derrière a ainsi, à plusieurs reprises, privilégié le dialogue, et s’est montrée moins partisane de “sanctions” dans la gestion de ces dossiers, notamment au Mali. Incidemment, le Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, a été sollicité par la junte militaire malienne, afin d’assurer la médiation dans la crise qui prévaut dans ce pays.

Plus récemment, c’est l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), qui a réitéré le même appel, pour étendre la médiation togolaise aux crises politiques dans la sous-région.

Ayi Renaud Dossavi

Crises politiques ouest africaines : l'OCI sollicite l'expertise du Togo en matière de médiation

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Le rapport des travaux de révision de la mise à jour de la politique nationale de développement du commerce (PNDC) au Togo a été validé en milieu de semaine dernière. Ce rapport, provisoire, devra être complété par des suggestions et recommandations des opérateurs économiques et partenaires au développement du Togo.

1 togo

La nouvelle version de ce document prendra en compte l’évolution de l’environnement économique africain et international et fera un focus sur le positionnement, les opportunités et les capacités de développement du commerce au Togo.

En effet, la PNDC est en vigueur au Togo depuis 2011 mais présente des limites selon les autorités, car elle ne prend pas en compte de nouveaux enjeux tels que la crise sanitaire de la Covid-19 et les défis de la croissance, inscrits dans la feuille de route gouvernementale (2020-2025), où le Togo aspire à accélérer sa croissance économique pour atteindre un taux de croissance de 7,5% à l’horizon 2025.

L’actualisation, apprend-on, s’inscrit dans le cadre de la réalisation des projets prioritaires du gouvernement définis dans la Feuille de route gouvernementale (2020-2025) notamment la dynamisation de la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de l’économie togolaise.

Esaïe Edoh 

La CEDEAO n’a pas encore donné son approbation officielle à la sollicitation adressée par la junte au pouvoir au Mali au Président togolais Faure Gnassingbé afin d’assurer la médiation dans la crise qui prévaut dans ce pays. Mais à son tour, l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) vient de faire appel au N°1 togolais pour étendre sa médiation aux crises politiques dans la sous-région.

En visite de travail à Lomé, Nassirou Bako-Arifari, son émissaire, a suggéré au Leader togolais, de s’impliquer dans la résolution des crises sociopolitiques ainsi que dans la consolidation de la paix et de la stabilité dans la sous-région ouest africaine notamment au Mali, au Burkina Faso et en Guinée. 

« Le Secrétaire général de l’OCI (Hissein Brahim Taha, NDLR) a souhaité que le Chef de l’Etat togolais mette toute son expérience, son génie de diplomate, de consensus qui est une grande tradition diplomatique du Togo afin que nous puissions trouver des solutions consensuelles, des compromis acceptables dans les différentes crises dans la sous-région notamment au Mali, au Burkina Faso et en Guinée », a indiqué l’émissaire de l’OCI.

Depuis le début de la crise malienne, le Togo s’active sur le terrain diplomatique pour le retour à l’ordre constitutionnel et la recherche d’une voie de sortie de la crise qui oppose le Mali à l’organisation sous-régionale, la Cedeao.

En ce sens, il a organisé l’année dernière à Lomé, une rencontre internationale consacrée au Mali.

Esaïe Edoh 

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