Togo First

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L’Agence nationale de l'aviation civile (ANAC) renforce son personnel en matière de contrôle de la sécurité arienne. 5 nouveaux inspecteurs de sécurité, ont prêté serment ce vendredi 6 avril 2022, au Palais de Justice de Lomé.

Spécialisés notamment en services de sauvetage et lutte contre les incendies des aéronefs, ces nouveaux inspecteurs, agents de l’ANAC se sont engagés pour une navigation aérienne sûre, et assureront désormais les contrôles dans le cadre du suivi de l'application des lois en matière d'aviation civile.

Cette prestation de serment leur permet ainsi de renforcer le corps des agents superviseurs de la navigation aérienne civile nationale. Ces nouveaux contrôleurs seront parrainés par des inspecteurs plus anciens et chevronnés pendant 1 an, avant de voler de leurs propres ailes, selon les explications du Directeur de l’ANAC, le Col. Dokissime Gnama Latta.

Selon ce dernier, cet exercice de prestation de serment devant la justice, « vient confirmer la qualité de l'aviation civile au Togo », dans sa politique de zéro accident d’avion.

Ils sont des milliers d’hommes et de femmes à traverser les frontières terrestres du pays avec leurs marchandises mais ne disposaient jusqu’alors d’aucun recours pour dénoncer les barrières au commerce auxquelles ils font face chaque jour, soulignent, dans cette tribune, M. Coami Sedolo Tamegnon, Président du Conseil National du Patronat du Togo et M. Yiva Badohu, Vice-Président du CNP-Togo et Président du Syndicat des Commerçants Industriels Importateurs et Exportateurs du Togo (SCIMPEXTO), qui appellent tous deux, les commerçants transfrontaliers à se mobiliser pour la suppression des barrières au commerce à travers Trade Barriers Africa.

Tribune. Les restrictions à la circulation et fermetures des frontières imposées par les Etats dans la riposte à la crise du COVID-19 ont aggravé les difficultés liées à l’exportation des marchandises vers les pays de la sous-région. Premiers concernés, les petits commerçants et PME transfrontalières, notamment les sociétés de transport, agro-exportateurs, revendeurs de textiles …, vivent un calvaire qui impacte non seulement la viabilité de leurs négoces, mais aussi pour beaucoup, leur survie financière.

Faute de dispositifs centralisés et de procédures simplifiées, ils subissent de plein fouet les effets des barrières dites non tarifaires (BNT) aux postes-frontières. Les quotas d’importation, les exigences injustifiées de documents ou les procédures douanières restrictives et parfois mal appliquées, pour ne citer que quelques exemples, sont autant de lourdeurs administratives et complexités auxquelles font face les commerçants togolais.

Bien que cela soit hautement risqué, il est devenu plus simple pour de nombreux commerçants, notamment les femmes, d’emprunter des voies de passage informelles pour échapper aux procédures de conformité de leurs marchandises et continuer à acheminer et vendre leurs biens dans les pays limitrophes.

Face à cette situation critique, de récentes réformes visant à faciliter les flux de marchandises et dynamiser le commerce transfrontalier ont été entreprises par le gouvernement. Mais il est clair que pour enrayer totalement ce fléau des barrières non tarifaires, l’ensemble des acteurs privés y compris les petits commerçants doivent être mis à contribution. Ces derniers sont prêts et ils le souhaitent.

La mise en application de Trade Barriers Africa, une solution ?

Nombreuses sont les initiatives pour éliminer les barrières non tarifaires dans la région. Mais jusqu’alors, aucune approche n’avait été envisagée pour mobiliser les micro, petites et moyennes entreprises dans la lutte contre les barrières au commerce. Récemment lancé au Togo et dans toute l’Afrique, Trade Barriers Africa est un mécanisme de signalement en ligne dont l’objectif est de permettre aux commerçants eux-mêmes d’alerter les autorités des difficultés qu’ils rencontrent aux postes-frontières.

Si cette initiative portée par l’Union Africaine est à saluer, il faut désormais que les commerçants togolais s’enquièrent de ce mécanisme pour améliorer les conditions de passage de marchandises aux postes-frontières et ainsi commercer plus facilement.

Le mécanisme de signalement se veut très simple d’utilisation et accessible à tous les commerçants. Pour dénoncer une barrière au commerce, il suffit d’accéder au site internet dédié www.tradebarriersafrica.com et de remplir un formulaire avec les détails du problème rencontré. Les informations fournies sont directement transmises aux représentants des Etats impliqués qui se chargent par la suite de le traiter au niveau national afin que la barrière au commerce soit éliminée.

Au-delà de ce qu’il représente, Trade Barriers Africa montre l’importance d’impliquer le secteur privé dans la résolution des problématiques entrepreneuriales et commerciales de la région. Les petits commerçants et PME sont au cœur du commerce transfrontalier, il est donc crucial qu’ils deviennent des acteurs à part entière de la lutte contre les barrières non tarifaires au Togo, comme partout en Afrique.

Appel à l’action !
Mobilisons-nous pour la facilitation du commerce transfrontalier

L’entrepreneuriat transfrontalier et la libre circulation des marchandises, particulièrement avec la création de la ZLECAf, sont des enjeux majeurs pour la reprise économique du Togo. Ils sont au cœur de nos préoccupations et des actions que nous menons au sein du CNP et du SCIMPEXTO. Nous nous réjouissons que la parole soit donnée aux petits commerçants et PME transfrontalières et qu’ils puissent contribuer à faciliter le commerce transfrontalier. Désormais, c’est à elles de jouer ! Nous les encourageons vivement à utiliser Trade Barriers Africa pour qu’enfin, les barrières non tarifaires disparaissent et qu’elles puissent booster leur négoce.

Tribune co-signée par Mr. Coami Sedolo TAMEGNON, Président du Conseil National du Patronat du Togo et Mr. Yiva BADOHU Vice-Président du CNP-Togo et Président du Syndicat des Commerçants Industriels Importateurs et Exportateurs du Togo (SCIMPEXTO).

Au Togo, le 5è poste de péage sur la nationale n°1 est mis en service ce jeudi 5 mai 2022 par les responsables de la Société autonome de financement de l’entretien routier (SAFER).

Situé précisément à 1 Km à l’entrée sud de la ville de Mango, ce poste de collecte de taxes routières, le 14e installé au Togo, va permettre à la structure en charge de l’entretien des routes de mobiliser davantage de moyens financiers pour assurer sa mission. « Il s’agit pour le gouvernement de renforcer la capacité des besoins de financement de l’entretien du réseau routier national », a indiqué le ministre des travaux publics, Zouréhatou Kassah-Traoré, dans un communiqué.

« Un poste de péage est une nécessité pour un pays en général et pour les populations riveraines en particulier. Les péages permettent de mobiliser des fonds à partir de la collecte des droits d’usage pour assurer un entretien régulier, vaste et efficace du réseau routier », a expliqué, pour sa part Sama Kondokissem Hodalo, chef service exploitation des postes de péage et pesage, lors de la cérémonie de lancement.

Notons que pour le compte de cette année, la SAFER ambitionne de mobiliser 24 milliards FCFA pour assurer sa mission. De ces prévisions, devraient être déduits 2 milliards FCFA correspondant aux ressources attendues de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM), suspendue par les autorités togolaises, dans le cadre des mesures d’allègement de la vie chère.

 Esaïe Edoh

Lire aussi :Togo : audit annoncé des travaux d’entretien routier financés par la SAFER

La troisième édition du Challenge Startupper, compétition organisée par l'énergéticien français TotalEnergies, à l'endroit des jeunes entrepreneurs locaux, a révélé ses trois champions au Togo.

Il s’agit d'Elsa Bajoumbena Bakole, Elom Firmin Ayitévi Hounou-Adossi et Andréa Magnon, qui ont respectivement décroché le Prix de la meilleure entrepreneure, le Prix de la meilleure start-up de moins de 3 ans, et le Prix de la meilleure idée d’entreprise.

Ces lauréats, dévoilés au cours d’une cérémonie jeudi 05 mai 2022, recevront chacun, une dotation financière (4,5 millions FCFA) pour pouvoir établir leur entreprise, bénéficieront de la visibilité autour de leur initiative, et d’un accompagnement personnalisé pour leur développement.

Lauréats 

Âgée de 21 ans, Adréa Magnon, la plus jeune des lauréats, est biologiste de formation. Son projet d’entreprise, « Fun’IO », qui veut valoriser le fonio par la transformation en barres de céréales, a été sélectionné parmi les 15 finalistes en lice.

1 total

« Je suis reconnaissante pour ce prix, ce fut un vrai challenge et je crois que c'est important de penser aux autres, de valoriser les cultures de chez nous, de penser à réduire l'insécurité alimentaire, et de donner une mode de vie assez plaisant aux personnes malades qui se voit refuser de consommer des friandises », a confié à Togo First, la jeune porteuse de projet.

« C'est le moment de travailler encore plus, pour asseoir mon entreprise, et représenter le Togo dans le domaine de l'agroalimentaire, ce qui est mon rêve. Vivement que Fun'IO soit bientôt accessible à tous les Togolais et au au reste monde », a-t-elle ajouté.

De son côté, Elsa Bajoumbena Bakole promeut une entreprise sociale, « Auréole monde », qui conçoit pour les femmes, des serviettes menstruelles eco-friendly, réutilisables et hyper-absorbantes. 

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Elom Firmin Ayitévi Hounou-Adossi, qui a décroché le prix de la meilleure start-up de mois de 3 ans, est promoteur de Safe Blood Management System ; une solution digitale et logistique de gestion des poches de sang. Destinée aux centres de transfusion sanguine, aux banques de sang et aux professionnels de la santé et aux patients, la structure travaille à optimiser la demande de produits sanguins labiles (PSL).

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Les trois jeunes startupers ont été sélectionnés, sur plus de 800 postulants au Togo, pour cette édition du TotalEnergies Startupper challenge. Ouverte aux entrepreneures et entrepreneurs africains âgés de 18 à 35 ans, cette édition du TotalEnergies Startup challenge, s'est tenue dans 32 pays d’Afrique, avec plus de 35 000 inscriptions.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, la contractualisation des formations sanitaires publiques, approche lancée en 2017 pour assainir le secteur de la santé, et améliorer les performances ainsi que la qualité de soin dans les hôpitaux, affiche des « conclusions extrêmement positives et encourageantes, du moins en interne ». C’est ce qu’a indiqué mercredi 04 avril dernier, Christian Trimua, ministre en charge des droits de l’Homme et Porte-parole du gouvernement.

La question de la contractualisation avait en effet fait l’objet d’une communication, lors du dernier conseil des ministres le même jour, par Prof Moustapha Mijiyawa, ministre de la Santé.


Lire aussi: Moustafa Mijiyawa, Ministre de la Santé, expose les résultats édifiants de la contractualisation (Entretien)


À ce jour, l’approche contractuelle, toujours en phase pilote, a déjà été déployée dans 08 centres issus des trois niveaux de la pyramide sanitaire (CHU-Sylvanus Olympio, CHU-Kara, CHR Atakpamé, Sokodé, Dapaong, CHP Blitta, Notsè et CMS Siou), avec plusieurs points positifs. 


On compte notamment, selon les sources officielles l’amélioration de l’offre de soins aux populations, la croissance du taux de fréquentation, le nombre d’actes médicaux, la disponibilité des médicaments et la prise en charge des indigents. 

Du point de vue des ressources, « il a été constaté une amélioration de la situation financière des formations sanitaires concernées, permettant un réinvestissement de ressources dégagées au bénéfice de l’amélioration du plateau technique », a indiqué Prof. Moustafa Mijiyawa. 

Alors qu’une évaluation externe est toujours dans les tuyaux, ce contexte « encourageant » devrait permettre d’étendre la contractualisation à huit autres formations sanitaires du pays. Il s’agit du CHU Campus de Lomé, des hôpitaux de Bè, Lomé commune, Aného, Tsévié, Kpalimé, Notsè et Sotouboua.

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Précédemment annoncée par Togo First, la première édition du FONI 2022, Forum international du numérique et de l’innovation, a démarré ce jeudi 05 avril à Lomé. 

L’ouverture de ce rendez-vous des acteurs de l’intermédiation en Afrique, a permis de lancer, depuis Lomé, les activités d’Afrik Créances, nouvelle Institution financière régionale dans le secteur de l’intermédiation en opérations bancaires et financières, ainsi que des services de paiements digitalisés.

« Le projet sera principalement axé sur les activités de recouvrement de créances, d’Intermédiation en Opérations de Banque notamment le courtage en crédit, d’administration de biens et de gestion de patrimoine, de la fourniture de services de paiement, de digitalisation & Dématérialisation, de conseil, de formation, et tous autres services d’intermédiation. », a expliqué Blaise Ahwantchede, patron de la toute nouvelle structure et ancien DG du GIM-UEMOA ( Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine).

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Pour cet acteur du secteur bancaire sous-régional, le choix de Lomé comme siège d’Afrik Créances est motivé par son « environnement favorable » dans le secteur, avec l’ambition des autorités togolaises d’en faire la « capitale de la finance africaine » et un « hub financier et logistique régional ».

Il s'agit notamment de « contribuer à la promotion de l’inclusion financière et à la bancarisation dans l’UEMOA, dans la CEDEAO et en Afrique », en s'appuyant, non seulement sur un réseau de banques partenaires, mais aussi sur les nouvelles possibilités qu'offre la Fintech : « des plateformes technologiques modernes multifonctions innovantes, mutualisées, ouvertes et sécurisées », a-t-il ajouté.

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En ce sens, le représentant de l'AGET, a plaidé pour un renforcement du soutien de la Bceao aux acteurs du secteur privé, surtout dans un contexte où perdurent encore les effets économiques de la Covid-19, ainsi qu'un regard et une considération pragmatiques sur les innovations dans le secteur des finances. 

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La cérémonie d’ouverture de la rencontre internationale prévue sur deux jours, hébergée à l’hôtel 2 février, a été marquée par la présence de nombreux acteurs du secteur bancaire et de l'intermédiation. Parmi ceux-ci, des représentants du ministère de l’Economie et des Finances du Togo, du Groupe HPS, géant continental des systèmes de paiement, du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF).  Ou encore ceux de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), la représentation nationale de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Union togolaise de banques, et SUNU, l'Association des grandes entreprises du Togo (AGET), représentée par Jonas Daou, entre autres.

Afrik Créances veut couvrir 10 à 15 pays les 5 prochaines années.

Ayi Renaud Dossavi

 

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Lomé accueille le Forum international de l'intermédiation, du numérique et de l'innovation - Togo First

Il s’annonce la mise en place du 1er Guichet Unique Régional et un fonds d’impulsion aux PME et PMI (GURFI) de la sous-région, une initiative unique de soutien aux entreprises africaines. L’information émane de Blaise Ahwantchede, patron d’Afrik Créances, un nouvel acteur de l’intermédiaire bancaire et non bancaire, et ancien DG du GIM-UEMOA (Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine). C’était à la faveur du lancement du FONI 2022, Forum international du numérique et de l’innovation, qui s’est ouvert pour deux jours ce jeudi à Lomé.

« Nous souhaitons apporter notre modeste contribution [ à la question du financement des PME/PMI ], par la mise en place les prochaines années, du 1er Guichet Unique Régional et un fonds d’impulsion aux PME et PMI en abrégé le « GURFI » », a indiqué le patron de la nouvelle institution d’intermédiation à vocation sous-régionale, basée à Lomé, dans son mot d’ouverture du Forum, devant un parterre d’institutionnels, dont la Bceao, le CREPMF, la BRVM et le ministère de l'Économie et des Finances du Togo.

La structure, à vocation régionale, pourrait prendre en charge des problématiques de financement, selon cet expert du secteur bancaire sous-régional, aider les opérateurs dans l’accès au financement des initiatives transfrontalières, et « constituer un instrument d'intégration qui accompagne les acteurs pour accéder au financement ».

« Ce guichet unique va travailler avec les guichets nationaux, pour accompagner les opérateurs économiques afin qu’ils aillent investir dans les autres pays. », explique-t-on.

Si le cadre n’est pas encore clairement annoncé, le mécanisme d’appui devra intégrer plusieurs pays partenaires, ainsi que des bailleurs occidentaux, selon les premières informations.

« Dans les prochaines années, nous allons définir le cadre de mise en place du fonds, que nous jugeons nécessaire pour la sous-région pour accompagner les initiatives au plan régional », indique-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

L’exécutif togolais a annoncé mercredi 04 mai, le démarrage d’un processus visant à renforcer sa politique nationale contre la prolifération des armes chimiques. Il a adopté à cet effet, un avant-projet de loi en conseil des ministres.

Avec ce texte qui devrait être soumis aux députés pour éventuelle adoption, l’importation, l’exportation, la mise au point, la fabrication, le stockage et l’emploi des armes chimiques, ainsi que leur destruction seront désormais réglementés.

Une fois adoptée, cette loi permettra d’une part, de mieux protéger les populations, et d’autre part, de doter l'Autorité Nationale pour l'Interdiction des Armes Chimiques au Togo (ANIAC-Togo) de moyens nécessaires pour accomplir efficacement ses missions.

En rappel, le Togo a ratifié depuis 1997, la Convention internationale sur l’interdiction d’armes chimiques. 

L’exécutif togolais poursuit le processus d’assainissement du cadre de passation des marchés publics. Il a annoncé mercredi 4 mai 2022 en Conseil des Ministres, le renforcement du cadre juridique de ce secteur.  

Dans la dynamique d’amélioration du cadre juridique, les ministres ont examiné en première lecture, le projet de décret portant code des marchés publics. 

D’après le communiqué du conseil, le nouveau texte en étude fixe et précise les règles qui régissent la préparation, la passation, le contrôle, l’exécution et la régulation des marchés publics.

Cette nouvelle étape intervient dans le cadre du projet de réforme du cadre des commandes publiques en vue de le rendre optimal, conformément à la proposition du ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya, en juin 2021.

Selon le gouvernement, la prise de ce projet de décret devrait renforcer le cadre juridique existant avec « des dispositions innovantes permettant la réalisation rapide des divers projets engagés par les autorités contractantes en lien avec la feuille de route gouvernementale 2020-2025 ». 

Pour rappel, le processus d’assainissement du cadre de passation des marchés publics vise à garantir la transparence dans les procédures et à professionnaliser le métier de la commande publique.

Esaïe Edoh

Le Togo recule de 26 places dans le dernier classement de la liberté de la presse, publié par l’ONG française Reporters Sans Frontière (RSF). Cette baisse notable intervient dans un contexte global dit de « double polarisation, amplifiée par le chaos informationnel », dans le rapport qui évalue les conditions d’exercice du journalisme dans 180 pays et territoires.

Le pays est ainsi parti d’un score de 70,41 sur 100 et d’un rang de 74è sur 180 en 2021, pour la 100ème place sur 180, avec un score de 57.17. D’une situation « plutôt bonne », le pays se retrouve ainsi d’une année à l’autre, dans la catégorie « situation problématique », dans cette édition du classement mondial, rendue publique à l'occasion de la célébration de la journée de la liberté de la presse.

Si globalement, RSF pointe un contexte de « chaos informationnel », avec la polarisation des médias, « entraînant des fractures à l’intérieur des pays », et une polarisation entre les États sur le plan international, au niveau togolais, le secteur de la presse a connu d'importants défis sur la période, notamment économiques (en lien avec la pandémie) et judiciaires.

Le score de RSF se base sur deux éléments : une analyse qualitative de la situation de chaque pays, mesurée au travers des réponses de spécialistes de la liberté de la presse (journalistes, chercheurs, universitaires, défenseurs des droits humains…) à un questionnaire proposé par RSF en 23 langues, et le nombre d’exactions subies par des professionnels des médias dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que des médias.

Cadre légal & Réseaux sociaux

« S'agissant de la liberté de presse, l'application du nouveau code de la presse et de la communication nous a fait comprendre qu'on a encore du chemin à faire en ce qui concerne le respect des textes qui régissent notre profession », a commenté Fabrice Petchezi, à la tête de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), un organisme qui suit l’évolution du milieu au Togo. Et ce, « surtout en ce qui concerne la nouveauté liée à l'électronique, notamment les réseaux sociaux, où il y a une confusion monstre entre médias classiques qui sont reconnus par le code de la presse et de la communication et les réseaux sociaux qui sont exclus du champ d'application de ce code ».

« Ça a entraîné beaucoup de soucis à des confrères qui ont eu à faire l'expérience de la détention, d'autres ont perdu leur récépissé, et également des suspensions du côté de la HAAC [Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, NDLR] », relève l’observatoire, dans un contexte où plusieurs journalistes et médias, se sont retrouvés confrontés à la justice. Une situation qui « donne l'impression comme si la liberté de presse au Togo a souffert ». « Elle a souffert par rapport à l'application des textes qui régissent notre profession. Donc, de façon globale, on peut dire que la presse togolaise a fait du bon boulot et est à saluer », a conclu l’observatoire.

Dans la sous-région et en Afrique

Dans la sous-région, le Bénin voisin occupe la 121è place mondiale du classement, le Nigeria la 129è, là où le Ghana et le Sénégal occupent respectivement les 60è et 73è places.

En Afrique, ce sont plutôt les Seychelles (13è mondial avec un score de 83,33), la Namibie (18è mondial, avec un score de 81.84), l'Afrique du Sud (35è mondial, avec un score de 75.56), le Cap-Vert (36è mondial, avec un score de 75.37), et la Côte d'Ivoire (37è mondial, avec un score de 74.46) qui sont les mieux classés. Les moins bien notés sont, dans l’ordre décroissant, la Somalie (140è mondial), la Guinée-Équatoriale (141è), le Soudan (151è), Djibouti (164è), et l'Erythrée (179è mondial).

Dans le monde, le Top 3 des pays qui sont les meilleurs élèves en matière de respect de la liberté de la presse, est dominé selon RSF, par le trio scandinave : La Norvège (92.65), le Danemark (90.27), et la Suède (88.84). Au bas du classement, on retrouve l’Iran, l’Érythrée et la Corée du Nord, respectivement 178è, 179è et 180è mondiaux.

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