Togo First

Togo First

La CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) vient de lancer Biosécu, une application web de reconnaissance faciale pour ses opérations de contrôle de vie,  qui consistent à vérifier l’existence physique des bénéficiaires de droits (pensionnés et rentiers). 

Ainsi, avec Biosécu, la société qui fournit les prestations sociales, veut permettre à tout bénéficiaire de pensions ou rentes d’effectuer son opération de contrôle de vie, sans se déplacer, depuis n’importe quel endroit, grâce à la technologie de reconnaissance faciale.

« La reconnaissance faciale nous permet de confirmer que votre visage correspond parfaitement aux informations biométriques détenues par la CNSS Togo », indique l'institution de sécurité sociale. 

Bancarisé progressivement depuis plusieurs années, le paiement des prestations sociales (pensions et rentes) était soumis au contrôle physique de vie qui s’effectue deux fois par an. Si ces contrôles ont été suspendus depuis 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, les opérations de contrôle de vie ont repris depuis le 16 août, selon un communiqué d’Ingrid Awadé, le Directeur Général de la CNSS. 

« L’opération de contrôle de vie, précédemment suspendue dans le cadre du respect des mesures barrières édictées par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19, reprend du 16 août au 31 décembre 2022 en vue du paiement des pensions et rentes du 1er semestre 2023 », a-t-elle annoncé. « Le paiement des droits de ceux des bénéficiaires qui n’effectueront pas ladite opération sera suspendu à compter du 1er janvier 2023, conformément aux dispositions réglementaires du code de sécurité sociale », a-t-elle souligné.

Avec cette plateforme numérique de contrôle de vie biométrique, la CNSS qui est à l’avant-garde de la digitalisation au Togo, franchit un nouveau palier, elle qui, le premier, avait lancé la saison des dématérialisations avec la télédéclaration et le télépaiement. 

Rappelons que le contrôle de vie concerne aussi bien les bénéficiaires des droits viagers résidant sur le territoire national que ceux à l’extérieur.

Fiacre E. Kakpo

Le Togo a bouclé le vendredi 19 août 2022 sur le marché financier régional Umoa-Titres, une nouvelle sortie qui lui a permis d’engranger 33 milliards FCFA auprès des investisseurs de la zone Umoa.

Cet emprunt a été réalisé via une émission simultanée d’Obligations de relance du Trésor (OdR), avec 10.000 FCFA comme nominal. Stipulés sur des maturités respectives de cinq et sept ans, ces titres du Trésor public togolais sont assortis de taux d'intérêts annuels respectifs de 5,7% et 5,9%.

Selon le rapport de l’agence Umoa-Titres, le montant total proposé par les investisseurs, est de près de 59 milliards FCFA, soit un taux de couverture de l’opération de 196%.

Les ressources collectées devraient permettre au pays d’assurer la couverture des besoins de financement de son budget, dans le cadre du plan de relance économique post- Covid-19 et de renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire, indique-t-on.

Esaïe Edoh 

Au Togo, quelques semaines après l’annonce du gouvernement relative à la réorganisation du transport public urbain de personnes par taxi, taxi-moto et tricycle, les acteurs du secteur entament des démarches visant la formalisation de leur activité.  Ils étaient environ 300 conducteurs de taxi-moto venus de toutes régions du Togo à mettre en place le jeudi 18 août 2022, la Centrale des organisations syndicales des Taxis motos et de tricycles (COSTT).

La nouvelle centrale est dotée d’un bureau qui sera désormais l’interlocuteur direct avec le gouvernement pour la formalisation du secteur des taxis motos.

« Le projet de rassembler tous les syndicats de taxis motos en un collectif qui est en train de se formaliser est un aspect important voire incontournable pour l’effectivité de l’organisation de l’activité de taxis-motos, tant attendue par le gouvernement », a déclaré, le Directeur des Transports Routiers et Ferroviaires (DTRF), Dermane Tadjoudine.

1 moto

Le directeur rappelle que le bon fonctionnement de la COSTT soutient l’ambition du gouvernement de faire du Togo, un hub logistique d’excellence et un centre d’affaires de premier plan dans la sous-région. « La mise en place d’un hub nécessite un système de transport capable d’offrir des services de transport routiers de marchandises et de personnes, fiables, sûrs, durables et au meilleur prix ».

En rappel, le sous-secteur du transport public urbain de personnes par taxi, taxi-moto et tricycleemploie un nombre considérable de jeunes, selon le gouvernement et contribue à plus de 90% des déplacements des personnes et des biens.

« Le secteur des transports constitue un des leviers capables de générer une croissance économique forte et durable, notamment à partir de la création des externalités favorables à la production », ont indiqué les autorités togolaises lors du Conseil des ministres du lundi 25 juillet 2022.

Esaïe Edoh

Le prix du gaz qui connaît une hausse de près de 73% depuis le 12 août dernier sur le marché togolais, vient d’être revu à la baisse par les autorités togolaises. A compter de ce vendredi 19 août 2022, le kilogramme qui était livré à 892F le kilogramme revient à 790 FCFA aux consommateurs.

Précisément, la bonbonne de 6 kg passe de 5352 à 4740 FCFA et celle de 12,5 kg, de 11150 FCFA à 9875 FCFA grâce à une subvention gouvernementale de 102 FCFA sur le kg.  

Selon une note du ministre chargé du commerce, ce réajustement des prix fait suite aux consultations entre le gouvernement et les importateurs de gaz et tient compte de la nécessité de poursuivre la protection du pouvoir d’achat des populations.

 

1 communique

 

« Dans un contexte de contraintes budgétaires fortes couplées à la hausse des cours, le gouvernement maintient un niveau de subvention visant à soulager les populations », indique le ministre en charge du commerce, Kodjo Adedze, qui informe également de « la surveillance renforcée dans les points de vente afin de s’assurer que les vendeurs ne se livrent pas à la spéculation ».

En rappel, avant la spéculation, les bouteilles de 6 et 12,5kg étaient distribuées respectivement à 3120 et 6500 FCFA.

Esaïe Edoh 

Le Groupe African Guarantee Fund (AGF) s’engage à soutenir l'accès au crédit des PME africaines via le réseau de la BGFIBank, à travers une ligne de garantie de 50 millions € (environ 32,8 milliards FCFA). Les deux institutions financières ont signé un accord en ce sens, le vendredi 12 août 2022 à Libreville, indique un communiqué conjoint.

L’accord de partenariat a été signé par Henri-Claude Oyima, PDG du Groupe BGFIBank et Jules Ngankam, DG du Groupe AGF, en présence de l’ensemble du Top Management des deux entités.

« Le Groupe AGF et le Groupe BGFIBank collaborent depuis huit ans, et cette nouvelle convention témoigne de notre volonté de continuer à soutenir les PME, acteurs majeurs de la création d’emplois en Afrique. Par ailleurs, nous considérons l’entrepreneuriat féminin comme un pilier de la croissance économique. Ainsi, grâce au programme AFAWA Guarantee for Growth, mis en œuvre par l’AGF en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD), les filiales du Groupe BGFIBank soutiendront avec des conditions plus avantageuses les PME de l’entrepreneuriat féminin. » a déclaré M. Ngankam.

Rappelons que la filiale du groupe de l’AGF, dédiée aux PME de la sous-région ouest africaine (AGF West Africa), est basée à Lomé. Siège à partir duquel l'institution exerce ses activités dans la région de l’Afrique de l’ouest.

Au Togo, l’institution s’est notamment engagée à focaliser ses actions sur la femme et la jeunesse en soutenant leurs entreprises et à créer 30 000 à 50 000 emplois sur cinq ans.

Lire aussi:

Accès aux financements : la BAD et l’AGF vont renforcer les capacités de 80 MPME togolaises - Togo First

L’African Guarantee Fund annonce soutenir la création de 50 000 emplois d’ici à 5 ans - Togo First

Le Togo veut introduire un label national pour les produits conformes à ses normes de qualité. Le Ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation Locale (MCICL) vient de lancer à cet effet, un concours de création de logotype et de la signature de la marque nationale de conformité aux normes applicables sur le territoire.

Le concours, ouvert à toute personne physique ou morale (agence de communication, infographe, graphiste, etc.) régulièrement installée au Togo, vise à créer un logotype et une signature de la marque nationale de conformité aux normes togolaises. « Cette marque sera le label de qualité des produits/services des entreprises togolaises. », selon l’annonce publique.

Il s’agit notamment, pour le ministère dirigé par Kodjo Adedze, de renforcer les capacités opérationnelles de la Haute Autorité de la Qualité et de l’Environnement (HAUQE) et ses structures techniques.

La date butoir pour soumettre les propositions au secrétariat particulier de la personne responsable des marchés publics du Ministère chargé du Commerce, est fixée au 23 août 2022 à 17 h 00 min GMT.

Lire aussi:

Zlecaf : le Togo veut certifier 50 « produits prioritaires», à promouvoir à l'international


La Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank) en qualité de chef de file, Ecobank-Togo et BIA Togo (Groupe Attijariwafa Bank) ont conclu, le mardi 16 août 2022 avec Arise Groupe, un accord de financement de 145 millions €, soit plus de 95 milliards FCFA.

Précisément, ces concours financiers d’Afreximbank, Ecobank et BIA Togo respectivement de l’ordre de 85 millions €, 45 millions € et 15 millions €, serviront à la réalisation de projets de construction des infrastructures sur la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) qui entre dans sa deuxième phase.

Ce pool bancaire rejoint ainsi la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), qui a mis en place en faveur de PIA Togo, un crédit d’environ 30,5 millions (20 milliards francs CFA) dont la convention a été signée le 21 octobre 2021”, indique-t-on.

Au surplus, cette convention permet de boucler le plan de financement de la PIA, un important projet pour l’économie togolaise évalué à environ 247 millions €, apprend-on.

Notons que la PIA est opérationnelle depuis juin 2021, date où elle a été inaugurée. Dans sa première phase, le site abrite une zone industrielle, une zone logistique, un centre commercial et résidentiel, et des infrastructures de grade mondial. Pour le compte de la seconde phase, il est prévu la construction des industries de transformation agricole notamment de noix de cajou, ananas, maïs, mangue, sésame, etc. et autres.

Esaïe Edoh 

Le Togo va se doter d’un pôle régional de la cybersécurité, dénommé Centre Africain de Cybersécurité, avec l’appui de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (UNECA). Les deux parties ont signé à cet effet, un mémorandum d’entente (MOU), indique un communiqué conjoint émis le mardi 16 août 2022.

« La République togolaise et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) sont heureuses d’annoncer la signature d’un mémorandum d'entente pour une étroite collaboration en vue de la construction du Centre Africain de Coordination et de Recherche en Cybersécurité au Togo. », annonce-t-on.

Pour la nouvelle structure prévue pour être basée à Lomé, il s’agira notamment de fournir au niveau sous-régional, une expertise en matière de cybersécurité et de mener des activités liées à la promotion de la cybersécurité et aux enquêtes sur la cybercriminalité.

« Nous sommes heureux de nous associer à la CEA pour renforcer notre engagement à faire de la cybersécurité, une priorité absolue pour nos Etats. », s’est réjouie Cina Lawson, Ministre de l'Economie Numérique et de la Transformation Digitale du Togo, dans le cadre de ce projet. « Nous ambitionnons de faire de notre pays, un véritable hub numérique en Afrique. Notre modèle de partenariat avec le secteur privé est l’une de nos approches innovantes que nous voulons mettre en avant pour inspirer d'autres pays pour un cyberespace plus sûr sur le continent. », a-t-elle ajouté.

Selon les premières informations, les missions de ce centre seront entre autres : de renforcer les capacités et soutenir les agences de cybersécurité établies dans les pays africains ; de collaborer avec les gouvernements africains, les décideurs, les forces de l'ordre et les experts en sécurité. Ceci, afin de créer des cadres efficaces pour évaluer et atténuer les cybermenaces, promouvoir la cybersécurité dans la région ; et de mettre à disposition, des capacités techniques et de recherches hautement spécialisées, pour la promotion de la cybersécurité dans la région.

Le Togo n’est pas du reste pas à ses débuts, dans ses ambitions pour le renforcement de la cybersécurité au niveau régional et continental. En mars dernier, le pays de Faure Gnassingbé avait ainsi réuni les chefs d’Etat et de gouvernement, dirigeants du secteur privé ainsi que leaders de la société civile, autour de la question, à la faveur du 1er Sommet de la Cybersécurité, coorganisé avec la CEA. A cette rencontre internationale, avait justement été adoptée, « la Déclaration de Lomé sur la cybersécurité et la lutte contre la cybercriminalité », dite Déclaration de Lomé.

Lire aussi :

Depuis Lomé, Faure Gnassingbé, distingué « champion d’Afrique de la cybersécurité »

Sommet sur la cybersécurité: plus de 700 participants dont 17 dirigeants africains attendus à Lomé

Le Togo rejoint la communauté de cybersécurité, FIRST

Au Togo, l’Office Togolais des Recettes (OTR) qui devrait, selon la Loi de Finances 2022, mobiliser 814 milliards FCFA pour financer les dépenses de l’Etat, annonce avoir collecté entre janvier et juillet 2022 près de 504 milliards FCFA. Ce qui correspond à environ 62% des prévisions de recouvrement des recettes.

C’est le bilan à mi-parcours, présenté la semaine écoulée par le Commissaire général, Philippe Kokou Tchodie, qui s’est d’ailleurs félicité de la « bonne progression de mobilisation de recettes ».

« Nous avons fait une bonne progression malgré le contexte économique et social de la sous-région et une atmosphère tendue au niveau national. Nous avions réussi à mobiliser entre 62% et 63% de nos recettes annuelles qui présentent une bonne progression. Ce qui augure une bonne tendance de la mobilisation de recettes demandées par le gouvernement d’ici la fin de l’année », a indiqué le N°1 de l’administration fiscale togolaise.

L’OTR annonce par ailleurs, l’élaboration d’une stratégie de mobilisation de recettes sur la période 2023-2025 afin de faire progresser le taux de pression fiscale de 13,6% en 2021 à 15%, à l’horizon 2025.

En rappel, pour le compte de l’année dernière, le fisc togolais avait mobilisé en tout, 780 milliards FCFA.

Esaïe Edoh 

Au Togo, Moov Africa s’invite dans la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat. L’opérateur de téléphonie mobile a officiellement lancé vendredi à Lomé, la première édition d’une compétition dénommée ‘Moov Africa Start Up Challenge ’.

L’initiative, déployée également dans les autres pays où opère la filiale du groupe Maroc Telecom, s’inscrit dans le cadre de la promotion du numérique, mais également d’un “entrepreneuriat moderne et innovant”. Concrètement, il s’agit, explique Abdellah Tabhiret, DG de la filiale togolaise, “d’identifier, d’aider, promouvoir et financer les entrepreneurs de l’écosystème startup au Togo, qui ont le courage et l’audace de lancer de nouveaux projets, et qui croient comme nous dans le grand potentiel de ce pays”.    

Les projets innovants attendus devront, selon les organisateurs, avoir un impact positif sur les communautés, quel que soit le domaine (santé, finance, agriculture, tic, etc.). Le concours se déroulera en plusieurs phases distinctes (dépôt des projets, présélection, programmes d’accélération avec des séances de formation et d’accompagnement, finale nationale), qui conduiront à une finale internationale réunissant les lauréats et meilleurs projets de chaque pays. 

Au total, une cagnotte de 11 millions FCFA est mise en jeu, avec des dotations respectives de 6, 3 et 2 millions FCFA pour les trois premiers lauréats. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 28 août prochain. 

Ces dernières années, plusieurs compétitions du genre ont vu le genre, portées par des groupes opérant dans des secteurs variés : finance, énergies, agriculture ou encore santé. 

Octave A. Bruce 

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.