Les autorités togolaises poursuivent la revalorisation du patrimoine culturel du pays. Elles annoncent le réaménagement des hauts fourneaux de Nangbani.
Le ministère de la culture va lancer prochainement les travaux, a-t-on appris. Le chantier devrait durer 6 mois avec l’appui de la France, à travers son Service de Coopération et d’Action Culturelle au Togo.
Le lancement du processus de réhabilitation de ce site qui vise à poursuivre la démarche de mise en lumière de ces anciens et importants sites sidérurgiques d’Afrique de l’ouest, intervient après la réhabilitataion du site de Bandjeli.
L’International Business Bank Togo (Ex-BTCI), va orienter ses actions conformément aux projets prioritaires du gouvernement togolais, inscrits dans sa feuille de route 2020-2025. C’est l’essentiel du message apporté par le Directeur général de l’institution bancaire, Tahari Nabil, à la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé, le jeudi 19 mai 2022 au cours d’une audience.
« Nos priorités sont d’abord l’amélioration de tout le processus de digitalisation et, bien entendu, de notre stratégie de financement et, en même temps, d’accompagner le gouvernement dans sa vision de développement de croissance et d’investissement dans tous les secteurs », a indiqué le N°1 d’IB Bank Togo.
Outre cet engagement, le groupe bancaire travaille depuis quelques semaines avec le Conseil National du Patronat (CNP-Togo) en vue de l’activation de la ligne de garantie du Fonds de solidarité africain (FSA) au profit du Togo.
Notons que l’IB Bank Togo, dotée d’un capital social d’amorçage de 30 milliards FCFA, a pour objet, “la prise de participation dans les entreprises du secteur bancaire notamment les établissements de crédit, les établissements de monnaie électronique, les systèmes financiers décentralisés, les compagnies financières, les entreprises de services auxiliaires et toute autre entité dont l'activité y serait rattachée.”
Esaïe Edoh
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Ingénieur en électromécanique de formation, Edouard Akakpo-Lado est passionné par la recherche et l’innovation. Le fondateur du Centre de recherches, d’inventions et d’innovations technologiques (CRIIT Lado Concept) et promoteur de l’Association des jeunes pour la promotion des énergies renouvelables et le développement durable (AJPER2D), s’est positionné sur le segment de la fabrication de machines.
Au milieu d’une multitude de machines, à peine reconnaissable dans son débardeur blanc noirci, Edouard Akakpo-Lado, la trentaine, presse des graines de cacao torréfiées avec l’une de ses dernières inventions. Il expérimente ainsi sa performance pour améliorer la transformation de l’huile de cacao. L’inventeur prend des notes et vérifie le temps mis par les graines pour être transformé. L’odeur du cacao perdue dans le bruit de la machine le rassure de l’efficacité de son nouveau produit.
Dans cette maison qui lui sert d’atelier de fabrication et de bureau, il n’y a plus de place pour autre chose. Chaque matériel, même en désuétude, a son utilité. En face de lui, se trouve cette inscription : “Je vois des opportunités là où d’autres voient l’impossible ”.


Le déclic
“Ça a commencé quand j’étais encore en classe de 3ème, par la fabrication de petits jouets comme des avions, des hélicoptères, des bateaux…Pour moi, c’était juste amusant et passionnant, mais au fur et à mesure, à partir de la classe de Terminale, j’ai commencé à prendre la chose au sérieux”, se rappelle-t-il. Après avoir mis au point sa toute première machine baptisée “Merlinox” en 2012, il obtient dans la foulée son Baccalauréat. Ce robot qui permet de piler facilement les noix de palme pour réduire les corvées domestiques des femmes, va l’inciter à faire de sa passion, une activité professionnelle.
Le jeune entrepreneur quitte l’Université de Lomé (UL) un mois après le début des cours pour se diriger vers un centre de formation. “Je n’ai pas été satisfait et j’ai quitté”, déclare-t-il. “J'ai fait 1 mois à l’UL ; malheureusement, tout était théorique et je n'ai pas trouvé satisfaction. Mais heureusement, j'ai trouvé un BTS Électromécanique qui a pu répondre à mes attentes”. Il poursuit ainsi son cursus dans cette filière et trouve ses repères pour perfectionner son génie créateur.
Répondre aux besoins de la population
Malgré les difficultés notamment d’ordre financier rencontrées, Edouard Akakpo-Lado prend goût et enchaîne les inventions. En 2018, il reçoit son premier appui à travers le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) pour réaliser son projet de transformation de tomates. Araricomax, Conpalmi, Tomatomixer, presses à canne à sucre, à jus d’ananas, capsuleuses, pasteurisateurs, sarcleuses motorisées, broyeurs de coque de coco, foyers améliorés, charbon écologique, fumoirs de poissons …, les exemples sont multiples. “Ces machines ne font que m’immerger davantage dans le monde de la créativité. Mes inventions et innovations sont en fait des réponses à des besoins exprimés par les clients.”, explique-t-il.


A son actif aujourd’hui, le jeune inventeur compte une cinquantaine de créations. Il se base sur les défauts des outils importés pour perfectionner ses produits et les rendre plus résistants. “Quand les machines achetées de l’extérieur tombent en panne, il n’y a pas de techniciens spécialisés pour les réparer ici. C’est difficile de faire venir un technicien de l’extérieur et la machine va à l’abandon. Je me suis dit qu’il fallait commencer à faire de petites choses, les améliorer au jour le jour jusqu’à obtenir un produit parfait qu’on pourra offrir à nos populations. En cas de panne, on peut le réparer directement sur place. Ceci rentre dans l’intérêt de notre économie”, souligne-t-il.

Chaque jour, l’inventeur togolais a de nouvelles idées. Sa dernière trouvaille est une rôtissoire permettant aux restaurants et hôtels de rôtir facilement les poulets, les moutons ou les porcs.

Actuellement, il développe une rappeuse de manioc pour transformer ce tubercule en farine ou en pain.

“Il y a des machines qui sont en cours d’étude comme un torréfacteur de farine de manioc. Il y aura toute une série pour optimiser ce processus. Tous ces outils permettent d’améliorer les conditions de vie de la population”, affirme Edouard.
Plusieurs prix et distinctions
Avant d’être élevé au rang de “Chevalier de l’Ordre national du mérite”, en 2019, Edouard a, petit à petit, gravi les échelons en remportant deux fois le prix Sialo (Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé) en 2014 puis en 2016.
A l'international, il obtient également en 2016 le prix de l’innovation africaine qui lui a permis de représenter le Togo au Botswana, puis devient Alumni de Yali Dakar. Deux ans plus tard, le patron de CRIIT Lado Concept sera lauréat du programme de formation et d’accompagnement des entrepreneurs africains, avec à la clé une subvention de 5 000 $. Il est aussi Alumni de Ashoka et a reçu plusieurs autres prix, notamment dans le domaine de l’environnement.
Défis et ambitions
A cheval sur la perfection, Akakpo-Lado se juge encore très en deçà de l’exploitation de tout son potentiel et de la réalisation de ses projets. “Je me sens encore éloigné du niveau de mes attentes parce que je me dis que je n’ai encore rien fait dans le monde de la technologie ou de la création de machine. Je dois encore faire plus. Tout ce que j’ai déjà fait, répond aux besoins des gens et leur facilite la vie, mais je reste sur ma faim”. Il poursuit ses recherches pour développer de nouvelles choses.
Le Togolais a des ambitions plein la tête. “J’ai des projets clés. Par exemple, transformer une moto ordinaire que nous conduisons en un avion, fabriquer des drones entièrement avec des produits locaux. Il faut que nous développions nos propres technologies, avec nos propres ressources”, relève-t-il avant d’ajouter que des pièces sont déjà mises en place pour réaliser ces projets.
Edouard Akakpo-Lado pense qu’il est important de rassembler les créateurs, les génies et de les mettre dans de bonnes conditions pour contribuer au développement du pays. “On ne peut pas se développer en restant consommateur”, précise t-il.
Pour l’instant, le papa d’une fille de 8 ans et d’un garçon de 6 ans, veut devenir une référence pour la jeunesse, pour le Togo et l’Afrique, en matière de création d’entreprises technologiques. Il ambitionne à cet effet, de créer une plateforme industrielle. Mais en attendant, il continue avec l’aide de ses enfants, de faire tourner sa machine à cacao pour en extraire l’huile.
La Rédaction
Situé dans le Sud Ouest du Togo, le lac Boko Zowla, qui constitue une limite naturelle entre la préfecture de Vo et la préfecture des Lacs, a perdu plus de 60% de sa superficie à cause de l’action humaine (les coupes massives du bois environnement), et du phénomène d'envasement. En moins de 30 ans (entre 1986 et 2013), ce patrimoine naturel a ainsi perdu 60 % de sa superficie, passant de 7813 km2 à 3160 km2. Sur le plan environnemental, l’envasement du lac provoque des débordements en cas de fortes pluies.
“Pour beaucoup d’entre nous, jeunes, c’était la pêche qui était notre activité principale dans le village. Depuis, beaucoup d’entre nous ont émigré vers le Nigeria”, explique Mona Anani, un jeune de la localité.

Planter pour sauvegarder le lac
Pour inverser le processus d’envasement, et sauver le lac qui nourrit les nombreux villages riverains, le Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP-Togo), à l'initiative du gouvernement togolais et appuyé par la Banque mondiale, dans le cadre de ses interventions, intervient dans la zone en reboisant et en plantant de la mangrove le long de son pourtour.
Ces opérations de sauvetage et reboisement se déploient à travers deux sous projets de WACA ResiP évalués à 210 millions FCFA environ. A ce jour, plus de 100 hectares des berges sont déjà reboisées dans le cadre du projet WACA, selon Nayabi Nondja, directeur préfectoral de l'environnement.
Mais la préservation du lac passe aussi par un appui aux populations riveraines, notamment à l'aide d'activités génératrices de revenus et un développement économique, pour leur éviter d’avoir à exploiter le bouclier végétal.
Anyronkopé
L'une des localités riveraines bénéficiaires du projet est celle d’Anyronkopé, un canton situé à une soixantaine de kilomètres de Lomé.

Travaux d'aménagement de la voie vers le Lac Boko-Zowla, canton d’Anyron kope.
Dans ce canton, les actions du WACA REsiP consistent, en plus de planter de la mangrove et reboiser le pourtour du lac (reconstitution d’une forêt riveraine de 215 ha), à doter les populations d’infrastructures sociocommunautaires (dont 5 forages et 10 blocs de 4 cabines de WC Ecosan), et enfin développer des activités génératrices de revenus (AGR) dans les villages riverains du lac.
Activités génératrices de revenus et future unité de transformation de Manioc
Les AGR, pour leur part, concernent le Maraîchage et la Production de l’huile de coco, pour lesquels le WACA ResIP doit fournir aux villageois, du matériel agricole ainsi que des machines pour la transformation du manioc, principale culture d’Anyronkopé.
"A Anyronkopé, WACA aide non seulement en reboisant, mais aussi avec des activités génératrices de revenus pour pouvoir aider nos parents", déclare un des experts en charge du projet.

A terme, il s'agira de doter le canton d’une unité de transformation et de broyage, au profit du canton et des villages environnants. De quoi produire, à partir du manioc, du gari (farine) et du tapioca.
"Le Programme WACA nous fournit en matériel pour pouvoir faire notre agriculture. Dans notre coopérative, nous cultivons beaucoup de manioc, ce matériel sera d'un grand atout, et nous serons ravis de pouvoir en profiter dès que ce sera la saison ! ", a confié à Togo First, Agblegou Ametoho, présidente de la coopérative “Havilonlon” à Anyronkopé.

Malgré tout, plusieurs représentants des populations riveraines ont exprimé le souhait que les résultats prennent forme au-delà des projets, et que l’unité de transformation soit installée au plus tôt.
Outre Anyronkopé, les autres villages riverains bénéficiaires de ces deux sous-projets sont Zowla Kpoguédé, Boko, Adjodogou, Wogba, Follividjo, Wogba, Afidégnigban Hounlokoé et Zowlagan.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo va boucler le 27 mai prochain, une sortie sur le marché financier régional pour tenter de lever 35 milliards FCFA. Cette nouvelle opération se fera via une émission d’Obligations de relance, d’un nominal de 10 000 FCFA.
Selon l’agence Umoa-Titres, les titres du Trésor public togolais sont émis sur une maturité de 180 mois, soit 15 ans, et assortis d’un taux d’intérêt de 6,15% l’an.
Pour rappel, Lomé ambitionne de collecter auprès des investisseurs de l’Uemoa, 550 milliards FCFA cette année, selon la loi de finances 2022. Au bout de sept opérations réalisées, le Togo a engrangé 225 milliards FCFA, soit 50% de ses prévisions de mobilisation de ressources sur le marché financier régional.
Esaïe Edoh
Le service des urgences chirurgicales du CHU Sylvanus Olympio (CHU-SO), hôpital de référence du Togo, vient de bénéficier d’un appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), qui lui permet de faire peau neuve.
L’infrastructure, complètement rénovée et dotée de nouveaux équipements médico-techniques, a été officiellement remise aux autorités sanitaires, jeudi 19 mai 2022. Ce fut à la faveur d’une cérémonie, en présence d’Aliou Dia, Représentant résident du Pnud au Togo, de la représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo, de la Directrice de cabinet du ministère de la Santé, Midamegbe Akakpo et du Directeur général du CHU, Dr Agbobli Yawo Apélėtė.

Cet appui est évalué à près de 200 millions FCFA (dont 61% pour la rénovation et 39% pour les équipements). Les travaux de réhabilitation ont été exécutés dans un délai de 12 mois, et ont permis notamment de plus que doubler la capacité d’accueil de l’infrastructure, passant de 12 à 30 lits, et d’améliorer les conditions de travail du personnel.

« Je voudrais exhorter l’ensemble du personnel du CHU Sylvanus Olympio à entretenir cet ouvrage avec beaucoup de responsabilités et à continuer à mettre dans ses priorités, le professionnalisme, la rigueur, la courtoisie, l’efficacité et l’engagement pour le bien-être de la communauté », a déclaré le Représentant résident du Pnud.
Cet appui de l'institution onusienne intervient dans le cadre de l’initiative ‘Impact communautaire 2030’, en vue « d’améliorer les conditions de soins dans le respect de la dignité humaine ».
Outre cette infrastructure, une phase de rénovation est également en cours au sein du CHU, cette fois-ci, pour moderniser les équipements médico-techniques du service de réanimation polyvalente.
Alors que le sujet fait encore débat dans les milieux autorisés et que les positions sont diverses, Edem Tengue, ministre de l’Economie maritime, s’est prononcé dans une interview accordée à la Tribune Afrique, sur la question du rachat des activités portuaires du groupe Bolloré par l’Italo-Suisse MSC. L’armateur est déjà présent sur la plateforme togolaise où il opère le plus important terminal (Lomé Container Terminal) à conteneurs (qui traite près de 90% du trafic conteneurs) du Port.
En mars dernier, les deux groupes européens qui forment le duopole qui gère l'essentiel de l'activité de manutention au Port de Lomé, sont tombés d'accord pour que la compagnie du milliardaire breton cède ses activités africaines à MSC, détenue par une famille italienne, les Aponte.
Si l'opération a fait le tour des médias, les dernières diligences sont en cours pour que l'armateur basé à Genève dont les états de services à Lomé semblent jusque-là “plus que satisfaisants” prenne effectivement la place de Bolloré, d’ici mars 2023. LCT a en effet fortement contribué à multiplier par 5, le trafic conteneurs au Port de Lomé, en moins de 10 ans.
Grâce à ce deal, MSC se retrouverait en monopole sur toute l'activité de manutention portuaire, une situation que Lomé pourrait bloquer, eu égard aux commentaires du ministre de tutelle, ancien DG de Maersk, l’autre mastodonte en ballottage avec MSC, même si le Danois réduit la voilure en Afrique.
"Bien qu'un accord ait été trouvé entre les deux groupes, les discussions ne sont pas encore terminées. Néanmoins, le gouvernement se réserve le droit de commenter cette opération au moment opportun. Pour le moment, tout commentaire serait prématuré", a réagi Edem Tengue.
Notons que Togo Terminal qui vient d'être cédé aux Aponte, dispose au Togo, d'une concession d'exploitation de 35 ans.
Depuis 2014, année de démarrage des activités de LCT, le volume de conteneurs traités au Port de Lomé a quintuplé. L’entreprise qui fait de Lomé son hub régional, a prévu d’investir plus de 400 millions d’euros dans la plateforme portuaire togolaise. “L'arrivée de MSC a permis de décupler la capacité du Togo à se connecter directement aux autres ports d'Afrique.”, s’est félicité le ministre togolais
Fiacre E. Kakpo
Dix-huit mois après le démarrage effectif de ses activités, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) veut accélérer la cadence, afin d’accroître l’impact de ses interventions auprès des consommateurs. Pour y arriver, le gendarme des télécommunications mise sur un diptyque : la régulation par la donnée et le renforcement des capacités des médias dans le traitement des informations liées à l’Arcep.
Mardi 17 mai dernier, jour de célébration de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, une master class réunissant des professionnels des médias et des associations de consommateurs a permis de partager et de plancher sur la démarche.
“Conformément à son nouveau plan stratégique, l’Arcep a inscrit la régulation par la donnée (miser sur la puissance de l’information pour orienter le marché et les choix des consommateurs) au cœur de sa vision qui se traduit par la formule “promouvoir l’accès aux services numériques par une régulation par tous et pour tous”, explique Michel Yaovi Galley, Directeur général de l’institution. D’ailleurs, poursuit-il, “en s’appuyant sur des outils technologiques de dernière génération ainsi que sur sa plateforme de contrôle et de supervision de la qualité de service (QoS), l’Arcep démontre aussi bien son savoir-faire que son faire-savoir”.
Les médias comme “maillon de la chaîne de transmission des messages”
Si auparavant, les données n’étaient pas accessibles dans les télécoms, l’Arcep a révolutionné la pratique en ouvrant une ère de l’Open data, a souligné Hervé Pana, son Conseiller en Communication. Ceci étant, les médias ont un rôle primordial à jouer dans le sens d’une meilleure régulation du secteur, estime-t-il. “La régulation par la donnée ne saurait prospérer sans la contribution des journalistes qui, par la production d’analyses et de contenus pertinents, éclairent et guident le choix des consommateurs”, fait observer pour sa part, le Top Manager de l’institution.
Cela, assure l’institution, passera forcément par une optimisation des contenus rédactionnels à l’effet de faire des abonnés des services télécoms, non plus de simples consommateurs mais plutôt des conso-acteurs ou des micro-régulateurs des télécommunications, de l’avis de Hervé Pana. Des activités similaires (master class, ateliers) sont ainsi envisagées.
Pour rappel, le nouveau plan stratégique de l’Arcep élaboré sur la période 2021-2023 et aligné sur les objectifs gouvernementaux, comporte plusieurs chantiers opérationnels, destinés à matérialiser la transformation digitale du pays, améliorer et dynamiser la concurrence ainsi que la protection des droits des consommateurs. A ce jour, 60% des chantiers ont été exécutés, annonce-t-on.
Octave A. Bruce
Au Togo, l’Institut national de formation agricole de Tové (INFA de Tové) et l’Institut des Sciences Technologiques, Économiques et Administratives (FORMATEC), vont bénéficier chacun d’un appui de 2 milliards FCFA (3 millions €) de l'Allemagne. Ces fonds seront débloqués via la Banque de développement (KfW) allemande, dans le cadre du mécanisme d’appui SIFA (Initiative Compétences pour l’Afrique), promu par l’agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD).
Ce financement a fait l’objet d’une signature de convention mercredi 18 mai 2022, notamment entre les deux instituts d’enseignement togolais et les ministères chargés de l’agriculture et de l’enseignement technique, au cabinet du ministère de l'Agriculture, de l’élevage et du développement rural à Lomé.
Renforcement en infrastructures et matériel
Pour l’INFA de Tové, ces fonds serviront notamment à se doter d’infrastructures et d’équipements de recherche, en vue de renforcer la formation des femmes et des couches défavorisées.
"Ce projet dont nous bénéficions, va nous appuyer dans le développement de nos infrastructures. Nous allons construire une cité de jeunes filles de 88 places, dans le cadre de cette initiative destinée à former les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables.”, a indiqué Soedji Kokouvi, DG de l’INFA de Tové.
Il s’agira également de se doter d’une médiathèque, d’un complexe agro-alimentaire, d'une unité de traitement des déchets pour la protection de l’environnement, ainsi que de matériel et équipements comme des tracteurs, ajoute-t-on.

De même, pour l'Institut FORMATEC, ces ressources seront consacrées à la construction de nouvelles infrastructures de recherche, notamment un laboratoire de référence en BTP, et un centre de formation en énergies renouvelables pour 1000 bénéficiaires.
Le Togo a rejoint l'initiative SIFA en 2018, en tant que l'un des 08 pays pilotes africains.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le prix indicatif aux producteurs du cacao qualité supérieure est revu à la baisse à 905 FCFA le kilo sur la période du 16 au 31 mai, alors qu’il était vendu à 960 FCFA le kilo, du 1er au 15 du même mois ; ce qui traduit une diminution du prix, de 6%.
Pendant ce temps, le kilo du Café sain Robusta passe de 860 FCFA à 845 FCFA, soit une baisse de 1,7% de son prix.
Les nouveaux prix indicatifs de ces deux produits ont été communiqués par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), qui précise qu’ils sont « déterminés sur la base des cours mondiaux » et calculés par rapport à l'échéance de juillet 2022.
On note tout de même qu’entre le 31 mars 2022 et le 16 mai 2022, le prix du cacao a enregistré une baisse de 6% alors que celui du café a enregistré une hausse de 1,8%, passant ainsi de 830 FCFA à 845 FCFA.
Esaïe Edoh
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