Togo First

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Au Togo, les activités sur le Lac Nangbéto sont suspendues du 15 août au 15 novembre 2022, période correspondant au repos biologique des poissons. C'est ce que rappelle Edem Kokou Tengue, ministre de l’Economie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, dans un communiqué émis à l’endroit des usagers du Lac.

« Le repos biologique, instauré sur le lac de Nangbéto dans le cadre des mesures de gestion durable, vise à favoriser le repeuplement du lac en ressources halieutiques en vue d’assurer leur durabilité dans l’intérêt des générations présentes et futures. », indique l’autorité.

Ainsi, tous les contrevenants, surpris en train de « pêcher sur ce lac, de transporter ou de vendre les produits de pêche provenant de ce lac », seront punis conformément à la loi en vigueur, indique-t-on.

Pour rappel, outre les activités de pêche, le Lac Nangbéto fournit du poisson via l'aquaculture. Le site est ainsi le lieu de déploiement du Projet de Développement de l’Aquaculture au Togo (PDAT), qui a fourni pour quelque 380 millions FCFA de matériels aux producteurs piscicoles en vue de booster l’élevage de Tilapia. Jusqu’à avril 2022, cet investissement aura permis de produire près de 30 tonnes de tilapia à destination du marché local.

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Le Japon et le Togo ont conclu le jeudi 11 août 2022, un accord de financement de 1,75 milliard FCFA au profit des populations togolaises vulnérables. La convention a été signée par le ministre togolais de l’agriculture Antoine Lekpa Gbégbéni et Ikkatai Katsuya, Ambassadeur du Japon au Togo.

A travers ce protocole qui s’inscrit dans le cadre du Projet Kennedy Round, le Togo va réceptionner une quantité de riz blanc au profit des populations vulnérables sur l’ensemble du territoire national. Selon le Japon, ce soutien vise à aider Lomé à faire face aux effets du changement climatiques sur les productions du riz, notamment, ainsi qu’aux perturbations économiques liées à la Covid-19.

C’est aussi une façon de soutenir le gouvernement togolais qui fournit des efforts considérables pour assurer à sa population, la sécurité alimentaire et nutritionnelle, apprend-on.

Notons que grâce à des cargaisons de riz déjà offertes cette année par les autorités du pays du Soleil levant dans le cadre du projet KR, le Togo selon Antoine Gbégbéni, a « financé plusieurs projets inscrits dans la feuille de route gouvernementale Togo 2025 pour le secteur agricole. Il s’agit notamment de la mise en place des zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) et du désenclavement des régions du Togo à travers l’aménagement des pistes rurales ». Ceci, grâce aux fonds de contrepartie de la vente du riz KR.

En rappel, cette année, le Togo a déjà obtenu du gouvernement japonais, 6000 tonnes de riz blanc pour une valeur de 3 milliards FCFA. Une cargaison de riz blanc d’environ 2 700 tonnes pour le compte de ce projet est attendue en début 2023.

Esaïe Edoh 

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Le Togo fait le point sur ses engagements pris dans le cadre de la mise en oeuvre de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf). C’est à la faveur d’un atelier national de révision, d'une durée de quatre jours, lancé mardi 09 août 2022 à Lomé, avec l’appui de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). C’est ce qu’indique le ministère en charge du Commerce.

« Quand on dit révision, c’est qu’il y a eu une première étape. Cette première étape a consisté en l’élaboration de la liste des engagements spécifiques du Togo. (...) Chaque pays de la CEDEAO doit à présent procéder à la révision de sa liste en tenant compte des observations formulées par le Secrétariat de la ZLECAf et les autres Etats. C’est cet exercice qui débute aujourd’hui avec les acteurs du secteur de la communication », a expliqué Katchali Batchassi, Directeur du commerce extérieur et négociateur en Chef de la ZLECAf pour le Togo.

En effet, dans le cadre de l’opérationnalisation de la zone de libre-échange continentale, les pays ont décidé de libéraliser en premier, cinq secteurs que sont les services de transports, les services de communication, les services financiers, les services fournis aux entreprises et les services relatifs au tourisme et aux voyages. Ceci a conduit chaque pays à élaborer une liste d’engagements.

Il s’agit ainsi, durant ces travaux, de recevoir le feedback du Secrétariat de la ZLECAf (autorité en charge du déploiement de la zone), qui, suite à la verification, a fait ses observations. Cette réévaluation intervient en prélude aux négociations sur les cinq secteurs prioritaires entre pays membres.

Pour rappel, la ZLECAF, dont la mise en oeuvre a commencé le 1er janvier 2021, totalise aujourd’hui 54 Etats signataires dont 43 ont déposé leurs instruments de ratification.

Le Togo et plusieurs pays d’Afrique subsaharienne vont bénéficier d’un financement américain, dans le cadre d'un programme de renforcement de la démocratie sur le continent. La facilité, qui représente un investissement de 2 milliards $ sur dix ans, a été annoncée par le Secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, en début de semaine (lundi 8 août), lors de son discours d’allocution, pendant sa visite en Afrique du Sud.


Ces fonds seront déployés dans le cadre du « Global Fragility Act », un mécanisme du département d’Etat qui vise à favoriser des « sociétés plus pacifiques, plus inclusives et plus résilientes dans des endroits où les conditions sont propices aux conflits ».

Plus concrètement, le programme prévoit que les USA apportent leur aide dans des domaines précis qu’ils auront identifiés. Cette stratégie américaine s’appuie sur « des décennies de leçons apprises en matière de prévention des conflits, comme le fait de cultiver de bonnes relations entre les dirigeants communautaires, les responsables gouvernementaux et les forces de sécurité, qui sont essentielles pour désamorcer les tensions avant qu'elles ne dégénèrent en violence, et de renforcer la résilience face aux effets déstabilisants du changement climatique, comme des sécheresses plus fréquentes et plus graves », d’après le Secrétaire d’Etat américain.

Au Togo, la diplomatie de l’administration Biden, représentée par l’ambassadeure Fitzsimmons, se positionne aussi de plus en plus sur le terrain du renforcement de la sécurité, dans un contexte de terrorisme grandissant, au Sahel et dans le Golfe de Guinée. Le Togo va ainsi coopérer avec l’Oncle Sam, sur une mission pluriannuelle de prévention des conflits en Afrique.

Hormis le Togo en Afrique de l’Ouest, on retrouve notamment le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana, et la Guinée, parmi les bénéficiaires annoncés.

Par ailleurs, un sommet USA-Afrique s'annonce en décembre prochain, autour des questions de coopération sur plusieurs sujets entre Washington et ses partenaires africains, tels que la sécurité alimentaire en plein conflit russo-ukrainien et le changement climatique. Ceci intervient aussi à un moment où des puissances concurrentes à l'Oncle Sam comme la Russie, font un appel du pied au continent africain, sur le terrain économique et diplomatique.

Ayi Renaud Dossavi

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Les Etats du Togo et du Gabon ont conclu la semaine dernière à Libreville, un protocole d’accord sur la suppression des frais de roaming au profit des abonnés des services de téléphonie mobile des deux pays. La nouvelle a été rendue publique ce mardi 9 août 2022 par l’Autorité de régulation des communications électroniques et postes (Arcep).

Précisément, grâce à cet accord, une baisse drastique des prix sera effective sur les communications mobiles (voix, data et sms) en itinérance, favorisant ainsi la mobilité des citoyens. Également, indiquent les régulateurs des deux pays, « il sera désormais possible d’utiliser une carte SIM togolaise au Gabon et vice-versa sans payer de frais de roaming qui rendent ces communications mobiles extrêmement chères ».

Aussi « la réception des appels sera désormais gratuite et les appels émis dans le pays visité seront facturés aux tarifs locaux hors forfaits, soit jusqu’à 10 fois moins chers qu’actuellement”.

Ce protocole qui renforce la coopération entre le Togo et le Gabon, selon les deux régulateurs, s'inscrit dans le cadre de la création d’un marché unique africain au sein de l’alliance SMART AFRICA dont le Togo fait partie. A ce titre, le Togo entend poursuivre l’élargissement dudit accord avec l’intégration d’autres pays d’Afrique.

Esaïe Edoh 

Au Togo, Zener, ex-Sodigaz, obtient un financement de 16,2 millions €, de la SFI (Société financière internationale), filiale du groupe de la Banque mondiale qui s’occupe du secteur privé.

Ces ressources permettront à la société togolaise spécialisée dans la distribution de gaz de pétrole liquéfié (GPL), butane ou propane, d'élargir son terminal de GPL au port de Lomé, d'augmenter la disponibilité de bouteilles de gaz de 3 600 tonnes supplémentaires à travers le pays, et d'équiper cinq futures stations-service de stations d'échange de bouteilles de GPL et de kits solaires.

« Le financement de 16,2 millions d'euros structuré par IFC en faveur de Zener, dont les opérations couvrent l'ensemble de la filière du gaz de pétrole liquéfié (GPL) au Togo, comprend un prêt de 8,1 millions d'euros d'IFC pour son propre compte et un prêt parallèle de 8,1 millions d'euros qui sera mobilisé auprès d'autres partenaires. », indique la SFI dans un communiqué émis la semaine dernière

Pour la SFI, cette facilité accordée à la société togolaise vise à réduire la consommation de biomasse (bois de chauffe), comme source d’énergie dans le pays, au moment où les préoccupations sur la préservation de l’environnement se font de plus en plus pressantes.

Il s’agit ainsi « [d’] accroître l'accès au GPL comme énergie domestique au Togo », alors que plus de 90 % de la population du pays utilisent de la biomasse, notamment le charbon de bois et le bois de chauffage, comme principales sources d'énergie pour cuisiner.

5 zener

« Zener possède le seul terminal d'importation de GPL par voie maritime au Togo, lequel fonctionne actuellement à sa capacité maximale. L'appui d'IFC permettra à Zener d'agrandir le terminal pour continuer à accroître le recours au GPL et de contribuer à réduire l'empreinte carbone du pays à mesure que les consommateurs adoptent le GPL comme une meilleure alternative aux combustibles issus de la biomasse », a indiqué Jonas Daou, directeur général de Zener.

Pour la SFI, Zener fait partie des entreprises identifiées dans le cadre d'une initiative pilote baptisée « Local Champions », un programme conçu pour soutenir les entreprises locales à fort potentiel dans les pays à faible revenu. 

Avant ce financement, la SFI avait annoncé son appui à un autre « champion » local, à savoir le transporteur Gozem, qui bénéficie de ressources pour financer 6000 conducteurs de motos-taxis. 

Ayi Renaud Dossavi 

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Le Togo, via son Trésor Public, a bouclé le vendredi 5 août 2022 avec succès, une nouvelle sortie qui lui a permis d’emprunter 25 milliards FCFA sur le marché financier régional.

Selon le compte rendu de l’agence Umoa-Titres, près d’une trentaine de soumissions ont été enregistrées pour un total de 42 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 168% de l’opération.

Cette mobilisation effectuée à travers des émissions d’obligation de relance, vise à financer la stratégie de relance économique post-covid-19 du pays et renouer avec les performances d’avant la crise sanitaire.  

Les titres émis, d’un nominal de 10 000 FCFA, sont stipulés sur une maturité de 5 ans et assortis d’un taux d’intérêt fixe de 5,7% l’an.

Pour rappel, le Togo envisage de mobiliser 550 milliards FCFA sur le marché des titres publics cette année selon la loi de finance 2022. 

Esaïe Edoh 

Les questions relatives à la mise en œuvre des réformes inscrites au programme Threshold du Millennium Challenge Corporation (MCC) ont été abordées le mardi 2 août 2022 dernier à Lomé par la Ministre, Secrétaire générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson et l’ambassadrice des États-Unis au Togo, Elizabeth Fitzsimmons.

Principalement, la diplomate américaine a salué les performances du Togo, réalisées grâce aux réformes mises en œuvre dans le cadre de l’éligibilité du Togo au MCC. Sandra Johnson, pour sa part, a indiqué que ce résultat était attribuable à l’engagement du président togolais, Faure Gnassingbé, qui « s’est inscrit dans une dynamique de réformes dont les retombées vont aujourd’hui au-delà des ressources que le pays peut espérer du MCC ».

Les deux personnalités ont aussi échangé sur l'organisation du prochain sommet des leaders USA- Afrique et sur des sujets relatifs à la sécurité régionale.

En rappel, les deux pays développent un partenariat dans plusieurs domaines notamment la sécurité, la diplomatie, l’économie, le commerce, l’éducation, la santé et l’agriculture. Cette relation de coopération entre Washington et Lomé, l’appui des Etats-Unis au gouvernement togolais dans le maintien de la sécurité maritime et la mise en œuvre des programmes de développement ont été salués par Sandra Ablamba Johnson.

Esaïe Edoh

En conseil des ministres, le mercredi 3 août 2022, l’exécutif togolais a annoncé la création d’un comité de régulation de l’Assurance maladie universelle (AMU).

A travers l’examen et la prise d’un projet de décret, le conseil a défini la mission, la composition, l’organisation et le fonctionnement du comité. Précisément, il s'agira pour cet organe de donner les orientations nécessaires, garantir l’équilibre financier et contribuer à la pérennité du système national d’assurance maladie.

Le comité de régulation devrait « renforcer le cadre de gouvernance de cette assurance », selon les autorités togolaises. Ceci, conformément à l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, relatif au renforcement de l’inclusion et de l’harmonie sociales.

Notons que la gestion de l’AMU a été confiée à l’INAM (Institut national d’Assurance Maladie), dont les attributions ont été élargies récemment. Le projet vise à garantir l’accès de toutes les couches de la population togolaise à des soins de santé de qualité, grâce à un mécanisme de mutualisation des risques et de solidarité dans le financement.

Esaïe Edoh 

Lomé, la capitale togolaise, va accueillir la 72è session du comité régional Afrique de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), du 22 au 26 août prochains.

L’information émane du ministre de la santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins, à la faveur d’une communication présentée en Conseil des ministres, mercredi 03 août 2022. 

« Cette désignation est une reconnaissance des efforts et avancées réalisés par notre pays, sous le leadership du Chef de l’Etat, dans le domaine de la santé publique. », s’est notamment félicité l'exécutif. « Le Conseil a salué ce choix et encouragé tous les ministres à s’impliquer activement pour la réussite de cette réunion régionale », ajoute-t-on.

Selon l’agenda prévisionnel de l’OMS Afrique, la rencontre, sous format hybride, sera structurée sur 5 piliers. Elle abordera des questions comme la Stratégie régionale pour lutter contre les maladies non transmissibles graves dans les établissements de santé de premier niveau, le cadre pour le renforcement de la mise en œuvre du plan d'action global pour la santé mentale, la protection contre les risques financiers en vue d'une couverture sanitaire universelle dans la région africaine de l'OMS, un cadre pour la lutte intégrée, l'élimination et l'éradication des maladies tropicales et à vecteur dans la région africaine 2022-2030, ou encore le renforcement de l’agence onusienne, pour un soutien plus efficace et efficient apporté aux pays africains.

Pour rappel, le Togo avait abrité (via visioconférence) la session précédente du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique.

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