Togo First

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Quelques semaines après l’annonce de l’audit de plusieurs entreprises de l’Etat, la Société autonome de financement de l'entretien routier (SAFER) lance à son tour, un avis de sollicitation de consultant pour auditer les travaux qu’elle a financés et réalisés durant l'exercice 2021-2022. L’avis à manifestations d’intérêt est publié ce mardi 03 mai 2022 dans le quotidien national Togo presse.

Précisément, le consultant qui sera retenu, réalisera un audit technique et financier des programmes d’entretien routier exécutés par la Direction générale des travaux publics (DGTP) et les activités de formation réalisées par le Centre régional de formation en entretien routier (Cerfer).

L’audit prendra également en compte les marchés publics, passés par la société au cours de l’exercice 2021-2022.

Notons que la Safer, pour le compte de cette année, espère mobiliser 24 milliards FCFA, afin de financer les travaux de réfection des routes et pistes rurales. Mais la taxe sur les véhicules à moteur (TVM) qui devrait contribuer à hauteur de 2 milliards FCFA à ces ressources, a été suspendue depuis le 11 avril 2022 par le gouvernement aux fins « d’atténuer l’impact de l’inflation constatée sur les activités de transports des marchandises et de personnes ». 

Esaïe Edoh

Au Togo, le gouvernement fixe le prix de vente du sac d’engrais (un sac de 50 kg de NPK 151515 et de l'Urée 46 % N), à 18000 FCFA, pour la prochaine campagne agricole 2022-2023. L’information émane du ministre en charge de l'Agriculture togolais, Antoine Lekpa Gbegbeni, faisant écho aux subventions sur les intrants agricoles, annoncées par l’exécutif en début de mois, dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat, face à la vie chère.

Si ce prix, marque une hausse de 44 % par rapport à celui fixé l’an dernier (qui était de 12500 FCFA), il reste tout de même bien en dessous des tarifs ayant cours dans la sous-région, qui oscillent entre 19 000 et 25000 FCFA, selon la formule.

Par ces subventions, il s’agit de « soutenir nos braves agriculteurs en cette période de conjoncture difficile », a insisté le ministre en charge du secteur agricole, dans un contexte de flambée des prix sur les marchés, à l’international et au niveau local. 

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Le Togo, au terme de sa sortie, vendredi 29 avril 2022 sur le marché financier régional, a réussi un emprunt de 33 milliards FCFA auprès des investisseurs.

L’opération qui s’est faite via une émission d’Obligations de relance, a enregistré, d’après le compte rendu publié par l’agence Umoa-Titres, des souscriptions à hauteur de 40 milliards FCFA contre 30 milliards FCFA sollicités par le Trésor public. Soit un taux de couverture de 133%, grâce à la participation de 14 investisseurs de l’espace Uemoa.

En rappel, les obligations ont été émises pour une valeur nominale de 10.000 FCFA, et stipulées sur une maturité de 120 mois pour un taux d’intérêt fixé à 5,9%.

Les nouvelles ressources collectées, portent à 225 milliards FCFA, le total des emprunts du pays sur le marché financier régional, cette année 2022 en 7 opérations bouclées.

Esaïe Edoh 

A la suite d’une demande du Maire d’Adétikopé, adressée en mars 2021 à PIA en vue de la rénovation de l’Ecole Primaire Publique (EPP) AYAYI de la localité, une visite des lieux avait été faite. A l’issue de celle-ci, la réfection de cette infrastructure éducative s’est révélée indispensable.

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Dans le cadre des actions relevant de sa responsabilité sociétale, la PIA a confié la rénovation du toit de l’école à un entrepreneur local, AFALCO qui a proposé d’exécuter les travaux à 32 millions FCFA.

Mais à la suite d’un entretien de PIA avec les collectivités locales et les autorités scolaires de la communauté, le projet s’est étendu à la reconstruction et à la clôture globale de l’école qui comporte ainsi trois (03) blocs scolaires disposant, chacun, de trois (03) salles de classe.

A ce jour, le coût total de la rénovation revient à 75.995.000 FCFA, soit une contribution de 60 & 40 % respectivement d'AFALCO + RCC et PIA.

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Mercredi 27 Avril 2022, date de commémoration de l’Indépendance du Togo, les clés de ce bâtiment entièrement rénové ont été officiellement remises aux autorités locales, en présence des enseignants, des écoliers et de leurs parents.

La rénovation de cette école offre plusieurs avantages aux parties prenantes, à savoir :   

  • Les écoliers (plus de 1000) et leurs 21 enseignants pourront étudier et enseigner dans une atmosphère propice et plus confortable,
  • Les écoliers sont désormais protégés des intrusions extérieures et des interférences du public,
  • Les élèves sont plus motivés à étudier pour s’assurer un avenir radieux

La PIA place le développement durable au cœur de sa stratégie et a mis en place, depuis son lancement, des actions sociales permettant d’impacter positivement les populations. Les Togolais, qu’ils soient des employés de PIA ou pas, ont toujours été d'un soutien de taille dans nos opérations et notre devoir reste de les soutenir dans les défis quotidiens auxquels ils sont confrontés.

A propos de PIA 

La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) est issue d’un partenariat entre la République togolaise et Arise IIP. Cette plateforme, qui mobilisera un investissement total de 130 milliards de francs CFA, est opérationnelle à partir de janvier 2021 (Phase 1).

Avec PIA

Après l’accord des députés togolais le 22 avril 2022 à l’entrée du Togo au Commonwealth, le gouvernement annonce le dépôt officiel de sa candidature en juin prochain.

Le dépôt se fera à l’occasion du sommet de l’organisation qui se tiendra au Rwanda. D’après le ministre des Droits de l’Homme, de la formation à la Citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République, Christian Trimua, cet acte va marquer le début d’une nouvelle phase du processus d’adhésion que le gouvernement entend conduire « jusqu’à son aboutissement, pour le bien-être de chaque Togolais ».

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Avec son entrée dans cette organisation de 2,5 milliards de consommateurs, Lomé, apprend-on, ambitionne de s’inscrire dans une nouvelle dynamique économique, celle de s’ouvrir davantage au reste du monde pour attirer les investissements étrangers et renforcer ses échanges commerciaux extérieurs.

Si les autorités togolaises soulignent que ceci ne marque pas une rupture avec la Francophonie, ce pas devra néanmoins les amener à « renforcer les programmes d’enseignement de l’anglais », indique-t-on.

Esaïe Edoh

Entre 2020 et 2021, le temps d’attente des navires en rade sur les côtes togolaises, c’est à dire des bâtiments qui mouillent dans les eaux territoriales autour de l'infrastructure portuaire en attendant d’y faire escale ou non, est passé d’un cumul d'environ 27h à 22h, marquant une réduction annuelle de 5 heures, selon les détails de performance fournis par le ministère en charge de l’économie maritime.

1 attente

Sur la même période, le temps de passage des conteneurs est passé de 13,4 à 11,45 jours pour les conteneurs à destination du Togo, et de 16,95 à 15,5 jours pour les conteneurs en transit. Ceci s’explique par « l’optimisation des processus de gestion des trafics et des procédures de traitement des marchandises », selon le Port de Lomé.

Cette amélioration du temps de traitement des navires, intervient sur fond de hausse légère du nombre de ces navires n'entrant pas au port, qui est annuellement passé de 1239 en 2020, à 1329 en 2021, une progression annuelle de 7,26%, selon les autorités portuaires.

De plus, indique la même source, le nombre de navires ayant fait escale au port autonome de Lomé pour la même période a grimpé de près de 11%, passant de 967 en 2020 à 1073 en 2021 (avec une progression de 0.41% enregistrée pour les navires porte-conteneurs).

Rappelons que, malgré la pandémie à Covid-19, le trafic global au Port a connu une croissance annuelle de 14,17% entre 2020 et 2021. Sur la période, le trafic de conteneurs EVP a progressé de 14,72% tandis que la desserte maritime est passée de 1510 navires à 1629 navires en 2021, soit une croissance de 7,88%.

Au total, 29,6 millions de tonnes de marchandises ont été déchargées en 2021, soit près de 3,5 millions de tonnes de plus que l’année précédente, en hausse de 14,18%.

L’amélioration de toutes ces statistiques aura consolidé 5 années de progression des activités sur l'infrastructure portuaire. Ainsi, de 2017 à 2021, le chiffre d’affaires du Port Autonome de Lomé (PAL) a progressé de 34 %, passant de 26 milliards FCFA à 35 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

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Pour le mois d’avril 2022 seul, les subventions sur le carburant s'élèvent à plus de 12 milliards FCFA, selon Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce. « Par rapport aux subventions sur les produits pétroliers, pour le seul mois d'avril finissant, nous en sommes à plus de 12 milliards FCFA », a-t-il confié aux médias, jeudi 28 avril 2022. C’était à la faveur d’une conférence de presse conjointement animée avec ses homologues, Christian Trimua, Akodah Ayéwouadan et Kanka-Malik Natchaba, respectivement ministres en charge des droits de l’homme et de la communication (porte-paroles de l'exécutif), et Secrétaire Général du gouvernement.

Dans le détail, « le super sans plomb, s’il fallait le vendre au coût réel, coûterait 851 F le litre », a précisé Kodjo Adedze, relevant que « l'Etat débourse près de 256 francs additionnels pour faire en sorte que ce produit soit disponible à la pompe au prix actuel (595 FCFA, ndlr) ».

Le ministre a surtout mis l’accent sur les défis d’approvisionnement, du fait de la rareté de produits pétroliers, ce qui en rajoute aux efforts publics, pour couvrir et stabiliser les besoins nationaux. « La problématique, ce n'est pas seulement le prix, mais la disponibilité des produits », a-t-il ainsi résumé.

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Rappelons que le Togo a procédé le mois dernier à une hausse du prix du carburant à la pompe, sur fond d’inflation mondiale, avec notamment une augmentation de 16 % sur le prix du super sans plomb, et 13,8 % sur le mélange-deux-temps.

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, les mesures de soutien face à la vie chère, comme l’exonération de la TVA sur les produits de consommation importés (huile végétale, lait, farine de blé, des concentrés de tomates), et de suspension des prix des tickets de marché, des tickets, vont coûter à l’Etat environ 5 milliards FCFA sur les trois premiers mois.

Cette première estimation émane du ministre en charge du commerce, Kodjo Adedze, à la faveur d'une conférence de presse réunissant trois autres membres du gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbé, comprenant les deux porte-parole du gouvernement, les ministres Christian Trimua, et Akodah Ayewouadan, ainsi que Kanka-Malick Natchaba, Secrétaire Général du gouvernement.

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À cette occasion, les quatre officiels sont revenus plus longuement sur les dernières mesures de soutien face à la vie chère, annoncées la veille par le Chef d'Etat togolais, Faure ganssingbé, à l’occasion de la célébration de l'indépendance nationale.

Ces mesures incluent au total, une suspension dès le mois de mai jusqu’en fin d’année, du remboursement de l'avance d'un mois sur salaire accordée aux travailleurs des secteurs public et parapublic en début d'année, une suspension du paiement des taxes de tickets de marché au cours des 3 prochains mois à compter de mai 2022, un plafonnement des prix des produits de consommation locaux et importés, et une réduction de 2 points (ou 4 points pour les plus défavorisés), du taux d'intérêt pour les crédits accordés via le Fonds national de la finance inclusive (FNFI).

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Sur le coût de ces mesures, « l’Etat interviendra sur la base des prévisions qui existent déjà. Les communes ne perdront pas de ressources », a précisé le ministre Adedze. « Ces interventions devraient coûter à l’Etat autour du milliard pour la suspension des prix du Tickets », indique Kodzo Adedze. S’agissant des « mesures en termes de plafonnement des prix des produits importés, et d'exonération de la TVA sur les trois mois, l'évaluation se situe autour de 4 milliards pour les trois mois », soit un total de près de 5 milliards FCFA sur la période.

Suivi continu de la situation

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Réagissant à une question, le Secrétaire-général Kanka-Malik Natchaba explique que si l’Etat n'exclut pas la possibilité de supprimer purement et simplement le remboursement de l’avance sur salaire accordée aux fonctionnaires et assimilés, cette option n’est toutefois pas encore sur la table. Ce choix dépendra de l’évolution de la situation socio-économique, qui « fait l'objet d'un suivi permanent de la part du gouvernement », selon lui. Le gouvernement pourrait par ailleurs, étendre cette facilité en fonction de la situation.

Pour rappel, les prix des produits alimentaires ont atteint des niveaux records au plan mondial, au premier trimestre de l’année. Dans un contexte de tensions d’approvisionnement lié à la guerre en Ukraine, les prix de produits pétroliers ont augmenté sur le territoire togolais. Ces premières hausses avaient déjà entraîné des mesures de soutien de la part du gouvernement, dont la suspension de la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM) et le plafonnement des tarifs de transport des marchandises et personnes.

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Quel impact sur les mobilisations fiscales ? 

Ces assouplissements additionnels, qui devraient être suivis d’autres, selon les ministres, et les pressions sur le tissu socio-économique, pourraient avoir un impact sur les prévisions de mobilisations fiscales de l'Etat. En effet, l’an dernier, le pays avait réussi à lever 720 milliards FCFA, et prévoyait de renforcer sa progression sur cette lancée avec un objectif assigné à l’OTR de 814 milliards FCFA en 2022. L'ensemble des mesures d'appui prises cette année pourrait pousser l'Etat à revoir à la baisse ses prévisions, alors qu’on n’en est qu’au deuxième trimestre de l’année.

Sur ce point également, le SG du gouvernement, a confié à Togo First, que les services compétents du gouvernement feront le point de la situation en temps utile, et qu'une décision sera prise à cette occasion.

Ayi Renaud Dossavi

Les élections régionales qui devaient se tenir cette année, devraient finalement avoir lieu en 2023. Cette précision a été apportée mercredi 27 avril par le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, dans son discours à l’occasion de la fête nationale.

Cette échéance électorale, une fois organisée, va conclure le processus de décentralisation entamé en depuis quelques années et marqué en juin 2019 par la tenue des élections locales.

Notons que dans la perspective de cette joute électorale, les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ont été élus en mars dernier par la représentation nationale, à la suite de l’adoption du projet de loi portant sur la création des collectivités régionales au cours du même mois.

D’ici fin 2022, le Togo sera doté d’une agence de transformation agricole, a annoncé hier le chef de l’Etat Faure Gnassingbé dans son adresse à la nation, au titre de première initiative pour développer l’agriculture du pays.

Cette agence en voie d'opérationnalisation, selon le ministre chargé de la communication, Prof Akodah Ayewouadan, sera « une structure qui va concentrer les moyens et impacter de façon plus décisive, le secteur ».

Le Président de la République a également annoncé la restructuration et l’accroissement des capacités d’intervention du mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA) fondé sur le partage des risques. Au même moment, une attention particulière sera accordée à la mécanisation et à l’irrigation dans le but d'accroître la productivité et les rendements agricoles.

Ces initiatives, souligne le N°1 togolais, viendront en appui à la politique de développement de l’agriculture, un secteur qui représente plus de 40 % du PIB du pays, et occupe près de 65% de sa population active, selon les derniers chiffres officiels disponibles.

Notons également que le développement de l’agriculture, selon l’exécutif togolais, fait partie de ses priorités. De fait, pour le compte de cette année, le budget prévisionnel du secteur est estimé à près de 45 milliards FCFA. 

Esaïe Edoh 

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