La Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) veut promouvoir les nouvelles technologies financières ou Fintechs et y accorder plus d'intérêt. L'institution sous-régionale, propre aux huit pays ayant le Franc CFA en commun, va lancer à cet effet, un Bureau de Connaissance et de Suivi des (BCSF), indique un communiqué.
Ce nouveau bureau aura notamment pour mission « de promouvoir le secteur des Fintech en organisant des échanges entre le Régulateur et ces acteurs », explique l’organe d’émission.
La structure aura également pour rôle de recueillir et traiter toute demande d’information ou d’entretien avec le régulateur sur ces questions, en vue d’accompagner le développement des Fintechs de l’Union. Il s’agit également de mettre en place un cadre d’échange et de dialogue, pour renforcer ce développement et faciliter les nécessaires régulations.
Cette introduction intervient dans un contexte où de nombreuses structures veulent conquérir le marché des services financiers, en particulier des services financiers offerts via le mobile.
Parmi ces acteurs, « devenus incontournables dans la transformation digitale et la promotion de l’inclusion financière », on retrouve ainsi des acteurs comme Wave, CinetPay, PayDunya, dans les services de transferts monétaires, ou encore la startup togolaise Semoa, active dans la digitalisation des services bancaires, notamment avec le Whatsapp Banking.
Au premier trimestre 2022, les fintechs ouest-africaines ont mobilisé 42 % des financements levés par les start-up de cette région, selon Baobab Insights, la plateforme d'information spécialisée sur le marché du capital-risque sur le continent, dans son dernier rapport trimestriel sur les finances en Afrique de l’Ouest.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le gouvernement annonce l’extension de l’inclusion financière à 255.000 nouveaux bénéficiaires, à l’horizon 2025. De fait, en fin de semaine dernière, en conseil des ministres, il a annoncé de nouvelles dispositions d’accès au Fonds national de finance inclusive (FNFI) en vue d’accélérer le processus et assurer la couverture de la population jusqu’ici faiblement couverte par le biais des structures de microfinance.
Ces mesures de trois ordres consistent d’abord en une bonification des frais de gestion aux prestataires de services financiers intervenant dans ces zones à faible couverture. Ensuite en la réduction des taux d’intérêt aux bénéficiaires des mêmes espaces géographiques (soit une réduction de 2 points sur le taux d’intérêts de tous les produits mis en place par le Fonds), et enfin, le relèvement du taux de compensation des impayés pour les prestataires en raison de 5% à 15%.
En effet, la mesure fait suite au constat d’un faible taux de couverture des prestations des structures de microfinances, dressé par le ministère chargé de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.
Si plusieurs localités restent encore non couvertes par ce fonds, les autorités évaluent le nombre de bénéficiaires en 7 ans de mise en œuvre, à près de 1,8 million de crédits directs octroyés correspondant à plus de 101 milliards de FCFA.
Notons qu’au titre des nouvelles dispositions, le conseil a autorisé que les créances envers les institutions de microfinances exclues du partenariat avec le FNFI en 2021, fassent l’objet d’un recouvrement par les services compétents.
Esaïe Edoh
Le gouvernement togolais ambitionne de construire 5 centres de soins mère-enfant sur le territoire, à raison d’un par région sanitaire. Le projet a été présenté en Conseil des ministres, jeudi 21 avril 2022, par le ministre délégué en charge de l’accès universel aux soins. Il devrait être réalisé via un Partenariat Public Privé, entre l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et « un partenaire privé », sans plus de précisions pour l’heure.
« La réalisation de ce projet permettra de renforcer le plateau technique de la santé en matériel de réanimation pédiatrique surtout néonatale ; ceci, afin d’assurer une meilleure prise en charge du couple mère-enfant et d’éviter des décès. », indique le gouvernement dans son communiqué. À cet égard, l’exécutif explore les possibilités pour « un démarrage imminent des chantiers ».
Au nombre des centres prévus, se trouve en particulier l’hôpital mère-enfant pour les régions du Grand Lomé et Maritime. La structure devrait avoir une capacité de 175 lits, et se positionner comme un centre de référence nationale. En comparaison, les hôpitaux des autres régions, moins peuplées, auront chacun une capacité de 50 lits, selon les informations.
Notons que l’INAM est déjà impliqué dans les ambitions de développement de l’accès aux soins. L’institution est notamment en charge du déploiement de l’assurance maladie universelle au Togo.
Cette année, l’Etat prévoit d’investir 19 milliards FCFA dans la couverture santé universelle.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo crée une unité de partenariat public-privé « Unité PPP », pour mieux encadrer la cooptation des acteurs privés dans sa stratégie de développement. Ceci, via la prise d’un projet de décret en conseil des ministres, jeudi 21 avril 2022.
L'unité aura pour mission « de conseiller et d’apporter de l’expertise aux autorités contractantes dans la préparation et l’exécution des contrats de partenariat public-privé », indique le communiqué du Conseil. Pour le gouvernement togolais, l’ambition est « de renforcer la compétitivité du pays et de diversifier ses sources de financement pour la réalisation des infrastructures stratégiques en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations », ajoute-t-on.
Le pays, qui a depuis quelques années, avec le PND, renforcé le rôle des acteurs privés dans sa stratégie de mobilisation de financement pour ses projets structurants, s’était déjà doté d’un ministère de la promotion de l’investissement. S’agissant de la nouvelle entité, elle devrait, apprend-on de sources proches du dossier, être rattachée à la Présidence togolaise.
Pour rappel, les PPP ont notamment permis au pays de mobiliser des investisseurs ou des ressources pour des projets de grande envergure, notamment la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), la centrale thermique Kekeli Efficient Power, ou encore la centrale photovoltaïque de Blitta.
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Le gouvernement togolais veut assainir l'environnement des Systèmes financiers décentralisés (SFD) ou microfinances. À la faveur du dernier Conseil des ministres, qui s'est tenu dans la localité de Garo dans la Région des Savanes, jeudi 21 avril 2022, le ministère des Finances a présenté « une nouvelle stratégie », en vue de rendre plus performant, le secteur de la microfinance, « tout en protégeant les populations ».
Cette stratégie, annoncée, « permettra de protéger l’épargne des populations et d’assainir le secteur », selon le communiqué du Conseil.
Il s'agira notamment, apprend-on, de procéder au redressement des Systèmes Financiers Décentralisés en difficulté, et « d'éradiquer la prolifération des structures illégales qui porte préjudice à la population vulnérable. », selon la note officielle.
Pour rappel, selon les dernières informations, le Togo est le pays de l'Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) où les institutions de microfinances cumulent le plus de richesses par rapport au PIB national. Ainsi, avec près de 260 milliards FCFA d’actifs en 2020, les actifs détenus par les SFD représentaient 6 % de la richesse nationale créée cette année.
Ayi Renaud Dossavi
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L’exécutif togolais a dévoilé jeudi 21 avril 2022, en conseil des ministres tenu à Cinkassé, le coût de financement du Programme d’Urgence pour la Région des Savanes. Il prévoit une enveloppe de 16 milliards FCFA pour la réalisation de plusieurs projets à l’horizon 2025, dans les secteurs de l’eau, l’énergie, la santé, l’infrastructure, l’éducation et l’agriculture.
Dans le secteur de l’eau, le gouvernement annonce déjà la construction en cours de 75 forages dans près de 30 localités et la réalisation prochaine des adductions d’eau potable (AEP) dans toutes les bases militaires installées dans la préfecture de Cinkassé.
Dans le secteur de l’énergie, les autorités prévoient des travaux d’extension de réseau électrique, l’électrification à court terme de plus d’une dizaine de localités ainsi que l’installation des lampadaires solaires.
Dans la même région, pour améliorer l’accès aux soins de santé, sont prévus la construction deux unités de soins périphériques (USP), le renforcement du plateau technique dans des centres de soins et la transformation d’une USP en Centre médico-social (CMS).
Dans le secteur de l’éducation, plus de 30 nouvelles salles de classe équipées en tables bancs seront construites dans les localités de Boadé, Gnoaga, Gouloungoussi, Nassiégou, Sam Naba et Cinkassé.
Également deux zones d’aménagements agricoles planifiées (ZAAP) seront aménagées à Timbou et Gounlougoussi alors que des retenues d’eau sont en cours de construction dans 7 localités.
Dans cette zone septentrionale, près de 10 tronçons, pour un total de 150 km de pistes rurales sont en cours d’aménagement et permettront, apprend-on, de relier et désenclaver les localités telles que Biankouri, Zintango, Korenzoaga, Kassou, Safobé, Natingou et Dontougou.
Pour rappel, ce programme d’urgence pour la région des Savanes, conçu récemment par le gouvernement, vise à soutenir les populations de cette partie du Togo, très exposée aux menaces sécuritaires. En début de mois de novembre 2021, une attaque avait été repoussée dans la région précisément à Sanloaga
Esaïe Edoh
Le ministère togolais de la fonction publique a rendu publique une liste additive de 256 personnes admises au concours de recrutement d’enseignants organisé en décembre 2020. Ceux-ci viennent compléter la liste des candidats déclarés admis le 27 septembre 2021.
Ils sont précisément 106 enseignants recrutés pour le compte de l’école primaire, 112 pour les collèges d’enseignement général et 38 pour les lycées.
Aussitôt déclarés admis, ces nouveaux acteurs de l’éducation sont soumis à une formation d’imprégnation pédagogique à l’issue de laquelle, ils seront déployés sur le terrain.
Notons que ces enseignants prendront fonction dans un contexte tendu, marqué par un bras de fer entre le gouvernement et le Syndicat des enseignants du Togo (SET), organisation déclarée illégale par les autorités, qui multiplie les appels à une cessation concertée du travail, depuis quelques semaines. Près de 150 enseignants ayant suivi cet appel, ont été mis à la disposition de la Fonction Publique.
Esaïe Edoh
Selon GSMA, une association internationale représentant les intérêts de plus de 750 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile, le Togo fait partie des 7 pays disposant d’un réseau commercial 5G en Afrique subsaharienne, aux côtés notamment du Kenya, de Madagascar, des Seychelles, de l’Afrique du Sud. Le Nigeria, le Mali, l’Éthiopie, Maurice étant en course pour déployer également leurs tout premiers réseaux 5G.
En novembre 2020, l’opérateur de téléphonie Togocom, filiale d’Axian Group qui opère également le Malgache Telma, avait annoncé avoir activé son réseau commercial 5G sur le territoire togolais, faisant ainsi du pays, le premier dans la sous-région ouest-africaine, et le 3è sur le continent, à tester cette nouvelle offre de connectivité dernière génération.
En mars 2021, l’opérateur historique a revendiqué avoir déployé cette technologie à l’aéroport international de Lomé, au quartier administratif de Lomé et sur le site de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).
Selon GSMA, la 5G s'est déjà généralisée dans de nombreux marchés pionniers (notamment en Chine, en Corée du Sud et aux États-Unis). Fin 2021, 176 opérateurs mobiles sur 70 marchés dans le monde avaient déjà lancé des services 5G commerciaux.
Fiacre E. Kakpo
Les acteurs intervenant sur les projets de préservation du littoral togolais étaient réunis en travaux cette semaine, pour mieux coordonner leurs interventions. C’était à la faveur d'un atelier de concertation qui s’est tenu à Lomé, mardi 19 avril 2022, initié par le Haut Conseil pour la Mer (HCM), en collaboration avec la coordination du projet WACA ResIP et appuyé par la Banque mondiale.

Les travaux ont été marqués par la participation de nombreux officiels, dont les ministres Yark Damehane, en charge de la sécurité, Foli-Bazi Katari, de l’Environnement et des Ressources forestières, Atcha-Dedji Affoh, en charge des transports, et Stanislas Baba, ministre conseiller du président de la République pour la Mer.
« L’érosion côtière, les inondations, les pollutions et autres aléas sont les conséquences directes des pressions qui pèsent sur la zone côtière », a relevé le ministre Foli-Bazi. « Cependant, [les] efforts se heurtent au déficit de coordination multisectorielle et au faible niveau d’alliances stratégiques entre les acteurs », a-t-il souligné dans le cadre de cette réunion de concertation.
« Il était donc apparu nécessaire de créer un cadre favorable à la mise en synergie des actions pour plus d’impact, car le défi majeur reste celui de mettre les acteurs autour d’une même table pour élaborer une planification conjointe et identifier des dispositifs de suivi et d’apprentissage croisés des effets et impacts de leurs interventions », a-t-il ajouté.
Cette rencontre, est dite « Segment de haut niveau », et fait suite à un atelier d’experts, dit « Segment technique », qui s’est tenu mars dernier. En vue de mieux coordonner les interventions et activités menées sur le littoral togolais, les experts ont notamment proposé la mise en place d’un Schéma Directeur d’Aménagement du Littoral (SDAL), un document de Planification Spatiale Marine (PSM), et la mise en place du Système d’Alerte Précoce (SAP) sur les risques marins et côtiers et du Système National d’Information Côtière (SNIC).
Selon ces conclusions et recommandations, un décret devant déterminer les limites du littoral doit être pris pour donner plus de bases juridiques et un ancrage aux différents programmes, projets et activités sur ce littoral.
Pour rappel, le littoral togolais est un important pôle de démographie et d’activités économiques au Togo, à lui seul 2,3 millions d’habitants, soit environ de la population totale du pays. Sur le territoire, l’érosion côtière aura couté 213 millions $ au pays d'Afrique de l'Ouest, soit 4,4% de son PIB (en 2017). Dans le même temps, 70% des activités économiques du pays sont liées à sa façade maritime, et l'Etat en tire plus de 75% de ses recettes fiscales,
Ayi Renaud Dossavi
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Plus de 80 élus locaux et acteurs impliqués dans la gestion des finances locales, issus de 7 pays de la sous-région ouest-africaine, sont en réflexion depuis mercredi 20 avril à Lomé, sur une meilleure gouvernance des communes. La rencontre de 3 jours, est organisée par le Réseau des centres et institutions publics de formation des acteurs de la décentralisation en Afrique de l’Ouest (RéCIFAD) et la Faîtière des communes du Togo (FCT).
A cette rencontre, les participants vont partager leurs expériences en matière de gestion des affaires communales et repenser autrement la décentralisation dans leur zone de provenance. Ils vont aussi analyser et apprécier les dispositifs de formation à mettre en œuvre au profit des collectivités locales.
Le Togo, pour sa part, devra, à travers cette rencontre, apprendre des autres pays qui ont évolué dans le processus de décentralisation, pour s’améliorer.
« Nos communes sont naissantes, elles font des efforts, mais elles ont besoin d’apprendre, de s’inspirer des initiatives d’ailleurs », a indiqué Lardja Douti, Secrétaire général du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales.
Cette rencontre, pour rappel, est organisée dans le cadre de la mise en œuvre du projet Renforcement des Compétences Régionales en matière de décentralisation et Gouvernance (ProDeG IV), financé et exécuté par la Coopération Allemande (GIZ). Elle intervient alors que le Togo a lancé son processus de décentralisation il y a bientôt 3 ans avec la tenue des élections locales, une première depuis 1987.
Esaïe Edoh