Togo First

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Le Togo se dote d’une agence nationale de développement des Très petites, petites et moyennes entreprises (TPME). Un décret a été rendu à cet effet en conseil des ministres, jeudi 07 juillet 2022. La nouvelle structure vise à centraliser et piloter « de façon cohérente et structurée », toutes les initiatives de soutien aux PME, indique l'exécutif. 

« Son adoption permet de mieux contrôler et suivre toutes les actions de financement orientées vers le développement des TPME, d’harmoniser et de garantir le respect des règles et procédures de financement, d’avoir une base de données pour un meilleur suivi. », ajoute le communiqué du Conseil. 

Sa mise en place est inscrite par les autorités togolaises, dans l’Axe stratégique 3 de la feuille de route gouvernementale (Togo 2025), et participe au renforcement des acteurs économiques.

Si l’on n’en sait pas encore davantage sur cette nouvelle entité, elle viendra néanmoins s’ajouter à d’autres déjà existantes comme le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ), ou encore l'Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financements des PME/PMI (ANPGF).

A la suite de l’autorisation de la reprise de la célébration populaire des fêtes traditionnelles au Togo, diverses actions seront menées en vue de la limitation de la propagation de la Covid-19 en ces périodes. L’annonce est faite ce mercredi 7 juillet 2022 par le coordonnateur national de gestion de la riposte contre la Covid-19, Mohaman Djibril, lors d’une communication au Conseil des ministres.

Il s’agit concrètement, du déploiement de dispositifs de vaccination à proximité des lieux de fête et de membres des groupes mixtes de surveillance pour accompagner les comités locaux tout au long des festivités.

Ces mesures devraient baliser la voie à une célébration de ces moments de retrouvailles, dans le strict respect des mesures barrières.

En rappel, à la date du 6 juillet 2022, le Togo a enregistré un total de 37 540 cas confirmés de Covid-19, 3085 guéris, 275 décès et 180 cas actifs.

Au Togo, l’exécutif a élargi en Conseil des ministres le mercredi 6 juillet 2022, les attributions de l’INAM (Institut National d’Assurance Maladie), via la prise d’un décret portant attributions, organisation et fonctionnement de cette institution comme organisme de gestion de l’Assurance Maladie Universelle (AMU).

Ce décret devrait permettre à l’institut piloté par Myriam Dossou-D’Almeida, d’assurer la mise en œuvre du projet de l’Assurance maladie universelle au Togo (AMU).  Il marque, selon le gouvernement, « une étape importante dans l’opérationnalisation de cette réforme (AMU, NDLR) qui renforce l’inclusion sociale conformément à l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale ».

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Le projet AMU, adopté le 12 octobre 2021 par l’assemblée nationale, vise à garantir l’accès de toutes les couches de la population togolaise à des soins de santé de qualité, via un mécanisme de mutualisation des risques et de solidarité dans le financement.

L’initiative, pour rappel, est en cohérence avec l’objectif de couverture sanitaire universelle que se sont assigné les autorités togolaises.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, alors que les autorités avaient annoncé l’achat de 76.000 t d’engrais pour accompagner les producteurs au titre de la campagne agricole 2022-2023, elles ont finalement distribué 82 000 tonnes d’engrais, a-t-on appris.  Cette quantité de fertilisants en hausse d’environ 7% par rapport aux prévisions, est composée de 43 000 t de NPK et de 39 000 t d’urée.

Ces intrants auxquels s’ajoutent 3 000 t de semences certifiées, ont été distribués dans les différentes régions, au prix subventionné de 18.000 FCFA le sac de 50kg.

A travers cette mise à disposition de ces ressources, les autorités togolaises envisagent d’améliorer davantage la production agricole, comparée à la saison précédente où un excédent a été enregistré au niveau de plusieurs cultures.

Rappelons qu’en dehors de la subvention des engrais, l’Etat togolais a préfinancé à hauteur de 500 millions FCFA, l’achat de ces produits au profit des agriculteurs vulnérables.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, le gouvernement veut introduire le statut de Zone franche dans le secteur du textile et de l’habillement. Un avant-projet de loi allant dans ce sens, était sur la table de l'exécutif, et a été adopté hier mercredi en Conseil des ministres.

« Cet avant-projet de loi définit un cadre incitatif pour les industries du textile et de l’habillement. Il s’inscrit dans la dynamique de renforcement de l’attractivité du cadre législatif pour les investissements, en vue d’accélérer la transformation de l’économie nationale, la création d’emplois et l’inclusion sociale dans un contexte de mise en place de la Plateforme Industrielle d'Adetikope (PIA). », indique l’exécutif. 

Pour l’équipe du Premier ministre Victoire Tomégah-Dogbé, il s’agit notamment de « [permettre] à notre pays de disposer d’un véritable outil d’accélération de l’installation des industries du secteur du textile et de l’habillement et de booster ainsi un secteur à forte intensité en main d’œuvre. »

Notons que dans le cadre de son développement, la PIA explore la possibilité d’implanter une usine de textile. Dans le même temps, l’Autorité de Coordination de la Plateforme s’est associée avec l’ANPE en début d’année, en vue de former 1000 jeunes togolais (ayant entre 18 et 30 ans) dans les métiers du textile.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les réformes se poursuivent dans le sens de la modernisation du code de passation des marchés publics. Hier mercredi 5 juillet 2022, le gouvernement, réuni en conseil de ministres, a pris un projet de décret portant code des marchés publics.

Le texte fixe et précise les règles qui régissent la préparation, la passation, le contrôle, l’exécution et la régulation des marchés publics conclus par les autorités contractantes au Togo. 

« Son adoption permettra une meilleure gestion des acquisitions, une célérité des procédures, un renforcement du climat des affaires, une professionnalisation des acteurs et une amélioration de la consommation des crédits budgétaires. », a indiqué le gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé, d’après le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres.

Ceci est le plus récent développement d’une série d'innovations introduites depuis plusieurs mois par l’exécutif, pour conduire à une modernisation de la Direction Nationale du Contrôle de la Commande Publique (rattachée au ministère de l'Economie et des Finances), à des mutations de l’ARMP visant à élargir son champ d’actions et à couvrir les PPP.

Au-delà de son alignement sur les standards communautaires ( au sein de l’Uemoa), il s’agit également via les réformes, d'accélérer les procédures, en s'appuyant notamment sur la digitalisation, apprend-on. 

Ayi Renaud Dossavi

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Dans le cadre de la relance post-Covid-19, Orabank-Togo réitère son ambition de financement du secteur agricole et dans la promotion de l’inclusion financière.

Guy Martial Awona, directeur général d'Orabank-Togo, a porté l’information de son soutien à la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé lors d’une entrevue à Lomé, le mardi 5 juillet dernier.

« Nous avons abordé plusieurs points, principalement le financement de l’économie dans les domaines de l’agriculture et de l’inclusion financière. L’agriculture a été l’un des objectifs de financement d’Orabank pendant plusieurs années. A la suite, nous avons financé, dans le cadre du PAEIJ-SP et du MIFA, beaucoup de projets avec des résultats probants, mais aussi des leçons à tirer », a déclaré Guy Martial Awona.

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Précisément, les actions de l’institution bancaire seront axées sur la transformation des produits, afin de limiter les importations. En effet, « la Covid-19 et la guerre russo-ukrainienne ont démontré qu’il y a une opportunité au niveau de l’agriculture pour un pays comme le Togo », a fait observer le N°1 de la filiale togolaise d’Oragroup. Dans cette dynamique, un accompagnement sera assuré au monde agricole informel, notamment les jeunes et les femmes, apprend-on.

Esaïe Edoh 

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Au Togo, la Fédération Nationale des Groupements de Producteurs de Coton (FNGPC), a renforcé sa participation dans la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT), suite à la prise de contrôle opérée par le Singapourien Olam. En effet, après la cession par l’Etat d’une portion de ses parts, les producteurs locaux on fait passer leur participation à 6 milliards FCFA, contre 800 millions FCFA avant la réforme (représentant alors 40% de l’actionnariat).

Avec cette augmentation de ses participations, la FNGPC pèse désormais 25% du capital dans la nouvelle configuration de la structure qui chapeaute les activités cotonnières au Togo.

L'information a été rendue publique à la faveur de l’assemblée générale ordinaire de la FNGPC, tenue la semaine dernière à Lomé, et qui a permis de présenter les rapports d'activités, financier et budgétaire de la campagne 2021.

Cette consolidation des positions de la fédération intervient cependant dans un contexte où la filière fait face à des vents contraires, où les promesses faites à la suite de la réforme peinent encore à se matérialiser, en dépit des actions menées pour booster le secteur.

Ainsi, selon les données fournies par Koussouwè Kouroufei, PCA de la faîtière des groupements de cotonculteurs, et son équipe, la production totale de coton s’élève, au terme de la campagne 2020-2021, à 67 185 T de coton graine, pour une superficie emblavée de 100 050 hectares, soit un rendement moyen de 672 kg / ha, alors que la campagne 2021-2022 ressort avec une production de 12,24% en baisse, soit 52 528 T. Ceci, bien que le rendement à l'hectare ait connu une certaine hausse.

La filière fait face également à la concurrence du Soja, jugé plus rentable, et qui attire plus les producteurs.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme a introduit un contrat-type en matière de bail d'habitation et de location, afin d'harmoniser le montant de la caution et de la garantie de loyer sur toute l'étendue du territoire national. Ceci, dans le cadre de la nouvelle réglementation en vigueur en ce qui concerne les contrats d’habitation dans le Grand Lomé.

Le document a été présenté et vulgarisé mardi 05 Juillet aux agents immobiliers du pays, à la faveur d’une rencontre organisée par l'Association Togolaise des Agents immobiliers (ATAI), dirigée par Wiyaou Tchinde. Le modèle a ainsi été remis à chacun des participants par l’association. 

« Il faut que nos concitoyens le comprennent. Il n'y a plus de baux verbaux, maintenant tous les baux d'habitation doivent être obligatoirement écrits », a indiqué Akakpo Iroko, directeur des affaires juridiques et du contentieux au ministère de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme foncière, à la faveur de cette rencontre. 

Pour rappel, la mesure de plafonnement a été introduite par le gouvernement togolais en conseil des ministres, le 05 janvier 2022, en vue de mettre fin à la spéculation dans le secteur du logement.

Ayi Renaud Dossavi

La stabilité qui est souvent avancée pour justifier la parité fixe entre l’euro et le FCFA semble aujourd’hui voler en éclat. La monnaie européenne ne semble plus pouvoir se protéger elle-même face au dollar américain, et entraîne celle de la CEMAC et de l’UEMOA dans sa tourmente.

Mardi 5 juillet, l'euro, la monnaie commune à 19 pays européens, a reculé de 1,5% face au dollar américain, atteignant son niveau le plus bas depuis près de 20 ans, a pu constater l'Agence Ecofin. Les raisons de cette nouvelle baisse divergent, car il n’est pas toujours évident d'expliquer des mouvements brusques de marché sur une période courte.

Les analyses constantes semblent indiquer que les agents économiques craignent que la zone euro ne soit en récession. Mais un fait constant qu'on peut relever, c'est que l'inflation a atteint à fin juin, le niveau de 8,6%, principalement tirée par les prix de l'énergie dont les factures au niveau mondial se paient principalement en dollar US. Cette hausse généralisée des prix sur le marché mondial profite à la monnaie américaine qui est très sollicitée et sa valeur augmente.

La situation actuelle a poussé la Banque centrale européenne (BCE) à envisager de relever ses taux pour la première fois depuis 11 ans, lors de sa réunion du jeudi 21 juillet  prochain. Les investisseurs sont insatisfaits de l'annonce faite par Christine Lagarde, présidente de la BCE, d'une hausse de 0,25%, et privilégient ainsi le dollar, de plus en plus rentable.

Des implications à anticiper pour le FCFA

Alors que les pays de l'UMOA et de la CEMAC n’exercent aucune influence sur les décisions de politique monétaire européenne, les variations de l'euro les impactent en raison de la parité fixe qui existe entre le franc CFA et la monnaie européenne. 

Ce mercredi 6 juillet, la “devise” africaine était en baisse de 10% depuis le début de l'année, et se ‘’négociait’’ à 640,1 FCFA pour 1$, selon des informations de la plateforme Xe.com. C'est son niveau le plus faible depuis plus de 20 ans.

Aucune banque centrale ou ministère de l'économie et des finances des deux communautés monétaires (CEMAC et UMOA) ne prévoyait un tel scénario. Les gains et les pertes devront être scrupuleusement analysés, alors que dans l'ensemble des pays, on se prépare déjà aux budgets de l'année 2023.

Pour les pays exportateurs de matières premières comme le pétrole, l'or, le gaz, le cacao, le coton, l'opportunité est réelle d'accroître les revenus d'exportation.

Aussi, pour les pays de la zone UEMOA dont la Banque centrale (BCEAO) a récupéré les réserves de change et les a placées majoritairement sur des actifs en dollars US, c'est aussi une bonne opportunité de générer des plus-values. Mais les deux sous-régions sont aussi importatrices de biens et services, et la zone euro, en proie à l'inflation, est un partenaire clé.

La difficulté est de savoir jusqu'à quand cette situation va durer. Si la crise en Ukraine et les ruptures sur les chaînes d'approvisionnement mondiales sont évoquées comme principales raisons, il est à noter que la chute de l'euro a débuté depuis le 1er janvier 2021. Une fois de plus, ce sont les sentiments de marché qui ont fait la différence. Les banques centrales américaine et européenne ont mis en œuvre des politiques monétaires accommodantes (assouplissements quantitatifs) face à la crise de 2008 et celle de la covid-19.

Mais alors que la FED a commencé à donner des signaux d'une suspension de son programme, les Européens, quant à eux, ont essayé de trouver des mesures d'adaptation pour soutenir la dette de certains pays comme la France ou l'Italie, et surtout, pour permettre une relance post-covid vigoureuse et constante. Cette stratégie ne semble avoir eu que des implications positives. Les agents économiques de la CEMAC et de l'UEMOA doivent désormais subir les effets de ces choix, sans que leurs avis, et surtout leurs intérêts, ne puissent compter dans la recherche des solutions aux défis actuels. 

Idriss Linge

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