Togo First

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Javier Gutiérrez et Joren Verheul, respectivement nouveaux ambassadeurs d’Espagne, et des Pays-Bas au Togo, ont officiellement présenté le mardi 5 juillet 2022, leurs lettres de créance au chef de la diplomatie togolaise Robert Dussey. 

A la réception des lettres de créance, le ministre togolais des affaires étrangères a émis le vœu que les liens de coopération entre ces pays européens et le Togo s’affermissent. « J'espère renforcer les relations bilatérales », a écrit sur Twitter, le ministre togolais des Affaires étrangères.

Ces nouveaux diplomates devraient contribuer au renforcement des axes Lomé-Madrid et Lomé-Amsterdam. 

Le Togo a accepté la mise en œuvre de 182 recommandations sur 224 qui lui ont été formulées suite à son exposé sur la situation des droits de l’Homme, du 24 janvier au 4 février derniers, dans le cadre de la 40ème session du Conseil des Droits de l’Homme. Le pays ouest africain a fait part de sa position sur le sujet, le 30 juin 2022 à Genève. 

« Toutes les recommandations ont été minutieusement étudiées, dans une démarche inclusive, avec toutes les parties prenantes. Suite à ces concertations nationales, le Togo a décidé d’accepter 182 recommandations et d’annoter 42 », a déclaré Christian Trimua (photo) lors de la présentation du rapport final.

S’agissant des recommandations annotées, « certaines ne sont en adéquation ni avec le droit constitutionnel et les principaux fondamentaux de la République togolaise, ni avec les mœurs et valeurs de la société togolaise », a informé le membre du gouvernement.

Il a aussi indiqué que « des réflexions restent ouvertes » et que « certaines mesures préalables ont été déjà initiées », en vue de la ratification de certains instruments internationaux comme le Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

Au Togo, les dividendes effectivement encaissés par le gouvernement, au titre des participations du pays dans les sociétés d’Etat - entités détenues à 100% -, ont chuté de 22,6% à 14,7 milliards FCFA en 2021. C’est ce qu’indique le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2023-2025, examiné par les Députés le 30 juin dernier.

Ce ralentissement est le prolongement d’une tendance baissière observée depuis 2019, année où le montant des dividendes engrangés était passé à 25,5 milliards contre 27,8 milliards FCFA l’année précédente (2018). Ainsi, sur la période allant de 2019 à 2021, les dividendes encaissés par l’Etat ont chuté de 42,3%.

Cette situation est consécutive à la baisse de 44% des résultats nets des sociétés d’Etat. De 26,1 milliards FCFA en 2019, les bénéfices nets des 11 sociétés d’Etat comptabilisées sont d’abord descendus à 16,6 milliards FCFA en 2020 avant de tomber à 14,5 milliards FCFA en 2021. 

La tendance baissière du résultat net, le gouvernement l’attribue essentiellement aux « contre-performances enregistrées au niveau de l’UTB dont la baisse du résultat net représente 94,1% entre 2019 et 2021 », malgré la hausse de son chiffre d’affaires sur les deux dernières années. Mais, faut-il aussi compter la cession de 51% de l’opérateur télécom Togocom, entreprise détenue à 100% jusqu’à fin 2019 par l’Etat, dans la baisse des performances sur les dividendes à partir de 2020. Car entre 2015 et 2017, l’acteur a régulièrement affiché des résultats bénéficiaires annuels supérieurs à 10 milliards FCFA.

 

Chiffre d’affaires en hausse

La baisse des dividendes ou des résultats nets contraste cependant avec l’évolution de l’activité de ces sociétés d’Etat, qui reste robuste.  A fin 2021, le chiffre d’affaires global a atteint 167 milliards contre 149,8 milliards en 2020, soit une hausse de 11,5%. En 2019, il s’élevait à 146,3 milliards FCFA. Soit une progression de 14% sur la période. 

 

Rappelons que ces chiffres ne concernent que onze (11) sociétés d’Etat sur les seize (16) que compte le répertoire des entreprises publiques, a précisé le gouvernement qui annonce dans la foulée, l’audit de cinq sociétés d’Etat (Lonato, SP-EAU, TdE, ODEF, La Poste) dans « une démarche de performance ».  

A cet effet, les indicateurs financiers doivent être mis en perspective, car ne concernant que 11 sociétés d’Etat sur une cinquantaine, pourvoyeuses potentielles de dividendes, dont certaines sociétés d’économie mixte où l’Etat togolais détenant plus de 50% de l’actionnariat, a le contrôle pour décider de la politique de distribution. C’est notamment le cas de la Sotral, de T-oil ou de la SALT. 

Redressement à l’horizon 2025

Selon les projections de Lomé, les bénéfices des sociétés d'État devraient se redresser progressivement pour reprendre leur niveau avant-2019 d’ici 2025. Les profits des sociétés d'État devraient ainsi passer de 18 milliards FCFA cette année à 23 milliards en 2023, puis 24 milliards FCFA en 2024, et enfin 26 milliards à l’issue de l’exercice 2025.

Fiacre E. Kakpo

60 millions $, c’est la part allouée par la Banque mondiale au Togo dans le cadre du Projet de cohésion sociale dans les régions Nord du Golfe de Guinée (COSO), qu’elle finance globalement à hauteur de 450 millions $ (environ 265 milliards FCFA). Ceci, à travers le guichet IDA (International Development Association), de l'institution de Bretton Woods. 

C'est ce que précise le gouvernement togolais, dans le cadre de l’opérationnalisation de ce projet. Il a en effet lancé cette semaine, un appel à manifestations d'intérêt, à la recherche de deux assistants régionaux en sauvegarde environnementale et deux assistants régionaux en sauvegarde sociale, pour la mise en œuvre du projet dans la Région des Savanes (au nord du pays).

Le projet permettra d'appuyer les États bénéficiaires qui font face aux défis sécuritaires dans les régions proches du Sahel, à travers des œuvres sociales, dans un contexte de montée de l'extrémisme violent, sur un terrain rendu favorable par les changements climatiques, et la pauvreté aggravée par la pandémie de Covid-19.

Au Togo, le projet COSO est selon toute vraisemblance sous le pilotage de l'Agence nationale de l'appui au développement à la base (ANADEB), qui a lancé cet appel d'offre, sous la tutelle du ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l'emploi des jeunes.

Outre le Togo, le Projet COSO bénéficie au Bénin, à la Côte d'Ivoire et au Ghana.

Ayi Renaud Dossavi

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Face à la menace djihadiste et aux défis sécuritaires, le Togo s’est doté d’une cellule d’analyse de risques qui a été inaugurée le mardi 5 juillet 2022 à Lomé.

A travers ce centre, le Togo recevra des informations sur les menaces terroristes d’autres pays, qui seront analysées par des experts sur place afin d’anticiper dans la prise de décisions visant à enrayer ou minimiser le danger. « Ces données permettent de savoir la nature des menaces, ce qui aidera les experts au Togo à proposer de meilleures réponses », a indiqué Akseli Saviranta, Chef projet Communauté de Renseignement Afrique-Frontex (AFIC).

Cette cellule, en effet, c’est un outil de lutte contre la criminalité organisée, les trafics illicites transfrontaliers et le terrorisme en promouvant la coopération policière et judiciaire.

Selon le ministre de la sécurité et de la protection civile Yark Damehame, la collaboration internationale dans la lutte contre le terrorisme est désormais indispensable. « Les défis de lutte contre les crimes transfrontaliers auxquels sont confrontés nos Etats imposent de développer une dynamique de lien de coopération et d’entraide afin d’envisager ensemble, les moyens de ripostes concertées, efficaces et efficientes », souligne l’officiel.

Notons que la cellule d’analyse de risque est un projet de l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, (Frontex), financé à hauteur de 2,5 milliards FCFA par l'Union européenne (UE).  La cellule de Lomé est la 7è de la sous-région.

Esaïe Edoh 

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Asky, la compagnie aérienne panafricaine basée à Lomé, et Ethiopian Airlines, envisagent d'ouvrir une académie d’aviation à Lomé. L'information émane de plusieurs médias, dont l’Agence Ecofin, citant le directeur d’Ethiopian Airlines, Mesay Shiferaw.

Selon la source, le centre qui fait l’objet de pourparlers entre les deux transporteurs, formera des pilotes, des techniciens d'entretien d'aéronefs et des agents de bord, parmi les profils les plus recherchés sur le continent.

Pour l’heure, peu d’informations sont rendues publiques autour du projet. Alors que les discussions sont en cours, on sait très peu de choses sur ce que sera l’académie. Toutefois, la future structure pourrait avoir une vocation sous régionale (Afrique de l’Ouest), et s'inspirer du modèle actuel d'académie de la compagnie Ethiopian Airlines (qui a une capacité d'accueil de 4 000 étudiants par an).

Si les négociations aboutissent, la future académie devrait renforcer encore plus la position de Lomé comme relais de l'aérien sur le continent et surtout dans la sous-région, via la coopération entre Asky et Ethiopian Airlines (qui est son principal partenaire, avec 40 % de son capital).

Ayi Renaud Dossavi

Au Togo, le ministère de la sécurité et de la protection civile a procédé à l'incinération de plus de 50 000 kg de drogues et de produits illicites saisis. C’était à l’occasion de la journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues, célébrée chaque 26 juin. 

Précisément 239 kg de cocaïne, 152 kg d’éphédrine, 7062 kg de cannabis, 31 124 kg de médicaments illicites, 5187 kg de cigarettes, et 10 kg de papier à fumer. En outre, 7 062 litres de boissons frelatées, 900 litres d’éthanol et 16 000 pâtes dentifrices ont été détruites. 

Selon le ministre de la sécurité, Yark Damehame, « l’objectif principal est de sensibiliser davantage les populations sur les problèmes que posent le trafic illicite et l’abus des drogues dans notre société ».

Pour rappel, une année plus tôt, c’est plus de 130 tonnes de drogues et diverses substances illicites qui ont été saisies et détruites.

Face aux nouveaux défis sécuritaires dans la sous-région et sur son territoire, le Togo veut se doter d’un guide de stratégie nationale de prévention et de lutte contre l'extrémisme violent. Le document fait l'objet d'un atelier de validation ce mardi 05 juillet 2022 à Lomé. 

La rencontre, ouverte et présidée par le Général Yark Damehame, ministre togolais chargé de la Sécurité et de la Protection civile, est initiée par la branche togolaise du réseau ouest africain pour l'édification de la paix (WANEP-Togo), avec l’appui du Comité Interministériel de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent (CIPLEV).

Après validation, le texte devrait servir de cadre pour une meilleure anticipation des menaces sécuritaires sur le territoire, apprend-on.

Ces travaux s'inscrivent dans le cadre du Projet de renforcement de la résilience du Togo face à l'extrémisme violent, et bénéficient du soutien financier de l'ambassade des Etats-Unis au Togo. 

Notons que de son côté, le gouvernement entend renforcer ses investissements dans le domaine sécuritaire. Ainsi, d'ici 2025, jusqu’à 12% du budget national devrait être consacré à la défense, représentant plus de 430 milliards FCFA de dépense sur la période.

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Au Togo, l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) veut renforcer le respect des normes de qualité dans le domaine de la passation de la commande publique. L'organe étatique a lancé ce mardi 05 Juillet 2022 à Lomé, une formation de dix jours à l’endroit des personnes responsables des marchés publics au niveau de l'Etat, pour les former à la qualité.

Il s’agit d’amener ces fonctionnaires à identifier les normes de qualité applicables et disponibles au Togo, pour une sélection dans leurs acquisitions publiques.

C'est aussi l'occasion de leur permettre d'identifier les normes de qualité lors de la planification, la passation et l'exécution des marchés publics, indique l'institution.

En outillant ainsi les personnes responsables des marchés publics auprès des autorités contractantes, l’objectif de l’ARMP est qu’elles puissent prendre en compte la norme qualité dans les achats publics, et ce, dès le prochain exercice budgétaire.

Ces formations interviennent dans un contexte où le pays renforce son recours aux partenariats public-Privé et élargit le champ de la réglementation des marchés publics. Récemment, le régulateur des marchés publics avait lancé une campagne de sensibilisation, autour de son code d'éthique et de déontologie dans la passation des marchés publics. 

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Au Togo les familles des forces de défense et de sécurité (FDS) décédées au cours des opérations à l’intérieur du pays recevront désormais chacune, une indemnité forfaitaire de 10 millions FCFA.

Ce montant est fixé d’un commun accord par les ministres de l’Economie et des Finances Sani Yaya, de la Sécurité et de la Protection civile Général Yark Damehame, et des Armées Marguerite Gnakadè, à travers un arrêté interministériel

Selon l’arrêté, cette indemnité, destinée à la famille survivante, est « imputable au budget de l’Etat » et sera répartie entre les ayants-droit de la personne décédée, conformément aux dispositions en vigueur au Togo en matière de succession.

La mesure sociale est annoncée par les autorités quelques semaines, après le décès de 8 militaires togolais, tombés lors d’une attaque terroriste à Kpékpakandi, dans la préfecture de Kpendjal.

Esaïe Edoh  

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