La représentation nationale togolaise a voté mardi 12 avril 2022, le projet de loi portant révision des textes relatifs à la police des étrangers. La nouvelle loi fixe les conditions générales d’entrée, de séjour, d’établissement et de sortie des étrangers du Togo et devrait consolider l’attractivité du pays pour les touristes et les opérateurs économiques.

Le vote de la mise à jour de ces textes dont les premières versions datent de novembre 1987 se justifie, selon les députés, « par le souci d’harmoniser l’ensemble de ces procédures et de prendre en compte les nouveaux paramètres, notamment la nécessité de digitalisation du processus de demande et d’établissement du visa et de la carte de séjour, contribuant ainsi à la modernisation du pays et au renforcement de ses structures conformément à l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale ».

Le projet de loi, selon la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tsègan, « se veut l’instrument juridique le plus adapté à la politique de pilotage des flux migratoires dans notre pays ».
Pour sa part, le ministre des Droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, Christian Trimua, a relevé que l’actualisation des textes répondait aux préoccupations liées à la sauvegarde de la paix et de la sécurité nationales mises à rude épreuve par les fléaux sociaux dont le terrorisme et l’extrémisme violent, le banditisme et les trafics illicites transfrontaliers, entres autres.
« Les étrangers continueront à se sentir bien comme chez eux, en sécurité dans une ville harmonieuse et paisible avec l’ensemble des populations togolaises », a déclaré l’officiel.
Notons que la nouvelle loi est composée de 32 articles regroupés en sept chapitres.
Esaïe Edoh
La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), a fait part mardi 12 avril 2022 de son ambition de participer à la réalisation des projets inscrits dans la feuille de route 2020-2025. Avec la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, au cours d’une audience, le président de l’institution bancaire, George Agyekum Donkor a échangé sur les secteurs susceptibles de bénéficier d’investissement.
Précisément, la banque compte investir dans les projets relatifs à l’énergie, la technologie et la digitalisation. « La feuille de route du gouvernement dans les secteurs de l’énergie, de la technologie et la digitalisation s’aligne avec les initiatives de la BIDC en termes de financement. La raison de notre visite est donc de renforcer ce partenariat et de nous assurer que la BIDC peut soutenir le Togo dans ces initiatives », a indiqué le responsable de la banque.
La BIDC ambitionne également de renforcer sa relation avec l’exécutif togolais. « Ce type de rencontre est nécessaire pour renforcer nos relations », a indiqué George Agyekum Donkor, à sa sortie d’audience.
Pour rappel, le Togo abrite depuis une trentaine d’années, le siège de cette institution régionale qui est composée des 15 Etats membres de la CEDEAO.
Esaïe Edoh
Des mesures seront prises suite à l’incendie du marché de Hanoukopé, qui a frappé une partie de cette importante place de vente de la capitale, dans la nuit du dimanche 10 avril 2022. Il s'agira de prévenir ce genre de sinistre, plusieurs fois déploré depuis le début de l'année au Togo et d'explorer des mécanismes pour atténuer les pertes subies par les femmes revendeuses de produits de première nécessité comme les céréales et les tubercules, et qui ont perdu leurs marchandises dans les flammes.
C’est ce que suggère Kodjo Adedze, ministre togolais chargé du commerce, à la faveur d'une visite ministérielle de terrain, réalisée pour constater les dégâts et apporter un soutien moral aux revendeuses touchées par ces pertes.

« Beaucoup d'activités économiques se déroulent sur ces infrastructures. Nous avons pu constater les dégâts occasionnés par cet incendie. Nous apportons à nos sœurs toutes les compassions du gouvernement. », a déclaré le ministre, membre d’une délégation formée de Adjovi Lonlongno Apedo, ministre chargée de l’action sociale et de la promotion de la femme, Myriam Dossou-d’Almeida, chargée du développement à la base de l’emploi des jeunes ; et Mazamesso Assih, chargée de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.
« Il est également question que nous puissions après cette visite sur les lieux, faire un compte-rendu pour que des actions et d'atténuation de l'impact de cet incendie puissent être adressées. », a-t-il ajouté.
Si l’évaluation des pertes est en cours, le ministre rassure toutefois. « Ce qui est sûr, c'est que le gouvernement prendra toutes ses responsabilités. »

Il y a quelques semaines, dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 mars, un sinistre similaire d’origine inconnue avait frappé l’ancien marché central de la ville de Kpalimé, provoquant d’importants dégâts.
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Avec une croissance de près de 20% en 2020, les actifs du secteur de la microfinance togolaise ont frôlé de peu la barre des 260 milliards FCFA en 2020, faisant du pays, la quatrième économie dans le classement des SFD de l’Umoa.
Le Togo qui représente plus de 11,5% des actifs totaux de l’Union, se positionne ainsi derrière le Sénégal (643 milliards FCFA d’actifs), la Côte d’Ivoire (544 milliards FCFA) et le Burkina Faso (382 milliards FCFA).
En comparaison du PIB, le Togo est le pays où les actifs des systèmes financiers décentralisés sont les plus importants, représentant environ 6% de la richesse nationale créée en 2020.
La FUCEC, premier sans deuxième
C’est la FUCEC qui se taille la part du lion. La microfinance avec son réseau de 35 Coopec, détient à elle seule, 52,8% des actifs du secteur, soit 137 milliards FCFA. Dans l’Union, elle est la 4e institution de microfinance en termes d’actifs, derrière l’UCCMS (Crédit Mutuel du Sénégal), la Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB), et l’Union Nationale des Coopératives de Côte d'Ivoire (UNACOOPEC-CI).
Loin derrière le « mastodonte » togolais, COOPEC-AD, la microfinance de l’église des Assemblées de Dieu joue les rôles du dauphin, avec plus de 28 milliards FCFA d’actifs.
Troisième actif, avec la croissance la plus rapide du secteur en 2020, la Coopérative Militaire d'Epargne et de Crédit (COMEC) ferme la marche, portant son total bilan à plus de 22 milliards FCFA. La microfinance des Forces armées togolaises se rapprochant de plus en plus de la COOPEC-AD. Elle est suivie par WAGES qui détient un peu moins de 6% des actifs, soit 15,3 milliards FCFA.
Alors que 14 des 17 grandes structures de microcrédits dont les États financiers ont été rendus publics par la BCEAO ont vu leur bilan se doper, trois (03) SFD sont en territoire rouge. Si le repli est marginal chez la CECEB (Coopérative d'épargne et de crédit des travailleurs de la communauté électrique du Bénin) et l’URCLEC (Union Rénovée des Caisses Locales d'Epargne et de Crédit), il s’est plus accentué pour Echoppe-TOGO. La mutuelle opérant dans les milieux ruraux au Togo depuis les années 1990 a vu ses actifs fondre à nouveau de 22%, en prolongement de la baisse observée déjà en 2019.
Pour rappel, le Togo a l’un des taux d’inclusion financière les plus élevés dans la sous-région. Selon la BCEAO, ce ratio se situe au-dessus de 72%.
Fiacre E. Kakpo
Lundi, le gouvernement togolais a annoncé la suspension de la TVM, une taxe restructurée et remise au goût du jour en 2019 pour doter la SAFER, structure chargée de l’entretien routier des moyens de sa politique.
Selon l’exécutif, cette suspension « vise à atténuer l’impact de l’inflation constatée sur les activités de transports des marchandises et de personnes ». Flambée de prix de transport, elle-même provoquée par la hausse du prix du carburant. Hausse entérinée par Lomé fin mars 2022 pour s’arrimer à l’envolée des cours du pétrole sur le marché mondial, sur fond de guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Cette suspension intervient alors que le contrôle du paiement de la TVM était attendu pour démarrer dès ce mois d’avril. Le gouvernement s'était d’abord penché sur une baisse de la taxe avant d’opter pour sa suspension.
Saluée par les réseaux sociaux, la mesure sociale prise conjointement par le ministre de l’Économie, Sani Yaya, et celui des transports routiers, Affoh Atcha-Dedji, devrait toutefois coûter à l’État togolais près de 2 milliards FCFA en recettes fiscales. D’autant que loi de finances, gestion 2022, assignait à l’OTR (Office togolais des recettes) la mission de mobiliser un peu plus de 1,9 milliards FCFA au titre de la TVM. 85 % de cette enveloppe devrait aller à la SAFER (Société Autonome de Financement de l'Entretien Routier), 10 % au budget national et 5% au fisc togolais.
Relancée en 2019, la taxe sur les véhicules à moteur (TVM) a permis à l’entreprise chargée de financer la sécurité routière de mobiliser environ 1,32 milliards FCFA en 2020 et plus d’un milliard FCFA au premier semestre 2021.
Fiacre E. Kakpo
Les Togolais de la diaspora vont désormais bénéficier d’une réduction de 12% sur les frais de voyage via la compagnie aérienne Asky. Le ministère togolais des affaires étrangères, de l’intégration et des Togolais de l’extérieur a conclu un accord en ce sens, le 5 avril dernier.
Précisément à travers l’accord, pour tout voyage, sans distinction de destination, les Togolais paieront en moins, 12% du tarif habituel d’Asky en classe affaires et économique.
Également, la compagnie panafricaine s’engage « à accorder une levée de pénalité pour le premier changement de date effectué 72 heures avant la date du voyage ».
D’après un communiqué du ministère des affaires étrangères, seuls les Togolais de l’extérieur disposant d’un passeport togolais ou de la carte d’identité nationale valide et de leur carte consulaire peuvent bénéficier des avantages de cette convention, en achetant leur billet dans une agence Asky.
Cet accord, selon le département ministériel dirigé par Robert Dussey, « a été préconisé parce que la majorité de la diaspora togolaise se trouve en Afrique et cette compagnie (Asky) dessert beaucoup de villes africaines ». Il précise par ailleurs que des négociations sont en cours avec d’autres compagnies.
Notons que depuis quelques années, les autorités togolaises se sont engagées à accompagner la diaspora dans le but de mobiliser davantage les investissements de celle-ci pour soutenir les projets de développement du pays.
Esaïe Edoh
Le service de santé des armées du Togo mène actuellement une campagne médico-chirurgicale dénommée Opération « Zéro Cataracte ». L’opération qui doit couvrir l’ensemble du territoire national, vise à opérer 10 000 personnes souffrant de la cataracte et à offrir 20 000 lunettes aux populations locales.
Cette campagne, pilotée notamment en coordination avec le ministère chargé de la santé et les différents acteurs locaux, a fait l’objet d’une présentation dimanche 10 avril 2022, à la faveur du Conseil des ministres.
La première étape de l'Opération « Zéro cataracte » est en cours dans la région des Savanes. Elle a permis à ce jour de mener des consultations auprès de 11 600 patients pour lesquels il est prévu 3000 opérations de cataractes (soit près de 4 fois plus que les 800 initialement prévus), selon les précisions de l’exécutif togolais.
La campagne sera étendue progressivement à toutes les régions du territoire togolais.
Le Togo poursuit ses réformes en matière de réglementation des partenariats Public-Privé (PPP). Réuni en Conseil des ministres, le dimanche 10 avril dernier, l'exécutif a en effet pris un projet de décret, portant sur les modalités de mise en œuvre des procédures de passation et d’exécution des contrats de PPP.
« Ce projet de décret s’inscrit dans le cadre du renforcement du cadre juridique des contrats de partenariat public-privé, et permettra de faciliter la mise en œuvre des dispositions relatives à la passation et l’exécution des contrats de partenariat public-privé », selon le communiqué du Conseil. Le texte « précise les règles qui régissent la préparation, la passation, le contrôle, l’exécution et la régulation des contrats de partenariat public-privé conclus par les autorités contractantes pour répondre à leurs besoins », poursuit-on.
La mesure, qui intervient dans un contexte où le pays se tourne de plus en plus vers les PPP dans la réalisation de ses ambitions de développement, était dans les tuyaux depuis plusieurs mois déjà. Les PPP ont été privilégiés par exemple sur les projets d’installation des infrastructures telles que la centrale solaire photovoltaïque de Blitta d’une capacité de 50 MW et la Plateforme industrielle d’Adétikopé PIA, plus récemment)
Notons qu’en septembre dernier, le gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé avait annoncé les couleurs, en planchant sur un nouveau cadre juridique des partenariats public-privé (PPP). Ceci afin de « consolider la politique d’amélioration constante du climat des affaires de notre pays et à faciliter la réalisation des grands projets structurants », indiquait le gouvernement, déjà à l’époque.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), cofinancé par le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) et arrivé à terme en fin d’année dernière après 5 ans de mise en œuvre, devrait être reconduit pour une deuxième phase. Une mission d’évaluation a lieu actuellement sur le territoire, avec pour objectif de définir les contours et orientations de ce projet, dans sa nouvelle version.
Cette reconduction s’annonce suite aux résultats obtenus par le projet sur ses 5 dernières années d’implémentation, au-delà des attentes initiales. En effet, sur la durée, l'initiative, financée à hauteur de 17 milliards FCFA, revendique avoir créé quelque 800 000 emplois depuis 2016 dont 55 000 emplois directs, et appuyé une vingtaine de PME/PMI et 3 000 groupements.
S’agissant des nouvelles orientations du programme, elles devraient se tourner vers la consolidation des acquis obtenus, le renforcement du dispositif d’aide aux entrepreneurs, et la facilitation de la création d’emplois.
En début d’année, le PAEIJ-SP, déployé notamment dans les filières plutôt “secondaires” (soja, manioc, élevage de petits ruminants, entre autres), avait organisé une session d’échange entre les producteurs qu’il accompagne et ses institutions financières partenaires, pour faciliter le financement de la campagne agricole 2022-2023.
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Au Togo, l’application de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) aux catégories de véhicules de transport de marchandises et de personnes à usage commercial est suspendue à compter de lundi 11 avril 2022. Cette mesure signée conjointement par le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, et celui des transports routiers, aériens et ferroviaires, Affoh Atcha-Dedji, a été diffusée à la même date.
La suspension de l’application de la TVM, d’après les deux officiels « vise à atténuer l’impact de l’inflation constatée sur les activités de transports des marchandises et de personnes ». La mesure s’inscrit également dans la continuité des actions déjà entreprises par le gouvernement dans le but d’amoindrir le choc de la hausse des prix de produits pétroliers, estime le gouvernement.
Notons que suite à la hausse du coût du carburant à la pompe le 29 mars dernier, l’exécutif a annoncé « toute une batterie de mesures de soutien », et la lutte contre la spéculation.
Esaïe Edoh