Il s'est ouvert, hier lundi 4 février à Lomé, un atelier pour l’élaboration du document budgétaire sensible au genre pour l’année 2023. La session, réunissant des experts du genre, hauts fonctionnaires, et partenaires technico-financiers du Togo, vise à renforcer la promotion de la femme et l’égalité homme-femme, dans la budgétisation et l’allocation des ressources de l’Etat.
« La budgétisation sensible au genre consiste à appliquer l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes au volet financier des politiques publiques », a relevé Kofi Agbenoxevi Paniah, Secrétaire Général du ministère de l'Économie et des Finances, au démarrage de ces travaux. Ce dernier a rappelé notamment les efforts fournis par le Togo pour appuyer et renforcer l’équité genre dans ses actions, depuis plus d'une décennie, consolidée notamment dans l’axe 1 de la feuille de route Togo 2025.
2023 : de nouveaux ministères “sensibles au genre”
Au Togo, la loi de finances exercice 2022 a été accompagnée du document budgétaire sensible au genre avec six (06) ministères pilotes, comme les ministères chargés du développement à la base, de l’enseignement primaire et secondaire, de la santé, de l’action sociale, de l’agriculture, et des travaux publics.
Pour le compte de l’année 2023, ce processus sera élargi à deux ministères (les ministères chargés de la justice et de l’enseignement supérieur) et à deux institutions (la primature et la cour des comptes), comme l’indique le représentant du ministère de l'Économie et des Finances, à ces travaux.
Lancement ce matin de l’atelier pour la formation des acteurs impliqués dans l’élaboration du document de budgétisation sensible au genre (BSG) avec le soutien de l’UE. pic.twitter.com/kImGyAJA8u
— Joaquín Tasso Vilallonga ?? (@AmbUETogo) April 4, 2022
Ces travaux sont appuyés par la Banque mondiale (à travers le projet PAGE) et l'Union européenne, dont le représentant, Joachin Tasso Villalonga, a félicité le pays « pour avoir mis le Togo à l’avant-garde de la BSG (Budgétisation sensible au genre) dans la région et salué leur ambition de l’étendre à toutes les institutions publiques. »
Pour rappel, au Togo, l’élaboration d’un document budgétaire sensible au genre a été instituée le 7 avril 2020.
Ayi Renaud Dossavi
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C’est à Vogan (sud-Togo) que le ministre des enseignements primaire et secondaire, Dodzi Kokoroko, a procédé lundi 4 avril 2022, au lancement officiel de la construction de 384 salles de classe dans les régions Maritime, Plateaux et Savanes. L’initiative s’inscrit dans de le cadre de la seconde phase du Projet d'appui à la réforme des collèges (PAREC II).
Ces salles de classes seront mises à disposition de 130 établissements secondaires publics, pour entre autres, améliorer leurs capacités et conditions d’accueil, renforcer la gouvernance et améliorer l’attractivité des disciplines scientifiques.
La mise en route de la deuxième phase de ce projet qui devrait permettre encore de doter des établissements scolaires publics en infrastructures, intervient alors que le gouvernement est en train de dérouler son projet relatif à l’« augmentation de capacités d’accueil en milieu scolaire ». Ledit projet, lancé en décembre 2021, prévoit conformément à sa feuille de route 2020-2025, la construction de 30 000 salles de classes sur le territoire.
En rappel, le PAREC bénéficie de l’appui de l’Agence française de développement (AFC). Dans sa première phase d’exécution entre 2014 et 2018, il a permis de construire 160 salles de classe.
Obtenir la nationalité d’un pays permet de faire valoir ses droits civiques et politiques et soumet à un certain nombre de devoirs.
Au Togo, la demande d’obtention d’une nationalité tient donc compte des facteurs relatifs à la situation des parents de l’individu et aux conditions de sa naissance. Les étrangers résidant au Togo depuis un certain nombre d’années peuvent également introduire une demande en vue d’obtenir la nationalité. Dans tous les cas, la demande doit être introduite auprès de la Direction du Sceau, de la Nationalité et de L’identité Civile (DSNIC). Outre le mariage et la naturalisation, la loi prévoit plusieurs cas différents :
Pour chacun de ces cas de figure, les pièces à fournir ainsi que le délai différent sont différents.
Personnes éligibles :
Toutes personnes que la loi autorise à obtenir une nationalité togolaise.
Délai :
De 1 à 9 mois
Coût :
5000 FCFA
Pièces à fournir :
De 0,6 milliard FCFA en 2019, les activités de crédit-bail au Togo ont bondi à 11 milliards FCFA, ce qui traduit une augmentation de plus de 18 fois en deux ans.
« (...) Les nouvelles mises en place de crédit-bail ont connu une hausse pour atteindre 11 milliards en 2021, contre 0,6 milliard en 2019, année d’adoption de la loi relative au crédit-bail au Togo. », a noté Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo, dans son allocution lors du premier Conseil National du Crédit (CNC) de cette année, avec les acteurs financiers au Togo.
Cette forte progression depuis 2019, intervient dans le sillage de la mise en activité d’African Lease Togo (ALT), spécialisée dans les activités de crédit-bail et d'affacturage au Togo.
Pour rappel, le crédit-bail, aussi appelé "leasing", est une opération financière qui permet de financer des équipements sans faire d'apport, et permet ainsi d'offrir une alternative de financement du matériel et des véhicules, pour les opérateurs économiques qui ne veulent pas passer par un emprunt bancaire.
ALT revendiquait un portefeuille d’activités d’une dizaine de milliards FCFA, début de 2021, soit plus de 90% des activités de crédit-bail, estimées par le ministère de l’économie et des finances.
Le même acteur, filiale togolaise d’African Lease Group, estimait le marché du crédit-bail au Togo à 116 milliards FCFA (en 2019, période pré-Covid), citant une statistique attribuée à la Direction des Transports du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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En 2021, le concours des banques aux activités économiques a connu une « forte progression », selon Sani Yaya, ministre en charge de l’Economie et des Finances du Togo, au cours du Conseil National du Crédit, tenu en fin de semaine dernière.
En effet, en dépit de la pandémie de Covid-19 et ses conséquences économiques, on note que le montant des créances sur l'économie a atteint 1 425 milliards FCFA à fin décembre 2021, en hausse annuelle de 9%, selon la même source. Ce chiffre, « un record depuis 5 ans », est porté essentiellement, apprend-on de l’argentier togolais, par les crédits au secteur privé.

Si l’autorité publique applaudit cette contribution des acteurs bancaires aux activités économiques, elle les appelle tout de même à desserrer la vis sur le coût du crédit.
En effet, la même année, le taux d’intérêt moyen débiteur des banques togolaises s’est établi à 7,6%, soit 0,5 point de pourcentage de plus que la moyenne sous-régionale pratiquée (7,2%). C’est fort de ce constat que le ministre de l’Economie et des Finances, a invité les établissements bancaires à revoir le coût du crédit, pour aider davantage les clients et l'économie du pays.
Cet appel du pied de l’Etat aux banques intervient dans un contexte d’inflation, marqué par la hausse des prix de plusieurs produits de consommation, notamment plus récemment l’énergie (carburant à la pompe). Situation dont les impacts sur les activités bancaires et la sollicitation des banques par les clients, ne sont pas encore clairement appréhendés.
Ayi Renaud Dossavi
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La Conférence de Lomé sur les transitions politiques et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’Ouest, aura lieu le 21 avril prochain, au Centre International des Conférences de Lomé, Hôtel 2 Février, selon les précisions du ministère des affaires étrangères.
What are the specific Goals of the Lome Conference ?
— Diplomatie Togolaise (@DiplomatieTogo) March 28, 2022
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La rencontre de haut niveau, annoncée en février dernier, avec le soutien des Nations Unies, veut notamment se pencher sur le développement dans la région du Sahel et les pays de l’Afrique de l’Ouest, avec dans le viseur des défis comme la montée de l’extrémisme violent et du terrorisme, ainsi que l'instabilité politique dans cette partie du continent. Il s'agira aussi de réfléchir sur les stratégies et moyens pouvant aider à contenir la dissémination de la menace terroriste.
Le 18 mars 2022, le Togo est devenu le premier pays africain à accueillir Equiano sur ses côtes. Prévu pour être opérationnel d’ici la fin de l’année, il s’agit du premier câble sous-marin de fibre optique de Google dédié au continent. Tout un symbole pour le pays d’Afrique de l’Ouest qui cherche depuis quelques années à devenir un hub technologique majeur et à porter la contribution du numérique à 10 % du PIB. De fait, l’arrivée d’Equiano devrait impulser une nouvelle dynamique aux efforts du gouvernement togolais vers l’atteinte de cet objectif.
De grandes ambitions
C’est au Port de Lomé que le président togolais a participé mi-mars à la cérémonie officielle de raccordement de son pays au câble sous-marin Equiano de Google. Pour Faure Gnassingbé, cette infrastructure reliant l’Europe à l’Afrique devrait « transformer durablement le paysage numérique » du Togo.

Dans le détail, le gouvernement togolais s’attend aussi bien à une amélioration de la qualité de la connexion Internet que de son coût. Equiano dispose en effet d’une bande passante qui surpasse 20 fois celle de tous les autres câbles sous-marins de la zone et d’après Google, il élargira non seulement le nombre d’utilisateurs d’Internet au Togo, mais permettra également de doubler en trois ans le débit Internet auquel ont accès la plupart des Togolais.

À titre d’exemple, le raccordement en 2012 du West Africa Cable System (WACS), premier câble sous-marin relié au Togo, a permis de passer d’un taux de pénétration d’Internet d’environ 5 % il y a dix ans, à 26 % en janvier 2022, soit 2,23 millions d’utilisateurs d’après les données de Data Reportal. Si cela représente une progression de 420 % en une décennie, c’est au cours des cinq dernières années que la croissance a été la plus forte. Cette progression s’est également accompagnée d’une amélioration de la qualité de la connectivité, portée par l’internet fixe avec la fibre optique à domicile (FTTH) de Togocom et de GVA (Canalbox).
D’ici à 2025, le géant américain table sur une vitesse de 21 Mbps en moyenne, contre 10 Mbps en 2021, en plus d’une réduction de 14 % du prix de l’Internet au détail. Élément essentiel pour n’importe quel pays voulant développer son écosystème numérique, le haut débit en devenant plus abordable au Togo, devrait soutenir la vision du gouvernement de devenir un hub digital régional. Lomé cherche ainsi à accélérer les efforts en ce sens et vient d’annoncer son intention de mobiliser 300 millions d’euros pour connecter les foyers togolais à la fibre optique, par le biais des lignes électriques.
« Avec ce nouveau câble sous-marin, nous serons en mesure de satisfaire aux exigences de la Feuille de route gouvernementale portant sur le renforcement du raccordement international au réseau mondial », assure la ministre togolaise de l’Économie numérique Cina Lawson.
Selon une étude commanditée par Google, l’arrivée d’Equiano devrait favoriser la création de 37 000 emplois à l’horizon 2025, grâce aux opportunités offertes par l’économie numérique. Là encore, le gouvernement voit grand et vise, selon la politique sectorielle du secteur du numérique, 400 milliards FCFA (environ 678 millions $) de chiffre d’affaires pour l’économie digitale, contre 187,5 milliards FCFA en 2016.
Des succès notables depuis quelques années
Lorsque le gouvernement entre en contact avec Google en 2019 alors que le géant de l’Internet venait d’annoncer son projet Equiano, c’était fort de cette ambition numérique : faire du pays, jusque-là connecté à un seul câble, un hub numérique. Objectif en marche, d’autant que le Togo qui ne faisait pas partie du programme initial du géant de l’Internet, l'intègre rapidement et en devient 3 ans plus tard, la première station d'atterrissage en Afrique. Ce « succès » est d’abord un coup d’accélérateur à sa stratégie digitale « Togo Digital 2025 » dont l’élaboration en cours est soutenue notamment par la Banque mondiale dans le cadre du WARCIP (West African Regional Communications Infrastructure Project). Projet qui aura permis la construction de nouvelles infrastructures notamment l’IXP (Point d’échange Internet) et le carrier Hotel, premier datacenter du pays.
Sur le plan de la modernisation de l’administration togolaise, la dématérialisation de plusieurs services publics est déjà en cours avec notamment la délivrance en ligne du casier judiciaire ou encore la numérisation des moyens de paiement au niveau des services publics. Le lancement en mai 2021 du Lomé Data Centre, s’inscrit aussi dans cette dynamique, car il ambitionne de contribuer à garder les données personnelles des Togolais sous le contrôle souverain de l’Etat, « tout en offrant aux jeunes pousses technologiques déjà présentes, ou qui veulent s’installer dans le pays, une infrastructure de pointe à coût abordable ».

« Les Data Centres sont des structures incontournables et des centres de connectivité pour toute région, ou pays, qui souhaite se développer », confirme Attia Byll, la DG de la Société d’infrastructures numériques (SIN), la nouvelle entité publique, cheville ouvrière de l’ambition de Lomé dans le numérique. La société chargée de gérer les infrastructures télécoms publiques est détenue à 100% par l’Etat, et a déjà dans son giron plusieurs infrastructures dont le projet e-gouv qui fibre plus de 300 bâtiments de l’administration publique.
En septembre 2021, le gouvernement a annoncé la création de l’Agence Togo Digital. Son rôle sera principalement d’accompagner les divers services publics dans leur marche vers la digitalisation. Pour veiller à la protection de tout l’écosystème, un accent particulier est mis sur la cybersécurité, avec la création en 2019 de l’Agence nationale de la cybersécurité.

La tenue au Togo, les 23 et 24 mars derniers, de la première édition du Sommet de la cybersécurité de Lomé, réunissant plusieurs pays africains, est venue rappeler l’ambition du pays de jouer, là aussi, les premiers rôles.
Si le cadre réglementaire et les ambitions sont donc affichés, Lomé reste toutefois confrontée à plusieurs défis. Il s’agit notamment de l’amélioration du taux d’électrification qui, si elle a considérablement augmenté ces dernières années, reste cependant loin des objectifs. Réussir à démocratiser davantage l’accès à Internet (la fibre optique à domicile coûte plus du tiers du salaire minimum) et étendre la pénétration aux zones rurales est une autre paire de manches.
La maîtresse d’œuvre Cina Lawson

Membre des gouvernements togolais successifs dès 2010, Cina Lawson a vu ses responsabilités croître depuis lors, gérant successivement et de façon cumulée le portefeuille des Postes, celui de l’Économie numérique et enfin celui de la Transformation digitale du Togo. À ce titre, la technocrate passée par la Banque mondiale et les groupes télécom Alcatel-Lucent et Orange s’est illustrée en supervisant avec succès chacune des avancées de son pays vers la quatrième révolution industrielle, à commencer par le projet e-Gouv, devenu opérationnel en 2017. Il relie l’ensemble des bâtiments publics de la capitale togolaise ainsi que ceux de Kara par la fibre optique. Financé à hauteur de 15 milliards FCFA, il a favorisé l’opérationnalisation de plusieurs plateformes de services publics comme togo.gouv.tg ou service-public.gouv.tg.
Depuis 2016, la ministre a aussi porté plusieurs initiatives notamment le projet AgriPME, ou plus récemment Novissi. Le projet AgriPME a permis de prendre la mesure des avantages offerts par la technologie à l’agriculture, pilier de l’économie pour de nombreux pays africains. La plateforme a en effet offert aux agriculteurs togolais un moyen d’obtenir directement leurs subventions sur leur portefeuille électronique et d’effectuer en parallèle, les achats d’engrais et autres intrants agricoles, via le Mobile Money.

Avec Novissi, le gouvernement a apporté une aide financière aux populations défavorisées dans la période de la Covid-19 en s’appuyant sur le mobile Money et l’Intelligence artificielle. Les algorithmes de Machine learning ont permis de cibler les ménages les plus vulnérables. Le programme a d’ailleurs reçu il y a quelques semaines, une reconnaissance spéciale au dernier salon des innovations South by Southwest (SXSW) à Austin au Texas (USA).
Ainsi, pas à pas, Cina Lawson conduit la politique du gouvernement de Faure Gnassingbé en matière de transformation numérique au Togo.
Emiliano Tossou
Le Conseil national de crédit (CNC) réuni le 31 mars 2022 dernier, a énuméré cinq principaux que doivent relever les acteurs bancaires pour accroître le volume du financement au Togo.
D’après le conseil, les banques devraient revoir à la baisse le coût du crédit. « Le taux d’intérêt moyen débiteur des banques est ressorti à 7,6% en 2021, après 7,7% en 2020. Ce taux reste toujours élevé par rapport à la moyenne sous-régionale qui est de 7,2% », a indiqué le ministre Sani Yaya (photo), président du CNC.
Le conseil a mis également l’accent sur la nécessité de réduction des divers frais et commissions sur les opérations bancaires, suite à l’analyse de la décomposition des opérations des banques avec la clientèle, qui montre « que plus du tiers des revenus des emplois clientèles proviennent des commissions ».
Le troisième défi identifié est l’accroissement du financement en faveur de l’agriculture et de l’habitat. En effet, les données disponibles du Cnc montrent que les nouvelles mises en place de crédits bancaires accordés aux secteurs de l’agriculture et de l’habitat ne représentent respectivement que 2% et 7% des concours globaux accordés par les banques en 2021.
La hausse de financement exige également une mobilisation plus accrue de ressources par les PME et la maîtrise du risque de crédit bancaire.
En dépit des défis à relever, le conseil note pour le compte de l’année 2021, « une forte progression des concours bancaires ». La hausse est essentiellement portée par les crédits au secteur privé, note le CNC. Sur la période, le taux brut de dégradation du portefeuille des banques quant à lui, est ressorti à 12%, contre 16% un an plus tôt, soit son niveau le plus bas depuis 2013.
Esaïe Edoh
Au Togo, plus de 2, 8 millions de doses de vaccins ont été administrées à la population depuis le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la Covid-19, a annoncé Djibril Mohaman le 30 mars 2022, le Coordonnateur national de gestion de la riposte à la Covid-19 (CNGR).
D’après la CNGR, 39% de la population âgée de 18 ans et plus ont reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19 et 29%, les deux doses tandis que 7% des 12 à 17 ans ont eu au moins une dose.
Selon les informations diffusées, il n’y a plus de cas au CHR Lomé commune où sont pris en charge les cas positifs. « Nous pouvons dire que le taux de positivité qui était à plus de 20%, il y a quelques mois est revenu à 0,45% ces derniers temps et la létalité est à 0,74 », a précisé le coordonnateur.
Face à cette baisse de cas de contamination, le gouvernement a allégé le 10 février dernier les mesures restrictives.
La Banque mondiale va décaisser 450 millions $ (environ 265 milliards FCFA) pour renforcer la résilience dans les régions Nord du Togo et de trois autres pays du Golfe de Guinée (Bénin, Côte d'Ivoire, et Ghana). Ce financement, approuvé par le Conseil des administrateurs de l'institution basée à Washington, jeudi 31 mars 2022, s’inscrit dans le cadre du Projet de cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée, qui se veut une des réponses aux défis grandissants dans ces régions proches du Sahel, dans un contexte de montée des tensions sécuritaires liées aux terrorismes, de propagation de conflits sur fond de changements climatiques, et de pauvreté aggravée par la pandémie de Covid-19.
Ainsi, il s’agit notamment « d’anticiper et de prévenir » la propagation des conflits venus du Sahel, de réduire la vulnérabilité au changement climatique et de renforcer les institutions locales, les opportunités économiques et la confiance des populations, comme l'indique la Banque, dans un communiqué de presse.
« Ce projet répond à la complexité de la crise en soutenant des solutions intégrées et coordonnées au niveau régional, des efforts de sécurité, de la gestion des aléas climatiques et des risques de catastrophe, et du renforcement des capacités de l’État », a expliqué à cet effet Coralie Gevers, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Togo, le Bénin, la Côte d’Ivoire, et la Guinée.
L'initiative, apprend-on, fait suite à aux demandes des gouvernements de ces quatre pays, qui doivent de plus en plus faire face à des défis de sécurité dans cette vaste bande transfrontalière, proche du Sahel ; d'où une approche intégrée et régionale.
Ce projet, prévu pour 5 ans, ambitionne d’impacter 4 600 communautés situées dans ces zones frontalières du nord du golfe de Guinée, et devrait s'appuyer significativement sur les institutions locales, qui joueront un important rôle dans l'orientation des investissements multiformes qui seront réalisés au profit des populations.
Pour rappel, le même jour, l'institution de Bretton Woods a approuvé en faveur du Togo, un financement de 100 millions $ (soit 59 milliards FCFA), pour soutenir son programme de croissance inclusive et ses réformes fiscales.
Ayi Renaud Dossavi
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