Nominé dans quatre catégories, le jeune entrepreneur togolais Donaldson Sackey a remporté récemment trois prix aux Africa Talents Awards 2021, une initiative de l’entreprise « Incantation groupe », dont le but est de célébrer « l’excellence africaine ».
Précisément, l’ex-international togolais et PDG de la fintech Timeless Capital, est sacré meilleure innovation africaine avec sa crypto-monnaie Timeless Capital Coin, meilleur entrepreneur, et meilleur talent de la diaspora. Ces trois prix, selon l’ex-joueur, sont des récompenses “qui honorent son travail en Afrique”
Notons que le jeune entrepreneur togolais, a pris en juillet 2021, des participations dans la startup Bline et possède plusieurs entreprises en Europe et en Afrique.
S’agissant d’Africa Talents Awards, c’est un événement soutenu par l’Union Africaine et l’Organisation des Nations Unies pour la Science, l'Éducation et la Culture (UNESCO), au cours duquel, un ensemble de distinctions honorifiques sont attribuées aux personnalités et jeunes talents africains.
Esaïe Edoh
En 4 ans, près de 14.500 jeunes défavorisés de 200 villages du Togo ont bénéficié de l’accompagnement du gouvernement à travers le projet Opportunités d’Emplois pour les Jeunes Vulnérables (EJV). C’est le bilan que dressent les autorités togolaises de ce projet lancé en 2017 et arrivé officiellement à son terme en 2021.

Selon ce bilan, les bénéficiaires dont 56% sont des femmes âgées de 18 à 35 ans, ont bénéficié de soutien dans la réalisation d’activités génératrices de revenus (AGR) tandis que d’autres, ont été recrutés pour des Travaux à haute intensité de main d'œuvre (THIMO) d’autre part.
S’agissant des Thimo, les bénéficiaires du programme, sous la houlette de l’Agence nationale du développement à la base (Anadeb), ont participé à travaux de réalisation ou d’aménagement de pistes rurales (116 km au total sur le territoire), de retenues d’eau et d’infrastructures de base dans les localités les plus vulnérables.
S’agissant des AGR, un accent a été mis sur l’auto-développement, permettant à plus de 3 000 jeunes de s’alphabétiser, et de bénéficier de formations entrepreneuriales pour réussir des micro-projets.
Ce projet soutenu par la Banque mondiale pourrait être prorogé, apprend-on, afin de capitaliser sur les différents acquis obtenus.
Esaïe Edoh
Le Togo et six autres pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, en Afrique de l’Ouest, en plus de la Libye au Maghreb et du Mozambique au Sud), vont prendre part à un programme de prévention des conflits, et de promotion de la stabilité, en collaboration avec les Etats-Unis. L'initiative devrait s’étendre sur 10 ans.
Le département d’Etat des Etats-Unis a confirmé l’information, dans un communiqué publié la semaine écoulée.
« Le 1er avril 2022, l’administration Biden-Harris a lancé la mise en œuvre de la stratégie des États-Unis pour la prévention des conflits et la promotion de la stabilité avec des pays partenaires dans le monde entier », indique le département d’Etat Américain. Objectif: « favoriser la paix et la stabilité à long terme grâce à une diplomatie américaine intégrée, au développement et à l’engagement du secteur de la sécurité ».
A cet effet, « les États-Unis s’associeront à Haïti, à la Libye, au Mozambique, à la Papouasie-Nouvelle-Guinée et à l’Afrique de l’Ouest côtière (Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée et Togo) », conformément au Global Fragility Act américain.
Collaboration et lutte multiformes
Outre les aspects militaires, il s’agira notamment de collaborer avec les gouvernements et les partenaires civils sur une approche intégrée pour prévenir les conflits, promouvoir la résilience et la stabilité et favoriser le développement économique. Il sera également question de contrer ces menaces grâce à l’aide au développement, la diplomatie et la sécurité, et d'exploiter de « nouveaux outils et perspectives », dans le reforcement des « institutions démocratiques », de « la lutte contre la corruption », de l’application de la loi et de la transparence fiscale ; ainsi que pour promouvoir les droits de l’homme, l’équité et l’égalité des genres.
Ce programme international mobilisera de Washington, jusqu’à 200 millions $ chaque année, apprend-on, dont 125 millions $ sont déjà affectés au cours de l’exercice fiscal 2022 au Fonds de prévention et de stabilisation, selon l'annonce officielle.
Ces fonds permettront entre autres, l’élaboration de plans de mise en œuvre décennaux et d’activités régionales et multilatérales connexes.
Un contexte mondial de plus en plus tendu
Sur le continent, ces annonces interviennent dans un contexte de montée des tensions sécuritaires, en lien avec l'évolution de la menace terroriste. En parallèle, ces considérations interviennent aussi alors que le conflit russo-ukrainien qui se poursuit, a durci les relations entre Washington (avec l’OTAN) et Moscou, suscitant l’inquiétude que ceci ne réactive ou réchauffe d’autres points de tensions sur le globe, notamment en Afrique.
Washington travaille justement à resserrer ses liens militaires avec certains pays du continent, en particulier ceux confrontés à la menace terroriste.
De son côté, face à ces défis sécuritaires, Lomé a amorcé des efforts pour renforcer un tant soit peu son armée. Ainsi, le gouvernement de Faure Gnassingbé prévoit de dépenser 105 milliards FCFA cette année au profit de la défense.
Dans le cadre de sa loi de programmation militaire (LPM) 2021-2025, le pays d’Afrique de l’Ouest envisage des dépenses à plus de 720 milliards FCFA sur 5 ans.
Sur le terrain de la lutte contre la pauvreté et pour le soutien à la résilience des populations les plus affectées, le pays veut compter entre autres sur l’appui de partenaires bilatéraux et multilatéraux. C’est le cas la Banque mondiale, institution basée à Washington, qui a annoncé la semaine dernière également, des fonds à hauteur de près de 270 milliards FCFA, pour appuyer les populations au nord du Togo et de 3 autres voisins de la sous-région, face aux défis climatique et la montée terrorisme.
Ayi Renaud Dossavi
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La liste des 137 enseignants exclus du système éducatif togolais et redéployés dans l’administration, s’est allongée avec 9 autres. Leurs noms ont été communiqués mardi par le ministère de la fonction publique et du dialogue à travers un arrêté portant mesures administratives.
Ces 9 enseignants visés, à l’instar des 137 autres, observent le mot d’ordre de cessation de travail de 4 jours à compter de mardi 5 avril dernier, lancé par le Syndicat des Enseignants du Togo (SET), qui selon les autorités togolaises, ne dispose d’aucune existence légale. Ses appels à la grève sont ainsi jugés illicites, conformément au Code du travail et aux dispositions du décret du 23 février 2022 relatif à la représentativité des syndicats professionnels et à l’exercice du droit de grève au Togo.
La mesure, selon le ministre Gilbert Bawara, pour l’heure, ne concerne que « les membres les plus en vue du SET ».
Notons que malgré les sanctions du gouvernement, le SET maintient la grève sur une période de 4 jours.
Esaïe Edoh
Un navire de pêche battant pavillon ghanéen, le navire TRUST 79, s’est échoué lundi 04 avril dernier sur les côtes togolaises, sur la plage d’Ablogamé, à quelques encablures du Port de Lomé.
Le bâtiment, provenant du Ghana, se dirigeait vers le chantier naval OTAM, situé dans la zone portuaire togolaise, avant que son équipage n’en perde le contrôle et qu’il ne dérive de sa trajectoire pour s'échouer sur la côte, selon les premières précisions apportées par le ministère en charge de la mer au Togo.

L’autorité publique annonce par la même occasion qu’une enquête est déjà en cours, en attendant de dégager le navire de 54,56 mètres de long pour 10 de large, qui attire depuis, la curiosité des riverains.
« La Préfecture Maritime de Lomé s'est saisie de l’enquête et a adressé une mise en demeure aux propriétaires du navire afin que des dispositions soient prises pour enlever le navire de la plage. », apprend-on de la source officielle. Elle indique dans le même temps que, des mesures ont été aussi prises « pour que le fuel soit pompé du réservoir du navire pour éviter le risque de pollution ».
Aucun décès ni blessé n’est à déplorer suite à l’accident du navire, qui compte une équipe de 11 personnes (8 Ghanéens et 3 Nigérians), apprend-on.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, plus de 8 tonnes de de drogues diverses ont été saisies l’année dernière par l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment (OCRTIDB), selon un communiqué officiel publié en début de cette semaine. Il s’agit notamment du cannabis (4,7 tonnes), de drogues de synthèse (3,3 tonnes) et de cocaïne (56 kg), apprend-on du Portail Officiel de la République Togolaise.
« Si l’essentiel de ces produits illicites est destiné à l’extérieur, certains réseaux de distribution tentent d’en écouler sur le territoire local, jusque parfois même dans les écoles », révèle l’office. « Des trafiquants sont ainsi régulièrement interpellés et des coups de filet réalisés. », précise la même source.
Il s’est ouvert mardi 5 avril 2022, à Lomé, un atelier de coaching de projets à l’intention des collectivités locales et municipalités de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (l’Uemoa).
La rencontre de deux jours, à l'initiative du Conseil des collectivités territoriales de l'Uemoa, avec l'appui de la Coopération française, du Fonds mondial de développement des Villes, et du Togo, accueille plusieurs délégations venues de municipalités des pays comme le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la France.
Lors de ces travaux, il s’agira notamment d’outiller les experts des municipalités de l’union à mieux structurer leurs projets et les rendre plus attractifs aux bailleurs de fonds et investisseurs, ainsi qu’aux différents partenaires éventuels.

Certains des bailleurs potentiels sont présents à la rencontre, notamment des représentants du secteur privé, de la Coopération internationale (Agence française de développement), ainsi que des institutionnels régionaux (la Banque africaine de développement (BAD)) et la Banque ouest africaine de développement (BOAD).

Ce « workshop » des collectivités locales doit permettre aux acteurs municipaux de « trouver une réponse concrète aux problèmes de nos villes », a déclaré Kamal Adjayi, de la commune Golfe 3 à Lomé et Vice-président du Fonds mondial de développement des Villes (FMDV).
La municipalité hôte
Les travaux ont été ouverts par Aminata Sy, représentant la commission de l'Uemoa, qui a présenté le cadre de ces travaux et le Secrétaire général du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), qui a notamment présenté ses ambitions à l'horizon 2030, aux municipalités hôtes.
« D’ici à 2030, le Grand Lomé sera une communauté urbaine moderne, saine, attractive, dotée d’un gouvernement local fort, un centre de transit, un pôle de développement compétitif en Afrique de l’Ouest et une agglomération mieux structurée où le citoyen est bien épanoui », a indiqué Tagba Ataféyinam Tchalim, Secrétaire Général du DAGL.
Le SG du DAGL a par ailleurs présenté certains des mécanismes et appuis qui soutiennent les ambitions de Lomé : « Les financements dont bénéficie le District à travers ces projets sont importants : 9,2 milliards de francs CFA soit 14 millions d’euros pour la mise en œuvre du PEUL 3, 13,1 milliards de francs CFA pour le PEUL 4 soit 20 millions d’euros. Ils permettent de mener nos projets prioritaires en matière d’amélioration de l’environnement urbain et de gestion des services publics locaux, en partenariat étroit avec les 13 municipalités du Grand Lomé. »

Ateliers techniques et parole aux experts
Le workshop sera marqué par des sessions de formation autour de thématiques comme, « Financer les projets de villes durables : parole aux experts », les outils d’aide à la préparation de projets et à l’investissement et les dispositifs d’appui aux coopérations décentralisées des banques de développement (BOAD, BAD, AFD, Expertise France), des sessions de coaching des projets des municipalités, avec séance de pitch, discussions et recommandations des experts et des pairs.
Pour rappel, le CCT-Uemoa (Conseil des collectivités territoriales-Uemoa) a notamment pour rôle d’accompagner la commission sous-régionale dans la conception et la mise en œuvre de projets intégrateurs et structurants au bénéfice des collectivités territoriales de l’Union, et d’assurer leur participation à la réalisation de ses objectifs.
Ayi Renaud Dossavi
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Les 17 nouveaux membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), élus en mars dernier par l’Assemblée nationale, ont prêté serment, lundi 4 avril 2022, au cours d’une audience de la Cour constitutionnelle dirigée par son président, Aboudou Assouma.
Ceux-ci ont promis par leur serment de « remplir fidèlement et en toute impartialité les fonctions de membre de la CENI dans le respect de la Constitution, du code électoral, des lois et règlements en vigueur ».
A la suite de la réception de leur serment, ils ont été renvoyés à leurs fonctions, celles d’organiser les prochaines élections régionales.
Au Togo, Orabank s’apprête à lancer un nouveau produit au niveau de sa salle de marchés, le « change à terme », a appris Togo First. La nouvelle offre, présentée comme « produit phare de l’année », consistera à fixer un taux de change à l’avance pour l’achat d’une devise et s’adresse surtout aux opérateurs économiques, importateurs comme exportateurs.
Globalement, explique l’acteur bancaire, l’opération doit servir à se protéger contre le risque de change (risque auquel s'expose tout investisseur se portant acquéreur d'un actif libellé dans une autre devise que celle ayant cours légal dans son pays, ndlr), pour les opérateurs ayant des affaires à l’international dans des devises qui fluctuent avec le FCFA.
Dans les faits, la possibilité est offerte de fixer le cours de la devise concernée contre la devise locale, pour une échéance future précise ou une série de paiements partiels possibles. Pour la filiale du groupe bancaire panafricain Oragroup, « c’est le momentum parfait, surtout avec tout ce qui se passe à l’international », (conflit russo-ukrainien, ndlr).
« On a vu que le dollar, qui est notre devise principale de paiement à l’étranger si ce n’est pas l'euro, a subi beaucoup de fluctuations et dans des proportions quand même assez importantes », explique la directrice de la salle des marchés.
Déclinée en deux options, «sec » et « flexible », le nouveau produit sera opérationnel dans un premier temps pour trois devises étrangères : les dollars US et canadien, et la livre anglaise.
Au Togo, Orabank truste régulièrement les premières places dans le paysage bancaire. L’institution couronnée « Meilleure Banque du Togo en 2021 » par le magazine financier Global Finance, revendique pour son dernier exercice, un total bilan de 746 milliards FCFA (+36 milliards par rapport à 2020) et un encours de crédits évalué à 381 milliards, en légère baisse.
Octave A. Bruce
En mars 2022, 1354 entreprises ont été créées au Togo, d’après les statistiques publiées par le Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Une hausse de 6% par rapport aux 1278 enregistrées en février de cette année et de 4% comparées aux 1300 de janvier.
Précisément, d’après les données consultées par Togo first, au 3è mois de l’année, 978 entreprises ont été créées par des hommes contre 376 par les femmes. On note également que sur les 1354 sociétés, 1138 appartiennent aux Togolais contre 216 aux étrangers.
En termes de bilan trimestriel, c’est un total de 3932 nouvelles entreprises qui se sont installées alors que sur la même période un an plus tôt (2021), c’étaient 4087. Ce qui traduit une légère baisse de 4% des créations d’entreprises en un an.
Rappelons qu’à fin 2021, 13.770 nouvelles entreprises avaient été comptées contre 12.500 en 2020, soit une hausse de 9% en une année.
Esaïe Edoh