Après le succès de son émission simultanée d’obligations de relance le 24 juin 2022, le Togo vient de lancer une nouvelle opération du genre sur le marché financier régional Umoa-Titres, cette fois-ci pour emprunter 30 milliards FCFA.
Cette nouvelle sortie qui sera clôturée le 8 juillet prochain, va se réaliser via des titres dont le nominal est de 10 000 FCFA et stipulés sur des maturités de 05 et 10 ans, respectivement à des taux d'intérêt 5,8% et 6,1%.
L’opération vise à « assurer la couverture des besoins de financement du budget de l'État du Togo dans le cadre de ses plans de relance économique post-Covid-19 ».
Notons que l’objectif de mobilisation du pays ouest africain sur le marché financier régional est de 550 milliards FCFA, cette année 2022.
Esaïe Edoh
Concentrant plus de 5,4% des transferts d’argent rapides intra-Umoa, le corridor Togo-Bénin est devenu le 4e le plus dynamique de l’Uemoa, selon les données de BCEAO consultées par Togo First. Ainsi, les transactions entre résidents béninois et togolais sont devenues plus importantes que les opérations effectuées entre le Mali et le Sénégal.
Les corridors classiques impliquant le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et le Mali, restent les plus actifs.

En forte croissance depuis quelques années, les transferts rapides d’argent entre pays membres de l’Uemoa ont atteint 432 milliards FCFA au terme du premier semestre de l’année dernière (2021), s’inscrivant dans une hausse de 25% en glissement annuel, par rapport à fin juin 2020. Cette dynamique a été tirée par le volume des transactions qui a augmenté de 18% à plus de 8,6 millions transferts transfrontaliers intra-Umoa.
La Côte d’Ivoire, première économie de l’espace d’intégration, est le principal robinet de ces transferts. Les montants envoyés par les résidents ivoiriens vers les autres économies de l’Union représentent plus de 54% des transactions transfrontalières totales intra-Uemoa. Le Burkina Faso, est quant à lui, la principale destination des transferts transfrontaliers, avec plus de 54% de la valeur des opérations.
Au Togo, les associations des conducteurs et les municipalités envisagent de mener des contrôles en amont dans les gares routières, pour s'assurer que les véhicules ne sont pas surchargés ou sont assurés.
L'information émane d’une rencontre entre le ministre chargé des transports, Atcha-Dedji Affoh, les responsables de la faîtière patronale togolaise des transporteurs routiers, et les représentants des transporteurs de tout le pays, jeudi 30 juin 2022.

Il s’agissait pour le ministre, associé à son collègue de la protection civile, Yark Damehame, de sensibiliser ces acteurs au respect du code de la route, à la suite d’un accident de la route particulièrement meurtrier, qui a fait 13 morts et 15 blessés, sur la nationale 1, à la hauteur du Village de Bako (8 km au sud de Wahala, localité elle-même située à 120 km de Lomé).
C’est avec amertume que nous avions appris le décès tragique de nos mères, femmes et sœurs suite au drame routier du 28 juin 2022, sur la nationale N°1 à la hauteur du village de Bako.
— Affoh Atcha Dédji (@AffohAtcha) June 30, 2022
Profondément attristé….
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« Nous avons convenu d'inviter tous les transporteurs, de Cinkassé à Lomé, pour une sensibilisation et nous prenons conscience de que ce que souvent les contrôles que les forces de l’ordre font, ce n'est pas pour leur simple plaisir, mais justement pour éviter ce genre de choses. Pour qu'on comprenne l'importance de la sécurité routière. », a indiqué le ministre.
« Aujourd’hui, l'Etat fait beaucoup d'efforts sur les infrastructures de sécurité routière, nous avons voulu recentrer le débat pour qu'on prenne conscience de cela. », a-t-il ajouté.

Pour Yaya Oukpedjo, Président de l'Union des Syndicats des Conducteurs Routiers du Togo (USYCORT), outre les mesures qui seront prises de leur côté pour accompagner le gouvernement dans ses efforts pour la sécurité sur les routes, il s’agit aussi de sensibiliser les passagers, de les pousser à ne prendre que des véhicules techniquement au point, et refuser la surcharge.
Au Togo, les accidents de la route ont fait 600 morts en 2021 (contre plus de 550 en 2020), selon les données du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Les principales causes étant notamment les excès de vitesse, les surcharges et le non-respect du code de la route.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, l'Assemblée nationale entérine de nouvelles retouches au processus de décentralisation. Elle a adopté, hier jeudi 30 juin 2022, à l’unanimité des députés présents, deux projets de loi portant respectivement sur la décentralisation et les libertés locales, et sur les attributions et fonctionnement du District autonome du grand Lomé (DAGL).
C’était à la faveur de la onzième séance plénière de l’hémicycle, sous l’égide de Chantal Yawa Djigbodi Tsègan, sa présidente, en présence notamment de Payadowa Boukpessi, ministre d’État, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires.
Le premier projet de loi modifie une loi du 13 mars 2007, relative à la décentralisation et aux libertés locales, notamment en ses dispositions qui concernent les conseillers municipaux et régionaux.
« Ce projet de loi précise les dispositions relatives à la destitution du maire et de ses adjoints, le rôle de coordination dévolu aux conseils régionaux et réduit la durée des sessions des réunions des conseils municipaux et régionaux de quinze (15) à dix (10) jours maximums par trimestre », explique la représentation nationale.

Le deuxième texte, pour sa part, vient modifier une loi du 15 novembre 2019 portant attributions et fonctionnement du DAGL. En plus de préciser le cadre de coopération entre le DAGL et les 13 communes du Grand Lomé, le texte vient également étendre le champ de compétence du DAGL vis-à-vis des communes.
Cette extension va à des domaines comme la salubrité publique, « dans l’ensemble de la capitale », et à d’autres comme « le soutien aux politiques d’égalité et d’harmonisation du développement de l’ensemble du territoire du district autonome », selon l’Assemblée.

« Ce vote que l’Assemblée nationale vient de faire, concerne des réformes très importantes qui concernent les conditions d’exécution des compétences partagées entre l’État et les collectivités territoriales. Ces réformes concernent l’adressage des voies, la durée des sessions des conseils des collectivités territoriales de même que la création des groupes d’élus parmi les conseillers municipaux et régionaux », a souligné le ministre Payadowa Boukpessi, ministre d’État, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, lors de la session parlementaire.
« En ce qui concerne le DAGL, les réformes concernent l’extension de ses compétences comme l’adressage ainsi que d’autres compétences. La mise en œuvre de ces nouveaux textes nous permettra de clarifier certaines dispositions et permettra que la décentralisation soit mieux comprise et qu’elle soit plus renforcée. Le gouvernement s’engage à mettre en œuvre ces lois et nous vous rendrons compte régulièrement de leur mise en œuvre », a-t-il ajouté.
Ayi Renaud Dossavi
Entre 2017 et 2021, le taux d’infection du VIH/Sida a baissé de plus de 50% au Togo, a indiqué mercredi 29 juin 2022, le Conseil national de lutte contre le Sida, (CNLS) lors d’une rencontre bilan tenue à Lomé.
Précisément, le taux de prévalence en 2018 qui était de 2,2% est passé à 1,9% en 2021. Ce progrès en matière de réduction de nouvelles infections et des décès liés au VIH, selon le Coordonnateur national du CNLS, Vincent Pitché, est le couronnement des différentes initiatives prises par les autorités du pays. « Les chiffres montrent que les interventions de prévention ont permis d’éviter de nouvelles infections chez les jeunes », indique-t-il, sans perdre de vue le défi de toucher davantage de personnes.
Notons que l’objectif du Togo est de mettre fin au Sida comme problème de santé publique à l’horizon 2030.
Esaïe Edoh
Le Togo lance son visa électronique (e-Visa), une nouvelle version de sa plateforme nationale des voyages (https://voyage.gouv.tg).
« Désormais, tout individu désireux d’entrer ou de sortir du territoire togolais doit préalablement se rendre sur https://voyage.gouv.tg », indiquent dans une note conjointe, les ministres Yark Damehame et Cina Lawson, respectivement chargés de la sécurité et de la transformation digitale.
Le site permettra notamment de : remplir son formulaire d’immigration (obligatoire pour toute entrée et toute sortie du territoire) ; effectuer une demande de visa pour les ressortissants d’un pays pour lequel l’entrée au Togo nécessite un visa ; et déclarer son statut vaccinal et/ou s’enregistrer pour effectuer un test PCR COVID-19, pour les non vaccinés.
La plateforme avait initialement été lancée il y a près de 2 ans, le 03 août 2020. Sa nouvelle version, qui vient ainsi d'être déployée, intègre sur une seule et même plateforme, l’ensemble des formalités d’immigration qu’un voyageur entrant ou sortant du territoire doit effectuer y compris sa demande de visa et ses informations sanitaires, précise-t-on.
La plateforme https://voyage.gouv.tg met à disposition bon nombre de fonctionnalités à l'instar d'un « Assistant visa », qui permet aux voyageurs entrants de savoir s’ils ont besoin ou pas de visa pour se rendre au Togo. Elle offre également la possibilité au voyageur de créer un compte individuel avec un mot de passe ; ce qui lui permet de sauvegarder ses informations à caractère personnel telles que les noms, coordonnées, numéros de passeport etc, pour éviter de devoir remplir à nouveau l’ensemble de ses informations à chaque voyage.
Notons que la plateforme et les dispositifs d'accompagnement actuellement mis en place aux frontières aériennes, seront progressivement étendus aux frontières terrestres et maritimes dans le courant de cette année 2022, selon les autorités publiques.
Ces mises à jour interviennent quelques mois après l'annonce par le gouvernement (en février 2022), de sa volonté de digitaliser les processus de demande et d'établissement de visa et carte de séjour pour les étrangers.
Ayi Renaud Dossavi
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Entamée le 8 mars 2022, la campagne de recensement des Togolais de la diaspora, prend fin officiellement ce 30 juin 2022. L’épilogue de cette opération ouvre la voie à une nouvelle phase.
« Arrivant au terme du processus de recensement ce jeudi 30 juin 2022, les équipes techniques vont procéder aux travaux de traitement des données et de préparation des résultats devant permettre de faire le bilan de ce premier recensement des Togolais de l’extérieur », a indiqué le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey dans un communiqué publié ce jeudi 30 juin 2022.
Notons que l’opération a permis d’identifier les Togolais vivant hors des frontières nationales avec précision sur leur répartition géographique à travers le monde, ainsi que leurs compétences dans divers domaines.
Au Togo, la vente en bidons de produits pétroliers comme le super sans plomb et le Gasoil est désormais interdite. La mesure a été rendue publique par le ministre Kodjo Adedze, chargé du Commerce et de la Consommation locale, dans un communiqué signé conjointement avec son homologue de la Sécurité et de la Protection civile Général Yark Damehame, le mardi 28 juin 2022.
« Il a été donné de constater que certaines stations-services se livrent à la vente en bidons et autres récipients des produits pétroliers notamment le super sans plomb et le gasoil. », lance le ministre. « Compte tenu du caractère inflammable desdits produits et en vue de garantir la sécurité des personnes et des biens, la vente en bidons et autres récipients du super sans plomb et du gasoil est interdite sur toute l'étendue du territoire national. », annonce l'autorité publique.
Cependant, « une dérogation spéciale est néanmoins accordée aux propriétaires de groupes électrogènes sur présentation d'une preuve de détention », précise-t-elle.

Les services de livraison au dernier kilomètre connaissent du succès à travers le continent. Dans de nombreux pays africains, des entrepreneurs se lancent sur ce marché avec plus ou moins de réussite. Kaba Delivery s’est lancé sur ce segment au Togo.
Kaba Delivery est une solution numérique qui permet d’effectuer des commandes de nourritures et de se faire livrer à domicile ou à une adresse quelconque. Elle a été développée par une start-up togolaise, fondée en 2018 par Ruphin Tiou Tagba Aliti et trois de ses amis.
« Les frais de livraison de Kaba sont les plus concurrentiels du marché. Nous proposons des livraisons à partir de 500 FCFA et nous voulions que n’importe quel compatriote soit à même d’utiliser l’application et cela passe par le coût des livraisons », a indiqué Ruphin Tiou Tagba Aliti.
La solution dispose d’une application mobile accessible sur Android et iOS. Les utilisateurs, après l’avoir téléchargée, doivent créer un compte. Il est également possible de devenir un livreur ou un partenaire de la start-up. Les fondateurs ont d’ailleurs lancé un crowdfunding sur Leetchi pour permettre à tout le monde d’aider la start-up dans sa progression.
Pour commander sur Kaba Delivery, il faut choisir le restaurant puis sélectionner le menu désiré. Ensuite, il faut créer et enregistrer une adresse géolocalisée de livraison puis opter pour un mode de paiement. L’utilisateur a le choix entre le paiement en ligne par divers moyens, en l’occurrence le mobile money, ou le paiement à la livraison. La commande validée, il faudra patienter pour se faire livrer à l’adresse préalablement définie.
La jeune pousse revendique un partenariat avec plus de 200 restaurants qui proposent des mets divers, africains et occidentaux, ce qui permet à tout le monde d’en avoir pour son compte. La start-up continue ainsi sa marche en avant et espère un tour de table pour soutenir sa croissance et s’étendre dans les pays voisins, indique We are tech.
Adoni Conrad Quenum
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La mise en œuvre des différents projets soutenus par la Chine au Togo était au cœur d’une rencontre d’échanges ce mercredi 29 juin 2022 à Lomé, entre Wu Peng, Secrétaire Général du Comité de suivi chinois du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) et la Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, Sandra Ablamba Johnson.
Précisément lors de cette assise, les deux personnalités ont fait le point des projets en cours de préparation dans les secteurs de l’eau, de l’agriculture, et de soutien à l’investissement.
Elles ont aussi abordé la situation sécuritaire dans la sous-région ouest-africaine. Pékin s’est engagé à soutenir Lomé dans ses efforts de lutte contre le terrorisme.
Dans la dynamique de renforcement de leurs liens de coopération, les deux pays se sont engagés à renforcer la concertation, la coordination et le soutien réciproque au plan international pour préserver leurs intérêts communs. Dans le même sens, ils ont évoqué la célébration commune du 50ème anniversaire des relations entre la Chine et le Togo.
Pour rappel, la coopération sino-togolaise date de 1972. Depuis lors, plusieurs projets sont réalisés dans le pays ouest-africain grâce à l’appui financier et technique de la nation la plus peuplée du monde. Il s’agit notamment de la construction du nouveau Palais de la Présidence de la République, du stade de Kegué de Lomé, du Palais des Congrès de Kara, du contournement routier de Lomé, du nouveau siège de l’Assemblée Nationale.
Notons également que les relations entre les deux pays sont au beau fixe, en témoigne la croissance de leurs échanges commerciaux qui ont atteint près de 3 milliards $, selon le Directeur général des affaires africaines au ministère des Affaires étrangères en Chine, Wu Peng.
Esaïe Edoh