Togo First

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Au Togo, un projet pour introduire les transports urbains à faibles émissions de CO2 dans le grand Lomé, est en gestation. Vendredi 17 juin dernier, à l’Hôtel de 2 Février à Lomé, une note conceptuelle a été validée en ce sens par les acteurs du secteur.

C'était à la faveur d’un atelier à l’initiative de l’Institut Mondial pour la Croissance Verte (GGGI), en collaboration avec le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières, dans le cadre du programme préparatoire « Renforcement de l’accès direct du Togo au fonds vert pour le climat et appui au développement de la stratégie de la finance climat ».

La rencontre a permis aux acteurs des secteurs public et privé d’apprécier les conclusions de la note conceptuelle, en vue de mobiliser des fonds pour doter le pays d’infrastructures vertes, ainsi que des bus électriques de transport en masse. Il s’agissait également de permettre au Togo de soumettre ses initiatives au Fonds vert pour le climat, pour bénéficier d’un appui de l'institution multilatérale.

« Cette subvention permettra, en effet, de soutenir, non seulement l’identification, la nomination des entités nationales potentielles d’accès direct pour le Togo, de développer la stratégie de la finance climat et la politique verte du CNP Togo, mais aussi de formuler des notes conceptuelles de projets à soumettre au Fonds vert pour le climat », a indiqué Koffi Aoufoh Dimizou, Secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement.

Pour Innocent Kabenga, de l’Institut Mondial pour la Croissance Verte (GGGI) pour le Togo, cette note conceptuelle est en accord avec l’engagement du Togo, conformément aux accords de Paris reflétés dans le document des Contributions Déterminées au niveau National (CDN) révisées, en octobre dernier.

Le projet intervient dans un contexte où le pays encourage déjà fiscalement l'importation et la commercialisation de véhicules électriques sur le territoire.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, les choses se précisent pour la mise en service de l’hôpital Dogta-Lafiè (anciennement baptisé Saint-Pérégrin). La Société de gestion hospitalière (SOGEHP), en charge de l’exploitation de l’infrastructure construite par la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale), a lancé vendredi 17 juin, une opération d’ouverture de son capital couplée à une levée de fonds. 

L’opération, confiée à la Société de gestion et d’intermédiation (SGI), doit permettre à l’exploitant hospitalier de diversifier son actionnariat à hauteur de 49,975%, pour un capital global de 25, 01 milliards FCFA, et constituer ainsi les fonds propres nécessaires à la mise en oeuvre du projet. De fait, la SOGEHP restera le principal actionnaire. 

15 milliards FCFA recherchés, via des placements privés    

Concrètement, 10 000 actions, au coût unitaire de 1,5 million FCFA, sont mises en vente afin de mobiliser un total de 15 milliards FCFA. Les ressources qui devraient être levées, s’ajouteront aux 10 milliards d’apports de la CNSS et aux 10 millions FCFA de capital social de base la SOGEHP. 

« C’est un placement privé qui a été préconisé pour cette opération et il y a un minimum de souscriptions de 50 actions qui a été défini, ce qui ferait un minimum de 75 millions FCFA par investisseur », explique la SGI. Et de préciser que « les souscriptions sont réservées aux personnes physiques ou morales quel que soit leur lieu de résidence ».  

“Renforcer la contribution du secteur privé”

Pour Gilbert Bawara, ministre du travail et président du conseil d’administration de la CNSS, l’opération s’inscrit comme une occasion « de renforcer la contribution du secteur privé non seulement au dynamisme économique » du pays, mais aussi « au positionnement de Lomé comme destination de choix en matière de tourisme médical ».  

« La gouvernance participative et la quête d’une meilleure efficacité appellent à une coopération gagnant-gagnant. En adhérant à ce financement participatif, [les opérateurs économiques contribueront à] assurer l’équipement de l’hôpital avec un plateau technique ultra-moderne et à le doter d’un personnel soignant hautement qualifié », a indiqué Gilbert Bawara.

Améliorer l’offre de services de santé et réduire les évacuations sanitaires

Pour Lomé qui mise sur l’appropriation du projet par les populations, l’infrastructure une fois opérationnelle devrait « desservir une frange importante de la population, et drainer du fait de sa tarification avantageuse et de son offre de soins, une population nouvelle qui précédemment, ne s’adressait pas aux hôpitaux ». 

Près de 600 salariés devraient d’ailleurs y évoluer, parmi lesquels des spécialistes de forces armées togolaises, selon le Directeur général de la CNSS, Ingrid Awade.

Pour rappel, l’hôpital en finition sera spécialisé dans les domaines de Médecine, Chirurgie et Obstétrique (MCO). 

Octave A. Bruce  

Le Togo a gagné 7 places dans le dernier classement de l’indice mondial de la paix (Global Peace Index /GPI), publié en milieu de semaine dernière (mercredi 15 juin), par le Think tank australien Institute for Economics and Peace (IEP).

Il fait partie des pays africains ayant le plus amélioré leur performance, sur ce classement qui mesure le degré de pacifisme dans 163 pays du monde en examinant 23 indicateurs. Notamment les décès dus aux conflits internes et externes, le terrorisme, l’instabilité politique, les dépenses militaires en pourcentage du PIB, le niveau de criminalité, l’accès aux armes à feu et les relations avec les pays voisins. 

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Le pays obtient un score de 2.094, pour se positionner à la 102è place, au niveau mondial et à la 20è en Afrique. De plus, le Togo est l’un des pays où l'impact économique de la violence a le plus fortement diminué, avec une réduction de plus de 25 % entre 2020 et 2021 (avec la Guinée-Équatoriale et la Bulgarie).

En Afrique, c’est l’Angola qui a connu la plus forte progression (en gagnant 14 places dans le classement pour occuper la 78e position à l’échelle mondiale). En termes de progression, le Togo vient derrière la Gambie (+10), la Zambie (+10), l’Algérie (+10), le Rwanda (+9), le Maroc (+9), le Gabon (+9) et la République du Congo (+7).

L’Ile Maurice (28è rang mondial), n’ayant pas été impliquée dans des conflits internationaux ou domestiques, arrive en tête du classement à l’échelle africaine. L’Etat insulaire de l’océan indien, occupe en outre, le 1er rang mondial sur l’indicateur « conflit en cours ». 

Viennent ensuite le Ghana (40è rang mondial), la Gambie (45è), le Botswana (48è), la Sierra Leone 50+2, la Zambie (56è), la Guinée Equatoriale (59è), le Malawi (65è), la Namibie (68è). Le Sénégal (70è rang mondial) a fermé le Top 10 africain.

Les pays les moins pacifiques sur le continent sont la Somalie, la République démocratique du Congo, et le Sud-Soudan, qui referme le classement.

Ayi Renaud Dossavi

Le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé est à Doha où il devrait participer à partir de ce lundi 20 juin jusqu’à mercredi, au 2ème Forum économique annuel du Qatar, indique la Présidence de la république togolaise.

Au cours de cette rencontre, le dirigeant togolais et ses pairs aborderont entre autres, des sujets relatifs à la renaissance des économies africaines, aux investissements dans un environnement financier en mutation, à la résilience des chaînes d’approvisionnement, à la lutte contre l’inflation, à la transition énergétique et à l’économie numérique. Le Togo partagera à cette occasion, son expérience en matière de résilience économique.

En marge du forum, le leader togolais et l’Emir du Qatar Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani auront un tête-à-tête au cours duquel ils discuteront des questions relatives à la coopération entre leurs deux pays.

En rappel, le Forum économique annuel du Qatar est une plateforme qui réunit plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement et investisseurs autour de la recherche des stratégies visant à relever les défis les plus urgents des économies et à assurer la reprise égalitaire de la croissance post-Covid-19. 

Esaïe Edoh 

Au Togo, les compétences de l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCy) ont été redéfinies le jeudi 16 juin 2022 à travers l’adoption par les députés, de la modification des textes sur la cybersécurité et la lutte contre la criminalité.

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Précisément, les textes actualisés clarifient les compétences de l’Agence et redéfinissent ses orientations stratégiques en matière de cybersécurité par rapport aux attributions de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), en ce qui concerne l’accréditation des prestataires de services de confiance.

Des précisions ont été également faites sur le rôle de liaison et de collaboration de l’ANCy avec les partenaires étrangers au plan régional.

Le second projet de loi adopté « porte sur la modification de la loi relative à l’identification biométrique des personnes physiques au Togo. Il vise, tout comme le premier projet de loi, à faire du numérique un vecteur de croissance et de la productivité tant pour le secteur public que pour le secteur privé», indique l’Assemblée nationale.

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Selon Cina Lawson, ministre de l’Economie numérique et de la Transformation digitale, ce texte permettra à l’Etat de faire face aux enjeux de sécurité et de lutte contre la cybercriminalité.

Notons que dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité les autorités togolaises avaient pris des mesures législatives en 2018, qui sont renforcées plus tard par la « Stratégie Togo digital 2025 ».

Esaïe Edoh 

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Après deux années d’activités mises en berne par la Covid-19, le Volontariat International français, porté par l’association France Volontaires (FV), compte bien reprendre du poil de la bête, en s’appuyant notamment sur le Togo.

Au cours d'une conférence de presse organisée ce vendredi 17 juin 2022, le top management de la structure française active au Togo depuis 2011, est revenu sur le bilan de ces trois dernières années, et a dévoilé ses ambitions pour les 3 prochaines années. La présentation a été faite par Moussa Bah, représentant national de France Volontaires, et Esso-Wédeou Gnamke, Chargé d'Appui au Développement des Volontariats.

« En 2021, nous avons enregistré un peu moins de 600 volontaires français qui sont venus au Togo. En comparaison avec la période d’avant la pandémie, les statistiques ont baissé de plus de moitié. De fait, on était toujours de 1200 voire 1500 annuels. À cause de la pandémie, il y a eu beaucoup de restrictions  », a indiqué Moussa Bah.

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2021 : 100 millions FCFA mobilisés par les volontaires

Dans ce contexte de baisse des activités, ces 595 volontaires (dont 73 % de femmes et 27 % d’hommes) enregistrés par les canaux de l’association totalisent quelque 100 millions FCFA de fonds, mobilisés pour des projets communautaires au Togo sur l’année. En 2021, leurs interventions ont porté principalement sur l'éducation (66%), la Santé (20%), puis le Social (7 %), l’environnement (5 %), et la culture (2 %), selon les chiffres publiés par France Volontaires.

Programme de Relance 

Pour ce qui est des perspectives de 2022 à 2024, l’association française avec représentation au Togo, compte capitaliser la timide reprise pour renforcer son action sur le territoire. La structure boucle par ailleurs sa transformation en Groupement d’intérêt public (GIP), ce qui devrait lui ouvrir l’accès à plus de guichets et opportunités de financement.

D’ores et déjà, des missions sont prévues hors de Lomé et la région maritime, qui concentrent l'essentiel des activités des volontaires. Un programme de relance, initié et financé par l'État français, a sélectionné le Togo et trois autres pays, comme bénéficiaires. Il s’agira de donner des moyens à France Volontaires pour relancer le volontariat, après le ralentissement lié à la Covid-19. A cet effet, des partenariats sont annoncés avec les villes d’Atakpamé, Sokodé, et Kara, pour accueillir plus de volontaires.

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Ce Programme sera déployé à travers la mobilisation à la fois des volontaires français et l'envoi de volontaires togolais en France, indique-t-on.

Aux côtés de l'ANVT

Notons que l’Agence Nationale de Volontariat au Togo (ANVT), est un « partenaire privilégié » de FV sur le territoire, dans le cadre de ses activités. A cet égard, cette nouvelle impulsion y est également perçue positivement. 

Selon Kossi Mensan Edem Agodé, Directeur des opérations à l'ANVT, il s’agit désormais de renforcer les liens déjà existants avec l’Agence nationale, pour « poursuivre dans cette dynamique, croître en termes de volume des volontaires bénéficiaires de ces appuis, des deux côtés de l’Atlantique. Et en outre, d’augmenter l'effectif des Togolais qui vont faire des échanges à l’extérieur, du côté français, et améliorer la qualité des interventions », dans un contexte où « les process sont assez bien rodés, les mécanismes assez bien conçus »

Depuis 2011, France Volontaires a enregistré un peu plus de 14 000 volontaires venus de France qui ont œuvré au Togo, dans les secteurs de l'éducation et de la santé notamment, surtout dans les communautés rurales et vulnérables, soit plus de 1 000 volontaires par an. 

Ayi Renaud Dossavi

Alors qu’il avait encore tout son potentiel à faire valoir dans le secteur bancaire où il a fait ses armes, Léo Kanyi, jeune juriste, décide de prendre en main son destin en se positionnant sur un secteur tout particulier. Celui qui est connu aujourd’hui comme le patron des entreprises Kanyi Group et Kanyi Express se lance dans la transformation de la fleur d’hibiscus, communément appelée bissap, depuis 8 ans. Début d’une aventure qui prendra au fil des ans, des relents d’un choix éclairé.

Il est 18h30. L’équipe s’active pour les derniers réglages du festival du bissap qui se tient le 25 juin à l’Agora Senghor de Lomé. L’événement initié par Kanyi Group permet de célébrer les 8 ans de l’entreprise et de se rapprocher davantage des clients. Le directeur général qui vient d’arriver d’un voyage, traite certains dossiers en attente. Dans son bureau, plusieurs attestations et distinctions accrochées au mur rappellent son parcours.

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Après une maîtrise en droit des affaires, Carrières judiciaires et un Master en Management des Ressources Humaines entre 2012 et 2014, Léo Kanyi sera employé plus tard dans une banque à Cotonou. Face à la fatigue des après-midis de travail, l’entrepreneur se lance dans la recherche de solutions pouvant apporter une nouvelle énergie à ses collègues. Il découvre les vertus de la fleur d’hibiscus et décide de les valoriser. « Mon contrat était aussi arrivé à terme et je devais rester à la maison. Je me suis dit qu’au lieu d’écrire des lettres de demande d’emplois à plusieurs structures, je vais mettre ce temps à profit », se rappelle-t-il.

Passionné du commerce

Avant de se lancer dans cette aventure, en 2008, alors qu’il était encore étudiant à l’Université d’Abomey Calavi, Léo faisait la distribution des déodorants à Cotonou. Ce goût pour le commerce lui a permis de croire en son projet de transformation agroalimentaire. 

Celui qui a passé 10 ans au Bénin entre études et travail décide de rentrer dans son pays pour développer son initiative. Au début, il opère dans l’informel avant de formaliser son entreprise de transformation de bissap en 2018. Avec un seul produit au départ, Kanyi Group offre aujourd’hui 7 saveurs à ses clients, notamment le thé bissap, le thé biss minceur, le thé biss artemesia, le thé biss viagra, l'artemisia de 25g et de 50 g et un pack familial de 200 g, lancé tout récemment.

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Si au début du projet, le jeune entrepreneur cultivait les fleurs d’hibiscus lui-même pour s’assurer de leur bonne qualité, Léo Kanyi confiera plus tard cette responsabilité à d’autres producteurs qu’il a pris le soin de former. « Il y a une sorte de semence que je désire, il faudrait que ce bissap me soit produit tout le temps pour ne pas changer le goût de mes thés », précise t-il. Ses semences sont cultivées sans intrants chimiques. Cette exigence lui permet d’offrir de meilleurs produits à ses clients. De la récolte à la distribution des thés bissap en passant par le séchage, le tri, la production… il surveille méticuleusement la chaîne pour éviter toute erreur.  

Pour le jeune entrepreneur, le bilan de toutes ces années de sacrifices est positif. « Pour toutes sortes de jeunes structures, la période de 0 à 10 ans permet d’équilibrer la barre. Ce n’est pas un moment où on fait forcément un bénéfice de 40 ou 50 millions FCFA. Durant ces années vous êtes obligés de maintenir le cap pour pouvoir aller jusqu’au bout », soutient-il. 

Confronté aux frais de douane élevés et à d’autres difficultés pour envoyer ses produits aux Etats Unis et en France, l’entreprise se concentre pour l’instant sur l’Afrique de l’ouest. Ils sont commercialisés dans plusieurs pays de la région, notamment au Bénin, au Niger, au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire.  

Kanyi Express, l’autre paire de manches 

La formalisation en 2022 de son entreprise, Kanyi Express, spécialisée dans la livraison, est soutenue par la distribution de ses thés. L’augmentation de la demande de livraison de ses produits l’a amené à engager un coursier pour le ravitaillement des pharmacies, des supermarchés et d’autres clients. « A un moment, j’ai remarqué que je n’étais pas seul dans le besoin ; d’autres personnes souhaitaient qu’on leur fasse des courses. D’où la mise en place de ce service », indique-t-il.

En dehors de la direction qui se trouve à Lomé, Kanyi Express dispose d’une agence à Kpalimé pour desservir la région des Plateaux. Avec ses nombreux services dont la livraison des courses, des produits pharmaceutiques, des linges, la distribution des courriers, la société enregistre un bilan positif et le promoteur projette de l’étendre à d’autres villes du pays. 

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Disponibilité des ressources humaines 

Le principal défi de l’entrepreneur est lié aux ressources humaines. « La majorité des entrepreneurs ont des difficultés d’accès au financement. Pour moi, ce sont les ressources humaines. Parce que même si on vous donne 10 milliards FCFA et que vous n’avez pas des ressources humaines qualifiées, compétentes et dévouées à la tâche, votre projet ne peut pas prospérer », explique-t-il. Certes, il a bénéficié de nombreux appuis techniques de l’Etat, mais Léo Kanyi a plus développé ses entreprises grâce aux prêts obtenus auprès des institutions privées.

En 8 ans, l’entrepreneur revendique plus de 1 000 emplois directs et indirects créés au Togo. Il veut poursuivre l’extension de ses projets. « Mon ambition après 10 ans, est de couvrir toute l’Afrique et de m’introduire dans le marché européen. Je ne doute pas de la qualité de mes produits », souligne-t-il.

Fort de ses expériences, Léo Kanyi encourage le gouvernement à poursuivre son soutien aux jeunes entreprises, afin d’accroître le rythme de création et de pérennisation des entreprises.

La rédaction 

Au Togo, les maires du District Autonome du Grand Lomé (DAGL) renforcent leur contrôle communal sur la délivrance des permis de construire. Dans le cadre du processus de décentralisation, les maires et les techniciens de 13 communes du DAGL ont été en formation ce vendredi 17 juin 2022, sur la nouvelle application du système intégré de gestion du permis de construire.

La rencontre, initiée par la Cellule Climat des Affaires (CCA), avec l’appui de la Banque mondiale et en collaboration avec le ministère de l’Administration territoriale, visait à outiller les exécutifs communaux sur le processus d'instruction d'un dossier de permis de construire et à les intégrer dans la version actualisée de la plateforme électronique construireautogo.gouv.tg (la nouvelle version du Système Intégré de Gestion des Permis de Construire) qui dématérialise la procédure, afin qu'ils interviennent mieux dans le système.

Plusieurs points clés ont été développés au cours de cette formation, à savoir la présentation du dispositif de délivrance du permis de construire, un focus sur la commission d’inspection et le dévoilement de la nouvelle plateforme de gestion du permis de construire, avec les possibilités de consultation des dossiers de permis par les maires.

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En ligne avec l’amélioration du climat des affaires ainsi que la politique de décentralisation, l’initiative est en outre en cohérence avec la vision de dématérialisation des procédures au Togo, selon Essossinam Pali, representant le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi.

Plus concrètement, il est à relever qu’avec de nouvelles fonctionnalités intégrées, les maires ont désormais la possibilité de consulter directement, à travers la nouvelle plateforme, les dossiers de demande de permis de construire relevant du ressort de leur commune et d’interagir avec les services d’instruction du permis.

« Il y a deux ans de cela que les maires sont en place, mais la plateforme [de gestion des permis de construire, NDLR], techniquement, ne permettait pas l'accès direct des maires au processus de délivrance des permis de construire. », explique le Col Awate Hadalabo, Préfet d'Agoè Nyivé. 

« Donc, aujourd'hui, techniquement, la plateforme est prête à accueillir les maires dans le système. Voilà ce qui a motivé cette formation afin que les maires soient outillés à l'utilisation de la plateforme, suivre tout le processus, et participer à la délivrance du permis de construire. D'ailleurs, qu'ils signent désormais. », poursuit-il.

Les entreprises Edolé Africa et Groupe Lumière Jeunesse ont signé, ce vendredi 17 juin à Lomé, un partenariat pour l’intégration des services de nettoyage sur la plateforme Edolé Africa. L’objectif est de professionnaliser davantage le métier de technicien de surface.

Spécialisée dans la mise en relation entre entreprises et ouvriers dans le secteur des BTP, la startup Edolé Africa va, grâce à ce partenariat, offrir directement des services d’entretien aux entreprises de BTP.  

« Aujourd’hui, sur toute la chaîne de valeur de nos prestations, on a senti le besoin de trouver ce partenaire pour répondre à cette problématique d’entretien qui nous revient à chaque fois que nos clients nous font la demande », explique Ramdane Otou, promoteur d’Edolé Africa.

Grâce à ce partenariat gagnant-gagnant, les deux entreprises vont se partager les bénéfices des services d’entretien fournis à travers la plateforme Edolé Africa.

« Notre vision, c’est d’offrir nos services à tous les citoyens. Ce partenariat nous permet d’atteindre ce résultat…Nos services permettront de travailler avec les entreprises de BTP, surtout celles qui sont à la fin de leur chantier. L’accord nous aidera à pallier le déficit d’ouvriers », précise Lucien Agbeko, DG de la société Groupe Lumière Jeunesse. 

Créée en 2020, l’entreprise Edolé Africa revendique à ce jour, plus de 1 300 emplois indirects créés. 

L’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) de Lomé, spécialisé en Bâtiments a signé ce vendredi 17 juin 2022, un partenariat avec deux organisations patronales pour la mise en œuvre du volet alternance de sa formation au profit des apprenants. La convention-cadre est signée entre l’Agence Education Développement (AED) qui pilote les IFAD et la Chambre de commerce européenne au Togo (Eurocham Togo) d’une part et le Groupement national des entreprises de BTP (GNEBTP), membre du Conseil national du patronat (CNP) d’autre part.

Concrètement, avec cet accord, les entreprises membres des organisations signataires vont appuyer l’Ifad dans la phase pratique de la formation des étudiants à travers des immersions. En effet, le volet alternance sera caractérisé par l'apprentissage à 50% du temps à l'IFAD et 50% dans les entreprises dans les conditions et environnement professionnels, avec possibilité de recrutement des étudiants à la fin de la formation.

D'après les clauses de la convention, des experts de ces différentes entreprises mettront également leurs expertises au profit des étudiants à travers des cours qui seront dispensés. 

Cet accord, d'après Nassimi Commi, Directeur Général Adjoint de l’AED, marque un tournant décisif dans le Partenariat public-privé (PPP) dans le secteur de l'éducation. « L'entreprise devient actrice et bénéficiaire de la formation des ressources humaines dans notre pays », a-t-il souligné

De son côté, Charles Kokouvi Gafan, président d’Eurocham-Togo, a indiqué qu’il s’agissait d’un engagement dans la perspective de contribuer à la politique gouvernementale de la formation-emploi au bénéfice de la jeunesse.

En rappel, les IFAD sont initiés par le gouvernement dans l’optique de former des professionnels compétents, capables de s'intégrer immédiatement dans la vie active et de s'adapter aux évolutions de leur secteur d'activité. Outre celui des Bâtiments de Lomé, deux autres sont opérationnels à l’intérieur du pays et sont spécialisés en Aquaculture (Elavagnon) et Élevage (Barkoissi).

Esaïe Edoh 

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