Togo First

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Novissi, le Programme de transfert monétaire aux couches vulnérables au Togo lancé en réponse à la pandémie de Covid-19, vient de décrocher le Prix spécial du jury au Salon des innovations South by Southwest, SXSW Innovation Awards 2022, au Texas en Amérique.

 Seule initiative d’origine africaine sélectionnée pour cette compétition, l’application GiveDirectly-Novissi, elle reçoit ainsi la Reconnaissance spéciale du Jury, indique SXSW.

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Ce mécanisme, déployé par le Ministère de l'économie numérique et de la transformation numérique togolais et l’ONG américaine GiveDirectly, a notamment permis d’appuyer les 100 cantons les plus pauvres du pays, aux temps forts de la pandémie, avec un appui de 10 millions $ redistribués aux citoyens togolais les plus vulnérables. 

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Grâce à l'algorithme à la base de Novissi, les couches qui avaient le plus besoin de cette aide avaient été identifiées, et les appuis financiers du gouvernement et ses partenaires, octroyés par Mobile Money, plus efficacement ciblés.

Au Total, 138 000 ont été touchés par ce mécanisme au Togo, selon Givedirectly.

Ayi Renaud Dossavi

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La dette extérieure du Togo a presque doublé depuis 2017, passant de 550 milliards FCFA à 1 031 milliards FCFA à fin septembre 2021, alors que le risque de change est resté marginal, révèlent les données du ministère de l’Economie et des Finances, analysées par Togo First.

Cette hausse qui s’est ressentie d’année en année, s’inscrit en droite ligne avec la stratégie du gouvernement togolais visant à changer la composition du portefeuille de sa dette publique, actuellement dominée aux ⅔ par la dette intérieure. Cette dernière subit depuis 2018, de fortes pressions de refinancement du fait de sa maturité courte et de son coût. Ce qui a conduit Lomé vers deux opérations internationales entre 2019 et 2020, pour racheter une partie de sa dette domestique. La maturité moyenne de la dette extérieure est repoussée à 9 ans contre 7 pour la dette globale du fait de la dette intérieure dont l’échéance moyenne tournait autour de 5,83 ans, en amélioration grâce aux émissions de maturité 10 ans.

 

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Si ces opérations ont permis à l'État togolais d’économiser 130 millions € sur le service de la dette des prochaines années, selon Moody’s, les pressions persistantes qui pointent à l’horizon, ont poussé Lomé à revoir sa stratégie sur le marché financier régional, privilégiant désormais des emprunts de long terme. Le pays est ainsi devenu la première économie de l’Union à émettre sur la maturité 15 ans, un test grandeur nature qui a été reconduit début mars. 

36% de la dette publique contre 18% il y a encore trois ans

En franchissant la barre des 1 000 milliards FCFA, la dette extérieure atteint ainsi 36% de la dette publique totale, estimée quant à elle à 2 828 milliards FCFA au terme du 3e trimestre de l’année dernière. Il y a encore deux ans, elle ne représentait que 19% de l’encours total.

L’encours extérieur est dominé à près de 50% par les emprunts sans risque de change, notamment les dettes libellées en CFA et en EURO. Le dollar vient en troisième position, représentant environ 17% de l’encours, en ballotage avec le Renminbi (Yuan), 16%.

 

Selon les données consultées par Togo First, à fin septembre 2021, la dette extérieure togolaise était essentiellement détenue par des partenaires multilatéraux (Banque mondiale, FMI) et les banques commerciales internationales (Exim Bank Chine et Inde, Société Générale, MUFG_BANK OF TOKYO). Ces deux types de prêteurs concentrent à eux seuls, plus de 95% de l’encours alors que les partenaires bilatéraux (les Etats) ne se partagent que 4% des encours.

A quoi ont servi ces emprunts ?

Au Togo, les emprunts extérieurs ont surtout bénéficié aux projets des secteurs de la construction, des infrastructures, des transports, de la production, la distribution d’électricité et de gaz ainsi que les services publics, montrent les données. 

 

Fiacre E. Kakpo

La Banque africaine de développement (BAD) va débloquer 3,56 millions $ (environ 2,12 milliards FCFA) sous forme de don, pour renforcer le secteur de l’industrie pharmaceutique dans la CEDEAO, sur les 2 prochaines années. Cet appui financier, approuvé par le Conseil d'Administration de la Banque le 24 janvier dernier, a fait l’objet d’un accord entre l'institution panafricaine et la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), signé mercredi 23 janvier dernier à Abuja, comme le rapporte l’Agence Ecofin.

Ces fonds interviennent dans le cadre du Projet de développement de l’industrie pharmaceutique dans la région de la CEDEAO, visant à soutenir la mise en œuvre d'une réglementation dans le secteur, relative notamment à l’application d’une franchise de droits de douane sur les matières premières pharmaceutiques, les emballages et produits finis dans le cadre du Tarif extérieur commun de la CEDEAO, un outil de facilitation des échanges intracommunautaires.

Le projet veut également mettre en place “un écosystème régional de réglementation pharmaceutique efficace en proposant des programmes d’assistance technique et de renforcement des capacités des autorités régionales de réglementation des médicaments.”, selon l’institution dirigée par Adesina Akinwumi.

A termes, les signataires veulent accroître la compétitivité de l’industrie sous-régionale, en améliorant les normes de qualité et les produits, et s’assurer que la région se conforme aux bonnes pratiques mondiales de fabrication de produits et fournitures pharmaceutiques. 

« La production locale de produits pharmaceutiques et biologiques est devenue un impératif et une priorité régionale ainsi que la fourniture de services de prestation de soins de santé pour lesquels le soutien de la Banque africaine de développement aidera la CEDEAO à atteindre ses objectifs de développement », a indiqué pour sa part, Mamadou Traoré, commissaire de la CEDEAO, chargé de l’Industrie et du Secteur privé, signataire du protocole d’Accord avec la Banque de développement.

D’un coût total de 3,77 millions $, le projet sera financé non seulement par la BAD, mais aussi par une contribution de 200 000 $ (espèces) et 400 000 $ (nature) de la Commission de la CEDEAO, et sera mis en œuvre par l'Organisation Ouest africaine de la santé (OOAS).

Ayi Renaud Dossavi

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Lancé il y a trois ans au Togo, le programme Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA-ResIP), financé par la Banque mondiale, est actif dans le Sud côtier au Togo, à travers de nombreux sous projets. Ces sous projets concernent notamment les localités de Akoumapé et Edoh Wokui Copé, à quelques encablures de la capitale Lomé, et qui ont pu être visitées par Togo First.

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Dans le canton d’Akoumapé 

A Akoumapé, localité située dans la préfecture de Vo, à une trentaine de kilomètres à l'est de Lomé, le WACA ResIP finance également la construction de 700 m de caniveaux pour faciliter le drainage de l’eau de pluie.  Les populations locales sont également employées dans les travaux de construction. Les bénéficiaires suivront également une formation et recevront un appui en activité de maraîchage, orientés principalement vers les femmes.

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« Le Programme nous a aidées à creuser les caniveaux, et nous sommes certaines qu'à la fin des travaux, nous n'aurons plus de problèmes d'inondations », s’est réjouie Mensanh Amelevi, une résidente à la tête de Comea (coopérative des éleveurs et maraîchers d'Akoumapé), contactée par Togo First.

Ce projet, d’un coût de 100,6 millions FCFA, pour une durée de 3 ans, affichait en fin d’année dernière (2021), un niveau d'exécution de 54%, selon les données de la Banque mondiale, pour une exécution financière de 66,27%.

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Hawa Cissé Wagué, Représentante Résidente de la Banque mondiale au Togo, en visite de terrain à Akoumapé, en Décembre 2021.

Quelques kilomètres plus loin, dans le village d’Edoh-Wokui Copé et ses alentours, situé dans le canton d’Afagnagan, à quelque 90 km de Lomé, il s’agit aussi de prévenir le risque d’inondation et de lutter contre l’extrême pauvreté.

D’un coût global de près d’une centaine de millions de Francs (98 millions FCFA) pour une durée de 36 mois, ce projet consiste notamment en la réhabilitation/construction de caniveaux sur 1,025 km, au curage manuel d’une retenue d’eau, le renforcement d’un château d’eau et l’entretien des installations du forage.

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Travaux de construction de la retenue d’eau, à Adoh Wokui Kopé

A côté de ces travaux, il s’agit en outre, de promouvoir des activités génératrices de revenus (maraîchage) au profit des populations, pour renforcer leur résilience et leur autonomie alimentaire. 

A terme, ce sous-projet ambitionne de permettre à 1700 personnes des villages d’Edoh Wokui Copé, Djonou-Kouvé, Attikpoé, Montsonkopé et Attivé, d’être épargnées des risques d’inondations, et de former une trentaine de villageois aux techniques de maraîchage. 

Si le village de 400 habitants se réjouit de cet appui du programme de l'institution de Bretton Woods, avec la supervision du gouvernement togolais, une partie de cette population, essentiellement agricole, a tout de même confié à Togo First, son souhait de voir le programme s’étendre et de l’aider au niveau de leurs champs. Avec la mise en place d'infrastructures qui protégeraient des inondations, les surfaces cultivées qui mettent en danger leur production agricole et leurs activités au quotidien.

Ayi Renaud Dossavi

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Des entreprises des secteurs stratégiques au Togo, notamment celles opérant dans les domaines clés de l’économie du pays, seront bientôt recensées par le ministère délégué auprès du Président de la République, chargé de l’Energie et des Mines. Une autorisation du gouvernement a été sollicitée à cet effet, le vendredi 25 mars, en conseil des ministres.

Cette opération permettra aux autorités togolaises de s’assurer de la contribution de ces entreprises à la réalisation des ambitions du pays, telles que déclinées dans la feuille de route gouvernementale 2020 – 2025.

L’exécutif togolais a décidé vendredi 25 mars 2022 via la prise d’un décret en Conseil des ministres, d’actualiser le fonctionnement et l’organisation de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) en la dotant de nouveaux organes. 

L’initiative selon le gouvernement, vise à rendre plus efficiente l’agence, et à l’amener à contribuer aux ambitions nationales de hub logistique aérien.

Pour rappel, l’ANAC, dirigée par le Col Gnama Latta, est créée il y a 15 ans et a pour mission principale de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière d’aviation civile. Elle assure également la coordination et la supervision de l’ensemble des activités aéronautiques et aéroportuaires sur le plan national.

Le Togo se dote d’un Office national de la sécurité routière (ONSR). L'annonce a été faite ce vendredi 27 Mars 2022 par le gouvernement togolais, au sortir de son conseil des ministres. La toute nouvelle structure « assure la promotion de la sécurité routière. », selon le communiqué du Conseil. Elle a notamment pour mission « l’étude, la recherche et la mise en œuvre de tous les moyens destinés à accroître la sécurité des usagers de la route », ajoute-on.

Ceci passe notamment par des mesures de prévention d’accidents, de sensibilisation et de formation des conducteurs de véhicules et par le développement des moyens de l’assistance médicale urgente.

Pour le gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbe, ce dispositif vient renforcer les stratégies et programmes de lutte contre l’insécurité routière dans le pays. 

Cette annonce intervient dans un contexte où l'augmentation du nombre des accidents de la route est fortement déplorée par les autorités compétentes, surtout pour les motocycles. Des mesures comme le port obligatoire du casque pour les passagers (à moto), la mise en place récente d’un Observatoire des transports terrestres (OTT), ou encore l’instauration du permis de conduire catégorie A ou encore l’alcootest sur les routes, avaient alors été envisagées. 

Pour rappel, en 2021, près de 7 500 accidents ont été recensés sur les routes togolaises, faisant 680 morts.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Fonds Tinga, destiné à appuyer l'accès à l'électricité, va entrer dans sa phase pilote à partir du 1er avril prochain avec une dotation de 3 milliards FCFA. L’information émane du dernier Conseil des ministres, le 25 mars dernier, où elle a fait l'objet d’une communication, présentée par Mila Aziable, ministre déléguée auprès du Président de la République, chargée de l’énergie et des mines.

Ce mécanisme de financement sera implémenté dans sa phase pilote pour 9 mois, dans les régions de la Kara et des Savanes, apprend-on. Concrètement, « le fonds permettra à environ trente-trois mille (33 000) ménages d’être raccordés à l’électricité contre le paiement d’un montant initial de mille (1 000) FCFA au lieu d’un coût moyen de cent mille (100 000) FCFA. Le reliquat des frais d’accès sera remboursé sur une période allant jusqu’à dix (10) ans en fonction du revenu des ménages. », annonce le gouvernement

L'objectif est de faire passer, sur la période, le taux d’électrification de la région des Savanes de 22 à 31% et celui de la Kara de 35 à 50%.

Pour rappel, le Fonds Tinga a été annoncé au Togo en Novembre 2021 en cohérence avec l’ambition des autorités togolaises de fournir le service universel de l’électricité, à l’horizon 2030. 

Ayi Renaud Dossavi

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Voisin occidental du Togo, le Ghana rouvre toutes ses frontières à partir de ce lundi 28 mars 2022, après deux ans de fermeture à cause du Covid-19. C’est ce qu’indique notamment Nana Akufo Addo, chef d’Etat ghanéen, dans une annonce reprise par plusieurs médias locaux.

« A partir de demain, lundi 28 mars, toutes les frontières terrestres et maritimes seront ouvertes. Les voyageurs entièrement vaccinés seront autorisés à entrer par les frontières terrestres et maritimes sans un résultat négatif du test PCR du pays d'origine », a indiqué le Chef d’Etat, dans une déclaration télévisée ce dimanche 27 mars, citée notamment par Ghana web.

 « Les citoyens et les résidents étrangers au Ghana qui ne sont pas complètement vaccinés devront présenter un résultat négatif au test PCR dans les 48 heures et se verront proposer la vaccination à leur arrivée », a-t-il ajouté. 

Cette réouverture des frontières permettra au Ghana de reprendre la circulation des personnes notamment avec ses voisins (Togo, Côte d’Ivoire et Burkina Faso), après la fermeture en mars 2020.

Ceci intervient après de nombreuses pressions au sein du parlement et parmi des acteurs de l'opposition, notamment dans la minorité au Parlement ghanéen, appelant à ouvrir les frontières terrestres du Ghana pour permettre la libre circulation des personnes et des biens. Ceci, compte tenu des effets négatifs de la fermeture des frontières sur les économies, en particulier celles des populations frontalières. 

Pour rappel, le Togo partage avec son voisin anglophone, plus de 800 km de frontière terrestre, dont le point le plus important est le poste frontière d'Aflao, ville frontalière voisine de la capitale togolaise Lomé.

Au sein de la CEDEAO, la réouverture des frontières terrestres était précédemment envisagée pour 1er janvier 2022, selon une proposition des ministres de la sous-région. Si elle n’est pas encore effective dans les pays de l’espace sous-régional, ceux-ci se sont cependant accordés pour coordonner ces réouvertures, et harmoniser leurs directives aux postes de frontières.

Ayi Renaud Dossavi

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samedi, 26 mars 2022 08:30

La CEET a (encore) un nouveau patron

Débo-K’mba Barandao, vient d’être nommé nouveau Directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), en remplacement de Degla Essenouwa. L'information émane d’une note interne de la société publique chargée de l'approvisionnement en électricité sur le territoire, en date de ce vendredi 25 Mars 2022.

« Il est porté à la connaissance du personnel de la CEET que le Conseil d'Administration de la CEET a procédé à la nomination d'un directeur général de la CEET. Ainsi, Monsieur BARANDAO A. Débo-K'mba est nommé Directeur général de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET)... », indique la note interne émanant des ressources humaines.

Débo-K’mba Barandao jouit d’une longue carrière dans le secteur énergétique. Avant d’être porté à ce nouveau poste, il a été notamment directeur de l'Énergie pour le ministère de tutelle, et ancien Directeur général de l'Autorité du Gazoduc de l'Afrique de l'Ouest (AGAO, ou WAGPA, West African Gas Pipeline Authority, en Anglais).

Cette nouvelle nomination porte à trois, le nombre de patrons à la tête de la compagnie publique chargée de l'énergie, en l’espace de deux ans. 

Ayi Renaud Dossavi

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