Togo First

Togo First

Trois ans après avoir lancé sa plateforme de banque digitale multiservices ‘Keaz’, Orabank s’apprête à déployer de nouvelles fonctionnalités, a appris Togo First. Les nouvelles solutions, actuellement en test en interne, doivent, selon l’acteur bancaire, permettre aux populations de bénéficier de la “démarche d’innovation” initiée depuis quelques années.   

Entre autres fonctionnalités annoncées, les transferts vers des cartes prépayées, la délégation de pouvoir, la programmation des paiements, la génération de « jetons de paiements », la possibilité pour les acteurs économiques d’effectuer de nouveaux types d’opérations à travers la plateforme dédiée aux entreprises (Keaz Pro, ndlr).

Figure également dans le pipe, une fonctionnalité permettant de délocaliser les agences en transférant des compétences à des sous-agents. « Toutes ces fonctionnalités seront opérationnelles dans ce second semestre 2022 », a précisé le Directeur général de la filiale togolaise, Guy Martial Awona (photo), à la faveur d’une rencontre de vulgarisation de l’application adossée à la plateforme.

Créditée d’un dernier exercice dans le vert (près de 800 milliards FCFA de total bilan, +36 milliards par rapport à l’année antérieure), Orabank a de nouveau été désignée meilleure banque du Togo par le magazine Global Finance, dans un contexte de plus en plus compétitif. En effet, selon une note révélée il y a un an (juillet 2021) par le ministre de l’économie et des finances, la quasi-totalité des banques en activité au Togo proposent désormais des services financiers digitaux à leur clientèle.  

Octave Bruce

Dans la perspective de l’élection d’un nouveau bureau consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI-Togo), l’exécutif travaille sur le régime électoral applicable.

Le lundi 13 juin 2022, en conseil des ministres, il a examiné un projet de décret qui fixe les règles applicables à l’élection des membres de l’assemblée consulaire ainsi que du bureau consulaire. Ce décret met en place une commission électorale consulaire (CEC), chargée de la coordination du processus.

Cet organe électoral composé de neuf (9) membres, aura des démembrements dans chaque région économique du pays et dans le Grand Lomé.

En attendant les élections, la CCI-Togo reste sous la direction de la délégation spéciale consulaire mise en place en décembre 2020 avec pour mission principale la mise en œuvre des réformes au sein de l’organe. Notamment la relecture des textes afin de favoriser l’organisation des élections dans un climat de sérénité.

Pour rappel, l’équipe dirigeante intérimaire a été mise en place par les autorités togolaises, suite à la suspension en septembre 2020, du processus électoral consulaire conduit par Germain Mèba, président de la CCIT, sur fond de crise ouverte avec certains opérateurs économiques.

Esaïe Edoh 

A Washington, le Togo a fait le point la semaine dernière sur les avancées du programme Threshold, financé par le département d'Etat américain, devant le top management du MCC (Millenium Challenge corporation).

Le pays était en effet représenté, du 6 au 10 juin, par une délégation de l'exécutif, composée notamment de Cina Lawson, Ministre de l'Économie numérique et de la transformation digitale, Christian Trimua, Ministre des droits de l'Homme, de Frédéric Hegbe, Ambassadeur du Togo aux USA, de Stanislas Baba, Conseiller spécial, et de Jeanne Bougonou, Directrice générale du Millénium Challenge Account Togo.

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« La ministre Cina Lawson a exposé à MCC, la vision du Togo dans le numérique en cours de mise en œuvre ainsi que la contribution du projet TIC du programme Threshold à cette vision. », indique notamment le MCC.

Au cours de l’une des rencontres de haut niveau qui se sont tenues, Jeanne Bougonou, DG de l’OMCA-Togo, a présenté les «excellents résultats» du programme, après 10 mois de travaux, en matière de mise en place et de respect des procédures et politiques établies par le MCC, de mise en œuvre du projet de réforme foncière pour la productivité agricole ( Projet LRAP), et du projet sur les Technologies de l’information et de la communication ( Projet TIC).

Rappelons que le Threshold a été conclu il y a trois ans entre Lomé et Washington, et est doté d’une enveloppe de 20 milliards FCFA (35 millions $). Le programme est spécifiquement destiné à accompagner pays dans la réforme et l’amélioration du secteur des TIC et du Foncier. Les deux projets exécutés dans ce sens doivent permettre au pays de disposer au bout de quatre ans, d’un secteur de services TIC de haute qualité et à un coût abordable, et d’un cadre réglementaire nettement amélioré et assaini, surtout dans le foncier rural, afin de faciliter davantage les investissements et d'augmenter la productivité rurale. 

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Annoncé en novembre dernier, le Programme régional de résilience des systèmes alimentaires en Afrique de l’Ouest (PRSA), appuyé par la Banque au mondiale au profit du Togo et six autres pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Burkina Faso, Ghana, Mali, Niger, Sierra Leone, et Tchad), a été officiellement lancé ce mercredi 15 juin 2022.

Doté d’une enveloppe désormais de 716 millions $, le programme consiste en une opération multisectorielle régionale, “visant à réduire le nombre de personnes souffrant d'insécurité alimentaire et à renforcer la résilience des systèmes alimentaires”, selon le communiqué de l'institution de Bretton Woods, rendu public ce mercredi 15 juin 2022. 

4 millions de bénéficiaires directs sont attendus à terme, et l'initiative pourrait être étendue à l'ensemble de la sous-région, si les résultats sont à la hauteur des attentes de l’institution promotrice.

Concrètement, sous la direction de trois institutions sous-régionales que sont la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), le PRSA va améliorer la productivité agricole grâce à des investissements dans l'agriculture intelligente face au climat et dans le système régional de recherche agricole.

La première phase, dont la mise en œuvre vient de démarrer, va financer des interventions au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Togo, ainsi que des actions mises en œuvre par la CEDEAO, le CILSS et le CORAF. La deuxième (qui devrait être approuvée par la Banque mondiale en juillet 2022), financera pour sa part, des actions au Ghana, en Sierra Leone et au Tchad.

Outre la Banque mondiale, le PRSA est appuyé par des partenaires extérieurs comme le Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (GAFSP), le Royaume des Pays-Bas et le Mécanisme mondial de financement des risques (GRIF).

Ayi Renaud Dossavi

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Le Conseil d’Administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé mardi 14 juin 2022, au terme de sa 131ème session ordinaire, avoir approuvé l’octroi d’un crédit de 28 milliards FCFA au Togo. Ce financement est destiné à la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage du tronçon Aléhéridé-Kpaza-Tchamberi (Nord-Togo) dans le cadre du projet de construction de routes et de ponts sur l’ensemble du territoire togolais.

La réalisation de ces travaux dans le nord du pays, va contribuer, indique la banque sous-régionale, au désenclavement de la zone et à la facilitation des échanges économiques, sociaux et culturels au niveau national et sous-régional.

Cet appui financier qui constitue également un soutien à la politique de développement des pistes rurales au Togo, va permettre avec la nouvelle route, de réduire de 66% la durée du trajet et de 60% le coût d’exploitation des véhicules, indique-t-on.

Plus tôt en mai 2022, en soutien à cette politique de désenclavement, l’Agence française de développement (AFD) avait injecté 30 millions €, soit près de 20 milliards FCFA au profit du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II)

Notons que l’exécutif togolais ambitionne de réaliser d’ici 2025, 4000 km de pistes rurales dans l’ensemble des 05 régions économiques en vue de favoriser l’intégration du milieu rural, en améliorant l’accès des ménages et des producteurs agricoles aux intrants et aux marchés de vente.

Esaïe Edoh

En conseil d'administration ce mardi 14 juin, la BOAD a approuvé un financement de 25 milliards FCFA pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque à Kpalassi, près d’Awandjélo dans la région de Kara au Togo.

D’une capacité attendue de 42 MWc, la centrale solaire photovoltaïque d’Awandjélo devrait, selon le board de la BOAD, « contribuer à la diversification du mix énergétique et à la réduction des coûts de production de l’énergie, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations des localités concernées. »

A sa livraison, elle devrait porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique du Togo à 40% en 2024, contre 27% actuellement, selon l’institution dirigée par Serge Ekue. Il est également attendu une importante amélioration du taux d’électrification. Actuellement autour de 63% en 2021, ce ratio devrait passer à 75% en 2025, en ligne avec la stratégie nationale du pays qui ambitionne de porter la part des capacités installées en énergies renouvelables à 50% dans le mix énergétique. 

Presque sans réelle capacité installée d’énergies renouvelables il y a encore trois ans, le Togo qui mise plus que jamais sur le solaire pour électrifier ses zones les plus reculées, a très vite accéléré ses projets de sources propres pour rattraper son retard. L’illustration la plus emblématique est l’inauguration en 2021 de la centrale solaire Sheikh Mohamed Bin Zayed de Blitta, construite par l’Emirati AMEA Power. Infrastructure revendiquée comme l'une des plus grandes centrales de ce type en Afrique. Aux côtés du Fonds d’Abu Dhabi, la BOAD avait déjà donné un important coup de pouce à ce projet, en y injectant 21 milliards FCFA.  

Ce nouveau coup d'accélérateur fait de l’institution multilatérale basée à Lomé, le plus grand financeur des projets d’énergies renouvelables au Togo.

Par ailleurs, rien n’a encore filtré sur le partenaire privé retenu pour développer, construire et exploiter pour environ 25 ans, lesdites infrastructures.

Fiacre E. Kakpo 

Au total, 1.421.473 plants ont été mis en terre sur l’ensemble du territoire togolais, le 1er juin 2022, à l’occasion du lancement officiel de la campagne de reboisement. C’est le bilan présenté le lundi 13 juin 2022 par le Ministre de l’environnement Foli-Bazi Katari, lors du Conseil des ministres tenu à Lomé.

Ce chiffre reflète une tendance haussière de plus de 400% en 2 ans comparativement aux 300 000 et 580 000 plants qui avaient été mis en terre respectivement le 1er juin 2020 et le 1er juin 2021.

Cette progression, qui d’après le ministre Foli-Bazi, est la résultante « d’une forte mobilisation des diverses couches de la population » autour de l'initiative, a été saluée par l’exécutif, qui appelle la population à rester mobilisée pour l’atteinte de l’objectif 21 millions de plants en terre sur tout le territoire cette année. 

L’Uemoa, à travers son Département du Développement de l’Entreprise, des Mines, de l’Energie et de l’Economie numérique, travaille à l’élaboration d’un Programme post-crise Covid-19 au profit du secteur privé de son espace. Elle souhaite associer le Togo à la démarche. A cet effet, le commissaire Paul Koffi Koffi a effectué une visite à Lomé, le 10 juin dernier au cours de laquelle il a échangé avec la présidente de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de commerce du Togo (CCI-Togo), Nathalie Bitho.

Les discussions ont précisément porté sur l’évolution des textes visant la promotion du secteur privé notamment le cadre réglementaire, ainsi que les préoccupations des opérateurs économiques privés. 

En effet, la commission ambitionne à travers le Programme en gestation, d’accompagner les acteurs privés des 8 pays de l’espace qui majoritairement subissent les effets négatifs de la pandémie.  

Le programme devrait permettre également, de consolider les acquis du secteur privé avant la Covid-19. « Actuellement, la commission est en train de réfléchir sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un programme post-crise, pour éviter que tous les acquis que nous avons eus au cours de la dernière décennie ne soient perdus et qu’on puisse relancer la machine économique » a précisé Paul Koffi.

Notons que les autres pays de la zone seront également sollicités dans le processus d'élaboration du programme. 

Esaïe Edoh

Au Togo, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) met en demeure l’opérateur de téléphonie mobile Moov Africa Togo, pour manquements graves à son obligation de disponibilité permanente, continue et régulière des services de communications électroniques mobiles.

L’opérateur devrait ainsi, dans un « délai ferme » de 3 mois, se conformer aux exigences légales, « sous peine de sanction au titre de la récidive », dans une décision qui lui a notifiée en début de ce mois. 

En effet, dans un communiqué daté de lundi 13 juin 2022, le gendarme des Télécoms togolais indique que l’opérateur a manqué à son obligation d’assurer la disponibilité permanente et continue de ses services, en violation des textes en vigueur, et ce depuis l’année dernière. Ce qui aura causé de « multiples désagréments et préjudices aux consommateurs ».

Cette mesure fait suite selon l’ARCEP, à une absence de dispositions de l’opérateur de téléphonie mobile en ligne avec l’injonction qui lui avait été adressée, il y a plus de douze mois, de se doter des « procédures, équipements, protections et redondances nécessaires pour garantir une qualité et une disponibilité de ses services dans les conditions requises ».

Or, conformément à la décision de sanction qui lui avait été notifiée en mai 2021, l’acteur de téléphonie mobile avait un délai ferme de 3 mois, pour se mettre aux normes. « Plus de 12 mois après, force est est malheureusement de constater que l'opérateur Moov Africa Togo n’a toujours pas mis en conformité son réseau », regrette le régulateur.

Rappelons cependant que, toujours selon le gendarme des Télécoms, Moov Africa Togo est l’opérateur de téléphonie mobile qui pratique les tarifs les moins chers sur les forfaits mixtes et voix au Togo.

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Au Togo, les dépenses fiscales - montant des avantages fiscaux accordés à certains contribuables ou à certains secteurs économiques - ont coûté au budget national plus de 95 milliards FCFA, soit 15,4% des recettes liquides et 2,05% du PIB en 2021, révèle un récent rapport conjointement réalisé par un comité ad hoc composé essentiellement des agents de l’Office togolais des recettes (OTR) et des cadres du Ministère de l’économie et des finances.

Le document passe en revue 442 mesures dérogatoires en vigueur au cours de l’année dernière sur les 471 recensées dans différents textes juridiques. Il s’agit du code général des impôts (CGI), des lois de finances, des codes des douanes (national et de la CEDEAO), du statut de la zone franche, du code des investissements, des codes miniers (national et de l’UEMOA), des conventions particulières et autres textes réglementaires.

 

 

Ainsi, ce sont les dérogations liées à la TVA qui ont le plus coûté au gouvernement, soit un gâteau de 40 milliards FCFA donné aux contribuables. Cela représente environ 42% du montant total des dépenses fiscales. S’ensuit l’impôt sur les sociétés (IS) pour un peu près de 19 milliards FCFA (19,8%). Enfin, le coût budgétaire est évalué à 16,15 milliards FCFA pour les dérogations sur les droits de douanes (16,9%) ; 13,57 milliards pour la redevance statistique (14,2%) ; 5,52 milliards pour la patente (5,8%) et 1,4 milliard pour les autres droits d’accises (1,5%).

 

Cumulant plus de 61% des dépenses fiscales identifiées, les entreprises sont les plus grandes bénéficiaires de ces dérogations. “Les entreprises cumulent 61,1% des dépenses fiscales identifiées. Les dépenses fiscales en faveur des institutions internationales et représentations diplomatiques représentent 11,5% et celles au profit des associations et ONG représentent 9,6%. Les dépenses fiscales dont bénéficient les ménages représentent 9,3%. Les dépenses fiscales des administrations publiques et autres entités d’utilité publique sont les moins importantes (1,5%)”, détaillent les auteurs du rapport

 

 

Par ailleurs, l’analyse montre que la plupart de ces dérogations ont été faites dans le but d’encourager les investissements, les exportations, développer les zones défavorisées, le secteur minier, l'économie sociale, le secteur agricole. Les incitations ont été moins accentuées en matière de soutien au pouvoir d’achat, la promotion de l'entrepreneuriat et l'emploi, l'éducation, la culture et les loisirs.

 

 

Au Togo, les recettes fiscales budgétaires recouvrées ont atteint 779,6 milliards de FCFA en 2021, en hausse de 19 % par rapport à 2020 et représentent 106,9% des recettes budgétaires prévues dans le collectif budgétaire de l’exercice. 

Fiacre E. Kakpo

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