Togo First

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Le Togo a célébré mercredi 08 juin, comme de nombreux pays de la planète, la Journée Mondiale des Océans. L'événement, placé sous le thème de l’action collective, a donné lieu à de nombreuses manifestations destinées à sensibiliser surtout les populations. 

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A Lomé ou à Aného, acteurs étatiques (ministère de l’économie maritime, Haut conseil pour la mer) et acteurs directs de l’écosystème marin ont tenu des activités en ce sens. Objectif ultime, « fédérer les actions pour la protection de l’océan », dans un contexte de plus en plus alarmiste. 

« Nous sommes en pleine crise des océans ! Nous prenons l’océan pour un dépotoir », a regretté Edem Tengue lors d’un panel avec les communes du littoral et les gens de la mer à Aného. Même inquiétude du côté de l’Organisme national chargé de l’action de l’Etat en mer (ONAEM) : « La population maritime touche la côte togolaise, c’est la triste réalité constatée quotidiennement. Les vagues qui échouent sur la côte virent désormais au noir, et sont devenues un concentré de plusieurs produits offensifs à l’organisme », déplore pour sa part, le Chef de cabinet du Haut conseil pour la mer, Laré Penn. 

Pour pallier ce problème, l’appel est lancé aux populations afin d’agir de façon collective : « redonner vie à l’océan, nécessite un changement de comportement vis-à-vis de notre mode de consommation et de fonctionnement », explique le ministre.   

Au Togo où le littoral représente 11% du territoire national et héberge près de 36% de la population du pays, des actions ont été entreprises au cours des dernières années pour assainir le littoral et protéger davantage l’environnement marin de la pollution. En 2021, un ultimatum avait été donné aux occupants illégaux du littoral.

Octave Bruce  

Le Togo veut promouvoir des communes climatiquement intelligentes (Smart Cities), pour une meilleure réponse aux défis climatiques. À cet effet, une dizaine de communes vont être appuyées, dans le développement d'une méthodologie pour créer des communes climatiquement intelligentes, et la préparation de plans d'actions pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique, en cohérence avec les plans de développement communaux (PDC).

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Le gouvernement, à travers le ministre de l’environnement Katari Foli-Bazi, a lancé une initiative en ce sens, ce jeudi 09 juin 2022, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et le Centre & réseaux des technologies climatiques des Nations Unies, bras opérationnel du Mécanisme technologique de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques).

« Nous avons tout pour réussir », a déclaré le ministre à l'endroit des maires et représentants des collectivités locales des 10 communes. « Le défi est clair. Il faut réinventer les villes. L'effectivité de la décentralisation et les perspectives de développement local sont une opportunité pour agir contre la pauvreté et les vulnérabilités des populations », a soutenu également Aliou Dia, représentant résident de l’agence onusienne en charge du développement, au lancement des travaux.

À terme, il s’agira notamment de s’appuyer sur les nouvelles technologies et une gestion plus rationnelle des espaces, pour répondre aux défis liés à l’accroissement de la démographie urbaine, dans des domaines comme le foncier, l’accès à l'eau, l’énergie, la gestion des déchets, l’accès aux infrastructures scolaires, les transports, les services de santé, la productivité/conservation ou encore la transformation agricole.

Pour rappel, ce projet de villes intelligentes avait déjà fait l’objet d’une signature de convention entre le gouvernement, le PNUD, et la CTCN, en mars 2021.

La hausse de l’inflation, constatée depuis la fin de l’année dernière, continue à s'accélérer ces derniers mois dans les pays de l'Uemoa, notamment au Togo. Selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans sa dernière note de conjoncture publiée le 31 mai 2022, le taux d'inflation ressortirait à 6,8% en avril 2022 en glissement annuel, contre 6,6% en mars 2022 et 6,1% en février 2022.

Alimentation, Logements et Transports

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Cette accélération de la hausse des prix est essentiellement portée par les produits alimentaires, les frais de Logement et de Transport. Leur contribution globale à l'inflation totale est passée respectivement de 0,4 point de pourcentage et 0,2 point de pourcentage en mars 2022 à 0,5 point et 0,3 point de pourcentage en avril 2022, dans la sous-région. Ceci évolue notamment suivant la hausse des coûts des hydrocarbures, comme dans l’ensemble de la région.

Le Togo, qui pratiquait encore l’un des coûts les plus bas au trimestre dernier, en nominal, a connu la hausse la plus importante ; + 17,8 % en mars selon la Banque centrale (sur la période, le Bénin et le Mali, qui pratiquaient déjà des prix plus élevés en nominal, ont connu une hausse de 10,1% et 14,9%, respectivement.)

Ceci intervient dans un contexte où les cours mondiaux du pétrole brut ont progressé de 62,7% en variation annuelle.

Alimentation

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De même, la hausse des prix de la composante « Alimentation » est ressortie à 12,1% en avril après une réalisation de 12,4% en mars 2022 dans les pays de l’Union, selon la Banque centrale. Sur ce segment, le Togo a connu un renchérissement plus faible que ses voisins comme le Burkina Faso (+43,4%), le Mali (+20,4%) et le Niger (+11,8%).

Cette évolution est imputée à « l’envolée des cours internationaux des denrées alimentaires importées par l’Union, en lien avec la crise russo-ukrainienne, les deux pays assurant environ 30% de l’offre mondiale de blé », précise-t-on.

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Logements

L’évolution des prix en ce qui concerne la fonction « Logement », est aussi attribuée à la hausse des prix des combustibles solides (+1,3%) et liquides (+16,2%).  C’est en particulier le cas du gasoil et, dans une moindre mesure, du bois et du charbon de bois, selon la Banque centrale.

Le renchérissement du gasoil domestique est observé au Bénin (+26,8%), au Mali (+17,5%) et au Togo (+16,4%), en lien avec la hausse des cours mondiaux.

Pour ce qui est du bois de chauffe, le Togo subit les pressions les plus importantes, avec une hausse du coût de 20,0%, suivi du Niger (+10,5%) et du Sénégal (+4,1%). Ceci en raison de l’accroissement des coûts d'acheminement vers les grands centres urbains.

Enfin, le taux d'inflation sous-jacente (calculé en excluant les prix les plus volatils) est ressorti à 5,0% en avril 2022, après une réalisation de 4,5% en mars 2022 dans l’ensemble de l’UEMOA.

« Les tensions sur les prix de ces denrées alimentaires expliquent 62,3% de la hausse de l’inflation sous-jacente », explique l’organe d’émission sous-régional. La hausse des prix de certaines denrées alimentaires concerne notamment les huiles (+17,1%), les légumes secs (+18,1%), les farines (+17,9%) et la viande (+8,6%).

Cette conjoncture économique, marquée par un contexte de vie chère, a appelé plusieurs mesures de soutien de la part des gouvernements, notamment au Togo, pour juguler les pressions sur les consommateurs.

Ayi Renaud Dossavi

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La ville de Dakhla située au Sahara Occidental et sous administration marocaine, va abriter dans les prochains jours, le Consulat du Togo. Le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey et son homologue du Maroc, Nasser Bourita ont conclu un accord en ce sens le mardi 7 juin 2022 à Rabat.

La signature de cet accord, indique-t-on, s’inscrit dans le cadre du soutien du Togo à l’intégrité territoriale du Maroc, particulièrement dans le différend sur le Sahara occidental, qui l’oppose au Front Polisario.

En vue du renforcement des liens diplomatiques, le Royaume chérifien a annoncé l'augmentation de 120 à 170 des bourses annuelles accordées aux meilleurs étudiants togolais.

Les travaux de réhabilitation du marché de Bè, situé dans le ressort territorial de la commune de Golfe 1 ont démarré depuis quelques quelque mois.

Les travaux vont consister en la reconstruction de vingt-trois (23) boutiques, d’une zone spécifique de boucherie et de stockage de marchandises ainsi qu’en la réhabilitation du bloc administratif du marché. Le chantier prendra également en compte, la construction d’adductions d’eau et de blocs d’assainissements sur le site commercial.

Selon le maire Joseph Gomado, la réhabilitation du marché, est une des priorités de l’axe 1 du Plan de Développement Communal (PDC) de la commune Golfe 1 qui vise à « promouvoir un développement économique local profitable aux couches les plus vulnérables via la construction, la réhabilitation et la rénovation des marchés de la commune ».

Les travaux vont coûter 75 millions FCFA à cette municipalité, selon les informations recueillies par Togo first.

Notons que pour cette rénovation, la commune du Golfe 1, avait lancé jusqu’au 11 août 2021, un avis d’appel d’offres ouvert (AAOO). Dans le cadre de la mise en œuvre de son PDC, elle a récemment ouvert à Klobatémè, un chantier d’une mini-adduction d’eau potable à 80 millions FCFA.

Avec une superficie de 56 Km2, la commune est composée de 36 quartiers et compte près de 400 000 habitants, Golfe 1 est l’une des communes les plus vastes du Grand-Lomé.

Esaïe Edoh 

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Depuis Lomé, la présidente de la Filière Karité du Togo, Elisabeth Pali-Tchalla, rappelle l’importance d’appuyer le secteur, pour gagner le pari de l’autonomisation des femmes.

C’est à la faveur de la Conférence internationale du Karité, qui s’est ouverte en début de semaine à Lomé et qui prend fin ce mercredi 8 juin 2022, à l’initiative de l’Alliance Globale du Karité (AGK).

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« Eu égard aux résultats constatés sur le terrain, il me semble logique de dire qu’investir dans le karité, c’est permettre aux femmes, surtout des milieux ruraux, de gagner le pari de leur propre autonomisation économique pour sortir de la pauvreté. », a-t-elle déclaré, dans le cadre de ces travaux, autour du thème « Cultiver l'avenir, renforcer la résilience et la restauration ».

« Je me réjouis que cette approche soit si bien comprise par le Togo et ses partenaires en développement. Dans un contexte de reprise post-Covid, la tenue de ce rendez-vous sur le Karité, pour la première fois dans notre pays, suscite en nous l’espoir et nous permet de requinquer le secteur après cette parenthèse de turbulence liée à la pandémie », a-t-elle ajouté.

La rencontre de trois jours, en mode hybride, avait été ouverte par l’ambassadrice des Etats-Unis au Togo, Elisabeth Fitzsimmons, dont le pays soutient le programme.

Il s’est agi, durant ces trois jours, pour les acteurs nationaux et internationaux des chaînes de valeurs du Karité, de plancher sur la durabilité de l'industrie, les pratiques et les normes de qualité dans l'alimentation et les cosmétiques.

Renforcer la résilience de cette chaîne de valeurs

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Les discussions ont porté notamment sur l'état de l'industrie du Karité, un secteur qui occupe une forte proportion de femmes, sur comment construire à nouveau de nouvelles tendances de la demande, les opportunités et la question des barrières commerciales. 

A terme, il s’agit de consolider et financer les stratégies déjà formulées, pour renforcer le secteur.

« Nous avons mis en place un fonds de restauration du karité, et ce fonds se donne pour objectifs de planter 10 millions d'arbres sur les 10 prochaines années. Ça se fait depuis longtemps, mais aujourd'hui, nous voulons dynamiser cela. », a expliqué Simbala Sylla, président de l'Alliance Globale du Karité.

Pour rappel, Elisabeth Pali-Tchalla, est la PDG de la STK (Société Togolaise du Karité). Cette agro-entrepreneure a pris la tête de la Fédération Inclusive du Karité du Togo, qui coiffe la filière au Togo, depuis bientôt trois ans. 

La faitière regroupe notamment des pépiniéristes, des collecteurs, et des transformateurs du karité au Togo, qui en est le 7ème producteur au monde.

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Le Togo et Israël vont actualiser leur coopération, après plus de 60 ans de relations diplomatiques. C’est l’une des principales informations à retenir du déplacement effectué la semaine dernière dans l’Etat hébreu par le ministre des affaires étrangères, Robert Dussey

L’objectif de cette actualisation en vue est de « mieux adapter la coopération au contexte actuel et aux options stratégiques des deux Etats », surtout « sur le plan économique ». En ce sens, de nouveaux accords devraient être signés entre les deux parties.

Les deux pays envisagent notamment un forum économique Togo-Israël, afin de stimuler davantage leurs relations économiques. L’événement, dont le lieu ainsi que les différentes modalités restent à définir, débouchera sur l’installation de compagnies industrielles israéliennes au sein de la Plateforme Industrielle d’Adéticopé (PIA), apprend-on.

Il est à rappeler que le Togo travaille au renforcement de ses relations avec le Maroc également, via notamment des accords d’exemptions de visa entre les deux parties et, un futur forum économique.

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Identifié par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) comme l’opérateur de téléphonie mobile qui pratique les tarifs les moins chers sur les forfaits mixtes et voix, Moov Africa Togo a récemment procédé à une nouvelle refonte tarifaire, induisant la réduction du coût de ses forfaits data.

Selon le gendarme des communications électroniques et des Postes au Togo, le forfait data en entrée de gamme chez cet acteur a baissé de 40%, soit moins de 500 FCFA alors que le coût du forfait en moyen de gamme enregistre une baisse de 62%. S’agissant du prix du haut de gamme, il connaît une réduction de 71%.

A la suite de cette nouvelle baisse tarifaire, l’opérateur mobile Moov Africa Togo est devenu le moins cher au Togo sur tous les forfaits et toutes gammes confondues, après l’analyse comparative des nouveaux tarifs mobiles.

« Sur le plan national, Moov Africa Togo devient le moins cher sur la data dans toutes les gammes et ce jusqu’à 6 fois plus que la concurrence », a conclu le régulateur dans le communiqué. L’ARCEP note toutefois, malgré cette refonte tarifaire, que « sur le plan sous régional, le Togo demeure toujours parmi les pays où les offres data mobiles sont les plus chères en entrée de gamme ».

Pour rappel, l’ARCEP encourage la dynamique de réduction tarifaire afin de hisser le Togo au rang des pays où les communications électroniques sont non seulement de qualité mais aussi plus abordables pour les consommateurs, surtout ceux à faible pouvoir d’achat.  

Esaïe Edoh 

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Prévue pour prendre fin le 7 juin 2022, l'opération de recensement des Togolais de la diaspora connaîtra finalement son épilogue le 30 du mois en cours. L’information est rendue publique mardi 07 juin 2022 par le responsable du projet de recensement, Safiou Radji.

La période supplémentaire accordée, selon le responsable du projet, permettra aux Togolais vivant hors de leur pays, de s’enrôler comme d’autres milliers de compatriotes qui se sont déjà enregistrés.

Cette opération vise à mettre à disposition de l’administration publique togolaise, des données exactes et fiables, notamment sur le nombre de compatriotes résidant à l’extérieur du pays et leurs lieux de résidence. Elle s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme visant le renforcement des liens entre la diaspora et la terre mère, dans des domaines économique et social.

En rappel, l’exécutif togolais travaille depuis quelques années, au renforcement des contributions de la diaspora togolaise à la feuille de route 2020-2025. Dans cette dynamique, il a lancé l’année dernière, le Guichet Diaspora.   

Esaïe Edoh

Les Togolais pourront bientôt se rendre au Maroc sans visa, indique Robert Dussey, ministre togolais chargé des Affaires étrangères, dans le cadre d’une rencontre avec son homologue marocain, Nasser Bourita. Les deux diplomates annoncent en effet un accord, qui devrait être signé prochainement et qui facilitera la circulation entre Rabat et Lomé. C’était à l'issue d’un entretien bilatéral, en marge de la 1ère Réunion Ministérielle des Etats Africains Atlantiques organisée à Rabat, ce mardi 07 Juin 2022. 

« Les Togolais détenteurs d'un passeport ordinaire pourront se rendre au Maroc sans visa dès la signature de l’accord dans quelques semaines », a annoncé le ministère Dussey.

Le patron de la diplomatie togolaise confirme ainsi, la position marocaine, laissant présager cet accord, au cours d’un point de presse conjoint. 

« La signature prochaine d'un accord d'exemption de visa, en faveur des Togolais détenteurs de passeports ordinaires, reflète la qualité des relations humaines entre les deux pays. », a en effet indiqué le ministre Bourita, alors que Rabat mène depuis quelques années, une vaste opération de charme en Afrique de l’Ouest, notamment au Togo, pour renforcer sa présence dans plusieurs secteurs d’investissements, dont celui des banques et des assurances.

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