Togo First

Togo First

Au Togo, l'Etat va recruter 250 nouveaux professeurs de sciences pour le secondaire ; dont 145 pour le premier cycle (Collège), et 105 pour le 2è cycle (Lycée). Dans un communiqué en date du lundi 13 juin, le ministre Gilbert Bawara, en charge de la fonction publique, indique en effet la tenue prochaine d’un concours de recrutement à l’endroit des enseignants de mathématiques, physique-chimie et sciences de la vie et de la terre (SVT).

Selon la note officielle, les dossiers de candidature sont reçus tous les jours ouvrables dans les Directions régionales de l'éducation (DRE) à Lomé, Atakpamé et Kara, du lundi 20 juin au vendredi 22 juillet 2022 à 17h00.

1 article

« La répartition des postes ouverts au concours est fonction des besoins spécifiques identifiés par région d'éducation, par niveau d'enseignement et par spécialité. », précise le ministère.

Les candidats, âgés entre 18 et 40 ans au plus, peuvent se positionner sur cet appel. Les autres modalités et conditions sont à consulter dans le quotidien national Togo Presse ou sur le site du ministère de la fonction publique

Les épreuves écrites auront lieu le samedi 06 août 2022.

Ayi Renaud Dossavi

Les coûts de délivrance des visas d’entrée et de la carte de séjour au Togo ont fait l’objet d’une actualisation. L'exécutif togolais a rendu deux décrets en ce sens, en Conseil des ministres, lundi 13 juin 2022.

A travers ces décrets, de nouveaux tarifs de visa seront fixés en fonction de la durée du séjour. « Sous d’autres cieux, le critère de la provenance et de la durée de séjour sont pris en compte pour fixer le montant du visa. Mais de façon unitaire, le Togo a retenu la durée de séjour pour fixer le montant. Donc en fonction de la durée que l’étranger va passer sur le territoire togolais, le coût du visa sera établi », a détaillé le ministre togolais de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, Prof Akodah Ayewouadan. 

Pour ce qui est de la carte de séjour, elle sera délivrée sur la base du profil du demandeur ainsi que de la durée du séjour. « D’abord, il y aura la durée et ensuite le profil. Un étudiant sera rangé dans une catégorie ; un visiteur temporaire sera dans une autre catégorie et celui qui aura un séjour beaucoup plus long, 5 ans par exemple, sera aussi rangé dans une autre catégorie. Donc, en fonction de la durée et de la catégorie dans laquelle on se retrouve, le coût du titre de séjour sera fixé. Mais de façon générale, les conditions sont de bonne moralité, un certain nombre de documents administratifs sera exigé pour établir le titre de séjour. Il n’y a pas de volonté de restreindre l’accès au titre de séjour, au contraire, l’idée, c’est de faire du Togo, un pays attractif sans négliger bien évidemment la dimension sécuritaire », a expliqué le porte-parole du gouvernement

La démarche, selon les autorités togolaises, « vise à améliorer l'attractivité du pays, suite à la dématérialisation de la procédure de demande de visa ». Elle est également en conformité avec les réformes relatives à la police étrangères au Togo.

Esaïe Edoh

La région des Savanes, en proie aux menaces djihadistes depuis quelques mois, passe désormais sous état d’urgence sécuritaire. Cette mesure a été décidée lundi 13 juin en conseil des ministres à travers l'examen et la prise d’un projet de décret.

Cette initiative, selon l’exécutif togolais, est prise dans « le but de créer un environnement et les conditions propices aux mesures administratives et opérationnelles nécessaires à la bonne conduite des opérations militaires, au maintien de l’ordre et de la sécurité dans cette région ».

Ce décret permettra de renforcer les prises de décisions et facilitera une meilleure agilité des services publics et des forces de défense et de sécurité, précise le communiqué du conseil des ministres.

La décision intervient, alors qu’il y a un mois, la localité de Kpékpakandi (préfecture de Kpendjal), a été victime d’une attaque djihadiste dans la nuit du 10 au 11 mai 2022 visant un poste avancé du dispositif de l’opération Koundjoaré.

Esaïe Edoh 

Gozem a annoncé ce lundi, 13 juin 2022, la signature d’un accord de financement de 10 millions $, soit environ 6 milliards FCFA, avec la Société financière internationale (IFC). Ce financement servira à appuyer au total, 6000 chauffeurs de moto-taxi au Togo et au Bénin dans l’acquisition de nouveaux véhicules, afin d'augmenter leurs revenus.

Ce financement, selon Grégory Costamagna, cofondateur de Gozem, constitue une réponse aux difficultés d’accès au financement auxquelles sont confrontés les conducteurs dans le cadre du renouvellement de leurs véhicules. « Afin de financer le remplacement de leurs véhicules, les conducteurs de moto-taxis en Afrique de l'Ouest et Centrale ont besoin d’avoir accès à des facilités de crédit d'une valeur de 3 milliards $ par an. Nous sommes donc ravis que la SFI fasse confiance à Gozem pour être à l'avant-garde du développement de financements abordables à ces communautés mal desservies », a-t-il déclaré.

Ce projet de financement permettra également aux conducteurs de Gozem de s’équiper en motos électriques qui pourraient sur le moyen-long terme, remplacer les motos à essence. Dans cette dynamique, les deux nouveaux partenaires « travaillent ensemble pour tester les motos électriques dans les conditions d'exploitation des moto-taxis » dans les 12 prochains mois.  

Ils soutiennent que l’adaptation des motos hybrides, à grande échelle, « permettra non seulement de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi aux conducteurs de pouvoir économiser de l'argent, grâce à la réduction des coûts d'énergie et d'entretien ».

Ce financement est en effet, en phase avec le programme V+ de Gozem à travers lequel, il a financé en 14 mois, plus de 2000 conducteurs pour acquérir des véhicules.

Plus tôt en  2021, la start-up développeur d’application de transport, avait levé  environ 3 milliards FCFA, auprès de AAIC, Thunes (TransferTo), Momentum Ventures (SMRT), Innoport Ventures (Schulte Group), CMC Ventures (National Express) et Liil Ventures (Mobility ADO), pour étendre ses activités en Afrique francophone.

Esaïe Edoh 

Lire aussi :

Gozem s'allie à TotalEnergies pour digitaliser les achats d’essence de ses conducteurs

Gozem va étendre ses activités aux services bancaires numériques

Élevage, Aquaculture, Bâtiments : les IFAD recrutent de nouveaux apprenants pour 2022-2023 ! 

Au Togo, les trois Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD), lancent un nouveau recrutement pour la prochaine année rentrée académique 2022-2023. Les jeunes togolais, âgés entre 16 et 29 ans peuvent postuler dans l’une des trois structures dédiées aux métiers de secteurs socio-économiques prioritaires, comme l’Aquaculture (IFAD Elavagnon), l’élevage (IFAD Barkoissi) et les métiers du Bâtiment (IFAD de Lomé).

L’information a été rendue publique lundi 13 juin 2022 par l'Agence Education-Développement (AED), structure rattachée à la présidence togolaise et chargée de la gestion des Instituts. C’était à la faveur d'une conférence de presse en hybride, réunissant les directeurs des trois IFAD, ainsi que le Top Management de l’AED.

L’IFAD-Bâtiments de Lomé offre 6 cursus de formations, dont 4 Bac Professionnels ((Bac Professionnel Organisation et réalisation du gros œuvre, Bac Professionnel Froid et Conditionnement de l'Air, Bac Professionnel Métiers de l'électricité et de ses environnemental et de ses environment connectés, Bac Professionnel Aménagement et finition de Bâtiment) et deux CAP (Certificats d’Aptitude Professionnelle). Les CAP sont dans le domaine de la menuiserie, à savoir « Menuisier Fabricant Installateur » et « Charpentier Couvreur ».

13 ifad

« Le critère fondamental, c'est vraiment la motivation », a insisté Nassimi Commi, Directeur Général Adjoint (DGA) de l’AED. Le fonctionnaire a expliqué notamment que la formation, en alternance mettait un accent sur la motivation et le projet professionnel porté par les jeunes étudiants. « Les IFAD veulent mettre un accent particulier sur la formation en entreprise, et le contact permanent avec des professionnels et gens de métiers, pour une formation vraiment professionnalisante », a-t-il ajouté en substance.

« Chaque apprenant est considéré comme unique. », a ajouté pour sa part, Katabale Assima-Kodjovi, DG de l’IFAD Bâtiment. Selon ce dernier, les campus s’appuient notamment sur l’environnement numérique de travail, pour pouvoir personnaliser la formation de chaque apprenant, dans une logique de recherche d'autonomie et d'adaptation dans l'apprentissage.

Conditions d'admissibilité aux IFAD 

Pour pouvoir postuler aux IFAD, les jeunes togolais doivent être physiquement aptes et disposer du niveau académique ou des diplômes pré-requis, à savoir un BEPC minimum, pour le cursus Bac pro, et un niveau minimum 4ème, pour le CAP.

12 ifad

Pour rappel, la mise en place des IFAD est inscrite par le gouvernement togolais, dans le cadre de sa feuille de route gouvernementale, pour le développement d’un pool de compétences prêtes à l’emploi, dans les secteurs dits prioritaires.

Les inscriptions courent jusqu’au 08 Juillet 2022, les détails sont à consulter notamment sur la page des admissions de l'AED

Ayi Renaud Dossavi

Lire aussi:

Le Togo se dote d'un nouvel IFAD, consacré aux métiers du bâtiment

L'IFAD Bâtiment lance le recrutement de sa première cohorte - Togo First

Alors que des signaux présagent une faible production agricole au terme de la campagne agricole 2022-2023, le ministère togolais chargé de l’agriculture et des acteurs agricoles ont échangé samedi 11 juin 2022 sur les dispositions à prendre pour améliorer les rendements. 

Au rang des signes précurseurs, les autorités du pays notent les effets du changement climatique qui se manifestent par les variabilités climatiques et les phénomènes méthodologiques, l’inondation et la sécheresse qui fragilisent le système de production ; la Covid-19 qui réduit la mobilité des intrants ainsi que les attaques terroristes qui occasionnent des déplacements des paysans et l'abandon des zones cultivables. A ces facteurs, s’ajoute la hausse du prix de l’engrais en raison de la guerre en Ukraine.

A travers ces échanges avec les producteurs, les autorités souhaitent recueillir les propositions et recommandations afin de prendre de nouvelles initiatives visant à améliorer les productions et mettre le pays à l’abri de l’insécurité alimentaire.

Notons que dans cette même dynamique, le gouvernement à la veille de la campagne, a déjà pris des initiatives en faveur des producteurs, notamment la mobilisation de 76.000 tonnes d’engrais et une subvention sur les intrants afin que le sac de 50Kg se vende à 18 000 FCFA, malgré l’inflation.

Esaïe Edoh

Lire aussi:

Togo : 500 millions FCFA débloqués pour préfinancer l’engrais au profit des agriculteurs vulnérables

Togo : 17 milliards FCFA de subvention sur les engrais cette année

Le Togo, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Gouvernance Economique (PAGE), va se doter d’un modèle de prévision des recettes fiscales. Il va aussi procéder à l’analyse de l’impact des mesures fiscales sur son économie. Les autorités togolaises ont lancé récemment une offre de recrutement d’un consultant pour réaliser ce service.

Selon l’appel à manifestation d’intérêt publié par le quotidien national, Togo presse, les dossiers des consultants seront reçus jusqu’au 22 juin 2022. Le même document indique que la mission du consultant sélectionné durera 5 mois, à compter de septembre 2022.

Pour rappel, le PAGE a été lancé en 2018 avec pour objectif principal, l’amélioration de la gestion des investissements publics et la mobilisation des recettes intérieures, ainsi que le renforcement des mécanismes de redevabilité et de suivi de la fourniture des services dans les secteurs prioritaires.

Sa mise en œuvre est financée par la Banque mondiale et l’Union Européenne à hauteur de 20 millions $, soit un peu plus de 12 milliards FCFA. Le projet prendra fin en 2023.

Esaïe Edoh 

Il fait partie des premiers jeunes togolais qui se sont lancés dans la transformation agroalimentaire. Komi Dovi Koudou, Coach économique s’est positionné sur le kinkéliba, une plante aux vertus diurétiques, hépatiques et digestives. Le cofondateur de l’entreprise Natuthé Sarl et patron du cabinet Koudou’s Expertise cumule 12 ans d’expériences dans l’entrepreneuriat et se met à la disposition des jeunes débutants pour développer leur potentiel. 

PHOTO KDK REDIMENSIONNEE

Nanti d’un master Marketing & Stratégie d’Entreprise et Docteur honoris causa en coaching & développement personnel, Komi Dovi Koudou s’est lancé très tôt dans l’entrepreneuriat au Togo. Ce penchant pour le secteur n’est pas fortuit. 

Un choix guidé par sa maladie

Depuis son enfance, le foie de Komi Dovi Koudou avait des difficultés à bien fonctionner. Arrivé en deuxième année à l’Université de Lomé, le mal persistait. Programmé pour une opération chirurgicale, il va l’éviter de justesse, grâce aux graines de kinkéliba et à d’autres plantes qui lui ont été conseillées par un tradithérapeute. Depuis cette époque, il a reconnu la valeur de cette plante et a décidé de la promouvoir. Plus tard, il va bénéficier des programmes de formation à l’entrepreneuriat mis en place par le gouvernement à travers le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ). Ces formations sur les techniques de création et de gestion d’entreprises vont le motiver à jeter les bases de sa structure en 2013. Un an après, Natuthé Sarl met sur le marché, ses premiers produits à base de kinkéliba.  

« Ma maladie hépatique est devenue une source de bonheur et le point d’appui pour donner une autre dimension au kinkéliba qui était connu comme une plante millénaire. C’est ce qui a donné vie à Natuthé Kinkéliba », témoigne-t-il. 

8 ans après, les produits de la société couvrent une grande partie du territoire national. Pour son expansion, l’entreprise travaille avec les grossistes pharmaceutiques qui se chargent de la répartition du produit dans toutes les pharmacies du pays. Le produit est également distribué dans les boutiques, les supermarchés, les stations d’essence et à l’international, notamment au Burkina Faso, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Japon.  

67980 1komi dovi koudou

Il a fallu plusieurs stratégies à l’entrepreneur pour arriver à ce stade. Différents projets ont été mis en place pour permettre au public togolais de consommer ses produits. C’est le cas avec le projet « 1000 cafétérias Thé Kinkéliba » lancé en 2019. L’initiative a permis de recenser et de fournir les différents produits à 1000 cafétérias au Togo. 

La même année, le jeune entrepreneur lance un financement participatif pour collecter 20 millions de FCFA en vue d’acquérir des équipements pour produire à un prix plus compétitif.  Malheureusement, seulement 20% de cette somme sera collecté. « Nous avons utilisé les 4 millions pour baliser le terrain. Aujourd’hui, nous avons des cafétérias dans les villes comme Kara, Dapaong et Lomé qui lancent régulièrement des commandes », explique l’entrepreneur. 

Le processus d’expansion a été freiné par la pandémie du coronavirus avec la fermeture de quasiment toutes les cafétérias. « Ça nous a pris environ 10 mois de pause sur ce segment, mais nous avons repris après. Certaines cafétérias ont disparu et de nouvelles ont été créées. Le résultat n’est pas vraiment à la hauteur, mais c’était une magnifique expérience. Elle est capitalisée et sera revalorisée bientôt. Nous y travaillons », précise t-il. 

Passer à la production industrielle

Comme bon nombre d’entreprises de transformation agroalimentaire, Natuthé Sarl est confrontée à des difficultés financières. Elles sont liées à la production artisanale et aux coûts à supporter sur toute la chaîne de production. Le prix des emballages et des bocaux a aussi considérablement augmenté avec la Covid-19. Passer à la production industrielle reste le leitmotiv de Komi Dovi Koudou.  « Nous continuons à mener cette activité parce qu’on a une forte valeur ajoutée. Mais cette dernière est consommée par les charges intermédiaires. Pour que les entreprises agroalimentaires arrivent à tirer des bénéfices, il nous faut aller à la production semi-industrielle pour casser les coûts et concurrencer certains produits importés. De toute façon, on va y arriver. J’y crois », rassure-t-il.

L’entreprise emploie permanemment 20 personnes. Beaucoup de jeunes, une cinquantaine environ, seront recrutés pendant cette période de vacances pour promouvoir les produits. 

Natuthé Kinkéliba est beaucoup apprécié sur le marché.  « Les Togolais ont fait preuve de patriotisme. Je les remercie vraiment pour l’amour accordé aux produits togolais. L’adoption vient progressivement », indique-t-il. Pour lui, les initiatives qui font la promotion du consommer local, à l’instar du mois du consommer local sont à encourager. Il estime que le niveau de la consommation locale sera beaucoup plus appréciable d’ici à 5 ans. 

Pour ce faire, la sensibilisation doit se poursuivre et devenir une consultation et un projet national pour impliquer toutes les couches de la population. Ainsi, tout le monde pourra s’investir et devenir un relais de l’information pour la « transformation comportementale ».

67980 2komi dovi koudou

Distinctions et perspectives

A ses débuts, la jeune entreprise a reçu le premier prix du meilleur projet aux journées de l'entrepreneuriat et de développement en 2014. Après avoir été décoré 3 ans plus tard chevalier de l’ordre national du mérite, Komi Dovi Koudou va poursuivre ses efforts et sera distingué en 2019 comme le meilleur jeune entrepreneur togolais par le ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse. 

A l’international, l’entrepreneur a reçu le prix Talent du Monde en France et plusieurs autres distinctions.

Ces expériences l’ont amené à s’intéresser aujourd’hui à l’employabilité des jeunes. Son cabinet créé depuis 2011 accompagne les débutants. « Il faut mettre l’expérience à disposition des autres, pouvoir initier aussi des unités qui vont venir travailler avec nous. Mon objectif est de me mettre à disposition du plus grand nombre de jeunes débutants dans leur processus de création de développement de leurs initiatives », souligne-t-il. Son cabinet vise à lever la peur et à fournir des éléments essentiels pour développer le potentiel entrepreneurial des jeunes. Il soutient : « personne ne viendra développer l’Afrique pour les Africains…Nous devons nous lever pour écrire l’histoire de notre continent ».

Komi Dovi Koudou encourage le gouvernement à concentrer plus d’énergie pour produire des champions nationaux, afin de permettre au Togo de se démarquer des autres pays africains.

La rédaction

Le Togo a réussi à mobiliser 25 milliards FCFA sur le marché financier régional ce vendredi 10 juin 2021 au terme d’une émission d’Obligations de relance. Les titres étaient à valeur nominale de 10 000 FCFA et émis sur une maturité de 36 mois, au taux fixe de 5,3%.

Selon l’agence Umoa-titres, les investisseurs de la sous-région ayant souscrit, ont cumulé 77 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 308,86% du montant mis en adjudication.

Désormais, le Togo mobilise pour le compte de cette année, 288 milliards FCFA sur le marché financier régional contre 550 milliards FCFA qu’il a prévu de collecter en 2022.

Esaïe Edoh

Le Togo s’avance peu à peu vers une réorganisation du secteur des transports, avec notamment un cadre légal pour formaliser et professionnaliser ses acteurs. Le projet d'assistance technique pour la formalisation, initié à cet effet il y a 3 ans, a fait le point de ses avancées hier jeudi 09 Juin 2022 à Lomé, après 39 mois de mise en œuvre. C’est à l’issue d’un atelier de restitution et de partages sur le projet, organisé par le Ministère des Infrastructures et des Transports.

« Cet atelier vise à partager les résultats de l'assistance technique de l'Union internationale des transports routiers (IRU) avec l'ensemble des acteurs et parties prenantes qui nous ont appuyés pour revoir le cadre juridique du secteur des transports routiers », a indiqué Dermane Tadjoudine, directeur par intérim des transports routiers, aériens et ferroviaires du Togo.

Ce projet d’appui à la formalisation du secteur, financé par la Banque mondiale pour une durée de 41 mois, est en effet sous le pilotage de l’Union internationale des transports routiers (IRU), qui a été recrutée dans ce cadre.  

67947 transports

Outre la mise en place d’un cadre légal pour les fonctions du secteur des transports, il s’agit d’aborder le projet de création d’un centre de formation aux métiers de transport routiers, et les guides pratiques qui ont été élaborés, pour professionnaliser les acteurs.

« Nous avons travaillé avec le gouvernement et les acteurs privés afin de mettre en place un cadre légal, institutionnel et structurel et, permettre à l'industrie du transport routier de s'organiser, de formaliser et de délivrer à l'avenir, un service compétitif, efficace et sûr », a expliqué pour sa part, Patrick Philippe, Directeur de l'IRU et Chef de projet.

Pour nous contacter: c o n t a c t [@] t o g o f i r s t . c o m

Please publish modules in offcanvas position.