Le chantier de réhabilitation de la nationale n°5 (Lomé-Kpalimé), entamé en juin 2020, a été visité dimanche 13 mars 2022 par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé qui a constaté l’état d’avancement des travaux de construction de cette route distante de 120 km.
Le N°1 togolais était accompagné à cette occasion de la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tsegan, de la Ministre des Travaux publics, Zourehatou Kassah-Traoré, de la Ministre Secrétaire Générale de la Présidence togolaise, Sandra Ablamba Johnson et du Maire de la ville de Kpalimé Winny Dogbatsè.

Ces travaux de réhabilitation de la route Lomé-Kpalimé dont l’exécution est confiée au leader ouest africain du BTP Ebomaf, consistent en la construction et au dédoublement de la voie en 2X3 à partir de Todman jusqu’à Zanguera (sud-ouest de Lomé) sur une longueur de 15 km, en l’aménagement en 2X2 voies du tronçon Zanguera-Noepé (8 km) et la réalisation d’une chaussée de 2 voies entre Noépé et Kpalimé sur une distance de 91 km.
Financés à hauteur de 214 milliards FCFA, les travaux devront durer 36 mois.
Esaïe Edoh
Les acteurs de la filière café-cacao au Togo échangent depuis mardi 15 mars 2022 à Lomé sur le dialogue social, un outil clé d’amélioration des relations interprofessionnelles dans ce secteur, selon eux.
La rencontre organisée par le Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo) en collaboration avec la Dutch Employers Cooperation Program (DECP) basée en Hollande, se veut un cadre de discussion de 3 jours, entre les producteurs, exportateurs de café-cacao et le patronat.
Objectif : « favoriser la participation démocratique la plus large et la plus profonde ainsi que le consensus dans la filière ».
« Sans une bonne communication entre les animateurs du secteur café-cacao, il serait difficile d’avoir de meilleurs résultats au niveau de la production, de la transformation et de la commercialisation à l’export. C’est un secteur qui est confronté à une concurrence très forte et s’il n’y pas une entente entre les différents acteurs, on n’a aucune chance d’être compétitif sur le marché international », a rappelé Anselme Gouthon, Secrétaire Général du Comité de coordination de la filière café-cacao (CCFCC).
Pour rappel, la production de ces produits a chuté au cours de ces dernières années. On note un rendement estimé à 2400 t contre 2500 t de café pour la campagne 2019-2020, soit une baisse de 4% en un an. Quant au cacao, sa production s’est établie à 6100 t en 2021 alors que sur la campagne précédente, elle ressortait à 10 600 t. Une décrue de plus de 70%.
Esaïe Edoh
Une cargaison de 2 963 tonnes de riz blanc a été réceptionnée le week-end dernier par le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural, au nom du gouvernement togolais. D’une valeur de 1,5 milliard FCFA, ce nouveau don alimentaire du Japon entre dans le cadre du Projet « Kennedy Round » 2020.
Cette quantité de riz, d’après le Directeur de cabinet du ministre de l’agriculture, de l’élevage et du développement rural Konlani Dindiogué, sera mise à la disposition des populations, notamment les plus vulnérables, sur l’ensemble du territoire national, à prix abordables. Elle permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et de réduire le déficit en riz au Togo, indique-t-on.
Les fonds qui seront constitués à partir de la vente du riz serviront à la mise en œuvre des projets de développement socio-économique, a indiqué le représentant du ministre de l’agriculture. Celui-ci a rappelé que par le passé, les ressources financières obtenues de cette vente ont contribué à la mise en œuvre du programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), plus précisément à la valorisation des Zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP).
Notons que « Kennedy Round » est un volet du programme des Nations Unies, pour le développement des relations de coopération entre les pays développés et les pays en développement. Le Togo en a tiré depuis 2017, près de 20 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Kodjo Adedze, Ministre du commerce, de l'industrie et de la consommation locale, a donné ce mardi 15 mars à Lomé, le coup d’envoi de la table ronde sur la promotion des investissements étrangers en Afrique de l'Ouest. Organisée par le gouvernement togolais et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), une filiale du Groupe de la Banque mondiale dédiée à la couverture des risques politiques, la rencontre réunit des investisseurs internationaux et des représentants du Togo et plusieurs autres pays africains comme le Bénin, la Guinée, la RDC, le Sénégal, la Côte d'Ivoire et le Sénégal.
Il s’agissait de permettre aux cadres supérieurs de la clientèle de MIGA, ainsi qu’à des hauts fonctionnaires des pays participants de se rencontrer et de discuter des questions liées à la mobilisation des capitaux privés dans les pays africains, l’amélioration des conditions d’investissement et les mécanismes à mettre en place pour augmenter des investissements transfrontaliers.

Appel du pied aux investisseurs privés
Ces travaux de haut niveau ont notamment été marqués par la présence de Rose Kayi Mivedor, ministre togolaise en charge de la promotion de l’investissement, qui a présenté pendant plus d’une demi-heure, les atouts, opportunités d’investissement et les ambitions inscrites dans la feuille de route gouvernementale, évaluée à environ 3 500 milliards de francs CFA dont 50 % du financement attendu du secteur privé.
Pour Kodjo Adedze, “le Togo dans sa nouvelle stratégie, fait du secteur privé le moteur de sa croissance. "Les différentes réformes mises en œuvre pour améliorer le climat des affaires constituent un matelas de facilités accordées au secteur privé en vue d’attirer les investisseurs nationaux et étrangers,” a-t-il assuré.
Le Ministre du commerce a ainsi appelé les “partenaires à examiner favorablement les requêtes du Togo pour mieux répondre aux besoins en matière d’investissement et permettre de nouer des partenariats gagnant-gagnant au profit de l’économie et donc des populations les plus vulnérables qui ont été les plus impactées par la pandémie de la Covid-19. ”
Globalement, une quinzaine de sociétés ayant des intérêts dans la sous-région ont marqué de leur présence ces assises. Il s’agit notamment du groupe Axian, Bechtel Africa, Engie, Infinity Power, Meridiam, Mota Engil, QAIR, SONATEL, Themis, Vinci Highways et Africa 50.

Catalyser les IDE
Cette rencontre se tient dans un contexte de reprise, suite à la crise de Covid-19 qui a eu d’importants impacts sur les économies, notamment la baisse de 12% des investissements directs étrangers (IDE) à destination de l’Afrique à 30 milliards $ en 2020. Les annonces de projets nouveaux, essentiels à l’industrialisation de la région ayant reculé à 29 milliards de dollars, soit une baisse de 62 %.
“En ces temps difficiles, les investissements directs étrangers peuvent contribuer à la reprise économique, à la création d'emplois, à la production de recettes fiscales et au renforcement des capacités”, souligne à cet effet Ethiopis Tafara, Vice-président de la MIGA, responsable du risque et des questions juridiques et administratives et des partenariats.
Et d’ajouter : “Un flux d'investissements robustes soutiendra les projets d'infrastructures climatiques qui font cruellement défaut et aidera les pays africains à atteindre un solide niveau de résilience qui profitera à la population sur tout le continent. »
Ces assises de Lomé seront marquées par deux tables rondes. La première sera consacrée à l’investissement et aux solutions d’atténuation de risques, et la seconde à l’évolution du cadre des investissements en Afrique, aux prochaines grandes opportunités d’investissements dans les pays africains ainsi qu’à une session d’échanges B to B entre les différents investisseurs et les gouvernements, en présence de la MIGA.
Ayi Renaud Dossavi
Le ministère en charge de l’inclusion financière met en garde les bénéficiaires de l’ancienne Délégation à l'organisation du secteur informel (DOSI), contre des tentatives de recouvrement opérées par d’ancien employés de la structure, « en dépit de la suspension de toutes activités de cette nature depuis 2018 » et « en dépit des instructions formelles à maints égards, données à cet effet », informe dans un communiqué daté du 11 mars 2022, le ministère de tutelle, géré par Mazamesso Assih (photo).
« Il nous a été rapporté que certains agents de l'ex-Délégation à l'organisation du secteur informel (DOSI), auraient de leur propre initiative, procédé à des couvrements indus auprès de bénéficiaires des appuis du secteur informel en dépit de la suspension toutes activités de cette nature depuis 2018 et en dépit des instructions formelles à maints égards données à cet effet. », relève le ministère.
L’Autorité de tutelle « décline toute responsabilité vis-à-vis de ces actes répréhensibles », tout en indiquant que « des dispositions sont en cours par les services compétents, afin d'en préciser les contours et situer les responsabilités. »
Dans le même temps, les bénéficiaires victimes de tels actes « sont invités à s'adresser au secrétariat général du ministère chargé de l'inclusion financière au plus tard le 1er avril 2022, munis des documents attestant de paiements pendant la période de suspension ».
Pour rappel, la DOSI a été créée il y a 12 ans, en février 2008, avec pour mission d'améliorer la structuration du secteur informel au Togo. Elle a cessé de fonctionner à compter du 1er mars 2022.
Lire aussi:
Togo: des Journées Portes Ouvertes sur la DOSI pour les acteurs du secteur informel
Les analystes et enquêteurs des Cellules nationales de Traitement des informations financières (CENTIF) de l'UEMOA s'outillent sur la lutte contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent à Lomé.
C’est à la faveur d'un atelier sous-régional de renforcement des capacités de 5 jours, appuyé par l'Office des Nations Unies contre les drogues et le crime (ONUDC), et ouvert ce lundi 14 mars 2022. La rencontre fait suite aux États Généraux sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, en 2019 au Mali.
« Il s'agit d’outiller les participants sur les nouvelles techniques et également les tendances en matière de financement du terrorisme. La préoccupation, c'est la lutte contre le terrorisme, mais également son financement », indique Kodjo Attisso, Conseiller régional ONUDC. « Les CENTIF occupent une place clé dans les dispositifs de lutte contre le financement du terrorisme, étant entendu que ce sont des cellules qui collectent les informations, les analysent et les disséminent aux autorités d'enquête et de poursuite », a-t-il ajouté.
Durant ces 5 jours de travaux, ces différents analystes et enquêteurs seront renforcés notamment sur les sources de financement du terrorisme, ses méthodologies de financement, surtout ses nouvelles formes, avec l'émergence de nouveaux outils, comme les cryptomonnaies.
Lire aussi:
Le Togo affûte son plan d'action en matière de lutte contre le blanchiment d'argent
Togo : vers la création de cellules d’investigation financière
Lomé abrite depuis ce matin, un atelier régional réunissant 7 pays africains, sur une approche fondée sur le risque pour les matières nucléaires et autres matières radioactives non soumises à un contrôle réglementaire.
La rencontre qui bénéficie de l'appui technique de l'Agence internationale d'énergie atomique, AIEA, permettra aux pays participants de disposer d'un régime militaire qui prend en compte tous les aspects de la sécurité nucléaire.
« Il y a les sources qu'on utilise dans le cadre réglementaire (par exemple, à l'hôpital, dans les laboratoires) pour des équipements qui sont enregistrés et suivis, le plan de sécurité est connu. Mais il y a des équipements ou du matériel qu'on ne connaît pas. », explique le Médecin commandant, Professeur Agrégé en radiologie et Point focal de l’AIEA au Togo. « Cet atelier va nous donner les outils pour savoir comment nous préparer à d'éventuels scénarios impliquant ces matériaux et équipements qui ne sont pas répertoriés », poursuit-il.

Durant ces assises, qui devraient prendre fin vendredi 18 mars, il s’agira notamment de se former à répertorier les matières radioactives, d'interpréter les informations scientifiques de ces matières et d'évaluer leur radioactivité, dans une logique de sécurité nucléaire et radiologique.
« On entend par sécurité nucléaire, les aspects qui sont en rapport avec tous les incidents surtout malveillants, qui peuvent survenir lors de l'utilisation de certains équipements ou certaines sources de rayonnement radioactifs. (...). Notre objectif, c'est de nous préparer à pouvoir riposter en cas de situation, pour pouvoir éviter que ces incidents surviennent. », ajoute le Point focal de l’AIEA.
Selon le Col. Djibril Mohaman, représentant le chef d'État-Major, la sécurité nucléaire engage tous les États, face à la menace terroriste qui acculent le monde.
Outre le Togo, le Bénin, le Burundi, les Comores, la Centrafrique, le Congo et la Guinée participent à ces travaux.
Lire aussi:
Nucléaire : Le Togo évalue sa coopération technique avec l’AIEA
Togo : mise en place prochaine d’une Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires
Le Chef de mission du Fonds Monétaire International (FMI) pour le Togo, Jaroslaw Wieczorek, est à la tête d’une délégation qui séjourne à Lomé à partir de ce lundi 14 mars 2022. Durant une semaine, apprend-on du ministère de l’Economie et des Finances, l’équipe discutera avec les autorités togolaises dans le cadre des négociations sur un nouveau programme d’accord avec le FMI, appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).
L’aboutissement des discussions permettra au Togo de bénéficier d’un nouvel appui financier de l’institution de Bretton Woods en vue d’assurer la relance de son économie post-Covid-19.
Rappelons qu’un premier programme conclu avait permis au Togo, sur la période 2018- 2020, d’obtenir un financement estimé à 245 millions $, soit environ 147 milliards FCFA.
A ce jour, le portefeuille de projets de la KfW (Kreditanstalt für Wiederaufbau, Banque de développement allemande) au Togo représente plus de 102 milliards de FCFA. Ces fonds couvrent 7 projets, dans les secteurs de la santé, l’énergie, la décentralisation, les pistes rurales, l’enseignement technique et professionnel.
L’information émane de la dernière revue de portefeuille des projets financés par la Coopération financière allemande au Togo, qui a eu lieu en mode virtuel le jeudi 10 Mars dernier, comme l’indique la Présidence togolaise. Les travaux ont été présidés par Ablamba Ahoéfavi Johnson (photo), Ministre, Secrétaire Générale de la Présidence de la République togolaise, en présence de la Directrice du bureau Togo de la KFW, Sonja Wassermann.
« A l’issue des travaux, les deux parties ont exprimé leur satisfaction au regard des résultats positifs enregistrés et se sont félicitées du dynamisme de la coopération. », a indiqué l’exécutif togolais.
Pour le Togo, si cette revue permet surtout de faire le point de la mise en œuvre des recommandations de la précédente revue (organisée en novembre 2021), et l’état des lieux de chaque projet, il s’agissait aussi d'inscrire les échanges avec le Partenaire Allemand « en ligne avec la nouvelle dynamique de programmation, de mise en œuvre et de suivi et évaluation des investissements publics induite par la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 », précise la même source.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Togo : une subvention de 9, 5 milliards FCFA de l’UE pour l’électrification
Coopération: l'Allemagne s'engage à soutenir les réformes du cadre macroéconomique togolais
Au Togo, le gouvernement et les acteurs de l’éducation ont signé en fin de semaine écoulée, un mémorandum d’entente. Le document, selon les clauses, met fin “ aux longues années “ de bras de fer entre les autorités du pays et le corps enseignant qui réclamait de meilleures conditions de vie et de travail.
On retient essentiellement à travers la signature de ce document, l’unanimité des deux parties sur les 5 milliards FCFA prévus par le gouvernement au titre de la gratification exceptionnelle des enseignants sur une période de 5 ans, soit à l’horizon 2025. Également, elles s’accordent sur une trêve sociale sur la même période où le dialogue et la concertation seront privilégiés.
Cet accord, fruit d’un long processus de discussions, selon les signataires, vient couronner les avancées enregistrées en ce qui concerne la satisfaction des revendications et doléances des enseignants ainsi que les réformes opérées dans le système éducatif.
Il témoigne aussi, selon le ministre de la fonction publique et du dialogue social, Gilbert Bawara, de la capacité des acteurs du secteur de l’éducation à prioriser l’intérêt des apprenants au détriment des leurs. « Tous, nous avons démontré une fois de plus, que lorsque l’intérêt général et une cause commune l’exigent, nous pouvons faire preuve de dépassement et d’abnégation, et avoir une attitude et un esprit de responsabilité », a-t-il déclaré.
Esaïe Edoh