Dans un récent communiqué, le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) a rendu publics les prix indicatifs du café et du cacao, jusqu’au 15 mars, notamment à l'endroit des producteurs. Sur la période, ces prix sont déterminés sur la base des cours mondiaux comme suit :
Café sain Robusta : 800 Francs le Kilo
Cacao qualité supérieure 840 francs le Kilo
Ces prix, rappelle le CCFCC, sont calculés par rapport à l'échéance de mai 2022 pour le café, et de mars 2022 pour le cacao.
En vue de lutter contre les phénomènes de double vente de terrains, l’Office Togolais des Recettes (OTR) lance une enquête foncière dans le Grand-Lomé, selon un récent communiqué du Commissaire général, Philippe Kokou Tchodié.
L’opération, prévue pour se dérouler jusqu'à la fin de cette année, concerne les communes Golfe 2, Golfe 3, Golfe 4, Agoè- Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 2 en particulier.
Outre la lutte contre la double vente, il s’agira également de faciliter la mise en application de la taxe foncière, au bénéfice des collectivités locales, apprend-on.
En effet, « dans le cadre de la mise en place d'une mosaïque d'un plan cadastral permettant d'éviter les doubles créations des titres fonciers sur les parcelles précédemment immatriculées et dans le souci de mettre en place une fiscalité foncière indispensable au fonctionnement des collectivités locales, une campagne d'enquête foncière, couplée de la géoréférenciation des anciens titres fonciers, aura lieu du 14 février au 31 décembre 2022. », indique le communiqué.
Les agents recenseurs et les géomètres du cadastre seront, dans le cadre de cette mission, munis d'un badge et de leur carte de vaccination anti-Covid-19, indique le patron de l’OTR.
Pour rappel, la taxe foncière est un impôt local sur les biens immobiliers, bâtis ou non bâtis, calculé sur la valeur locative cadastrale. Perçue par l’OTR, notamment au profit des collectivités locales, cette taxe représente 15 % de la valeur cadastrale du bien.
Ayi Renaud Dossavi
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Les députés togolais ont voté à l’unanimité le mercredi 2 mars à Kara, le projet de loi portant création des régions. Dite loi de « Kara », elle vise selon le pouvoir législatif, à doter le pays d’un arsenal juridique qui renforce le processus de décentralisation.
Ce vote est intervenu dans la dynamique du processus de décentralisation enclenché depuis quelques années et qui a connu son point d’orgue en 2019, avec l’organisation des élections locales. Cette loi, apprend-on, servira en effet d’instrument juridique et pragmatique pour parachever le processus de décentralisation. Elle favorisera également une meilleure exécution et coordination des actions de développement économique et social.
L’adoption de la loi sur la création des régions balise également la voie à l'organisation des élections régionales. « Cette étape permettra à la CENI et aux autres institutions impliquées dans le processus électoral de démarrer les activités de préparation des élections régionales. Il en est de même pour les partis politiques. », a indiqué le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpéssi.
Notons que dans le cadre de la tenue de ces élections régionales, l’exécutif togolais avait, l’année dernière, créé un cadre de discussion avec des représentants des partis politiques, duquel sont sorties des recommandations.
Esaïe Edoh
Favoriser l’inclusion financière des femmes est avantageux pour leurs communautés, soutient la ministre togolaise chargée de l’inclusion financière et du secteur informel, Mazamesso Assih. Dans une tribune titrée « La littératie financière des femmes profite à tous » publiée récemment, elle plaide pour l’éducation financière de celles-ci sur le continent.
« En théorie, les femmes africaines peuvent créer une entreprise. Mais dans la pratique, elles ne sont pas aussi bien équipées pour développer et sécuriser leurs entreprises sur le long terme », a-t-elle constaté.
De fait, la ministre propose de doter la femme de capacités de comprendre et d'utiliser efficacement les outils financiers, ce qui constitue une clé pour prendre des décisions financières éclairées. « Avec l'essor de l'entrepreneuriat féminin et la participation croissante des femmes au marché du travail, l'amélioration de la littératie financière des femmes est plus importante que jamais », estime-t-elle.

Pour Mazamesso Assih la mise en valeur de la potentialité économique des femmes crée l’égalité des chances, contribue au développement de leurs communautés et participe à la croissance économique du pays.
« La littératie financière n'est pas une solution miracle pour la croissance économique, elle doit aller de pair avec un système financier robuste et un environnement réglementaire efficace », précise-t-elle.
Elle note qu’au Togo, des efforts sont faits en ce sens. La Banque mondiale dans son rapport « Libérer le potentiel des entreprises féminines en Afrique » paru en 2020, indique que le pays est le seul de l'Union économique et monétaire ouest-africaine où les micro-entreprises dirigées par des femmes génèrent plus de bénéfices que celles dirigées par des hommes.
Esaïe Edoh
La startup togolaise SEMOA, va déployer des services disponibles sur sa plateforme pour l’ensemble des filiales du réseau Orabank, notamment le Whatsapp Banking.
L’information résulte d’un accord conclu entre les deux structures, mardi 1er mars 2022, entre Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général du groupe bancaire panafricain basé à Lomé, et Edem Adjamagbo, fondateur de la start-up togolaise.

« Par ce partenariat, notre Groupe poursuit la digitalisation de son offre et permet l’accès aux services bancaires au plus grand nombre, favorisant ainsi l’inclusion financière à laquelle nous œuvrons activement. », s’est réjouie la Banque.
Concrètement, “avec cet accord, SEMOA met sa Plateforme de services en ligne incluant WhatsApp banking à la disposition du Groupe Orabank dans les 12 pays où est implantée la banque. Les clients du groupe peuvent donc accéder à des services de banque digitale comme la consultation de solde, les demandes de relevés bancaires, les virements, les transferts de mobile money depuis la plateforme développée par Semoa. Les clients auront aussi la possibilité d’effectuer par eux-mêmes la simulation de leur prêt bancaire”, indique la start-up.
Pour rappel, SEMOA est spécialisée dans les services de paiements dématérialisés sur le continent. Avant ce partenariat avec Oragroup, l’entreprise a développé entre autres, pour Ecobank, Xpress Cash, une solution de Mobile Banking via WhatsAp, qui permet à ses clients d’effectuer des retraits sans carte bancaire, d’un compte Tmoney ou Flooz.
Ayi Renaud Dossavi
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Des initiatives prises par le Togo en faveur des femmes et des jeunes ainsi que les avancées enregistrées en matière du leadership féminin, font du pays, un modèle pour le continent africain, selon Diene Keita, Directrice exécutive adjointe, chargée des programmes du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
« Au Togo, les programmes à l’adresse des jeunes sont extrêmement importants et vous êtes un modèle pour tout le continent », a-t-elle fait savoir au chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé au cours d’une audience à Lomé le 1er mars. Celle-ci a particulièrement salué le programme wezou, une initiative gouvernementale de prise en charge des femmes enceintes et du nouveau-né.
Saluant la politique de leadership féminin au Togo, la fonctionnaire onusienne a fait part de la disponibilité de son institution à accompagner le pays dans cette dynamique de promotion des femmes et jeunes.
Oragroup, le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, lève 15 millions d’euros chez le Fonds européen Eco.business, sous forme de prêt, pour financer des industries agroalimentaires d'Afrique subsaharienne, titulaires de certifications volontaires de durabilité. L’information émane d’un communiqué commun d’Eco.business et Oragroup, en date du 24 février 2022.
« Cet investissement permettra de promouvoir des pratiques de production et de consommation durables parmi les agro-industries de la région. », indique Eco.business. Ces ressousrces devraient notamment être investies dans les 12 pays d'Afrique occidentale et centrale où opère le réseau bancaire, avec un accent sur les ODD 2 (Faim « Zéro »), ODD 8 (Travail décent et croissance économique), ODD 12 (Consommation et production responsables), ODD 13 (Lutte contre le changement climatique), et ODD 15 (Vie terrestre), des Nations Unies.
« Nous sommes ravis de notre nouveau partenariat avec Oragroup, qui permet au fonds de s'étendre davantage en Afrique subsaharienne. Ensemble, nous sommes convaincus de pouvoir aider les entreprises certifiées à mettre en œuvre des pratiques durables, garantissant ainsi la compétitivité à long terme du secteur agro-industriel dans la région. », s’est réjoui Dr Jens Mackensen, président du Conseil d'administration du Fonds eco.business.
Pour Ferdinand Ngon Kemoum, directeur général d'Oragroup, « ce prêt senior de 15 millions d'euros nous permettra d'accroître le soutien à nos clients dans le secteur de l'agro-industrie qui, nous le savons, peut être le terreau de la prospérité africaine. »
Le Fonds eco.business a été lancé par la Banque allemande KfW (Banque de développement), et la Conservation International, avec le soutien financier du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), avec pour mission de promouvoir les pratiques commerciales et de consommation qui contribuent à la conservation de la biodiversité, à l'utilisation durable des ressources naturelles à l'atténuation du changement climatique et à l'adaptation à ses impacts en Amérique latine, dans les Caraïbes et en Afrique subsaharienne.
Sa section dédiée à l'Afrique subsaharienne a été lancée en 2020, avec un financement initial du BMZ.
Ayi Renaud Dossavi
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La cheffe du gouvernement togolais, Victoire Tomégah-Dogbé a visité le samedi 26 février, des chantiers de construction de route dans les régions des Savanes et de la Kara. Précisément, il s’agit des travaux de réhabilitation de la route Pya-Sarakawa-Kanté (65km) et du pont de Kpendjal (180m) à Mandouri.
Sur le terrain, la cheffe de l’exécutif affirme avoir constaté une évolution des chantiers qui permettront de « désenclaver ces localités » et de « booster les échanges économiques avec les pays de l’hinterland ».
L’aménagement de ces voies permettra, d’après le gouvernement, d’offrir un deuxième contournement des Monts Défalé, surtout aux gros porteurs, et de faciliter l’accès aux populations proches de la frontière du Burkina Faso.
L’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT) a lancé une campagne d’achat de produits céréaliers, en particulier de riz paddy, depuis le vendredi 25 février dernier, sur l'ensemble du territoire national.
L’opération qui vise à renforcer le stock national de sécurité pour faire face à toute éventuelle crise alimentaire, a été annoncée dans un récent communiqué de l’agence gouvernementale.
« A cet effet, la direction générale invite les producteurs de riz paddy à communiquer leurs offres de vente aux directeurs régionaux de l'ANSAT de leur région d'attache, pour les dispositions idoines à prendre pour les achats », indique le communiqué.
Dans le cadre de cette campagne, le prix d'achat du Kilogramme de Riz Paddy est fixé à 160 FCFA, soit 16000 FCFA le sac de 100 kg.
L’Agence nationale rappelle également que les achats d’autres céréales se poursuivent sur tout l’étendue du territoire, notamment le maïs, sorgho, mil, riz blanc IR.841, et haricot ou niébé blanc, toujours pour renforcer le stock national de sécurité.
Rappel des prix fixés pour la campagne :
Riz Paddy : 160 FCFA le Kg, soit 16000 FCFA le sac de 100 kg.
Maïs : 180 FCFA le Kg, soit 18000 le sac de 100 Kg
Sorgho/ Mil : 220 FCFA le Kg, soit 22 000 le sac de 100 kg
Riz Blanc R.841 : 380 FCFA le Kg, soit 38 000 FCFA le sac de 100 kg
Haricot ou Niébé Blanc, 500 FCFA le Kg, soit 50 000 le sac de 100 kg
Ayi Renaud Dossavi
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Le District autonome du grand Lomé (DAGL) a procédé ce lundi 01 mars 2022 au lancement du Projet de Recensement des Infrastructures sociales et économiques (PRISE). Une campagne au cours de laquelle, des infrastructures à l’instar des écoles, de réseaux d’éclairage, de centre de santé, châteaux d’eau et pistes rurales du grand Lomé, seront identifiées et dénombrées afin de doter le district d’une cartographie.
Le projet initié par le gouvernement au profit des administrations locales notamment leurs services techniques, vise à moderniser le pays conformément à la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 qui promeut l’équité territoriale. Il servira de fait, d’outils d’analyse, de gestion et d’optimisation des prises de décisions, en se basant sur les technologies et données géospatiales. Il permettra également l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques de développement économique, social et environnemental du pays, avec un accent particulier dans le domaine de la lutte contre la pauvreté.
« L’objectif est de ne laisser aucun territoire en marge du développement et d’assurer l’égalité de chance à tous les citoyens sur tous les plans », a déclaré le directeur de cabinet du ministère délégué chargé du Développement des Territoires, Thierry Lakougnon.
Le PRISE soulignons-le, selon Akakpo Konami, directeur de l’information et de la cartographie, permet au Togo d’être en harmonie avec les directives de la communauté de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) relatives à l’amélioration et à l’implantation de nouvelles infrastructures socioéconomiques.
Notons que l’opération est déjà en cours dans d’autres communes notamment celles de la région des savanes et centrales.
Esaïe Edoh