Au Togo, l'Assemblée nationale pave la voie aux futures élections régionales, évoquées depuis plusieurs années par l’Exécutif. Mardi 24 mai 2022, l'institution parlementaire a retouché le Code électoral et la Charte des partis politiques, pour l'adapter aux prochaines échéances électorales.

« La modification du code électoral permet désormais à la CENI (Commission électorale nationale indépendante, ndlr) d’entrer définitivement dans la préparation des élections régionales. Dans les prochains jours, le décret qui va faire la répartition des conseillers régionaux par circonscription électorale va être pris. En ce qui concerne la loi portant Charte des partis politiques, il s’agit de la prise en compte intégrale des recommandations faites par la concertation nationale entre acteurs politiques tenue du 19 janvier au 13 juillet 2021. Le gouvernement fera tout pour un bon usage de ces deux lois », a indiqué devant l'hémicycle, Payadowa Boukpessi, ministre en charge de l'administration territoriale, présent pour défendre ces modifications.
Code électoral
Les modifications apportées à la loi relative au Code électoral introduisent notamment la préfecture comme une circonscription électorale, en vue de l’élection des conseillers régionaux. Elles précisent également la répartition du nombre des conseillers régionaux par préfecture et revoient à la hausse le nombre de conseillers régionaux répartis par préfecture pour leur élection.
Ceci permettra la désignation des sénateurs par les conseillers municipaux et régionaux, selon l’Assemblée nationale.

Plus de représentativité et de responsabilité financière pour les partis
En ce qui concerne la charte des partis politiques, les modifications apportées veulent favoriser la réforme du cadre légal d’exercice des formations politiques, en requérant une meilleure structuration, plus de représentativité, et responsabilité dans la gouvernance administrative et financière d’un parti politique.
Le cadre juridique précise ainsi les nouvelles conditions de création d’un parti, notamment pour les Togolais d’origine. Il augmente aussi le nombre de membres-fondateurs requis, en vue d’une plus grande représentativité de ces derniers.
Pour être éligibles à d'éventuelles aides publiques, les partis politiques doivent désormais disposer d’un siège et d’une adresse, tenir au moins 1 congrès tous les 5 ans, et rendre compte de la gestion financière à la Cour des comptes.
Selon la présidente de l'Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsègan, les modifications apportées à ces deux lois tiennent compte des “réalités et des contingences de l’heure”, “affermissent le droit électoral” et “contribuent à l’assainissement de l’environnement politique”.
Au Togo, les élections régionales devraient se tenir en 2023.
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Au Togo, le ministère du commerce a déployé en fin de semaine dernière une équipe de contrôleurs dans les marchés de Lomé pour s’assurer du respect.
Dans les différents marchés, les contrôleurs, outre la vérification de l'application effective des mesures prises par le gouvernement, ont sensibilisé les commerçants sur l’importance de ces nouvelles dispositions. Ils ont également rappelé que les contrevenants aux nouvelles mesures, « s’exposeront aux pénalités ».
Notons que, ce plafonnement de prix est décidé dans un contexte de vie chère qui touche le pays à l’image de plusieurs autres du continent africain, suite à la hausse des coûts du baril de pétrole sur le marché international et au déclenchement du conflit ukrainien. C’est l’une des mesures prises pour limiter la spéculation sur les produits de grande consommation.
L’opération de contrôles inopinés est également en cours sur toute l'étendue du territoire national et menée par des équipes d'inspecteurs et de contrôleurs de commerce, a indiqué le ministère dirigé par Kodjo Adedzé.
Esaïe Edoh
Les 6 pays ayant en partage le Bassin de la Volta en Afrique de l’Ouest, sont à Lomé pour travailler sur une meilleure gestion des risques d'inondation et de sécheresse dans la région. La rencontre de 3 jours, démarrée lundi 23 mai à l’initiative de l'Autorité du Bassin de la Volta (ABV), explore en particulier l’usage des outils numériques, pour anticiper les risques climatiques et météorologiques, en s’appuyant sur les cartes de risques développées suivant divers scénarios climatiques considérés.

« Nous profiterons de cet atelier pour présenter les outils de prévisions que nous appelons Voltalarm. un outil de prévision qui, grâce aux données de pluviométrie, température, et débit d’eau suivant les endroits, renseigne sur les niveaux d'eau et risques météorologiques dans différents points du Bassin de la Volta », selon Robert Yaovi Dessouassi, Directeur exécutif de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV).
Ce système d’alerte précoce pour les inondations et les sécheresses dans la région, basé sur des capteurs numériques, constitue « un outil de prévision pour prendre les dispositions ou évacuer les lieux, et un outil très important d'aide à la décision », a-t-il ajouté.

Pour rappel, le Bassin couvre 6 pays d’Afrique de l’Ouest, que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Avec une superficie d’environ 400 000 km2 pour 20 millions d'habitants transfrontaliers, c’est le 9ème plus grand bassin fluvial de la zone subsaharienne.
Au Togo, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) veut renforcer le respect de l’éthique et de la déontologie dans la commande publique, auprès des opérateurs économiques et des fonctionnaires. L'Autorité a lancé à cet effet, une campagne de sensibilisation autour de son code d'éthique et de déontologie dans la passation des marchés publics. La campagne, qui doit se dérouler sur l’ensemble du territoire, a commencé par un atelier de trois jours, lancé lundi 23 mai 2022 à Lomé.
"Les processus de passation des marchés publics entretiennent en leur sein, de gros risques liés d'abord à l'interaction qu'il y a entre les opérateurs économiques et les acteurs publics. Il y a également des risques qui sont liés à la complexité de la passation des marchés publics, et ce sont également des enjeux financiers importants.”, selon Aftar Touré Morou, directeur général par intérim de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP).
C’est pourquoi, “il était très important que nous nous rencontrions pour sensibiliser tous les acteurs afin qu'ils adoptent des comportements éthiques et appliquent également la déontologie dans la passation des marchés publics.", a-t-il ajouté.
La session porte ainsi sur les "principes” liés à la passation des marchés au Togo", mais également sur les “sanctions qui sont prévues” par le code en vigueur, indique le N°1 de l’ARMP.
Pour l’institution régulatrice, cette tournée de sensibilisation intervient justement dans un contexte où la structure étend son champ de compétence, en matière de régulation des marchés publics au Togo. Au bout d’un processus actuellement enclenché, l’autorité devrait couvrir le domaine des partenariats public-privé, de plus en plus présents dans la stratégie de développement du pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Le maire de la commune de Golfe 1, Joseph Gomado, a annoncé la construction, sur son territoire, d’une mini-adduction d’eau potable dont les travaux vont coûter à l’autorité communale 80 millions FCFA.
Le chantier ouvert à Klobatémè, se déroulera en plusieurs phases. La première phase va consister en la construction d’un forage à gros débits, d’un château d’eau, d’un local technique de dimensions 4 m x 4 m et d’une bonne fontaine de 8 robinets. L’adduction, in fine, devrait garantir l’accès à l’eau potable à 8802 habitants que compte la commune, d’après les chiffres officiels.
Ce projet, selon le maire, vise à contribuer à l’atteinte de l’ODD 6 axé sur l’accès universel et équitable à l’eau potable, à l'hygiène et à l’assainissement d’ici 2030. Il vient également en soutien à la politique de décentralisation et de couverture universelle en eau à l’horizon 2030, alors que le taux de desserte actuel est de 68% dans les milieux ruraux et de 58% dans les zones urbaines, selon les chiffres officiels.
Pour rappel, les autorités togolaises ont projeté d’investir 23 milliards FCFA dans l’approvisionnement en eau potable cette année sur l'ensemble du territoire.
Esaïe Edoh
L’Office togolais des recettes (OTR) mène ce mardi 24 mai 2022 une opération de mise aux enchères publiques dans la ville de Tsévié (30 km au nord de Lomé). D’après l’administration fiscale, au total 197 véhicules dont 42 motos, seront publiquement mis en vente.
La participation à l’opération, apprend-on, est subordonnée au paiement d’une somme de 5000 FCFA non remboursable à la division de la lutte contre la fraude et les trafics illicites, conformément aux dispositions en vigueur.
Rappelons que la vente aux enchères publiques est régulièrement organisée par le fisc. La dernière remonte à décembre 2021 où une quarantaine de voitures et des marchandises ont été vendues.
La capitale togolaise accueille depuis lundi 23 mai 2022, un atelier sur la mise en place et la gestion d’unités opérationnelles, à des fins de renseignements. La rencontre, co-organisée par le Centre de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), le Forum mondial de l’OCDE sur la transparence et l’Office Togolais des Recettes (OTR), vise principalement à renforcer les capacités des différentes parties prenantes sur l’évasion fiscale internationale.
Pendant trois jours, les participants issus d’une dizaine de pays, seront outillés sur plusieurs thématiques et stratégies devant leur permettre de mieux cerner les transactions multinationales.

Le rôle des unités opérationnelles envisagées est notamment, de permettre aux administrations fiscales de demander et obtenir des renseignements déterminants dans cette lutte.
“Nul n’ignore le manque à gagner pour les Etats du fait des flux financiers illicites et de la fraude fiscale”, a déclaré à l’ouverture des travaux, Kossi Tofio, Directeur de cabinet au ministère de l’Economie et des Finances. Selon les dernières données disponibles sur la question, les pays africains perdraient en moyenne chaque année plus de 50 milliards $ du fait des transactions transfrontalières échappant au contrôle des Etats.
“Si nous voulons garantir aux Trésors publics de nos pays respectifs des moyens pour assurer le financement de leurs politiques de développement, il est urgent de procéder à la mise en place ou au renforcement des plateformes de renseignements, il est fondamental de mutualiser les énergies en vue de lutter contre l’assèchement des ressources ” a martelé le responsable.
A ce jour, plus de 160 pays à travers le monde dont le Togo, font partie du réseau mondial de l’OCDE sur les questions de transparence financière.
Octave Bruce
Le Togo occupe désormais la première place dans l’espace Uemoa en matière d’offres d’internet par fibre optique à coût réduit et plus rapide. C’est ce qu’indique ce lundi 23 mai, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) à travers un communiqué parvenu à Togo First.
Selon le régulateur, cette performance du Togo fait suite à la refonte tarifaire effectuée récemment par l’opérateur Canalbox (Groupe Vivendi Africa, GVA).
Précisément, GVA a remplacé son offre de 10 Mbps par une autre de 50 Mbps au même prix mensuel de 15.000 FCFA.
Au même moment, l’ancienne offre de l’opérateur, - 50 Mbps à 30.000 FCFA par mois -, passe à 200 Mbps maintenant le tarif initial, constate le gendarme des communications électroniques et des postes qui ne conçoit pas la régulation « sans la donnée ».
Ces refontes tarifaires, faut-il le souligner, font suite à des dénonciations par l’Arcep des tarifs de communication électronique trop élevés dans le pays. Le régulateur encourage par ailleurs, les autres opérateurs à emboîter le pas à GVA « afin de s’inscrire véritablement dans la dynamique baissière des tarifs des communications électroniques pour le développement de l’économie numérique au Togo ».
Esaïe Edoh
Entamés il y a 5 mois, au mois de janvier, les travaux de la route de Ségbé affichent un taux de réalisation de 60%. C’est ce qu’indiquent notamment les structures chargées du suivi du chantier.
« Nous sommes aujourd'hui à 60% de réalisation pour la route de Ségbé ; et en général, dans l’offre globale du projet, les travaux se situent à 50% », a indiqué récemment Cissé Ousmane, Chef de mission de contrôle de GTAH - IC, cabinet qui suit l'évolution des travaux.

Le chantier, long de de 10 km, pour une route en 2 x 1 voie, s'inscrit dans le cadre des travaux publics d'urgence du gouvernement. Il s’agit de faciliter la circulation, non seulement sur ce segment très peuplé de la capitale togolaise, mais aussi vers le Ghana voisin.
« La structure que nous avons adoptée sur la route de Ségbé est comme celle d'une route nationale, qui traverserait plusieurs pays. », a ajouté notamment le chargé du suivi des travaux.

L’idée, en outre, est de répondre aux défis d'évacuation des eaux de pluie, avec dans le plan de construction, des infrastructures d'assainissement pour drainer l’eau de pluie, indique-t-on.
A ce jour, les premières couches de bitumes ont été posées, et le défi est d’accélérer le rythme, alors qu’arrive la période des grandes pluies.
Les travaux sont exécutés par EBOMAF, géant ouest africain des BTP.
Ayi Renaud Dossavi
Alors que le monde entier est confronté à une tension dans l’approvisionnement en blé en raison de la guerre en Ukraine, les autorités togolaises encouragent la transformation des tubercules et céréales locales en farine pour fabriquer du pain. En ce sens, la cheffe du gouvernement, Victoire Dogbé, en compagnie des ministres Adedze et Myriam Dossou d’Almeida, a visité des sociétés basées à Lomé et spécialisées dans la fabrication et l’utilisation de la farine locale.

Ces sociétés, entre autres « Wesa Glory Corporation (WGC), Boulangerie Jérusalem et Minagro Group », sont spécialisées dans la production de la farine et du pain à base du manioc, de l'igname, du soja, du maïs et du riz.
Dans ces unités de transformation, le Premier ministre a réaffirmé l’ambition du gouvernement de promouvoir la transformation des produits locaux sur place. Elle a précisément relevé la nécessité d’accélérer l’incorporation des farines locales dans la production de pains et des produits dérivés de boulangerie.

Depuis le 24 février 2022 où la Russie a envahi l’Ukraine, le Togo à l’instar de plusieurs pays, fait face à la pénurie de blé. Le pays ouest africain importe plus cette matière première du pays de Vladimir Poutine. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 2020, Lomé a acheté près de 70 000 t de blé et méteil de la Fédération de Russie.
Esaïe Edoh