Le service des urgences chirurgicales du CHU Sylvanus Olympio (CHU-SO), hôpital de référence du Togo, vient de bénéficier d’un appui du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), qui lui permet de faire peau neuve.
L’infrastructure, complètement rénovée et dotée de nouveaux équipements médico-techniques, a été officiellement remise aux autorités sanitaires, jeudi 19 mai 2022. Ce fut à la faveur d’une cérémonie, en présence d’Aliou Dia, Représentant résident du Pnud au Togo, de la représentante résidente de l’OMS au Togo, Dr Fatoumata Binta Tidiane Diallo, de la Directrice de cabinet du ministère de la Santé, Midamegbe Akakpo et du Directeur général du CHU, Dr Agbobli Yawo Apélėtė.

Cet appui est évalué à près de 200 millions FCFA (dont 61% pour la rénovation et 39% pour les équipements). Les travaux de réhabilitation ont été exécutés dans un délai de 12 mois, et ont permis notamment de plus que doubler la capacité d’accueil de l’infrastructure, passant de 12 à 30 lits, et d’améliorer les conditions de travail du personnel.

« Je voudrais exhorter l’ensemble du personnel du CHU Sylvanus Olympio à entretenir cet ouvrage avec beaucoup de responsabilités et à continuer à mettre dans ses priorités, le professionnalisme, la rigueur, la courtoisie, l’efficacité et l’engagement pour le bien-être de la communauté », a déclaré le Représentant résident du Pnud.
Cet appui de l'institution onusienne intervient dans le cadre de l’initiative ‘Impact communautaire 2030’, en vue « d’améliorer les conditions de soins dans le respect de la dignité humaine ».
Outre cette infrastructure, une phase de rénovation est également en cours au sein du CHU, cette fois-ci, pour moderniser les équipements médico-techniques du service de réanimation polyvalente.
Alors que le sujet fait encore débat dans les milieux autorisés et que les positions sont diverses, Edem Tengue, ministre de l’Economie maritime, s’est prononcé dans une interview accordée à la Tribune Afrique, sur la question du rachat des activités portuaires du groupe Bolloré par l’Italo-Suisse MSC. L’armateur est déjà présent sur la plateforme togolaise où il opère le plus important terminal (Lomé Container Terminal) à conteneurs (qui traite près de 90% du trafic conteneurs) du Port.
En mars dernier, les deux groupes européens qui forment le duopole qui gère l'essentiel de l'activité de manutention au Port de Lomé, sont tombés d'accord pour que la compagnie du milliardaire breton cède ses activités africaines à MSC, détenue par une famille italienne, les Aponte.
Si l'opération a fait le tour des médias, les dernières diligences sont en cours pour que l'armateur basé à Genève dont les états de services à Lomé semblent jusque-là “plus que satisfaisants” prenne effectivement la place de Bolloré, d’ici mars 2023. LCT a en effet fortement contribué à multiplier par 5, le trafic conteneurs au Port de Lomé, en moins de 10 ans.
Grâce à ce deal, MSC se retrouverait en monopole sur toute l'activité de manutention portuaire, une situation que Lomé pourrait bloquer, eu égard aux commentaires du ministre de tutelle, ancien DG de Maersk, l’autre mastodonte en ballottage avec MSC, même si le Danois réduit la voilure en Afrique.
"Bien qu'un accord ait été trouvé entre les deux groupes, les discussions ne sont pas encore terminées. Néanmoins, le gouvernement se réserve le droit de commenter cette opération au moment opportun. Pour le moment, tout commentaire serait prématuré", a réagi Edem Tengue.
Notons que Togo Terminal qui vient d'être cédé aux Aponte, dispose au Togo, d'une concession d'exploitation de 35 ans.
Depuis 2014, année de démarrage des activités de LCT, le volume de conteneurs traités au Port de Lomé a quintuplé. L’entreprise qui fait de Lomé son hub régional, a prévu d’investir plus de 400 millions d’euros dans la plateforme portuaire togolaise. “L'arrivée de MSC a permis de décupler la capacité du Togo à se connecter directement aux autres ports d'Afrique.”, s’est félicité le ministre togolais
Fiacre E. Kakpo
Dix-huit mois après le démarrage effectif de ses activités, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) veut accélérer la cadence, afin d’accroître l’impact de ses interventions auprès des consommateurs. Pour y arriver, le gendarme des télécommunications mise sur un diptyque : la régulation par la donnée et le renforcement des capacités des médias dans le traitement des informations liées à l’Arcep.
Mardi 17 mai dernier, jour de célébration de la journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information, une master class réunissant des professionnels des médias et des associations de consommateurs a permis de partager et de plancher sur la démarche.
“Conformément à son nouveau plan stratégique, l’Arcep a inscrit la régulation par la donnée (miser sur la puissance de l’information pour orienter le marché et les choix des consommateurs) au cœur de sa vision qui se traduit par la formule “promouvoir l’accès aux services numériques par une régulation par tous et pour tous”, explique Michel Yaovi Galley, Directeur général de l’institution. D’ailleurs, poursuit-il, “en s’appuyant sur des outils technologiques de dernière génération ainsi que sur sa plateforme de contrôle et de supervision de la qualité de service (QoS), l’Arcep démontre aussi bien son savoir-faire que son faire-savoir”.
Les médias comme “maillon de la chaîne de transmission des messages”
Si auparavant, les données n’étaient pas accessibles dans les télécoms, l’Arcep a révolutionné la pratique en ouvrant une ère de l’Open data, a souligné Hervé Pana, son Conseiller en Communication. Ceci étant, les médias ont un rôle primordial à jouer dans le sens d’une meilleure régulation du secteur, estime-t-il. “La régulation par la donnée ne saurait prospérer sans la contribution des journalistes qui, par la production d’analyses et de contenus pertinents, éclairent et guident le choix des consommateurs”, fait observer pour sa part, le Top Manager de l’institution.
Cela, assure l’institution, passera forcément par une optimisation des contenus rédactionnels à l’effet de faire des abonnés des services télécoms, non plus de simples consommateurs mais plutôt des conso-acteurs ou des micro-régulateurs des télécommunications, de l’avis de Hervé Pana. Des activités similaires (master class, ateliers) sont ainsi envisagées.
Pour rappel, le nouveau plan stratégique de l’Arcep élaboré sur la période 2021-2023 et aligné sur les objectifs gouvernementaux, comporte plusieurs chantiers opérationnels, destinés à matérialiser la transformation digitale du pays, améliorer et dynamiser la concurrence ainsi que la protection des droits des consommateurs. A ce jour, 60% des chantiers ont été exécutés, annonce-t-on.
Octave A. Bruce
Au Togo, l’Institut national de formation agricole de Tové (INFA de Tové) et l’Institut des Sciences Technologiques, Économiques et Administratives (FORMATEC), vont bénéficier chacun d’un appui de 2 milliards FCFA (3 millions €) de l'Allemagne. Ces fonds seront débloqués via la Banque de développement (KfW) allemande, dans le cadre du mécanisme d’appui SIFA (Initiative Compétences pour l’Afrique), promu par l’agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD).
Ce financement a fait l’objet d’une signature de convention mercredi 18 mai 2022, notamment entre les deux instituts d’enseignement togolais et les ministères chargés de l’agriculture et de l’enseignement technique, au cabinet du ministère de l'Agriculture, de l’élevage et du développement rural à Lomé.
Renforcement en infrastructures et matériel
Pour l’INFA de Tové, ces fonds serviront notamment à se doter d’infrastructures et d’équipements de recherche, en vue de renforcer la formation des femmes et des couches défavorisées.
"Ce projet dont nous bénéficions, va nous appuyer dans le développement de nos infrastructures. Nous allons construire une cité de jeunes filles de 88 places, dans le cadre de cette initiative destinée à former les jeunes, les femmes et les groupes vulnérables.”, a indiqué Soedji Kokouvi, DG de l’INFA de Tové.
Il s’agira également de se doter d’une médiathèque, d’un complexe agro-alimentaire, d'une unité de traitement des déchets pour la protection de l’environnement, ainsi que de matériel et équipements comme des tracteurs, ajoute-t-on.

De même, pour l'Institut FORMATEC, ces ressources seront consacrées à la construction de nouvelles infrastructures de recherche, notamment un laboratoire de référence en BTP, et un centre de formation en énergies renouvelables pour 1000 bénéficiaires.
Le Togo a rejoint l'initiative SIFA en 2018, en tant que l'un des 08 pays pilotes africains.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le prix indicatif aux producteurs du cacao qualité supérieure est revu à la baisse à 905 FCFA le kilo sur la période du 16 au 31 mai, alors qu’il était vendu à 960 FCFA le kilo, du 1er au 15 du même mois ; ce qui traduit une diminution du prix, de 6%.
Pendant ce temps, le kilo du Café sain Robusta passe de 860 FCFA à 845 FCFA, soit une baisse de 1,7% de son prix.
Les nouveaux prix indicatifs de ces deux produits ont été communiqués par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), qui précise qu’ils sont « déterminés sur la base des cours mondiaux » et calculés par rapport à l'échéance de juillet 2022.
On note tout de même qu’entre le 31 mars 2022 et le 16 mai 2022, le prix du cacao a enregistré une baisse de 6% alors que celui du café a enregistré une hausse de 1,8%, passant ainsi de 830 FCFA à 845 FCFA.
Esaïe Edoh
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Au Togo, le gouvernement maintient le contrôle sur les exportations des produits de grande consommation, notamment les céréales. En effet, « l'exportation des produits de grande consommation est soumise à une autorisation préalable du ministre chargé du commerce », rappelle un nouvel arrêté interministériel, en date du 16 mai 2022.
La mesure, signée conjointement par les ministres chargés de l’agriculture, de l’économie, de la sécurité, et du commerce, indique que l’autorisation est soumise au quitus du ministère du commerce, après une demande expresse émanant de l’opérateur économique.
L'autorisation délivrée est valable pour une seule exportation et a une durée de validité de 30 jours, à compter de la date de la signature, précise-t-on. Le non-respect de cet arrêté, « expose tout contrevenant à des sanctions allant jusqu'au retrait desdites autorisations conformément à la réglementation en vigueur ».
Si cette nouvelle mesure intervient dans un contexte de lutte contre la flambée des prix sur le territoire (notamment des produits alimentaires), elle prolonge une précédente, prise en juin 2021.
Le contrôle de l’autorité publique portait notamment sur des produits comme le maïs, le sorgho, le mil, le haricot, le riz, l’igname, le manioc et les farines du manioc, dont l’exportation est alors subordonnée à une autorisation préalable du ministre chargé du commerce, « jusqu’à nouvel ordre ».
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement exonère de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), plusieurs gammes de produits de consommation, importés ou vendus sur le territoire. Le ministre chargé de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, a publié en ce sens, un communiqué daté du mardi 17 mai 2022, à l’endroit des services compétents, notamment l’Office togolais des recettes, chargé de la mobilisation des recettes fiscales sur le territoire.
La mesure d’allègement, qui intervient dans un contexte de vie chère et de hausse des prix des produits à l'international et au niveau local, concerne plusieurs gammes de produits de consommation, notamment : la farine de blé (en sac de 50 Kg), importée exclusivement par la SGMT (Société des Grands Moulins du Togo) et la SMMT (Société des Moulins Modernes du Togo), l’huile de palme, le lait concentré sucré en boîte de 160 g, le lait non sucré en boîte de 1 kg, l’huile de palme brute et les tomates concentrées (en boîte de 70g).
Au Togo, le gouvernement a officiellement lancé, hier mardi 17 mai, l’évaluation de son système de gestion des finances publiques. C'était à la faveur d'une cérémonie en présence de partenaires techniques et financiers, comme la délégation de l’Union Européenne au Togo (représentée par Joaquín Tasso Vilallonga, chef de sa Délégation) qui appuie l'initiative.
Cette évaluation, suivant la méthode PEFA, « couvre les exercices 2018-2020 et permettra d’assainir davantage la gestion des finances publiques dans la perspective de la mise en œuvre des projets portés par le Togo et contenus dans la Feuille de route gouvernementale 2025 » a indiqué Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances, au lancement des travaux.

Dans le détail, le travail des consultants dépêchés pour cette vaste enquête se fera en quatre étapes : le lancement de l’évaluation suivi d’une formation des principaux acteurs, de l’élaboration et de la validation de la note méthodologique ; d’un travail de terrain pour finaliser la collecte des données et leur analyse ; la production et la pré-validation de rapports provisoires; et enfin un atelier de restitution et dissémination pour présenter les rapports finaux.
Les résultats de cette évaluation, qui va couvrir l’ensemble de l'administration publique et les ministères, sont attendus d’ici la fin de l’année.
« La mise en œuvre de ces activités permettra à notre pays de disposer de nouvelles bases pour apprécier la performance de la gestion des finances publiques, la prise en compte du genre et du changement climatique dans la gestion publique. », a ajouté le ministre Sani Yaya.
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Quelques jours après la publication d’un communiqué dans lequel elle exprimait au nom des institutions de la communauté, ses condoléances aux familles endeuillées, au gouvernement et au peuple togolais, la CEDEAO renouvelle sa solidarité au Togo, suite à l’attaque terroriste perpétrée contre les forces de défense et de sécurité de l’opération militaire Kondjouaré. Reçu en audience le mardi 17 mai à la présidence togolaise, Jean-Claude Kassi Brou, president de la commission de l’organisation sous régionale a réitéré sa compassion à Faure Gnassingbé.
Le N°1 de la commission de la Cedeao a profité de son entretien avec le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, pour lui faire le point de la mise en place du Plan régional de lutte contre le terrorisme.
Le diplomate a également échangé avec le dirigeant togolais sur les différentes crises multidimensionnelles qui affectent la région.
« Nous avons également consulté le Président de la République sur la situation politique qui prévaut dans la région. Il y a la crise alimentaire avec la hausse des prix des produits alimentaires liée aussi à l’insécurité. Nous avons pu faire un tour d’horizon de toutes ces questions et les différentes réponses à apporter de manière collective. Nous avons pu bénéficier des conseils du Président de la République sur tous ces sujets en vue de trouver des solutions en faveur de nos populations », a rapporté Jean-Claude Kassi Brou.
Au Togo, le Parlement valide les mutations au sein de la Chambre de commerce et d’industrie. L’Assemblée nationale a en effet adopté, hier mardi 17 mai 2022, à l’unanimité des députés présents, le projet de loi relatif à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo.
Ce plébiscite a eu lieu lieu en présence de Sévon-Tépé Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, et de Christian Trimua, ministre en charge des relations avec les institutions de la République.

Le nouveau texte veut apporter plus de souplesse dans la gestion de la chambre, avec un nombre d’articles qui passe de 28 (pour l’ancienne loi), à 6 (pour le nouveau). Ceci entérine également le changement de dénomination de la Chambre consulaire, qui passe de “CCIT” à “CCI-Togo”.
L'assemblée nationale a adopté, ce jour, la loi relative à la Chambre de Commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo). Cette réforme renove la #CCI-Togo pour la promotion, la protection et la structuration des entreprises.#DRIR@CommercegouvTg
— Christian Eninam Trimua (@CTrimua) May 17, 2022
Ce vote « constitue une réforme d’envergure qui confère à la CCI-Togo, plus de modernité, de dynamisme et d’inclusion. Elle entend faire du secteur privé, une force et un modèle de croissance économique conformément à la vision stratégique Togo 2025. », indique notamment l’Assemblée nationale.
Pour le ministre Adedze, ceci marque « une étape décisive dans le processus de renouvellement du cadre légal, règlementaire et institutionnel de notre chambre consulaire. »
Dotée de ce nouveau cadre légal, la CCI-Togo peut désormais organiser ses élections consulaires.
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Secteur privé : La Chambre consulaire régionale de l'Uemoa en réunion à Lomé