Togo First

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La France vient de débloquer un peu près de 33 milliards FCFA pour le Togo, en vue d’accompagner la gestion des déchets dans la capitale Lomé, et le développement des pistes rurales. Ces fonds sous forme de prêts concessionnels, seront mis à disposition du pays d'Afrique de l'Ouest, à travers l’Agence Française de Développement (AFD).

Concrètement, l’AFD va injecter 20 millions € (environ 13,2 milliards FCFA) dans le financement partiel de la quatrième phase du Projet Environnement Urbain de Lomé (PEUL IV). L’institution de développement entérine également l’octroi de 30 millions € (près de 20 milliards FCFA) au profit du Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR II). Ce programme est également l’objet d’un avenant de 10 millions d’euros (6,559 milliards de F CFA),  signé en octobre 2020 avec la KFW, banque de développement allemande.

Ces accords de financement avec les parties françaises et allemandes, ont été signés, hier jeudi 12 mai 2022, entre Sani Yaya, ministre de l'Économie et des Finances du Togo, et Jocelyne Caballero, Ambassadrice de France au Togo, d’une part, et avec Mathias Veltin, ambassadeur d’Allemagne, d’autre part. Au total, les deux institutions européennes engagent plus de 39 milliards FCFA sur ces deux programmes de développement.

1 AFD

« Je voudrais noter que cet appui de l’AFD vient consolider le processus de décentralisation engagé il y a quelques années par le Togo », a indiqué le ministre Sani Yaya, dans le cadre de la signature. Il a salué à cette occasion, « la qualité des relations de coopération entre notre pays le Togo », et ses partenaires de la Team Europe, notamment la République Française et la République fédérale d’Allemagne.

2 projet

Lancé en 2006, le projet PEUL, en ses différentes phases, vise à améliorer les conditions de vie des habitants de l’agglomération du grand Lomé. Les 2 premières phases ont ainsi permis de restructurer des filières de collecte et de pré-collecte de déchets dans la capitale togolaise, avec notamment la construction d’un Centre d’Enfouissement Technique moderne à Akepé et l’aménagement de points de regroupement intermédiaires dans le grand Lomé. Sa troisième phase, actuellement en phase de déploiement, se concentre sur la mise en sécurité environnementale de l’ancienne décharge d’Agoè-Nyive, et sur le renforcement des capacités administratives et financières de la municipalité du grand Lomé.

La 4ème phase qui s’annonce, devrait « consolider les acquis des phases précédentes », selon le ministre togolais.

Quant au Programme d’Appui aux Pistes Rurales (PAPR), dont la deuxième phase a fait l’objet de la convention, il vise à construire 2000 Km de pistes rurales, pour entre autres, améliorer l’accès des ménages et des producteurs agricoles aux intrants et aux marchés. L’initiative est soutenue par plusieurs partenaires au développement, comme la KfW et l’AFD.

À l’horizon 2025, le gouvernement vise la construction de 4000 Km de pistes rurales.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Top management du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) de Lomé, jusque-là assuré par Kuéku-Banka Johnson, passera prochainement aux mains d’un nouveau directeur général. Celui-ci devrait être retenu à l’issue de l’avis de recrutement lancé par le Ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale.

Le nouveau Directeur Général aura, comme son prédécesseur, pour mission de coordonner et diriger l’ensemble des activités du CETEF, informe l’appel à candidatures.

Le profil recherché, selon le ministère dirigé par Kodjo Adedze, est celui d’un titulaire d’un diplôme BAC+5 en Gestion, Management, Marketing, Commerce, Ingénierie avec une dizaine d’années d’expériences professionnelles à un poste de direction dans une fonction de management de foires et salons ainsi que l’organisation de grands évènements.

La phase de dépôt des candidatures va être bouclée le 31 Mai 2022.

Au Togo, le ministère du commerce a procédé à un nouveau plafonnement des prix de vente des produits de première nécessité. La mesure, qui concerne autant les produits locaux que ceux importés exonérés de la TVA, fait suite à la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers, un réajustement en lien avec le cours du pétrole et du dollar sur la période, selon le gouvernement.

Dans le détail, le bol de 2,5 kg de maïs se vendra désormais à 650 FCFA dans le Grand Lomé et la Maritime, 550 FCFA dans les Plateaux, 700 FCFA dans la Centrale et Kara et 600 FCFA dans les Savanes.

Pour ce qui est des produits importés exonérés de la TVA (huile végétale, lait concentré, tomates concentrées, farines de blé, riz importés), leur prix reste le même sur tout le territoire. 

Rappelons qu’avec des prix plafonnés qui varient suivant les régions, ces normes interviennent dans le cadre des mesures de soutien du gouvernement, prises le 28 avril dernier, pour lutter contre la vie chère et soutenir le pouvoir d’achat des citoyens. Leur mise à jour régulière avait été annoncée par le ministère du commerce

Ayi Renaud Dossavi

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Le groupe Africa Ceo Forum en partenariat avec la banque panafricaine Ecobank, mettra la lumière sur les opportunités d’investissement au Togo le jeudi 19 mai prochain à travers une rencontre dénommée « Investir au Togo» qu’il organise en format hybride.

La rencontre sera consacrée à l’analyse des opportunités d'investissement que présente le pays ouest africain dans les domaines des infrastructures, de l'agro-industrie, du numérique et de l'énergie.

1 INVESTI

De fait, il est prévu au cours de cette rencontre économique, un panel de discussion sur l'écosystème togolais, notamment de son environnement des affaires, ses secteurs porteurs et ses programmes de réformes.

D’après les informations, le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, sera l’invité spécial de ce rendez-vous. Il va au cours d’un webinaire, s'adresser aux investisseurs internationaux, PDG de multinationales, consultants, institutions financières et hommes d'affaires africains.

Pour rappel, Africa Ceo Forum, société détenue par Jeune Afrique Media Group, classe le Togo comme premier pôle commercial d'Afrique de l'Ouest, et l’une des économies les plus résilientes d'Afrique face à la pandémie de Covid-19 avec une croissance prévue à 6,1 % en 2022, contre 5,5 % en 2019.

Esaïe Edoh 

Au Togo, l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) connaît une mutation, pour réguler l’ensemble de la commande publique, y compris les Partenariats Public-Privé (PPP). 

Le gouvernement, réuni hier mercredi 11 mai, en Conseil des ministres, a en effet pris un projet de décret allant en ce sens ; un texte portant attributions, organisation et fonctionnement d’une future entité, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP). 

Des sources proches du dossier ont confié à Togo First que la démarche visait à transformer l’ARMP en ARCOP. Une innovation qui lui permettra d’étendre son champ d’actions, entre autres, aux contrats PPP que passeraient l’Etat ou ses démembrements, en plus des marchés publics.

« Cette réforme renforce l’autonomie de cette institution et améliore son mode de fonctionnement afin de pouvoir faire face aux défis posés par la régulation de la commande publique notamment la célérité, la transparence et l’efficacité. », indique le Communiqué du Conseil. 

Ceci fait suite à l'adoption, en septembre 2021, de deux lois, sur les marchés publics et les contrats de partenariat public-privé, marquant la réforme du cadre des marchés publics au Togo.

Cette innovation au niveau de l’ARMP, s'inscrit dans le sillage de réformes institutionnelles au plan communautaire au sein de l’Uemoa, notamment au Sénégal et au Burkina Faso.

Au Togo, l’ARMP est actuellement dirigée par Aftar Morou touré. 

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Fonds d’aide à la culture, mécanisme de soutien actif depuis 2013, continue sa mutation vers le Fonds national de promotion culturelle (FNPC). Mercredi 11 mai 2022, le gouvernement, réuni en Conseil des ministres, a rendu un décret portant sur l’organisation et le fonctionnement de ce fonds, qui doit ainsi être opérationnalisé.

Le mécanisme, aura pour but « de renforcer la chaîne de valeur culturelle à travers la professionnalisation du secteur et l’émergence de véritables industries culturelles et créatives, sources de richesses et d’emplois », selon le communiqué du Conseil.

En effet, depuis quelques années, la stratégie adoptée par l’exécutif est de passer d’un fonds unique dédié à « aider » le secteur, à un fonds qui finance un secteur pourvoyeur d’emplois, avec un focus sur des initiatives révélant un potentiel socioéconomique. A terme, l’ objectif est d’asseoir une industrie culturelle.

Désignée il y a quelque semaines FNDC (Fonds national de développement culturel), la nouvelle structure qui remplace le FAC, devrait également avoir un champ d’intervention plus élargi, de même que plus de ressources pour son fonctionnement.

Lancé effectivement en 2013, pour réhabiliter et renforcer les infrastructures et équipements culturels du Togo, l’ancien FAC avait, en 2019, alloué 600 millions FCFA pour environ 250 projets, et en 2021, 300 millions FCFA, pour 512 projets.

Ayi Renaud Dossavi

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A l’instar du Sénégal avec le Tiep Bou Dien, son plat le plus célèbre qui a été inscrit au patrimoine de l’Unesco, le Togo aussi travaille à relever ce défi. C’est dans cette dynamique que Lomé abrite depuis le mardi 10 mai 2022, la première édition du « Festival la Marmite » (FESMA), un rendez-vous gastronomique initié par l’agence Focus Yakou communication.

L’événement lancé officiellement mercredi 10 mai par le ministre de la culture et du tourisme, Kossi Lamadokou, et qui réunit les acteurs de la chaîne culinaire du Togo, se veut une vitrine pour la présentation et la valorisation des mets des différentes localités des 5 régions économiques du Togo. « Il ne s’agit pas que de la valorisation de ces mets » mais aussi, du défi « d’en inscrire, à terme, un ou plusieurs au patrimoine de l’Unesco », a indiqué Jean-Paul Agboh, promoteur du festival.

L’initiative, selon le ministre de la culture, cadre avec l’ambition des autorités togolaises, de valoriser le tourisme culturel national et de promouvoir le consommer local.

Pour cette première édition, la rencontre sera marquée par une foire culinaire, des expositions et dégustation, des sessions B2B, des master-class et des ateliers de formation. 

Notons qu’une dizaine de chefs cuisiniers reconnus du Togo et du continent prennent part à cet acte 1 de FESMA.

Esaïe Edoh

Pour le compte de la campagne agricole 2022-2023, la subvention sur les engrais au profit des agriculteurs, va coûter 17.680.000.000 FCFA à l’Etat togolais, a dévoilé lundi 09 mai 2022, la Centrale d’Approvisionnement et de Gestion des Intrants Agricoles (CAGIA).

Au cours de cette nouvelle campagne, l’exécutif togolais annonce l’achat de 76.000 t de fertilisants. Le sac de 50 kg sera subventionné à hauteur de 13.000 FCFA et livré aux agriculteurs à 18.000 FCFA. « Aujourd’hui, le prix de revient d’un sac d’engrais sans subvention est de 31.000 FCFA. Et l’Etat subventionne chaque sac pour maintenir le prix de l’engrais à un niveau acceptable », a indiqué Nana Adam Nanfamé, directeur général de la CAGIA.

Une année plus tôt, le sac était commercialisé à 12.500 FCFA. D’après les autorités togolaises, la hausse du prix notée, se justifie par la croissance exponentielle du coût des intrants sur le marché international.

Selon elles, le prix de l’engrais est passé de 290 $ à plus de 1000 $, de 2020 à 2022. Une situation imputable à la pandémie de la Covid-19 et à la guerre russo-ukrainienne.

Esaïe Edoh

La GiZ, agence de coopération allemande, va réaliser une cartographie des acteurs du numérique au Togo. Pour ce faire, elle a lancé un projet qui va notamment « récolter des informations sur les composantes essentielles de l’écosystème entrepreneurial numérique togolais », selon une annonce publiée ce mardi 10 Mai 2022 à l'entame des enquêtes devant couvrir l’ensemble du territoire.

Selon Urbain Amoussou, chargé de Mission, l'initiative cible notamment les start-up, les structures d’accompagnement, les structures de financement, les prestataires de services, les grandes entreprises, les pouvoirs publics, les universités et les organisations internationales et va permettre d’identifier au sein de chaque composante, les acteurs clés sur lesquels construire une stratégie d’accompagnement du secteur numérique.

1 carto

D'un point de vue opérationnel, l'enquête va permettre de relever « les informations pertinentes et détaillées sur les lacunes et obstacles de l’écosystème numérique togolais », et « une liste des principaux acteurs ou leaders de l'écosystème numérique togolais par catégorie numérique ». À terme, cette cartographie devrait aider la GiZ et ses partenaires, à mieux formuler et cibler leur aide et politique d'accompagnement en faveur des entrepreneurs du numérique au Togo.

Les acteurs du numérique peuvent participer à cette Cartographie de l'Écosystème numérique initiée par la GiZ, en remplissant un formulaire en ligne, pour les start-up et PME, ou consulter le dossier complet de cette cartographie.

Ayi Renaud Dossavi

Une nouvelle attaque terroriste a frappé le nord du Togo ce mercredi, près de la frontière avec le Burkina Faso. Le bilan officiel actuel fait état de 8 morts et 13 blessés parmi les forces de défense togolaises.

« Dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 mai 2022, aux environs de 3h, le poste avancé du dispositif de l'opération Koundouaré situé dans la localité de Kpinkankandi, préfecture du Kpendal, a fait l'objet d'une violente attaque terroriste menée par un groupe d'individus lourdement armés, non encore identifiés. », indique le gouvernement dans un communiqué, confirmant les premières informations rapportées par des médias locaux« Cette attaque a fait malheureusement 8 morts et 13 blessés du côté des forces de défense et de sécurité. », indique-t-on.

Tout en condamnant cette « attaque lâche et barbare », l’autorité publique a présenté ses condoléances aux familles de victimes et appelé les populations environnantes, « à une vigilance accrue ».

Notons que cette nouvelle percée marque la deuxième attaque perpétrée contre les forces armées togolaises sur le territoire, après celle qui est survenue dans la nuit du 9 au 10 novembre 2021. Selon des sources et témoignages non officiels, l’attaque aurait été perpétrée par une soixantaine d’assaillants, avec des échanges de tir nourris pendant plusieurs heures.

Des renforts ont été déployés vers la zone. 

Ayi Renaud Dossavi

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