A la date du 11 février 2022, la quantité de vaccins anti-Covid-19 administrée au Togo est précisément de 2.652.436 selon le ministère de la Santé, de l’hygiène publique et de l’accès universel aux soins.
L’autorité sanitaire précise que 36% de la population âgée de 18 ans et plus ont eu au moins une dose alors que 28% sont complètement vaccinés. 59.295 Togolais âgés de 12 à 17 ans ont reçu la première dose et 403, la deuxième.
La situation dans les centres de prise en charge notamment le Centre hospitalier régional (CHR) de Lomé où « le nombre de sujets hospitalisés ou en attente d’admission est négligeable », traduit l’impact de la vaccination, explique-t-on. Il appelle juste à maintenir le cap de la vaccination et du respect des mesures barrières pour « endiguer complètement la progression de la COVID 19 au Togo ».
Alors que le coton est essentiellement cultivé au Togo pour l’exportation de sa fibre, le pays explore le potentiel de développer toute une chaîne de valeur, autour de ses coproduits. Le projet a fait l’objet d’une étude de faisabilité, dont les résultats sont en cours de validation depuis ce mardi 15 février à Lomé.
La session de validation réunit les acteurs de la filière coton (notamment la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT)), la FAO, la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), des responsables et membres des organisations professionnelles et paysannes productrices de coton au Togo, de même que des Directeurs Régionaux des ministères du commerce, de l’industrie et de la consommation locale.
« Le Gouvernement togolais met tout en œuvre pour diversifier et professionnaliser les filières agricoles, en particulier la filière cotonnière, pour nourrir les ambitions des industries de transformation qui s’installent de plus en plus dans notre pays au mérite de l’amélioration continue du climat des affaires. », a relevé Talime Abe, Secrétaire Général du Ministère de l'agriculture, à l’ouverture des travaux.
Cette enquête, qui veut évaluer « le potentiel de notre pays à développer les coproduits du coton en tant que chaîne de valeur parallèle à la production du coton », selon le ministère de l'agriculture, a été menée dans le cadre du Projet relatif au transfert de technologie pour les coproduits de l’or blanc au Togo, implémenté par la CNUCED et financé par le Cadre intégré renforcé.
Rappelons qu'un coproduit du coton est une substance créée ou obtenue au cours du même processus de fabrication et en même temps que le produit principal. Dans ce contexte, ceci concerne notamment, la tige du cotonnier, la fibre et la graine, de même que le linter (fibres de basse qualité produites au cours de l’égrenage).
A ce jour, le coton reste surtout la principale culture de rente exploitée au Togo. Les ventes de fibre à l'étranger ont rapporté quelque 64 millions $ (environ 36 milliards FCFA) en 2020, 98 millions en 2019, avec ses plus importants clients basés en Asie du Sud Est (Malaisie, Vietnam, Inde et Chine).
Cette année, la NSCT, passée sous le contrôle du groupe Singapourien Olam, veut faire rebondir la production de coton, en berne ces dernières années, avec un objectif affiché de 135 000 tonnes.
Ayi Renaud Dossavi
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La Banque ouest africaine de développement (Boad), annonce avoir franchi avec succès la première étape de son augmentation de capital, avec un montant représentant plus de la moitié de son objectif de 1,5 milliard $ (soit 837 milliards de FCFA), avec le soutien de ses principaux actionnaires (régionaux et non régionaux).
« Je suis heureux d’annoncer que la BOAD vient de conclure avec succès la 1ère étape de son augmentation de capital pour un montant représentant plus de la moitié de son objectif de 1,5 milliard de USD. Je remercie nos actionnaires pour cet appui », s’est réjoui à cet effet Serge Ekué (photo), Président de la BOAD ce 16 février.
Dans le détail, les actionnaires régionaux (Série A), constitués des 8 Etats Membres de l’UEMOA, se sont positionnés pour soutenir le doublement de capital de la Banque sous-régionale, aux côtés de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), selon la BOAD.
Ils devraient être suivis par les actionnaires non régionaux (Série B), que sont l’Allemagne, la Banque Africaine de Développement, la Banque Européenne d’Investissement, la Chine, la France, le Royaume de Belgique et le Royaume du Maroc, qui sont « dans la même dynamique de soutien en faveur de la BOAD et des économies de la zone UEMOA ». La France, la Banque Africaine de Développement (BAD) et le Royaume du Maroc, notamment, devraient souscrire à cette augmentation de capital, dès cette année.
« Le succès de cette mobilisation conjointe des actionnaires régionaux et non-régionaux de la Banque, constitue une première étape essentielle dans la réalisation de l’augmentation de capital de l’institution et le déploiement de son plan stratégique pour les cinq prochaines années. », se réjouit l'institution sous-régionale.
Rappelons que ce projet de doublement des fonds propres fait partie intégrante du plan “Djoliba” de la Banque, approuvé en septembre 2020 par son Conseil d'administration. Il permettra au bras financier des Etats et du secteur privé de l’Uemoa d'accroître son niveau d’engagements de plus de 50% sur les 5 prochaines années.
A terme, l'opération devrait permettre à l'institution sous-régionale d'injecter jusqu'à 4 milliards $ de financements dans l'économie des huit pays membres de l'Union. Le plan Djoliba se concentre notamment sur 5 secteurs clés : les infrastructures, les énergies, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la santé et l’éducation, l’immobilier touristique et l’habitat social.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo vient d’annoncer l’annulation de sa prochaine incursion sur le marché financier régional, prévue pour le 18 février 2022.
Le Trésor public était à la recherche de 25 milliards FCFA à travers des Bons Assimilables du Trésor (BAT), de maturité 91 jours.
Cette année, le Togo a déjà levé près de 100 milliards FCFA en trois sorties.
Selon le calendrier prévisionnel de l’Agence Umoa-titres, Lomé envisage une nouvelle émission sur le marché, le 4 mars prochain. L’opération qui est censée servir à lever 30 milliards FCFA, devrait porter une maturité de 15 ans.
Le Togo et le Bénin envisagent de développer des relations de coopération décentralisée sud-sud. Les pistes de cette coopération ont été évoquées mardi 15 février 2022 à Atakpamé (160 km au nord de Lomé) par le président de l’Association nationale des communes du voisin de l’Est (ANCB), Sétondji Atrokpo et celle de la Faîtière des Communes du Togo (FCT), Yawa Kouigan, au cours d’un échange.
Les deux parties prévoient de coopérer dans les domaines de la fiscalité et de l’assainissement. Un partenariat devrait être formalisé en ce sens, lors d’une rencontre prévue à Cotonou.
Déjà, la FCT mise en place en 2020, veut s’inspirer du modèle de communalisation expérimenté avec succès au Bénin depuis 20 ans.
La représentation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Togo a offert vendredi 11 février 2022 au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio de Lomé (CHU S.O), un lot de matériel médical, pour soutenir, selon la branche onusienne, l’amélioration de la qualité des soins et services de santé dans le pays.
D’une valeur de 105 millions FCFA, le matériel est composé d’équipements de prévention et de contrôle de l’infection, de lits d’hospitalisation, de consommables médicaux, de matériels de diagnostic, d’équipements de bloc opératoire et de mobilier de bureau.
A la réception de ce don, le directeur du CHU-SO, le Médecin Lt-Col Agbobli Yawo et le Secrétaire Général du ministère de la santé, Dr Marin Kokou Wotobe, ont salué ce geste et promis de veiller au bon usage du matériel.
Au Togo, les opérations de perception des droits d’usage de la route sur le site aménagé du « PK17 » sur la Nationale N°5 (Lomé-Kpalimé), sont provisoirement suspendues à cause des travaux en cours sur ce tronçon. C’est ce qu’a indiqué ce lundi 14 février 2022, le Ministère des Travaux Publics dans un communiqué.
L’autorité publique explique en effet, « qu'en raison des travaux de réhabilitation et de bitumage de la route Lomé-Kpalimé et de construction du poste de péage d'Aképé ou PK17, les opérations de perception des droits d'usage de la route pour la circonstance sont provisoirement suspendues. »
En attendant la construction d'un nouveau poste de péage moderne d'Aképé (au PK17) à la fin des travaux, une nouvelle plateforme de péage provisoire sera aménagée à l'ancien site de péage de Zanguéra, pour permettre à la Société Autonome de Financement et d’Entretien Routier (SAFER) de reprendre dans un bref délai, ces opérations de perception.
Notons que l'an dernier, les opérations de perception des taxes avait également été suspendues (de mars à mai 2021), en raison des travaux de réhabilitation et de bitumage de ce tronçon, qui ont obligé la démolition du poste de péage de Zanguéra.
Ayi Renaud Dossavi
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La Société des Transports de Lomé (SOTRAL) va renouveler son parc via un projet d’investissement de plus de 15 milliards FCFA, porté par le gouvernement togolais, indique-t-on au Ministère chargé des Transports.
La société d’Etat devrait dans le cadre de ce projet, réceptionner dans les prochains mois, des autobus de différentes marques notamment MAN. Déjà en juin 2021, le ministre Affoh Atcha-Dédji avait visité le prototype de ce véhicule au siège du concessionnaire à Lomé.

Ce projet cadre avec l’ambition 5 de la feuille de route gouvernementale visant à faire du Togo, « un hub logistique et de service de la sous-région », d’après ses autorités.
Les futurs bus, comme ceux déjà acquis, permettront à la société de rallier de nouveaux quartiers de la capitale et plus tard, de desservir les villes de l’intérieur du pays.
Esaïe Edoh
Le Togo fait partie des 4 pays non fragiles qui ont connu une évolution positive en matière de qualités de politiques publiques et d’institutions nationales en 2020, selon le dernier rapport d'évaluation des politiques et des institutions nationales pour l'Afrique (CPIA), publié par la Banque mondiale, et qui prend en compte les données de janvier à décembre 2020.
En effet, « les pays non fragiles qui ont enregistré une augmentation de leur score global sont la Côte d'Ivoire, la Guinée, le Rwanda et le Togo. Le Rwanda a solidifié sa position en tête du classement, son score global passant de 4,0 en 2019 à 4,1, et le Togo a continué d'afficher une bonne performance globale sur le CPIA, avec une augmentation de 0,2 point de son score global à 3,5. », indique l’institution de Bretton Woods.
Son score global de 3,5 est au-dessus de la moyenne des pays d’Afrique de l’Ouest et au-dessus de la moyenne globale des 39 pays d’Afrique subsaharienne éligibles à l’aide de l’Association internationale de développement (IDA).

Dans le détail, le plus important domaine de progression du Togo en 2020 concerne la Gestion économique et politique de l'inclusion sociale et l'équité, avec un score de 3,7, contre 3,2 pour son domaine le moins performant (Gestion du Secteur public et Institutions).
« Le Togo est apparu comme un réformateur solide parmi les pays IDA de la région ces dernières années. », relève la Banque mondiale. « Avant le COVID-19, le gouvernement avait pris une série de mesures pour maintenir la stabilité macroéconomique. », poursuit-elle, tout en notant le rôle positif de certaines mesures comme l’approche du Budget -Programme, une réponse au choc du COVID-19 « rapide et efficace pour atténuer l'impact économique et social de la pandémie », ou encore la digitalisation de l'administration fiscale, qui « a permis de contenir l'impact négatif de la crise sur les recettes, qui aurait été plus important en l'absence de ces mesures budgétaires. »

Globalement, le pays a obtenu des résultats supérieurs aux moyennes de l'IDA et de la sous-région dans les quatre grandes catégories qui composent le CPIA (Gestion économique, Politiques structurelles, Politiques d'inclusion sociale et d'équité, Gestion du secteur public et institutions).
Dans le détail, le Togo a obtenu un score de 3,7 en matière de management économique (contre une moyenne Afrique de l'Ouest et centrale de 3,4, et une moyenne IDA de 3,2), une note de 3,3 en matière de Politiques structurelles (contre une moyenne Afrique de l'Ouest et centrale de 3,2 et une moyenne IDA de 3,2).
En matière d'inclusion financière et équité sociale, Lomé ressort avec une note de 3,7 (toujours au-dessus de la moyenne contre une moyenne pour l'Afrique de l'Ouest et centrale, et une moyenne IDA, toutes deux à 3,3). Sur cette dernière famille de critère, Lomé obtient notamment un score de 3,5 en matière d’égalité des genres (la moyenne IDA est située à 3,3).

Ce score le place notamment 12è sur 39 au niveau régional, et 7è sur 20, en Afrique de l'Ouest et Centrale. Au niveau continental, le classement est dominé par le Rwanda (avec un score de 4,1), et au niveau sous-régional, par l'île du Cap Vert ( avec un score de 3,8).
Ayi Renaud Dossavi
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Face aux spéculations sur les prix du ciment qui deviennent récurrentes dans le pays, consécutivement à la pénurie de ce matériau, particulièrement dans le septentrion ces dernières semaines, les autorités seront « amenées à réguler l’exportation du ciment », a déclaré le ministre chargé du commerce, Adédzé Kodjo récemment.
L’officiel, en visite de terrain à Dapaong (620 km au nord de Lomé) la semaine écoulée, a soutenu « qu’on ne peut pas avoir de l’industrie du ciment au Togo et avoir la pénurie ».
En effet, dans le Nord-Togo, précisément dans la Région des Savanes, le prix du ciment est passé de 81.000 FCFA la tonne à 85.000 FCFA, comme la résultante de cette pénurie et avec comme corollaire, l’arrêt des chantiers. Une situation que le ministre qualifie d’anormale et contradictoire. « C’est une contradiction. On ne peut pas livrer 65% de la capacité de production de Cimtogo-Kara, au nord du pays et se retrouver dans la pénurie tout le temps ».
Il a échangé avec les acteurs du secteur et demandé aux producteurs de livrer prioritairement les distributeurs togolais.
On se souvient qu’en octobre 2021, la hausse des prix décidée unilatéralement par les distributeurs, avait amené le ministère du commerce à monter au créneau pour hausser le ton. L’exécutif avait prévenu qu’il allait sanctionner « sévèrement tout contrevenant, conformément aux textes en vigueur ».
Esaïe Edoh