Togo First

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Depuis son lancement en 2016 jusqu’à fin décembre 2021, le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), a permis d’allouer un montant global de 17,2 milliards FCFA aux jeunes agro-entrepreneurs togolais, selon des données fournies par ce programme.

Ces ressources, représentant plus du double des 7,5 milliards FCFA initialement prévus, ont été mobilisées à travers 15 Institutions Partenaires Financières (des institutions de microfinances notamment). Des bailleurs qui ont appuyé en tout: 669 jeunes contre 780 prévus, 1 457 SCOOPS (Sociétés Coopératives) contre 1000 prévues initialement, et 23 PME/PMI, contre 12 prévues, selon les précisions de ce programme cofinancé par le gouvernement togolais et la Banque africaine de développement (BAD). 

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En termes d'accompagnement technique, l’initiative revendique notamment d’avoir appuyé 31 PME, contre 12 prévues; formé 1420 jeunes (contre 1200 initialement projetés) sur l’élaboration des plans d’affaires et la création d’entreprises, et appuyé 3 178 groupements agricoles, contre une prévision de 1000.

Ces mobilisations de ressources et ces différents appuis techniques auront permis notamment de créer plus de 55 000 emplois directs, selon le PAEIJ-SP, dont 27% pour les femmes, et près de 750 000 emplois saisonniers (dont 38% pour les femmes), autour des 31 PME/PMI appuyées, apprend-on.

Pour rappel, ce projet est déployé sur toute l’étendue du territoire dans les secteurs porteurs initialement identifiés, à savoir le maïs, le manioc, le soja, les petits ruminants et les volailles. En ce début de mois, le PAEIJ-SP, censé arriver à terme en 2021, a organisé des discussions entre bailleurs de fonds et acteurs agricoles, pour le financement de la prochaine campagne agricole 2022-2023, dans une logique de pérennisation.

Cette année, le gouvernement encourage le système onusien à mener des actions à plus d’impact sur les Togolais en vue d’un développement inclusif du pays. Dans cette dynamique, à la suite d’une rencontre-bilan des activités des agences de l’ONU, Lomé et les représentants onusiens ont retenu les domaines d’intervention comme la santé, l’éducation, la digitalisation.

Précisément, les interventions de ces partenaires consisteront en « l’accélération avec l’inclusion de toutes les personnes » et permettront « de ne laisser personne pour compte », selon Fatoumata Binta Diallo, Représentante résidente de l’OMS au Togo, porte-parole des agences du système des Nations unies.  

Selon le gouvernement togolais, des appuis financiers et techniques dans ces secteurs prioritaires de la feuille de route gouvernementale, entraîneront davantage de résultats tangibles au bénéfice des populations. 

Pour rappel, les deux parties ont renouvelé en décembre 2019 leur cadre de coopération pour la période 2019-2023, et défini la stratégie d’action de l’ensemble du système onusien au Togo, axée sur les ODD et les priorités de développement du pays. 

Esaïe Edoh 

Selon le dernier rapport du capital-risqueur Partech, l’écosystème startup togolais a levé environ 6 millions $ en 2021, essentiellement par apports en capital (equity). Il s’agit d’une hausse de 57% par rapport aux 3,8 millions $ que les fonds de capital-risque avaient investis dans les start-up digitales et technologiques togolaises en 2020.

Le pays se positionne ainsi à la 16e place des écosystèmes africains ayant reçu le plus de financements, dans un classement dominé par le Nigeria (1,8 milliards $), l’Afrique du Sud (832 millions $) et l’Egypte. 

En Afrique francophone subsaharienne, le Togo est 4e, juste derrière le Cameroun, pays où les start-up ont levé 11 millions $.  C’est le Sénégal qui arrive premier avec plus de 353 millions $ de financements, majoritairement dans la fintech. Le pays de la Téranga est suivi par la Côte d’Ivoire, dauphin avec 17 millions $.

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Sa place, le Togo la doit aux deux deals de mars et décembre de Gozem, la super app dont la base opérationnelle est à Lomé et qui offre à ses utilisateurs, des services de transport et de livraison.

Fiacre E. Kakpo

Entre le 1er et le 31 janvier 2022, le Togo a enregistré 1300 nouvelles entreprises créées, en baisse de 6,9% en variation annuelle, selon les statistiques du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) compilées par Togo first. Sur ce nombre d'entités créées, 811 sont portées par des personnes physiques contre 489 pour des personnes morales.

Le rapport précise la création de 1 123 structures par des Togolais et seulement 177 par des étrangers.   Il relève également que durant le premier mois de cette année, 326 femmes ont lancé leurs structures alors que 974 hommes se sont inscrits dans la même dynamique.

Notons que globalement, sur toute l’année 2021, ce sont 13.770 nouvelles entreprises qui ont été répertoriées au CFE .

Le Trésor public togolais vient de boucler avec succès ce vendredi, un emprunt de 35 milliards FCFA sur le marché financier régional coordonné par Umoa-Titres.  C’est à l’issue d’une émission d'obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 10 ans, adossée à un taux d’intérêt fixe de 5,90%.

Cette opération, la troisième de l’année, a enregistré la participation de 22 investisseurs de l’espace Uemoa, selon le rapport de l’agence Umoa-Titres. Ceux-ci ont proposé environ 2 fois plus que les 35 milliards FCFA initialement sollicités par l'Etat togolais, soit 69 milliards FCFA.

Ce nouvel emprunt porte ainsi à 99 milliards FCFA, la mobilisation cumulée du pays sur le marché régional cette année, alors que son trésor public prévoit de lever 550 milliards au cours des 12 mois, un montant légèrement supérieur aux 533 milliards FCFA prévus dans la loi de finances 2022.

Esaïe Edoh

Le Projet d’Appui à l’Employabilité et à l’Insertion des Jeunes dans les Secteurs Porteurs (PAEIJ-SP), planche sur les nouvelles conditions pour financer des projets agricoles durant la campagne 2022-2023, à l’occasion d’un atelier ouvert, ce vendredi 04 février 2022 à Lomé.

Les assises, réunissant divers acteurs clefs de mise en œuvre du Projet, dont les Institutions financières partenaires et les bénéficiaires (PME/PMI, primo entrepreneurs individuels, primo distributeurs, primo entrepreneurs en groupements), visent à “définir de commun accord”, ces conditions de financement. Sachant que, pour 2022-2023, le PAEIJ-SP prévoit de laisser la négociation des financements entre PME et IFP.

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« Les réflexions issues de cet atelier permettront de définir non seulement les nouvelles conditions de financement de la campagne 2022-2023, mais aussi, de jeter les bases de la pérennisation de ce mécanisme », indique Kossivi AGBO, Coordonnateur du PAEIJ-SP, à l’ouverture des travaux.

Mis en œuvre sur toute l’étendue du territoire depuis 2016 et censé être arrivé à son terme en 2021, le PAEIJ-SP évolue dans les filières suivantes : maïs, manioc, soja, les petits ruminants et les volailles. 

Depuis sa mise en place, l'initiative a réussi à mobiliser 17,2 milliards FCFA à travers 15 Institutions de Financement Partenaires, contre des prévisions initiales de 7, 5 milliards F CFA, soit un taux de réalisation de près de 230%. Le Programme revendique par ailleurs plus de 55 000 emplois directs créés, dont 27% pour les femmes, et près de 75 000 emplois saisonniers (dont 38% pour les femmes), à fin décembre 2021.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le Fonds d'aide à la culture (FAC), mis en place pour soutenir les initiatives       et acteurs culturels, entre en pleine mutation, et devient le Fonds national pour le développement de la Culture (FNDC). En outre, contrairement à l’ancienne formule, le FNDC sera opérationnel en permanence.

L’information est rendue publique au sortir d’une rencontre d’échanges hier jeudi 03 Février 2022, entre le ministère chargé de la culture et les acteurs culturels togolais. Pour les autorités de tutelle, il s’agit notamment d’aller vers la structuration d’entreprises culturelles autonomes, orientées vers la création d’emplois dans le secteur. 

« Relativement à la feuille de route gouvernementale, le secteur de la culture et du tourisme se doit d'être un secteur créateur de richesse et d'emploi. », indique Dr Pierre Lamadokou, ministre de la Culture. Et dans la poursuite de cet objectif, « il va falloir que nous migrions vers des industries culturelles et créatives. Pour y arriver, il faut une politique qui puisse soutenir les acteurs. C’est pourquoi nous avons jugé bon de sortir du "Fonds d'Aide à la Culture", qui aujourd'hui, semble maintenir les acteurs dans une sorte d'assistanat »., a-t-il poursuivi.

Pour rappel, le désormais Ex Fonds d'aide à la culture est un établissement public créé par la loi en novembre 1990, mais qui n’entrera en activité effective que quelques années plus tard, au milieu de la décennie précédente (en 2013), pour la construction et la réhabilitation des infrastructures et équipements culturels, l’aide à la création artistique, littéraire et cinématographique et la mise en valeur du patrimoine national. Aucune information officielle n’a encore été donnée sur une augmentation des ressources dédiées au nouveau FNDC. En 2019, 600 millions FCFA avaient été alloués à environ 250 projets, et en 2021, 300 millions FCFA, pour 512 projets.

Ayi Renaud Dossavi

Plus de 10 ans après son adoption par les députés, le Conseil économique et social (CES) pourrait être opérationnel cette année. Une ligne budgétaire de 500 millions FCFA (crédit de paiement) est allouée à cet organe consultatif dont la mission sera de conseiller les institutions de la république, notamment le Président de la République et le Parlement, ainsi que de participer à l’élaboration des politiques économique et sociale.

Promesse réitérée par le président Faure Gnassingbé (photo) lors de son message à la nation le 26 avril 2019, la mise en place du CES a pris plus de temps que prévu, sans qu’aucune raison ne soit officiellement donnée.

Mais, depuis 2020, la marche vers l’opérationnalisation de cet organe a connu des avancées considérables. Le Togo qui se fait appuyer par le Maroc, a notamment lancé le recrutement des membres de cette institution. Au total, le CES sera composé de 57 personnes dont 4 personnalités désignées par le président de la République, 2 par l’Assemblée nationale, un par le Premier ministre, les autres membres provenant des différents secteurs socio-économiques. Ses membres doivent être de nationalité togolaise, être âgés d’au moins 30 ans, et exercer des activités relevant de leur profession depuis au moins 10 ans.

Le Conseil Économique et Social sera installé dans la ville d’Aného.

Fiacre E. Kakpo

Pour l’année 2022, le gouvernement prévoit d’investir un peu plus de 150 milliards FCFA dans l’éducation nationale, selon le libellé des dotations ministérielles énoncées dans la Loi de Finances (LF).

L’enveloppe, quasi-identique à celle allouée en 2021 (154 milliards dans la Loi de finances initiale, avant d’être revue à 137 milliards dans la Loi de finances rectificative adoptée en fin d’année), se répartit entre les quatre départements du ministère dirigé par Dodzi Kokoroko, et le pilotage des différents services.    

Parent pauvre du système éducatif”, selon le Chef de l’Etat, qui plaidait l’an dernier à Londres pour “un investissement plus lucide et audacieux”, le Préscolaire reçoit avec le Primaire, une dotation de 85 milliards FCFA.

L’enseignement secondaire général se voit consacrer 44 milliards FCFA, tandis que l’Enseignement technique et professionnel obtient 9 milliards FCFA. Quant au secteur de l’artisanat, auquel un ministère délégué a été consacré dans le gouvernement, un montant de 711 millions FCFA y est dédié.

Penser l’école de demain  

Si son budget a été multiplié par sept au cours des quinze dernières années, le secteur éducatif national a surtout vu un vent de modernisation souffler depuis 15 mois et l’instauration d’un tétraptyque : “accès, qualité, gouvernance et pilotage”. 

Plusieurs projets ont été ainsi lancés, dans le sens de l’assainissement du secteur, l’accompagnement des acteurs et populations, le renforcement des équipements, la mise à disposition de moyens pour le personnel, ou encore le renforcement de la qualité avec notamment, le recrutement et la formation d’un corps d’encadrement pédagogique.

Dernier fait en date, le lancement de la construction jusqu’en 2025, de 30 000 salles de classes sur tout le territoire.   

Il s’agit de penser l’école de 2030, 2040 et 2050, remettre de l’ordre par rapport à ce qui est enseigné et aux ambitions des pouvoirs publics pour les générations futures”, expliquait à la mi-janvier, le ministre en charge du secteur, Dodzi Kokoroko. 

Et si “l’amélioration des infrastructures scolaires va continuer de rester au cœur de l’agenda politique”, les prochains défis seront axés sur “la gouvernance, la digitalisation, et la pédagogie”, apprend-on.

Pour rappel, le taux d’accès à l’école est actuellement de plus de 94% au Togo, pour un taux d’achèvement de 89% au primaire et 51% au collège.

Octave Bruce

Déjà installé au Sénégal, Thione Niang Group a fait part de son ambition de contribuer au développement de l’agriculture togolaise et d’intervenir dans plusieurs autres domaines. Son directeur exécutif, Thione Niang a échangé à cet effet, ce jeudi avec la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé.

Spécialisé dans la promotion de l’agriculture et du Digital, le groupe prévoit de développer au Togo, des technologies dans le secteur agricole. « La spécificité, c’est que l’on peut utiliser des robots ou des tracteurs connectés, ou bien des capteurs qui permettent un contrôle à distance pour éviter les déplacements sur les grandes exploitations dans le domaine agricole, par exemple. Nous allons voir dans quelles mesures ça peut se faire au Togo », a informé l’Afro-américain d’origine sénégalaise, qui a déjà implanté des écoles spécialisées dans ce domaine au Sénégal.

Outre l’agriculture, Thione Niang Group va s’intéresser à l’éducation, à la formation et à tout ce qui a trait aux TIC et au digital.

Cette piste qui s’annonce, va, selon le premier ministre du Togo, « favoriser l'émergence des jeunes, en particulier » et ce, conformément aux ambitions du chef de l’Etat.

Esaïe Edoh 

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