Au Togo, la production agricole devrait s’améliorer grâce au projet « Stations Météos Togo », qui prévoit de mettre à disposition des producteurs, des données météorologiques. L’initiative lancée officiellement mardi 3 mai 2022 à Lomé par la fondation Teolis et le ministère de l’agriculture, intègre le numérique à la pratique agricole.
Précisément, il s’agira de l’installation sur l’ensemble du territoire togolais, d’un quadrillage de stations digitales permettant de suivre les indicateurs clés pilotant les cycles agricoles du pays.
Ces installations digitales, explique-t-on, assurent la collecte, toutes les 5 minutes de la température, l’ensoleillement, la pression, l’humidité de l’air, la direction du vent, sa vitesse, la pluviométrie, la température du sol, son humidité, sa salinité et sa conductivité́. « Ces données qui seront disponibles sur le smartphone de l’agriculteur et à travers plusieurs autres sources numériques, permettront de savoir où, quand et quoi semer, comment entretenir le champ et quand récolter », précise Michel Bagnah, président de la fondation Teolis.

Au total, 120 stations seront déployées pour le compte de cette nouvelle phase après le succès de la première lancée en janvier 2021 avec 12 stations. À terme, plus de 400 stations devraient couvrir le territoire national.
Ce projet, d’après le ministère chargé de l’agriculture, « permet de booster le secteur agricole » qui constitue un des piliers de l'économie togolaise.
En effet, le développement de l’agriculture est l’une des priorités du gouvernement togolais, inscrite dans la Feuille de Route 2025. La loi de finances 2022 prévoit une enveloppe d’environ 45 milliards FCFA pour le ministère chargé de ce secteur.
Notons que « Stations Météos Togo » est l’un des projets prévus dans le programme « AGRITEOLIS » de Teolis, qui intègre plusieurs autres projets numériques et digitaux, dont « colliers numériques d’élevage » qui sera lancé prochainement.
Esaïe Edoh
Après s’être dégradé en 2020 en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19, le portefeuille de crédits des banques et établissements financiers opérant au Togo a poursuivi, en janvier 2022, sur la pente de l’amélioration observée en 2021.
Si l’encours des crédits nets accordés à l’économie, en augmentation, a franchi la barre des 1 606 milliards FCFA en janvier, les crédits bruts en souffrance ont baissé de 18% pour tomber à 209,4 milliards FCFA, reflétant les efforts de recouvrement des institutions financières alors que l’activité économique se remet peu à peu des contrecoups de la Covid-19. Les créances ou crédits en souffrance étant, au sens de l’Umoa et pour les emprunteurs non souverains, des créances échues depuis plus de trois mois mais dont le recouvrement final, sans être compromis, ne peut être effectué immédiatement.
Ainsi, favorisé par le repli de ces prêts non performants, le taux brut de dégradation du portefeuille - rapport entre les créances irrécouvrables et le total des crédits à l’économie -, est passé successivement de 16,1% en janvier 2021 à 14,9% en décembre de la même année, pour tomber à 11,9% en janvier 2022. L’amélioration continue de cet indicateur qui est censé mesurer la qualité des crédits accordés par les banques, paraît comme le fruit des efforts d’assainissement amorcés dans le secteur financier, voeu cher de Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances.
Selon les données consultées par Togo First, les banques font de plus en plus preuve de prudence et d'anticipation, en témoigne le niveau de couverture des crédits bruts en souffrance par les provisions constituées. Ce ratio s’est redressé, en atteignant 73,4% en décembre 2021, avant de se consolider autour de 70,5%, un mois plus tard.
Fiacre E. Kakpo
S’il n’est pas référencé dans la liste des vignobles du monde ni du continent, le Togo peut tout de même revendiquer depuis quelques années, l’éclosion de quelques jeunes pousses attirées par les effluves de la vinification. L’une d’entre elles, Kagni Kodjo, à la tête de son entreprise African’s Head, s’est positionnée sur un secteur original : transformer les fruits en vins. Et ça marche !
Debout dans le stand de la seconde édition du Marché international de l’artisanat du Togo (Miato II, 23 mars au 3 avril dernier, ndlr) où il a pris ses quartiers en cette reprise des activités foraines à Lomé, le jeune entrepreneur répète invariablement le même procédé : inviter le visiteur, lui présenter brièvement le breuvage contenu dans l’une des bouteilles étiquetées Kr’ina, lui proposer une dégustation et le convaincre d’en emporter une.
L’exercice, Kagni Kodjo l’a répété un nombre incalculable de fois déjà, au gré des foires, expositions et événements où il s’est invité, afin de mieux faire connaître au public, ses fruités. Car l’idylle entre le jeune trentenaire et les vins à base de fruits ne date pas de la veille. “J’aime tellement les fruits, et ce, depuis ma tendre enfance”, explique-t-il.
Le déclic
Son entrée dans le monde estudiantin n’y changera rien. Mieux, son parcours en agronomie phytosanitaire, couplée à une intégration à une association, lui donne la possibilité de suivre une formation en fermentation de boisson naturelle faite à base de champignons. La méthode, qu’il essaiera avec des fruits, représente le déclic.
“J’ai constaté après une fermentation du bissap que le goût ressemblait à celui du vin. C’est de là qu’est née l’idée de faire un vin purement à base du bissap. Après, nous l’avons amélioré en y ajoutant des additifs naturels de légumes et essayé avec des fruits”, confie-t-il.
Définitivement séduit, il décide d’essayer la vinification, exclusivement à partir de produits locaux. A la foire des jeunes entrepreneurs Adjafi (événement annuel qui se déroule à Lomé, ndlr), il présente quelques échantillons de ses produits et décroche avec ses camarades de l’Université, le premier prix du concours Pépites d'or.
Ce premier pactole lui ouvre les portes d’un accompagnement du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ). Le mécanisme gouvernemental lui octroie dans la foulée, une subvention de 2 millions FCFA. Dans le même temps, il démarre une période d’incubation de deux ans au centre Innov’up. Le voilà définitivement lancé.

Débuts timides
Si son entreprise voit le jour, les débuts ne sont pas aussi rêvés qu’escomptés. “Au début, ça a été difficile parce que nous avons tous connu le vin avec du raisin”, avoue Kagni. De façon brusque, on vous dit qu’on peut faire du vin avec du bissap ou telle chose. On a fait beaucoup d’efforts avant que les gens ne commencent à croire avant de goûter”.
Mais, armé de ses pintes de dégustation, le vigneron togolais use de persévérance et de persuasion pour convaincre les plus sceptiques. “Aujourd’hui, beaucoup apprécient. Nous avons réussi le pari de démystifier le vin à base de raisin", se réjouit-il.
Compositeur de goûts et formateur
Désormais connu, Kagni ose un peu plus. Le patron d’African’s Head essaie des formules et compose des vins avec 3 ou 4 produits. L'objectif est de varier les goûts et proposer une large palette de produits à ses clients. “Actuellement, je suis un formulateur en production de vin à base des fruits et des légumes”, embraye-t-il.
Surtout, il décide de partager ses expériences et transmettre ses compétences à d’autres jeunes. Une façon d’encourager l’entrepreneuriat.
400 bouteilles par mois…, cap sur l’industrialisation
D’un seul bidon de 25 litres, le producteur de vins locaux à base de fruits et de légumes locaux est passé aujourd’hui à deux cuves de fermentation de 350 litres et de 150 litres. ‘‘J’ai commencé avec 30 bouteilles, après on est passé à 50 puis à 100. Actuellement, on est à une capacité de 400 bouteilles par mois. Nous arrivons à dépasser cette capacité en cas de grands événements’’, affirme celui qui est surnommé par ses proches Egato 1er.

L’ambition est désormais d’industrialiser le projet et de le porter à une autre échelle. “Il est temps que d'ici deux ans, on puisse avoir une industrie de transformation des fruits et des légumes en main avec des machines adéquates pour que le produit fini soit plus raffiné”, estime-t-il. Et puisque le rêve est permis, le jeune patron se voit bien doubler ou tripler la production dans les prochaines années pour satisfaire toutes les demandes.
En attendant, Kagni Kodjo continue de faire goûter son nectar à qui le veut.
Octave A. Bruce
La Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) veut renforcer l’efficacité du transit aux frontières de ses Etats-membres, notamment en Afrique de l’Ouest, notamment en digitalisant les procédures douanières sur le corridor Abidjan-Lagos. Un projet allant dans ce sens a été présenté, en fin de semaine dernière, au Chef d’Etat togolais, Faure Gnassingbé, par Wamkele Mene, le Secrétaire Général de la ZLECAF.
C’était à la faveur d’une audience, vendredi 29 avril, où les grandes lignes du projet de renforcement de la zone ont été présentées, un peu plus d’un an après son opérationnalisation.
« Nous avons déjà mobilisé les ressources nécessaires à la réalisation de cet agenda. Actuellement, nous sommes prêts pour travailler avec la Cedeao et le gouvernement togolais. Il s’agit donc de voir dans quelle mesure, nous pouvons consolider tout cela pour une efficacité des processus douaniers », a expliqué Wamkele Mene, à l’issue de son entrevue avec le président Faure Gnassingbé.
Le Chef de l’Etat @FEGnassingbe s’est entretenu ce 29 avril 2022 avec une délégation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), conduite par son Secrétaire général, Wankele Mene.
— Présidence Togolaise (@PresidenceTg) April 30, 2022
Plus de détails dans la vidéo ci-dessous. ⬇️ pic.twitter.com/suHtxFSIZH
Rappelons que le corridor Abidjan-Lagos est un projet phare du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), et s’intègre dans le grand axe sous-régional côtier Dakar-Lagos.
Ce projet visant à digitaliser les opérations douanières intervient dans un contexte où les travaux de l'autoroute Abidjan-Lagos (connectant cinq pays de la sous-région : Togo, Côte d’Ivoire, Ghana, Bénin et Nigéria) se poursuivent, pour accélérer les échanges sur cet important axe routier transafricain dans l’espace 1081 kilomètres.
Au sortir de son audience, le Secrétaire Général a salué la bonne évolution de la mise en place des stratégies de la Zlecaf, visant à appuyer les pays membres afin d'éliminer les barrières commerciales, et de stimuler les échanges commerciaux intra-africains.
Après 4 ans d’activités au Togo, le projet d’Opportunités d’emplois pour les jeunes vulnérables (EJV), arrive à terme sur une belle note, avec « Mention hautement satisfaisante », de la part de la Banque mondiale, qui appuie l’initiative. C’était à la faveur d’un atelier de clôture, le vendredi 29 avril dernier dans la capitale togolaise.
Outre la Banque mondiale et le ministère du développement à la base, la rencontre a réuni différents acteurs et bénéficiaires, dont les représentants des communautés bénéficiaires.
Tout au long de son déploiement, l’initiative d’appui aux couches les plus défavorisées, exécutée par l’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb), a ainsi permis d’impacter 14 500 jeunes en situation de pauvreté ou de vulnérabilité, de créer 225 centres d’alphabétisation, et de réaliser 200 microprojets, selon le rapport.
Fort de ces résultats, et de son modèle visant à redistribuer des ressources dans une économie vertueuse aux plus défavorisés, tout en renforçant la cohésion sociale dans les communautés cibles, l’initiative a été saluée par l’institution de Bretton Woods, qui a estimé qu’elle méritait d'être institutionnalisée par le gouvernement, à l’instar du programme de cantines scolaires.
Pour sa part, la ministre de Tutelle, Myriam Dossou d’Almeida, en charge du développement à la base, s’est réjouie des « importants acquis » de l'initiative.
« Les succès du projet ne sont plus à démontrer. Les témoignages vivants sont là. Et ces témoignages nous viennent des bénéficiaires eux-mêmes, de leurs proches, des communautés bénéficiaires comme non-bénéficiaires. Le projet EJV, à travers les THIMO (Travaux à Haute Intensité de Main-d’œuvre, les formations, les subventions et les coachings, a transformé des vies », a-t-elle notamment ajouté.
Lancé en 2017, le projet EJV a été financé à hauteur de 9 milliards FCFA.
Quelques semaines après l’annonce de l’audit de plusieurs entreprises de l’Etat, la Société autonome de financement de l'entretien routier (SAFER) lance à son tour, un avis de sollicitation de consultant pour auditer les travaux qu’elle a financés et réalisés durant l'exercice 2021-2022. L’avis à manifestations d’intérêt est publié ce mardi 03 mai 2022 dans le quotidien national Togo presse.
Précisément, le consultant qui sera retenu, réalisera un audit technique et financier des programmes d’entretien routier exécutés par la Direction générale des travaux publics (DGTP) et les activités de formation réalisées par le Centre régional de formation en entretien routier (Cerfer).
L’audit prendra également en compte les marchés publics, passés par la société au cours de l’exercice 2021-2022.
Notons que la Safer, pour le compte de cette année, espère mobiliser 24 milliards FCFA, afin de financer les travaux de réfection des routes et pistes rurales. Mais la taxe sur les véhicules à moteur (TVM) qui devrait contribuer à hauteur de 2 milliards FCFA à ces ressources, a été suspendue depuis le 11 avril 2022 par le gouvernement aux fins « d’atténuer l’impact de l’inflation constatée sur les activités de transports des marchandises et de personnes ».
Esaïe Edoh
Au Togo, le gouvernement fixe le prix de vente du sac d’engrais (un sac de 50 kg de NPK 151515 et de l'Urée 46 % N), à 18000 FCFA, pour la prochaine campagne agricole 2022-2023. L’information émane du ministre en charge de l'Agriculture togolais, Antoine Lekpa Gbegbeni, faisant écho aux subventions sur les intrants agricoles, annoncées par l’exécutif en début de mois, dans le cadre des mesures de soutien au pouvoir d’achat, face à la vie chère.
Si ce prix, marque une hausse de 44 % par rapport à celui fixé l’an dernier (qui était de 12500 FCFA), il reste tout de même bien en dessous des tarifs ayant cours dans la sous-région, qui oscillent entre 19 000 et 25000 FCFA, selon la formule.
Par ces subventions, il s’agit de « soutenir nos braves agriculteurs en cette période de conjoncture difficile », a insisté le ministre en charge du secteur agricole, dans un contexte de flambée des prix sur les marchés, à l’international et au niveau local.
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Le Togo, au terme de sa sortie, vendredi 29 avril 2022 sur le marché financier régional, a réussi un emprunt de 33 milliards FCFA auprès des investisseurs.
L’opération qui s’est faite via une émission d’Obligations de relance, a enregistré, d’après le compte rendu publié par l’agence Umoa-Titres, des souscriptions à hauteur de 40 milliards FCFA contre 30 milliards FCFA sollicités par le Trésor public. Soit un taux de couverture de 133%, grâce à la participation de 14 investisseurs de l’espace Uemoa.
En rappel, les obligations ont été émises pour une valeur nominale de 10.000 FCFA, et stipulées sur une maturité de 120 mois pour un taux d’intérêt fixé à 5,9%.
Les nouvelles ressources collectées, portent à 225 milliards FCFA, le total des emprunts du pays sur le marché financier régional, cette année 2022 en 7 opérations bouclées.
Esaïe Edoh
A la suite d’une demande du Maire d’Adétikopé, adressée en mars 2021 à PIA en vue de la rénovation de l’Ecole Primaire Publique (EPP) AYAYI de la localité, une visite des lieux avait été faite. A l’issue de celle-ci, la réfection de cette infrastructure éducative s’est révélée indispensable.

Dans le cadre des actions relevant de sa responsabilité sociétale, la PIA a confié la rénovation du toit de l’école à un entrepreneur local, AFALCO qui a proposé d’exécuter les travaux à 32 millions FCFA.
Mais à la suite d’un entretien de PIA avec les collectivités locales et les autorités scolaires de la communauté, le projet s’est étendu à la reconstruction et à la clôture globale de l’école qui comporte ainsi trois (03) blocs scolaires disposant, chacun, de trois (03) salles de classe.
A ce jour, le coût total de la rénovation revient à 75.995.000 FCFA, soit une contribution de 60 & 40 % respectivement d'AFALCO + RCC et PIA.

Mercredi 27 Avril 2022, date de commémoration de l’Indépendance du Togo, les clés de ce bâtiment entièrement rénové ont été officiellement remises aux autorités locales, en présence des enseignants, des écoliers et de leurs parents.
La rénovation de cette école offre plusieurs avantages aux parties prenantes, à savoir :
La PIA place le développement durable au cœur de sa stratégie et a mis en place, depuis son lancement, des actions sociales permettant d’impacter positivement les populations. Les Togolais, qu’ils soient des employés de PIA ou pas, ont toujours été d'un soutien de taille dans nos opérations et notre devoir reste de les soutenir dans les défis quotidiens auxquels ils sont confrontés.
A propos de PIA
La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) est issue d’un partenariat entre la République togolaise et Arise IIP. Cette plateforme, qui mobilisera un investissement total de 130 milliards de francs CFA, est opérationnelle à partir de janvier 2021 (Phase 1).
Avec PIA
Après l’accord des députés togolais le 22 avril 2022 à l’entrée du Togo au Commonwealth, le gouvernement annonce le dépôt officiel de sa candidature en juin prochain.
Le dépôt se fera à l’occasion du sommet de l’organisation qui se tiendra au Rwanda. D’après le ministre des Droits de l’Homme, de la formation à la Citoyenneté, des Relations avec les Institutions de la République, Christian Trimua, cet acte va marquer le début d’une nouvelle phase du processus d’adhésion que le gouvernement entend conduire « jusqu’à son aboutissement, pour le bien-être de chaque Togolais ».

Avec son entrée dans cette organisation de 2,5 milliards de consommateurs, Lomé, apprend-on, ambitionne de s’inscrire dans une nouvelle dynamique économique, celle de s’ouvrir davantage au reste du monde pour attirer les investissements étrangers et renforcer ses échanges commerciaux extérieurs.
Si les autorités togolaises soulignent que ceci ne marque pas une rupture avec la Francophonie, ce pas devra néanmoins les amener à « renforcer les programmes d’enseignement de l’anglais », indique-t-on.
Esaïe Edoh