Togo First

Togo First

Précédemment annoncée par Togo First, la première édition du FONI 2022, Forum international du numérique et de l’innovation, a démarré ce jeudi 05 avril à Lomé. 

L’ouverture de ce rendez-vous des acteurs de l’intermédiation en Afrique, a permis de lancer, depuis Lomé, les activités d’Afrik Créances, nouvelle Institution financière régionale dans le secteur de l’intermédiation en opérations bancaires et financières, ainsi que des services de paiements digitalisés.

« Le projet sera principalement axé sur les activités de recouvrement de créances, d’Intermédiation en Opérations de Banque notamment le courtage en crédit, d’administration de biens et de gestion de patrimoine, de la fourniture de services de paiement, de digitalisation & Dématérialisation, de conseil, de formation, et tous autres services d’intermédiation. », a expliqué Blaise Ahwantchede, patron de la toute nouvelle structure et ancien DG du GIM-UEMOA ( Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine).

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Pour cet acteur du secteur bancaire sous-régional, le choix de Lomé comme siège d’Afrik Créances est motivé par son « environnement favorable » dans le secteur, avec l’ambition des autorités togolaises d’en faire la « capitale de la finance africaine » et un « hub financier et logistique régional ».

Il s'agit notamment de « contribuer à la promotion de l’inclusion financière et à la bancarisation dans l’UEMOA, dans la CEDEAO et en Afrique », en s'appuyant, non seulement sur un réseau de banques partenaires, mais aussi sur les nouvelles possibilités qu'offre la Fintech : « des plateformes technologiques modernes multifonctions innovantes, mutualisées, ouvertes et sécurisées », a-t-il ajouté.

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En ce sens, le représentant de l'AGET, a plaidé pour un renforcement du soutien de la Bceao aux acteurs du secteur privé, surtout dans un contexte où perdurent encore les effets économiques de la Covid-19, ainsi qu'un regard et une considération pragmatiques sur les innovations dans le secteur des finances. 

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La cérémonie d’ouverture de la rencontre internationale prévue sur deux jours, hébergée à l’hôtel 2 février, a été marquée par la présence de nombreux acteurs du secteur bancaire et de l'intermédiation. Parmi ceux-ci, des représentants du ministère de l’Economie et des Finances du Togo, du Groupe HPS, géant continental des systèmes de paiement, du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF).  Ou encore ceux de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), la représentation nationale de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Union togolaise de banques, et SUNU, l'Association des grandes entreprises du Togo (AGET), représentée par Jonas Daou, entre autres.

Afrik Créances veut couvrir 10 à 15 pays les 5 prochaines années.

Ayi Renaud Dossavi

 

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Il s’annonce la mise en place du 1er Guichet Unique Régional et un fonds d’impulsion aux PME et PMI (GURFI) de la sous-région, une initiative unique de soutien aux entreprises africaines. L’information émane de Blaise Ahwantchede, patron d’Afrik Créances, un nouvel acteur de l’intermédiaire bancaire et non bancaire, et ancien DG du GIM-UEMOA (Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine). C’était à la faveur du lancement du FONI 2022, Forum international du numérique et de l’innovation, qui s’est ouvert pour deux jours ce jeudi à Lomé.

« Nous souhaitons apporter notre modeste contribution [ à la question du financement des PME/PMI ], par la mise en place les prochaines années, du 1er Guichet Unique Régional et un fonds d’impulsion aux PME et PMI en abrégé le « GURFI » », a indiqué le patron de la nouvelle institution d’intermédiation à vocation sous-régionale, basée à Lomé, dans son mot d’ouverture du Forum, devant un parterre d’institutionnels, dont la Bceao, le CREPMF, la BRVM et le ministère de l'Économie et des Finances du Togo.

La structure, à vocation régionale, pourrait prendre en charge des problématiques de financement, selon cet expert du secteur bancaire sous-régional, aider les opérateurs dans l’accès au financement des initiatives transfrontalières, et « constituer un instrument d'intégration qui accompagne les acteurs pour accéder au financement ».

« Ce guichet unique va travailler avec les guichets nationaux, pour accompagner les opérateurs économiques afin qu’ils aillent investir dans les autres pays. », explique-t-on.

Si le cadre n’est pas encore clairement annoncé, le mécanisme d’appui devra intégrer plusieurs pays partenaires, ainsi que des bailleurs occidentaux, selon les premières informations.

« Dans les prochaines années, nous allons définir le cadre de mise en place du fonds, que nous jugeons nécessaire pour la sous-région pour accompagner les initiatives au plan régional », indique-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

L’exécutif togolais a annoncé mercredi 04 mai, le démarrage d’un processus visant à renforcer sa politique nationale contre la prolifération des armes chimiques. Il a adopté à cet effet, un avant-projet de loi en conseil des ministres.

Avec ce texte qui devrait être soumis aux députés pour éventuelle adoption, l’importation, l’exportation, la mise au point, la fabrication, le stockage et l’emploi des armes chimiques, ainsi que leur destruction seront désormais réglementés.

Une fois adoptée, cette loi permettra d’une part, de mieux protéger les populations, et d’autre part, de doter l'Autorité Nationale pour l'Interdiction des Armes Chimiques au Togo (ANIAC-Togo) de moyens nécessaires pour accomplir efficacement ses missions.

En rappel, le Togo a ratifié depuis 1997, la Convention internationale sur l’interdiction d’armes chimiques. 

L’exécutif togolais poursuit le processus d’assainissement du cadre de passation des marchés publics. Il a annoncé mercredi 4 mai 2022 en Conseil des Ministres, le renforcement du cadre juridique de ce secteur.  

Dans la dynamique d’amélioration du cadre juridique, les ministres ont examiné en première lecture, le projet de décret portant code des marchés publics. 

D’après le communiqué du conseil, le nouveau texte en étude fixe et précise les règles qui régissent la préparation, la passation, le contrôle, l’exécution et la régulation des marchés publics.

Cette nouvelle étape intervient dans le cadre du projet de réforme du cadre des commandes publiques en vue de le rendre optimal, conformément à la proposition du ministre de l’Economie et des Finances Sani Yaya, en juin 2021.

Selon le gouvernement, la prise de ce projet de décret devrait renforcer le cadre juridique existant avec « des dispositions innovantes permettant la réalisation rapide des divers projets engagés par les autorités contractantes en lien avec la feuille de route gouvernementale 2020-2025 ». 

Pour rappel, le processus d’assainissement du cadre de passation des marchés publics vise à garantir la transparence dans les procédures et à professionnaliser le métier de la commande publique.

Esaïe Edoh

Le Togo recule de 26 places dans le dernier classement de la liberté de la presse, publié par l’ONG française Reporters Sans Frontière (RSF). Cette baisse notable intervient dans un contexte global dit de « double polarisation, amplifiée par le chaos informationnel », dans le rapport qui évalue les conditions d’exercice du journalisme dans 180 pays et territoires.

Le pays est ainsi parti d’un score de 70,41 sur 100 et d’un rang de 74è sur 180 en 2021, pour la 100ème place sur 180, avec un score de 57.17. D’une situation « plutôt bonne », le pays se retrouve ainsi d’une année à l’autre, dans la catégorie « situation problématique », dans cette édition du classement mondial, rendue publique à l'occasion de la célébration de la journée de la liberté de la presse.

Si globalement, RSF pointe un contexte de « chaos informationnel », avec la polarisation des médias, « entraînant des fractures à l’intérieur des pays », et une polarisation entre les États sur le plan international, au niveau togolais, le secteur de la presse a connu d'importants défis sur la période, notamment économiques (en lien avec la pandémie) et judiciaires.

Le score de RSF se base sur deux éléments : une analyse qualitative de la situation de chaque pays, mesurée au travers des réponses de spécialistes de la liberté de la presse (journalistes, chercheurs, universitaires, défenseurs des droits humains…) à un questionnaire proposé par RSF en 23 langues, et le nombre d’exactions subies par des professionnels des médias dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que des médias.

Cadre légal & Réseaux sociaux

« S'agissant de la liberté de presse, l'application du nouveau code de la presse et de la communication nous a fait comprendre qu'on a encore du chemin à faire en ce qui concerne le respect des textes qui régissent notre profession », a commenté Fabrice Petchezi, à la tête de l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), un organisme qui suit l’évolution du milieu au Togo. Et ce, « surtout en ce qui concerne la nouveauté liée à l'électronique, notamment les réseaux sociaux, où il y a une confusion monstre entre médias classiques qui sont reconnus par le code de la presse et de la communication et les réseaux sociaux qui sont exclus du champ d'application de ce code ».

« Ça a entraîné beaucoup de soucis à des confrères qui ont eu à faire l'expérience de la détention, d'autres ont perdu leur récépissé, et également des suspensions du côté de la HAAC [Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, NDLR] », relève l’observatoire, dans un contexte où plusieurs journalistes et médias, se sont retrouvés confrontés à la justice. Une situation qui « donne l'impression comme si la liberté de presse au Togo a souffert ». « Elle a souffert par rapport à l'application des textes qui régissent notre profession. Donc, de façon globale, on peut dire que la presse togolaise a fait du bon boulot et est à saluer », a conclu l’observatoire.

Dans la sous-région et en Afrique

Dans la sous-région, le Bénin voisin occupe la 121è place mondiale du classement, le Nigeria la 129è, là où le Ghana et le Sénégal occupent respectivement les 60è et 73è places.

En Afrique, ce sont plutôt les Seychelles (13è mondial avec un score de 83,33), la Namibie (18è mondial, avec un score de 81.84), l'Afrique du Sud (35è mondial, avec un score de 75.56), le Cap-Vert (36è mondial, avec un score de 75.37), et la Côte d'Ivoire (37è mondial, avec un score de 74.46) qui sont les mieux classés. Les moins bien notés sont, dans l’ordre décroissant, la Somalie (140è mondial), la Guinée-Équatoriale (141è), le Soudan (151è), Djibouti (164è), et l'Erythrée (179è mondial).

Dans le monde, le Top 3 des pays qui sont les meilleurs élèves en matière de respect de la liberté de la presse, est dominé selon RSF, par le trio scandinave : La Norvège (92.65), le Danemark (90.27), et la Suède (88.84). Au bas du classement, on retrouve l’Iran, l’Érythrée et la Corée du Nord, respectivement 178è, 179è et 180è mondiaux.

Au Togo, « les consommateurs paient toujours très cher les services en entrée de gamme » chez les opérateurs de téléphonie mobile Togocel et Moov Africa, a relevé ce mercredi 4 mai 2022, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) qui, quelques mois plus tôt, avait recommandé une refonte tarifaire.

D’après un communiqué du régulateur dont Togo first a obtenu copie, les deux structures de téléphonie mobile ont amorcé une dynamique baissière mais maintenu le tarif en entrée de gamme très élevé. Seuls les tarifs en moyen et haut de gamme ont connu une baisse, constate le gendarme des communications au Togo.

Bien que le régulateur apprécie la baisse effectuée sur le moyen et le haut de gamme, il met l’accent sur la nécessité pour le duopole de revoir à la baisse, les tarifs en entrée de gamme car ce sont les offres les plus utilisées par des consommateurs à faible revenu.

A l'analyse de la refonte tarifaire des deux opérateurs, l'ARCEP note qu’au plan régional, « le Togo a toujours les tarifs les plus élevés pour les forfaits data et voix mais se retrouve dans les moyennes régionales pour les forfaits mixtes ». Dans une récente étude, l’institution dirigée par Michel Yaovi Galley tirait déjà la sonnette d’alarme sur le fait que les tarifs de forfaits voix et data au Togo étaient plus élevés que ceux pratiqués dans les autres pays de la zone Uemoa.

Au plan national, elle fait observer que les forfaits mixtes et voix de Togocel sont plus élevés que ceux de Moov Africa.

Esaïe Edoh 

Ouvert en août dernier, l’appel d’offres pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque devant alimenter l’aéroport de Lomé vient d’être relancé, « redimensionné » par la Société aéroportuaire de Lomé-Tokoin (SALT), après études de faisabilité. 

Un avis de préqualification a été émis le mois dernier, en vue de sélectionner le candidat capable de financer, construire et exploiter cette infrastructure énergétique qui sera dotée d’une capacité de 1,8 MW et s’étalera à terme, sur une superficie de 5ha, avec une durée de vie de 25 ans.  Le contrat de concession sera conclu sur une période de 15 ans, mais l’exploitant devra être évalué sur la base d’une période d’essai avant la signature de l’accord d’exploitation définitif, apprend-on.

« Le prestataire devra s’engager à l’acceptation des conditions de validation de la période d’essai de la centrale solaire photovoltaïque de trois mois, renouvelable une fois, durant laquelle la centrale devra générer une économie minimale sur les factures d’électricité de 25% », détaille Gnama Latta, DG de la SALT, dans l’avis de pré-qualification consulté par Togo First

Ledit document précise qu’”à l’issue de la période d’essai concluante, le soumissionnaire retenu signera un contrat d’exploitation, de maintenance et d’entretien pour une durée de quinze (15) ans avec la SALT.”

Fiacre E. Kakpo

Lomé va être cette semaine, pendant 48 heures, la capitale des administrations fiscales africaines. Le Togo va en effet accueillir du 05 au 06 mai, la réunion du conseil du Forum africain sur l'administration fiscale (ATAF), qui rassemble plusieurs autorités fiscales nationales du continent.

La rencontre se tiendra en partenariat avec l’organisation en charge du fisc au Togo, l’Office togolais des recettes (OTR), qui annonce la participation de plusieurs pays.

« Deux grands rendez-vous pour les administrations fiscales africaines : la réunion du conseil du forum africain des administrations fiscales et la table ronde de concertation ouest africaine sur la mobilisation des ressources. », a annoncé l’OTR sur  Twitter.

Rappelons qu’il y a deux ans, le Commissaire général du Fisc togolais, Philippe Kokou Tchodie, a pris la tête de l’ATAF, en tant que président du Conseil.

Créée en 2008, cette organisation intergouvernementale fournit une plate-forme de coopération entre les autorités fiscales de 38 pays africains.

L’édition 2022 du Forum international de l’intermédiation, du numérique et de l’innovation (FONI) débute ce jeudi 5 mai 2022 à Lomé. La rencontre annuelle, organisée par Afrik Créances, sera pendant deux jours, un cadre de concertation et de partage d’expériences entre les différentes autorités de régulation des secteurs financier (banques, assurances et autres) et des télécommunications.

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Les participants échangeront précisément sur l’impact des activités d’intermédiation bancaire et financière ainsi que la fourniture de services technologiques et de paiements dans la dynamique de l’inclusion financière et le financement du secteur privé régional.

Près de 200 institutions issues de 30 pays prendront part à cette assise de Lomé.

Au Togo, l'État va appuyer financièrement les opérations de reboisement et d'implantation de forêt qui seront réalisées au Togo, qu'elles soient associatives, communautaires ou privées. Ceci dans le cadre de son ambition d’atteindre 1 milliard d’arbres plantés d’ici 2030. L'information a été donnée hier mardi 3 Avril 2022, lors d'une intervention par le ministre en charge de l'environnement, Foli-Bazi Katari.

« Nous nous sommes lancés dans une dynamique de restauration de nos forêts. Lorsqu'il y a initiatives, même si ce sont les élus locaux qui décident de faire une forêt, nous allons évaluer la capacité de cette forêt à séquestrer le CO2, en termes de quantité, et en termes d’argent qui seront versés uniquement et directement aux initiateurs », a expliqué le ministre.

Ces initiatives de reboisement devraient concerner tant les actions publiques, des collectivités locales, que du privé. 

La vaste campagne qui s’annonce, visant à planter 1 milliard d’arbres sur le territoire sur 10 ans, fait partie des approches du gouvernement pour « gagner le pari d’un développement durable et profitable aux populations », selon le ministre, l’an dernier. Cet objectif, demanderait notamment de mettre en terre quelque 100 millions de plants chaque année, soit près de 10 millions par mois.

Ayi Renaud Dossavi

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