Le groupe bancaire Bank of Africa (BOA) qui s’apprête à tenir son conseil d’administration à Lomé du 6 au 17 février prochain, a salué mardi la stabilité économique du Togo en dépit de la crise sanitaire liée à la Covid-19.
« Nous tenons à remercier le gouvernement pour son soutien et tout ce qu’il fait pour garantir la stabilité économique ainsi que le climat social et celui des affaires », a souligné le Directeur général de BOA Togo, Youssef Ibrahimi (photo), au cours d’un échange avec le Premier ministre Victoire Dogbé.
A l’occasion de ce Conseil, les 19 filiales du groupe vont plancher justement sur les possibilités de soutenir davantage l’économie togolaise.
Le Président de la République, Faure Gnassingbé, est arrivé ce jeudi à Accra où il examine avec ses homologues de la sous-région, la situation sociopolitique au Burkina Faso. C’est à l’occasion du sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO.
Précisément, les dirigeants ouest africains évaluent les rapports de missions des Chefs d’Etat-major des armées et des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO à Ouagadougou.
En effet, il y a quelques jours, les deux délégations s’étaient rendues dans la capitale burkinabé pour prendre le pouls de la situation sécuritaire et sociopolitique qui prévaut dans le pays suite au putsch du 24 janvier mené par le Lieutenant Paul-Henri Sandaogo Damiba.
A l’occasion de cette rencontre, les Chefs d’Etat et de gouvernement ouest-africains vont également explorer les pistes visant à ramener la stabilité au pays des hommes intègres.
Les forfaits téléphoniques Data mobile et Voix au Togo sont parmi les plus chers de la zone Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA). C’est ce que révèle une analyse comparative des tarifs des opérateurs télécoms, réalisée par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), dont les résultats ont été rendus publics ce Jeudi 3 février 2022.
Sur ces deux forfaits, « Togo Cellulaire et Moov Africa Togo sont parmi les plus chers de l'UEMOA. », conclut le gendarme des télécoms togolais, qui ajoute que « de grands progrès restent à faire. »
Dans le détail, concernant les forfaits 100% data mobile, le Togo se positionne parmi les tarifs les plus élevés de la zone avec des tarifs jusqu'à 25 fois plus chers que le meilleur tarif de la zone, précise l’ARCEP. Sur le segment des forfaits 100% voix, les tarifs pratiqués au Togo font partie des plus élevés de l’Union, jusqu'à 4 fois plus chers que le meilleur tarif de la zone.
Et pour ce qui est des forfaits mixtes, l’enquête indique que les tarifs pratiqués au Togo se situent dans la moyenne régionale.
Des coûts d’appels classiques moins chers
A noter que les appels téléphoniques classiques (hors forfaits) sont à l'opposé, parmi les moins chers de la zone. Ceci étant, cette tranche ne représenterait plus en moyenne que 8% du volume d'appels des deux opérateurs togolais, et connaît une baisse graduelle, « du fait de la montée en puissance des forfaits », précise l’ARCEP.
Face à ces prix jugés « toujours élevés par rapport à la majorité des pays de l'UEMOA », le régulateur « exhorte une fois de plus les opérateurs, bien que jouissant d'une liberté de fixation des tarifs de détail, à plus de responsabilité pour un accès des consommateurs aux services mobiles à un prix plus juste et raisonnable ».
Ayi Renaud Dossavi
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Les services de Togo Cellulaire et Moov-Africa Togo non conformes aux seuils de qualité (ARCEP)
En novembre 2021, les activités commerciales ont connu une croissance au Togo, marquée par une hausse de 10,6% des services marchands non financiers. L’information est diffusée par la Banque centrale des Etas de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), dans un rapport couvrant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Dans l’espace communautaire, les hausses les plus importantes sur cet indicateur ont été relevées au Sénégal (+27,7%), au Niger (+17,5%), Burkina (+14,7%) et en Côte d’Ivoire (+12,7%). Le Togo a enregistré une progression mensuelle identique à celle du Mali (+10,6%) mais supérieure à celles du Bénin (+9,6%) et de la Guinée-Bissau (+3,5%).
Globalement, sur la période, les activités de commerce ont connu une hausse de +1,5% en novembre 2021, durant ce mois dans l’Union, contre 1,4% un mois plus tôt. De leur côté, les services financiers ont connu aussi une variation mensuelle positive (+1,8% entre octobre et novembre, après une variation plus forte de 3,6% entre septembre et octobre 2021), toujours selon la Banque centrale sous-régionale.
Comme depuis quelques années, le Togo sollicitera fortement le marché financier régional pour mobiliser une grande partie de son budget 2022. Le pays compte essentiellement sur les obligations de longues maturités, après le franc succès de son premier test sur la maturité de 15 ans en fin d’année 2021.
Même si la Loi de finances table sur 533 milliards FCFA (910 millions de dollars) d’emprunts obligataires sur le marché financier régional, le Trésor togolais prévoit d’en mobiliser plus en 2022. Le calendrier de ses émissions a été dévoilé la semaine dernière, lors de la 4e édition des Rencontres du marché des titres publics, organisées par l’Agence Umoa-titres.
Selon Kname Bouaré, chef division Prévision à la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, le Togo compte solliciter auprès des investisseurs régionaux 550 milliards FCFA, en majorité des obligations assimilables du Trésor (OAT). Ce montant reste cependant légèrement inférieur aux 570 milliards FCFA mobilisés en 2021. Le pays qui a démarré ses incursions sur le marché très tôt en janvier, avec déjà 2 succès, compte emprunter au cours de ce premier trimestre 180 milliards FCFA.

Avec un objectif de 450 milliards FCFA, les OAT devraient représenter plus de 81% de l’enveloppe à lever. Il est prévu que plus de la moitié de ce montant (195 milliards FCFA) soit mobilisé sur des maturités de 7, 10 et 15 ans, en droite ligne avec la stratégie d’endettement du pays, visant notamment à « réduire son risque de financement lié à sa dette intérieure, en mettant l’accent sur les maturités longues ».
« Avec Umoa-titres, nous allons faire cette année, une ou plusieurs opérations de grande taille pour absorber les montants à mobiliser […] un abondement systématique des titres pour réduire la fragmentation des titres émis pour constituer des gisements de 70 à 80 milliards FCFA», a détaillé le fonctionnaire.

Cette année, les besoins de financement du Togo s'élèvent à 697 milliards FCFA, dont plus de 70%, soit 533 milliards FCFA, doivent être levés sur le marché financier régional, selon la Loi de finances gestion 2022. Etant en pleine discussion avec le Fonds monétaire international, le pays n’épargne pas de recourir à un eurobond, s’il parvient à trouver un accord avec l’institution de Bretton Woods, d’après les cadres du Trésor public.
Fiacre E. Kakpo
Environ 18,8 milliards FCFA ont été mobilisés en 2021, par l'État togolais, ses partenaires et le secteur privé en faveur du ministère du développement à la Base, en vue du financement des projets et programmes. A ainsi indiqué Myriam Dossou-D'almeida, ministre de tutelle (photo), lors de la dernière revue annuelle de performance, qui s’est tenue en début de semaine.
Ces financements viennent en baisse de 24,81% par rapport à 2020, du fait qu’un certain nombre de projets et programmes sont clos ou sont en cours d’achèvement, selon le ministère.
Ces ressources ont permis notamment de financer une large variété d’initiatives, allant du projet de cantines scolaires aux transferts monétaires, en passant par des travaux d'entretien de routes et pistes, et le renforcement de communautés de développement à la base (CDB), articulés d’axes comme « l’accès à la population aux différents services sociaux de base » et « l’épanouissement et l’accès à l’emploi à la jeunesse ».
Sur la période, plus d’1 milliard FCFA ont ainsi été mobilisés pour les transferts monétaires à plus de 60 000 ménages au Togo, dans le cadre des filets sociaux, près de 95 000 élèves ont bénéficié d’environ 14 millions de repas chauds dans 337 écoles (projets de Cantines scolaires), pour une couverture de 8% des effectifs des élèves du préscolaire et du primaire dans l’enseignement public. Au cours de la même période, 26 223 emplois durables ont été créés au profit des jeunes contre 13 500 prévus, soit un taux de réalisation de 194%.
Alignement sur la feuille de route gouvernementale "Togo 2025"
En termes de perspectives, le ministère compte poursuivre ses actions conformément à la feuille de route gouvernementale, apprend-on. Notamment, en renforçant les capacités des communautés à la base et en promouvant des plans de développement Communaux.
Il est projeté également d’étendre les le projet des cantines scolaires, de mettre en place 164 infrastructures sociocommunautaires et économiques, d’étendre le transfert d’argent à 125 000 ménages, de procéder à l’installation de 28 Plateformes multifonctionnelles (PTFM), et d’accompagner les coopératives structurées etc.
Le président togolais Faure Gnassingbé et ses pairs travaillent à donner une nouvelle orientation au système de l’éducation. C’est l’information qu’ils ont distillée mardi, lors de la 39è session du Comité d’orientation des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Agence de développement de l’Union africaine (NEPAD) qui s’est tenue par visioconférence.
En effet, au cours de cette rencontre, les dirigeants africains ont suivi une communication sur le « lien entre l’éducation et le développement : un changement de paradigme ». Pour eux, il s’agit d’adapter le système éducatif aux besoins de développement avec un capital humain adéquat.
Également à cette session, le Président rwandais, Paul Kagamé, président du Comité d’orientation, a fait le point sur les engagements de l’Afrique en matière de partenariat, en vue de la mobilisation des ressources devant permettre de réaliser les ambitions du NEPAD.
Cette rencontre qui marque également la célébration des 20 ans de l’organisation, a été l’occasion pour les Chefs d’Etat de dresser des rapports sur la mise en œuvre de l’Agenda 2063.
Pour rappel, le NEPAD s’est donné pour mission de relever les défis majeurs du continent notamment l’éradication de la pauvreté, la promotion de la croissance et le développement durable.
Esaïe Edoh
La rédaction du site d’actualités économiques et de gestion publique Togo First recrute pour un stage pouvant déboucher sur emploi, deux (02) rédacteurs ou journalistes.
Profil recherché:
- Résider à Lomé;
- Disposer d’une excellente capacité rédactionnelle et d’une bonne qualité d’analyse;
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Tâches
- Assurer quotidiennement le suivi de l’actualité dans des domaines en lien avec les secteurs économiques et la gestion publique du Togo, conformément aux objectifs assignés et dans le respect de la ligne éditoriale de Togo First;
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NB: disposer d’une expérience dans le monde de la rédaction ou du journalisme et d’un carnet d’adresses, serait un atout.
Merci d’envoyer votre lettre de motivation, votre CV et pièces justificatives, ainsi qu’un ou plusieurs de vos textes au plus tard le 10 février 2022 à l’adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Les candidatures féminines sont vivement encouragées.
Le bilan et les enseignements tirés du premier transfert de conteneurs sur le port sec de la PIA ont été les principaux sujets au cœur des échanges entre les différents acteurs de la chaîne logistique portuaire, mardi dernier à Lomé, dans le cadre d’un dialogue et d’une session de concertation.
A cette rencontre ouverte par le ministre de l’économie maritime, Edem Kokou Tengue (photo), les opérateurs ont relevé quelques difficultés liées aux opérations portuaires et évoqué le coût élevé de certaines procédures sur le site.
A propos des frais de procédures, le ministre a annoncé la possibilité d’une réduction dans les prochains jours. Pour pallier les problèmes relevés, les acteurs ont décidé de mettre en place une commission de dialogue et de concertation sur les opérations portuaires, dont les échanges vont permettre au pays de poursuivre son ambition de devenir un hub logistique régional.
Le Conseil National du Patronat (CNP) et le Système des Nations Unies au Togo (SNU-Togo), ont annoncé jeudi dernier, suite à une rencontre d’échanges, la mise en place prochaine d’une commission de travail sur l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) dans le pays.
L’équipe devrait travailler essentiellement sur des questions de santé, d’éducation, et de promotion de l’investissement. A terme, elle doit proposer au secteur privé, des stratégies d’actions en guise de sa contribution à l’atteinte des ODD.
Les différentes activités de cette commission seront soutenues par les autres entités onusiennes représentées au Togo, a annoncé le Représentant Résident du PNUD au Togo, Mamadou Aliou Dia.