Togo First

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jeudi, 10 février 2022 17:40

Asky réceptionne son 11ème Boeing

La compagnie aérienne panafricaine Asky a annoncé la réception d’un nouveau Boeing 737-800. L’appareil qui est arrivé ce jeudi 10 février 2022 à Lomé en provenance de la République tchèque après quelques jours d’escale à Addis-Abeba, porte à 11, le nombre d’avions dans la flotte de la compagnie dirigée par Mesfin Tarsew.

Basée à Lomé, Asky est une compagnie aérienne détenue à 40% par Ethiopian Airlines. Elle dessert 22 villes dans 19 pays sur le continent, grâce à une flotte composée de six Boeing 737-800 et cinq Boeing 737-700.

Lomé Business School, va bénéficier d’un appui du fonds d'investissement européen I&P (Investisseurs et Partenaires), pour digitaliser une partie de ses programmes de formation, à travers la mise en place d’une plateforme de e-learning. L’information émane du fonds I&P qui dit dans un communiqué, réaliser son premier financement au profit d'une entreprise privée au Togo.

Cet appui à LBS s’étend également au renforcement en équipements pédagogiques et à la mise en place d’un processus d'ingénierie pédagogique incluant les aspects liés à la digitalisation.

Ces ressources s’inscrivent dans le cadre de l’I&P Accélération au Sahel, un programme d’accompagnement s’adressant aux start up ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises d’Afrique de l’Ouest.

« Notre modèle repose sur la formation par des experts nationaux et internationaux et l’accompagnement personnalisé, ainsi que des stages pratiques en entreprise chaque année et l’entrepreneuriat étudiant pour garantir 100% d’insertion professionnelle », souligne pour sa part, Fulgence Amani, ingénieur en télécommunication et cofondateur de LBS. « Nous mettons également l’accent sur l’accès au digital et aux équipements technologiques à tous les étudiants, l’ouverture à l’international et aux échanges académiques avec des écoles de commerce européennes ».

Le fonds I&P est spécialisé dans le financement et l’accompagnement des start-up et petites et moyennes entreprises en Afrique Subsaharienne, actif depuis 20 ans et soutenu par l’Union Européenne.

« Nous nous réjouissons du lancement des opérations du programme I&P Accélération au Sahel au Togo avec le financement de la première entreprise dans le secteur de la formation professionnelle. », indique à cet égard Joaquín Tasso Vilallonga, Ambassadeur de l’Union européenne au Togo. « C’est un bon début pour la mise en œuvre de ce programme, financé par l’UE à hauteur de 15 millions d’euros dans le but de soutenir des petites entreprises à fort potentiel de croissance et de création d’emplois. C’est une ambition que l’UE partage avec le gouvernement togolais, en ligne avec sa feuille de route 2025 en appui aux TPME – véritable force de l’économie du pays », a-t-il ajouté.

Pour rappel, LBS est un établissement d‘enseignement supérieur international fondé en 2013, et basé à Lomé, qui offre des formations post-Bac en management et en systèmes d’information, avec pour ambition d'offrir des cursus aux standards internationaux, notamment alignés sur les Grandes Écoles françaises.

Après sa carrière à l’Office Togolais des Recettes (OTR), Adoyi Essowavana, ancien commissaire aux impôts, ouvre son cabinet privé E2A Consulting.

La nouvelle société à été présentée au public ce jeudi 10 février 2022, à la faveur d’un séminaire fiscal destiné aux opérateurs économiques, à l'Hôtel 2 Février de Lomé. La rencontre visait à présenter les innovations de la loi de finances 2022 en matière de fiscalité (les mesures reconduites, les nouveautés et les différentes approches préconisées pour les contribuables) ...et à dévoiler le tout nouveau cabinet.

1 consulting

E2A CONSULTING se présente comme une SARLU (société à responsabilité limitée unipersonnelle), qui veut répondre au besoin manifesté par les opérateurs économiques, les communes, les administrations fiscales et des Gouvernements de disposer d’une structure indépendante composée de spécialistes dans le domaine fiscal et juridique, selon son promoteur.

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« Nous avons eu l'occasion de gérer la fiscalité pendant toute une carrière, qui nous a permis notamment d'occuper des postes de responsabilité au Commissariat des impôts [de l'OTR] ; ce cabinet sera pour nous l'occasion d'apporter notre contribution à la gestion de la fiscalité dans notre pays et sur le plan international », indique l’ancien responsable du Fisc togolais.

Il s’agit, apprend-on, d’aider les opérateurs économiques togolais à se mettre en règle avec l’administration fiscale togolaise. « Notre but, c'est que l'administration fiscale encaisse ce qu'elle doit encaisser, et que l'opérateur économique paie le juste impôt, et ne soit pas lésé par l'administration fiscale. », ajoute-t-il.

L'ambition est également portée vers l'international, entre autres en direction des pays qui voudraient se lancer sur la même voie que le Togo en matière de mobilisation des recettes fiscales, avec un modèle de fiscalité centralisée de type "OTR".

« Le Togo est le seul qui a mis en place cet office. Il va sans dire que vu les excellents résultats que l'OTR est en train de faire, en grandissant, il est possible que d'autres pays veuillent emboîter son pas. Notre cabinet est là pour aider ces pays à mettre en place une telle structure », a-t-il ajouté.

La nouvelle entité de conseil émerge dans un contexte où la maîtrise de la fiscalité est une question de plus en plus présente et pressante chez les entreprises togolaises, petites, moyennes ou grandes.

Pour rappel, l’Office togolais des recettes, dont les performances sont en évolution soutenue depuis sa création, s’est vu assigner l’objectif de collecter cette année, 814 milliards FCFA, en hausse de 4,5% par rapport à l’année écoulée, où il avait mobilisé en tout, 780 milliards FCFA.

Ayi Renaud Dossavi

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Togo: le gouvernement assigne à l’OTR l’objectif de mobiliser 814 milliards FCFA en 2022

Le gouvernement togolais va décaisser 5 milliards FCFA pour assurer la gratification exceptionnelle des enseignants sur la période de janvier 2021 au 31 décembre 2025. L’annonce a été faite via un communiqué, ce mercredi 09 février 2022, au terme d’une nouvelle rencontre d’échanges entre les acteurs de l’éducation et les autorités togolaises. 

Selon l'exécutif, une part importante de ces ressources bénéficiera aux enseignants fonctionnaires sous forme d’allocations annuelles non « indexables », sur la période visée. L’autre portion devrait servir à aider les enseignants volontaires des établissements scolaires publics, selon « des critères à définir par le gouvernement » ainsi qu’à améliorer la subvention de l’Etat à l’enseignement confessionnel. 

La mise en œuvre de cette mesure devrait définitivement vider un vieux contentieux entre les organisations syndicales des enseignants et le gouvernement, et à l’origine en novembre 2021, d’un mouvement de grève jugé illégal.

Outre cette gratification, les pouvoirs publics togolais prévoient « d’autres mesures en faveur du secteur de l’éducation ». Notamment le recrutement de près de 3000 enseignants, de 250 élèves enseignants des filières scientifiques au cours de l’année 2022, et la construction de 5000 salles de classe dans le cadre du projet “augmentation de capacités d'accueil en milieu scolaire”.

Notons que pour le compte de cette année, le gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé a prévu de doter le ministère chargé du secteur d’une enveloppe de 151 milliards FCFA.


Esaïe Edoh

Les populations togolaises peuvent dans les prochains jours, depuis des chefs-lieux de régions et préfectures, adresser leurs demandes et obtenir le duplicata de certificat de nationalité. L’annonce a été faite par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Pius Agbétomey qui a informé également de l’opérationnalisation du matériel de duplication à travers un test dans les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé dans le Grand Lomé. 

A la suite de ce test, le projet sera étendu aux préfectures des Lacs, Vo, Danyi, Kloto, Badou, Anié, Blitta, Bassar, Oti et Kpendjal pour la première étape et à toutes les autres, dans la seconde.

L’initiative s’inscrit dans la politique gouvernementale de déconcentration des services et de rapprochement de l’administration des usagers, informe-t-on.

Le ministre de la santé togolais, Moustafa Mijiyawa et sa collègue déléguée à l’accès universel aux soins, Agba-Assih Mamessilé, ont visité mardi 08 février 2022, les chantiers de construction de plusieurs infrastructures de santé au Nord du pays.

Notamment les sites des travaux de construction du Centre de Spécialités Médicales (CSM), du Centre des Maladies infectieuses (CMI) à Kara ou du Centre de Traitement des Épidémies (CTE) à Sarakawa. Et de l’avis des officiels togolais, les travaux évoluent bien. Malgré ce constaté, ils ont invité les entreprises à accélérer les travaux.

66789 infrastructures de sante

D’après les informations, les futures infrastructures devraient répondre aux ambitions du gouvernement en matière de santé. Précisément, elles devraient « développer les capacités du système de services et soins, en termes d’infrastructures et d’équipements, améliorer la qualité de l’offre, notamment dans les zones reculées et enclavées, et renforcer la sécurité sanitaire ainsi que la réponse aux épidémies et aux autres urgences de santé publique”. 

Le projet d’infrastructures sanitaires est en cohérence avec la volonté des autorités togolaises de garantir l'accès aux soins de santé à tous. Notons qu’en ce sens, elles ont initié également d’autres programmes et projets, dont le plus récent “Wezou” accompagne les femmes enceintes et le nouveau-né. L'exécutif travaille également à rendre effective l’assurance maladie universelle au Togo, après l’adoption d’une loi y relative.

Esaïe Edoh  

Les choses se précisent pour la révision de la politique nationale du développement du commerce au Togo (PNDC), en vue d'adapter ce cadre au contexte de la pandémie de Covid-19. Après un appel à consultant lancé en mois d'Août dernier, le ministère du commerce, de l'industrie et de la consommation locale planche sur l'initiative, à la faveur de travaux lancés à cet effet cette semaine à Lomé.

« Face aux nouveaux enjeux et défis, il est important de mettre à jour la politique nationale de développement du commerce togolais afin de rendre les entreprises togolaises plus compétitives sur le marché international, dans un contexte que nous connaissons tous, où la Covid freine beaucoup d'importations et d'exportations. », indique Dr Ayira Korem, économiste, Chercheur à l'Université de Lomé et Chef de mission. « Donc il est essentiel de comprendre quels sont les enjeux majeurs pour que la politique nationale du développement du commerce togolais puisse orienter les entreprises, et pour qu'elles puissent être compétitives sur le plan international. », ajoute-t-il.

L'objectif affiché est notamment d'améliorer les capacités d'offre de biens et services, et satisfaire les besoins des consommateurs togolais. 

Notons que l’ancienne politique du commerce adoptée en 2011, date d’un peu plus d’une décennie.  Pour Raoul Bassolawè Koka, administrateur des finances au ministère, il s’agit pour le Togo de s’adapter aux nouvelles tendances du commerce international, dans un contexte de globalisation.  

« L’actuelle PNDC date de 2011, et nous savons qu'il y a eu beaucoup de changements depuis : la globalisation, la régionalisation, le lancement de la Zlecaf, mise en œuvre depuis janvier 2021 », précise-il. Face à ces changements, l’autorité publique veut “changer de paradigme pour s'aligner”, avec la nouvelle donne, en évaluant l’ancienne politique, et définir les terrains d’amélioration. 

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Un cabinet pour la mise à jour de la politique nationale de développement du commerce - Togo First

mercredi, 09 février 2022 14:11

Où va le coton togolais ?

Ne disposant pas encore d’unités de transformation de son coton, le Togo exporte massivement son or blanc. Première source de devises du pays, le coton togolais est surtout plébiscité en Asie du Sud-Est. 

Les exportations ont rapporté 64 millions $ (environ 36 milliards FCFA) en 2020, 98 millions en 2019, selon la base de données Comtrade des Nations Unies, un agrégateur de statistiques détaillées annuelles et mensuelles sur le commerce international.

Les plus importants clients du Togo sont basés en Malaisie, au Vietnam, en Inde et en Chine. 

1 Destination2020

2 destination2019

3 destination2018

Fiacre E. Kakpo

Le ministère togolais de l’Economie et des Finances annonce que les réformes engagées dans le pays depuis quelques années par son département, avancent bien et affichent aujourd'hui un taux d’exécution physique de 80,02% et un taux d’exécution financière de 67,8%, à fin décembre 2021.

L'information a été rendue publique à la faveur d’une récente visioconférence sur la Revue nationale des réformes à fin décembre 2021 dans les départements ministériels et institutions de l’Etat. 

La rencontre virtuelle visait à faire le point de l’état de mise en œuvre des réformes et à prendre des mesures pour renforcer le processus, les prochaines années. Elle a rassemblé une centaine de participants issus des institutions de la République, de l’administration publique, du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers.  

1 rencontre

« Les principales réformes opérationnelles réalisées en 2021 sont notamment ; le démarrage de l’exécution du budget de l’Etat en mode programme à partir de janvier 2021; la digitalisation du processus de délivrance du casier judiciaire;  l’élaboration et la publication du 1er rapport d’évaluation des dépenses fiscales pour l’année 2019 et celle de 2020 qui a accompagné le projet de loi de finances 2022 à l’Assemblée nationale; l’adoption des projets de loi de règlement des budgets, gestions 2016, 2017, 2018 et 2019 par l’Assemblée Nationale », cite entre autres, un communiqué sanctionnant la rencontre.

On compte également, la publication sur le site www.togoreforme.com du document de déclaration des risques budgétaires de l’exercice 2021 ainsi que celui de la période 2022-2024 qui a accompagné le projet de loi de finances 2022. En outre, la relecture des textes relatifs aux comptes d’affectation spéciale et l’élaboration d’un projet de décret portant principes généraux des comptes d’affectation spéciale ; ainsi que l'adoption des lois relatives aux contrats de partenariat public-privé (PPP) et aux marchés publics par l’Assemblé nationale.

Il s'annonce par ailleurs qu'une plateforme de suivi des réformes, qui est en cours d'implémentation, selon les précisions de Kpobié Tchasso Akaya,           Secrétaire permanent pour le suivi des politiques de réformes et des programmes financiers.

La rencontre a permis également de présenter les principales réformes en perspective pour 2022, dont l’évaluation du système de gestion des finances publiques, selon la méthodologie PEFA (Public Expenditure and Financial Accountability).

L’Agence nationale d'appui au développement à la base (Anadeb) a bouclé vendredi 04 février 2022, le processus d’identification et de sélection de 900 villages bénéficiaires du financement additionnel du projet Filets sociaux et services de base (FSB). Ils ont été retenus à la suite des rencontres régionales qui ont réuni des autorités communales et des organisations de la société civile.

Précisément, ces acteurs locaux, sur la base d’une liste de 100 cantons les plus pauvres du pays, établie par l’Anadeb qui pilote le projet, ont sélectionné de manière aléatoire les 900 villages bénéficiaires dont les populations seront accompagnées au plan socio-économique. Tout comme les populations de 937 villages, l’année écoulée (2021).

Précisément, durant 18 mois, 125.000 ménages issus des localités bénéficiaires vont recevoir un transfert monétaire de 15.000 FCFA par trimestre en 6 tranches. Également, 15.000 ménages vont bénéficier de l’inclusion économique, c’est-à- dire de l’accompagnement à la réalisation d’activités génératrices de revenus (AGR), apprend-on.

à l'instar de celles des 937 retenus en 2021,

Notons que ce financement additionnel d’une valeur de 18 milliards FCFA constitué de 10 milliards FCFA alloué par la Banque Mondiale (BM), 6,5 milliards par l’Agence française de développement (AFD) et 1,5 milliard FCFA par l’Etat togolais, permettra d’étendre le projet de janvier 2022 à juin 2023. Initialement, ce projet devait arriver à terme fin décembre 2021. 

Esaïe Edoh 

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