L’Unesco va soutenir la politique d’amélioration du système éducatif togolais que mènent les autorités du pays depuis quelques années. Dans cette perspective, l'institution onusienne a tenu jeudi 17 février à Lomé, une rencontre de diagnostic des besoins du secteur, ceci dans le cadre du projet « Ressources Éducatives » lancé en juin 2021 et qui sera financé par l’Agence française de développement (AFD).
La rencontre qui a réuni les acteurs du secteur de l’éducation a permis de faire le point des besoins réels du Togo sur la base de laquelle le partenaire va orienter dans les semaines à venir, ses actions pour améliorer le milieu. Ce qui va permettre au pays ouest-africain de renforcer sa politique de production et de diffusion des ressources éducatives, notamment les manuels scolaires.
En effet, l’Unesco dit avoir relevé un manque de manuels scolaires dans plusieurs Etats francophones dont le Togo, de même que l’absence des ressources éducatives indispensables pour une éducation de qualité. Ainsi, au total, 16 pays vont bénéficier de ce projet dont le Togo et deux autres nations désignées comme pilotes.
Pour rappel, plusieurs initiatives visant au renforcement du cadre scolaire sont engagées par les autorités togolaises. La plus récente est la construction de 30.000 salles de classe à l’horizon 2025 sur l’ensemble du territoire national.
Esaïe Edoh
Le ministère togolais de l’eau et de l'hydraulique villageoise, a procédé jeudi 17 février au lancement de la phase opérationnelle du « Projet d’Amélioration de la Gestion de l’Eau potable et de l’assainissement dans les Petits Centres de la Région Maritime, Communes Avé 2 et Zio 2 » (PAGEPC). D’un coût de 437 millions FCFA, il sera mis en œuvre par l’association Pionniers en Action pour le Développement Intégré à l’Environnement (PADIE) avec laquelle le ministère a signé une convention.

Concrètement, le projet consistera en la création du service technique de l’eau potable et de l’assainissement, la réalisation des travaux de réhabilitation, l’extension des réseaux d’eau et d’investissement, et en la formation des gestionnaires délégués, dans les localités concernées. Le projet permettra également la mise en place d’un cadre institutionnel et juridique local pour la gestion des services publics d’eau potable et d’assainissement dans les communes bénéficiaires.
Le PAGEPC, selon le ministère de l’eau, Bolidja Tièm, « se décline, entre autres, dans le Plan d’Action National du Secteur de l’Eau et de l’Assainissement (PANSEA), dans le Programme d’Appui aux Réformes et à la Gouvernance (PARG), dans le Plan National de Développement (PND) 2018-2022, dans la Feuille de route présidentielle 2020-2025 »
Prévu sur trois ans, ce projet constitue une initiative pilote de coopération décentralisée visant à créer et à expérimenter la délégation de service à un opérateur privé, indique-t-on.
Notons que selon la politique d’accès à l’eau potable, les autorités togolaises tablent sur la couverture universelle à l’horizon 2030 alors que le taux de desserte actuel est d’environ 60% en milieu urbain, de 50% dans les zones semi-urbaines et de 69% en milieu rural, d’après le ministère en charge du secteur. Pour le compte de cette année, les autorités projettent d’investir 23 milliards FCFA dans l’approvisionnement en eau potable, comme l’indique la loi de finances, exercice 2022.
Esaïe Edoh
Le Togo a bénéficié fin décembre 2021, d’un financement additionnel de 12 millions $ environ (près de 7 milliards FCFA), dans le cadre du programme de gestion côtière WACA, selon des informations d’experts proches du projet, obtenues par Togo First.
Ce financement additionnel, décaissé par le guichet IDA de la Banque mondiale, à 50% sous forme de crédit et à 50% sous forme de don, est une rallonge, pour des travaux de protection du littoral. Ces travaux (notamment la construction et l’extension d'épis) concernent l’un des deux secteurs de la côte les plus menacés par l'érosion, sur une bande de 18 km, allant d'Agbodrafo à Aného, apprend-on.
Le Togo a obtenu cette rallonge de concert avec son voisin le Bénin, qui a débloqué dans le même temps, 24 millions $ pour la protection d’une bande de côte de 23 km de son côté.
Ces ressources additionnelles de la Banque mondiale viennent s’ajouter à un financement de 55,5 millions $ pour le WACA Togo, décaissé par la banque mondiale (45 millions$), le Fonds pour l’environnement mondial (7,5 millions $), et une contrepartie de l’Etat togolais (3 millions $), pour une durée de 5 ans.
Rappelons que le programme de protection côtière WACA, qui se déploie avec 5 autres pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, intervient sur le territoire togolais, dans toute la région maritime. Notamment les trois bassins versants, du Mono, du Zio et du Haho, et dans le système lagunaire du Sud-Togo et du chenal Gbaga, qu’ont en commun le Togo et le Bénin.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le capital social de la Société d’infrastructures numériques (SIN), une entité souveraine chargée de détenir des actifs stratégiques du secteur des télécommunications et des NTICs, est porté à plus de 14,2 milliards FCFA, selon des informations parvenues à Togo First.
Créée en novembre 2016 par décret présidentiel, la SIN était dotée d’un capital de 200 millions FCFA, entièrement souscrit et libéré par l’Etat togolais.
Cette augmentation de plus de 14 milliards FCFA intervient alors que le gouvernement a, coup sur coup, fait intégrer au patrimoine de la société, plusieurs actifs stratégiques depuis 2017. C’est ainsi que le premier point d'échange Internet du Togo (IXP) lancé en 2017, est rentré dans le giron de la SIN. S’en sont suivies des infrastructures télécoms importantes telles que le premier datacenter de Lomé, le Carrier Hotel, le vaste programme de fibrage de l’administration publique et le projet E-gouv. Aussi, depuis janvier 2021, un décret impose-t-il aux personnes ou entreprises chargées de nouveaux chantiers de génie civil de déployer systématiquement à leurs frais, la fibre optique pour le compte de la SIN.
Depuis sa création, les missions de l’entreprise dirigée par Attia Byll ont sensiblement évolué, couvrant désormais des aspects plus techniques dans les télécoms, des activités financières de gestion de portefeuille ou même des activités économiques liées à la perception de redevances.
La mise en orbite de cette société de patrimoine est un volet du Programme Régional Ouest-Africain de Développement des Infrastructures de Communications (WARCIP) de la Banque, qui visait l’amélioration de la connectivité Internet au Togo, la baisse des prix d’accès à Internet et la mise en place d’un environnement favorable pour le secteur de l’économie numérique.
Fiacre E. Kakpo
Alors qu'elle assouplit ses mesures sanitaires en raison des niveaux de vaccination dans le monde, la France vient de classer le Togo parmi les pays les moins risqués dans le monde, d’un point de vue épidémique
En effet, dans sa nouvelle classification, le pays d'Emmanuel Macron a rangé le Togo dans la catégorie “Vert”, caractérisée par « une circulation négligeable ou modérée du virus, en l'absence de variant préoccupant émergent ». Et ce, après le Royaume Uni et les Etats-Unis qui, l’an dernier (2021), ont estimé le pays ouest africain sûr, en raison de la situation épidémique qui y prévalait.

En Afrique de l’Ouest, on compte outre le Togo, le Cap Vert, la Côte d'Ivoire, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Sénégal, qui sont dans le “Vert”.
Ceci devrait assouplir les conditions de voyage, de Lomé vers l’Hexagone. Concrètement, depuis le 12 février, pour les voyageurs vaccinés (vaccins reconnus par l’UE) « plus aucun test n’est exigé au départ » pour la France. « La preuve d’un schéma vaccinal complet redevient suffisante pour arriver en France, quel que soit le pays de provenance, comme c’était le cas avant la diffusion du variant Omicron. », selon Paris.
« Pour les voyageurs non vaccinés, l’obligation de présenter un test négatif pour se rendre en France demeure, mais les mesures à l’arrivée (test, isolement) sont levées lorsqu’ils viennent de pays de la liste « verte », caractérisée par une circulation modérée du virus. », selon les précisions du gouvernement français.
En contraste, des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Niger, le Bénin ou le Nigéria sont toujours dans la catégorie “Orange.

Notons qu’à ce jour, le Togo a franchi la barre des 2,6 millions de doses de vaccins administrées sur son territoire, comptant pour 30.4 doses pour cent habitants, 17.1 % de la population qui ont reçu au moins une dose de vaccin, et 13% de complètement vaccinés (hors 3ème dose).
Par ailleurs, la semaine dernière, la Coordination nationale de gestion de la riposte contre le Covid-19 (CNGR), confirmait la forte décrue des cas de contamination dans le pays, après la dernière vague liée au Variant micron, en fin d’année.
Ayi Renaud Dossavi
Les autorités togolaises ont annoncé lundi 14 février, leur engagement de rembourser à chacune des 117 communes les frais de délivrance des actes de naissance assurées gratuitement conformément à la loi instituant la gratuité de ce document dans le pays.
Selon un arrêté interministériel des ministres Payadowa Boukpessi et Sani Yaya, respectivement chargés de l’Administration territoriale et de l’Economie et des Finances, « le montant du coût de délivrance des actes de naissance à rembourser aux communes est fixé à 1000 FCFA par acte délivré ».
Ce remboursement se fera trimestriellement sur la base de présentation d’un état dressé par l’autorité communale, accompagné de justificatifs. Ce document avant transmission aux deux ministères, sera soumis à vérification des préfets.
Notons que la gratuité des actes de naissance est entrée en vigueur au Togo depuis le 1er janvier 2022 et pourrait coûter jusqu’à 300 millions FCFA à l’Etat selon Christian Trimua, porte-parole du gouvernement.
Esaïe Edoh
La présidence togolaise a procédé récemment à 4 nominations au sein du ministère du commerce de l’industrie et de la consommation locale. Il s’agit de Mensah Koffi Vinyo, au poste de directeur de cabinet, du ministère de Yakpey Comlan Nomadoli, affecté au poste de Secrétaire Général du ministère, de Botre Laré Arzouma, qui est porté à la présidence de la haute autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE) et de Abé Talime, nouveau directeur général du commerce.
Ces nominations, selon Kodjo Adédzé, Ministre du commerce « illustrent parfaitement la vision du gouvernement de doter le pays d’une administration moderne et de qualité pour assurer un service public performant et accessible ».
Notons que la cérémonie de prise de fonctions et de passation de charges s’est déroulée le mercredi 16 février 2022.
L’Office Togolais des Recettes (OTR) a présenté aux importateurs togolais de véhicules d’occasion, AEVO, la nouvelle application d’évaluation de véhicules d’occasion, mise en activité depuis le 1er février 2022. C’était à la faveur d’une rencontre avec ces acteurs, hier mercredi 16 février 2022, à la Douane de Lomé-Port, comme l’indique le fisc togolais.
« Les importateurs de véhicules d’occasion se sont réjouis de cette initiative qui instaure un véritable dialogue entre l’OTR et leur corporation », apprend-on. « Le Commissaire Général Philippe Kokou Tchodie a formulé ses vœux de santé et de prospérité à tous les membres de la corporation. Il a promis de prendre en compte toutes leurs préoccupations et suggestions pour un meilleur partenariat. », poursuit l’Office.

Cette rencontre intervient dans un contexte où l'OTR a repris le contrôle sur la mission de déterminer la valeur des véhicules d’occasion au Togo, fonction qu’assumait la Compagnie Togolaise d'Évaluation et de Contrôle (COTEC) depuis 2012, pour le compte de la Douane.
« Le Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes (OTR) porte à la connaissance des Opérateurs Économiques, qu’à compter du 1er février 2022, les évaluations des véhicules d’occasion se feront à la Section Évaluation des Véhicules de la Division des Opérations Douanières de Togo-Port », avait informé Philippe Kokou Tchodie en début d’année.
En tombant dans le giron de l'OTR, les opérations d'évaluation des véhicules d’occasion s'alignent également sur la digitalisation, enclenchée depuis quelques années par l’Office.
En effet, « les demandes et les résultats d’évaluation sont désormais électroniques via l’Application d’Évaluation des Véhicules d’Occasion (AEVO) », selon l’établissement public à caractère administratif, doté d’une autonomie de gestion administrative et financière, dans son communiqué.
Notons que c’est en 2019 que l'OTR a lancé un Avis d’appel d'offres international, à la recherche de la technologie, pour se doter d'un système d’évaluation des véhicules d’occasion, avec l'appui de la Banque africaine de développement (BAD).
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement a mis les mardi 15 et mercredi 16 février 2022 à disposition des écoles publiques, du matériel informatique et des tables-bancs.
Précisément, 135 établissements du secondaire du pays ont reçu du ministère chargé des enseignements, du matériel informatique. Des lots composés d’ordinateurs, d’imprimantes, de projecteurs et divers accessoires.
Quant aux tables-bancs d’une quantité estimée à 20.000, acquis sur fonds propres du ministère, ils sont distribués à des écoles dans le cadre de la réalisation du projet de « construction et d’équipement de 30 000 salles de classes d’ici 2025 », en ligne avec le Programme 9 (P9) relatif à l’augmentation des capacités d’accueil scolaire, conformément à la Feuille de Route Gouvernementale 2020-2025.
La Banque mondiale, à travers le Programme de gestion du littoral ouest-africain (WACA), va lancer auprès des communautés, une émission radio, pour renforcer la lutte contre l'érosion et pour la protection côtière.
Dénommée "Radio du littoral", l'émission prévue pour être mensuelle, avec des publications en langues locales, veut mieux atteindre les populations concernées pour la protection de la côte, donner la parole aux populations côtières et aux experts actifs sur ces projets dans la lutte contre l'érosion côtière.
Elle se fera en partenariat avec la radio Kanal FM (à travers l'émission "Le Club de la Presse"), et des médias partenaires, dont les radios Mokpokpo, La Voix de Vo, Delta Santé, Nana FM, et Taxi FM.
L'émission, visant à se rapprocher des communautés, doit être lancée ce vendredi 18 février 2022.
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