A Lomé, l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) travaille à se doter d’un cadre réglementaire en matière de finance islamique. C’est à la faveur d'un atelier organisé hier jeudi 24 février 2022, par le Conseil Régional de l’Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF), qui s'est tenu hier dans la capitale togolaise, les acteurs du secteur, planchent sur ces textes, en vue de leur adoption par les autorités politiques, comme l’indique le Ministère de l’Economie et des Finances.
Il s'agissait notamment de recueillir les observations des intervenants commerciaux et du grand public sur le projet de cadre réglementaire, et de finaliser les projets de textes réglementaires, avant leur présentation au Conseil des Ministres de l’UMOA (Union Monétaire Ouest Africaine).

Notons que la finance islamique repose sur les principes de la charia, qui met l’accent sur la responsabilité sociale de l’investissement. Y sont entre autres prohibées, toutes les transactions ayant recours à l’intérêt ou à la spéculation, en accord avec le droit musulman.
Cette mise au point du CREPMF intervient dans un contexte où cet outil de financement connaît un certain succès parmi les pays de l’Uemoa. Ainsi, on compte l’émission réussie de Sukuk (titre financier islamique), réalisée par des Etats membres de l’UMOA. Le Togo, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, et le Mali, ont mobilisé par cet instrument, pour plus de 864 milliards FCFA.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Port de Lomé se dote de deux nouvelles grues mobiles Liebherr (LHM 800) de dernière génération, du Groupe suisse Mediterranean Shipping Company (MSC). Ces nouveaux équipements, qui viennent booster la capacité de traitement de marchandises du Port de Lomé, ont été réceptionnés hier jeudi 24 février 2022, par la LCT (Lomé Container Terminal), à la faveur d’une cérémonie présidée par le ministre de l'économie maritime, de la pêche et de la protection côtière, Kokou Edem Tengue.

La LHM 800 a la capacité de charger et décharger des navires de grande taille, d'une largeur maximale de 22 rangées de conteneurs. Cet équipement dispose d’une capacité de levage maximale de plus de 300 tonnes, et assure une capacité de manutention de produits en vrac unique de 2 300 tonnes par heure, selon son concepteur.
Cette acquisition vient « répondre en partie aux besoins engendrés par la forte augmentation des activités au Port Autonome de Lomé », se réjouit le ministère de tutelle, dans un contexte où celles-ci ont bondi de 14 % entre 2020 et 2021, passant de 25,9 millions de tonnes manipulées en 2020 à 29,6 millions de tonnes en 2021.
La réception de ces grues est une solution intermédiaire, qui a été adoptée par les autorités compétentes, « afin de pouvoir supporter le gros volume de conteneurs en transit au Port autonome de Lomé », apprend-on.
Notons que sur la période, le trafic des conteneurs est en croissance de 15 %, passant de 1,7 million de conteneurs en 2020 à 1,9 million de conteneurs en 2021. Lomé devient ainsi le quatrième port d'Afrique, en termes de trafic conteneur.
Ayi Renaud Dossavi
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La pandémie de Covid-19 a constitué un défi inédit, au plan sanitaire et socio-économique pour le Togo, a déclaré Sandra Ablamba Johnson, Ministre, Secrétaire Générale de la présidence togolaise, qui dans une tribune, évoque comment la crise a réhabilité le rôle de l’Etat.
D’après la collaboratrice de Faure Gnassingbé, la crise sanitaire a incité les autorités togolaises à élaborer et développer de nouvelles politiques sociales permettant le renforcement de la protection sociale et de la résilience des acteurs économiques ainsi que des ménages face aux chocs exogènes. « La crise a servi de laboratoire pour l’innovation socio-économique et digitale avec la mise en place d’un revenu universel de solidarité pour aider les citoyens privés d’activités génératrices de revenu », écrit-elle.
Au rang des initiatives prises par le gouvernement togolais, elle cite la mise en place de la plateforme numérique Novissi.

Celle-ci a permis d’octroyer une aide financière de 13,3 milliards FCFA à 820 000 personnes à travers un système de transfert monétaire direct. « Cette action, combinée à d’autres mesures de soutiens économiques financées par l’État, a permis au Togo d’échapper à une récession que beaucoup jugeaient inévitable », souligne-t-elle.
Le succès de Novissi déployé quelques semaines après l’apparition du premier cas de Covid-19 dans le pays, en avril 2020, selon celle qui est également en charge du Climat des Affaires, « démontre les opportunités que recèle la transformation digitale au bénéfice de l’inclusion de la population ».

Cette expérience, a-t-elle soutenu, va servir « de jalon à de nouvelles avancées, comme l’identification biométrique, qui offrira une identité numérique à tous les Togolais pour leur garantir une couverture santé universelle et l’accès aux services sociaux et financiers de base ».
Selon Sandra Ablamba Johnson, les stratégies de riposte de Lomé ont permis à l’économie togolaise d'enregistrer une croissance positive de 1,8 % en 2020, et de s’établir à 5,3 % en 2021.
Esaïe Edoh
Lors de son dernier Conseil des ministres, hier mercredi 23 février 2022, l’exécutif togolais a marqué de nouvelles avancées dans la réforme de la réglementation du travail au Togo. Ceci, à travers l’adoption de deux projets de décrets, dont un premier relatif aux syndicats professionnels et au droit de grève sur le territoire.
Ce texte, dont les dispositions sont prévues dans le nouveau code du travail, vient « actualiser, clarifier et consolider » le cadre en vigueur, en définissant notamment les conditions de constitution et les critères de représentativité des syndicats professionnels.
« Pendant longtemps, les syndicats se créaient sur le modèle d’une association. Mais étant une forme de regroupement particulière, il faut leur apporter des conditions propres », indique à ce propos, Akodah Ayewouadan, ministre en charge de la communication et Porte-Parole du gouvernement,
De même, on y retrouve des exigences liées au siège, à la transparence financière, l’effectif, la direction, par exemple.
Le droit de grève
« Désormais, avant d’aller en grève, il faudra préalablement discuter. C’est une mesure obligatoire qui est inscrite », souligne le porte-parole de l’exécutif. « Après les discussions, si aucune solution n’est obtenue, on pourra aller vers les préavis, et éventuellement la grève. Et même à ce niveau, des mécanismes sont mis en place pour que les discussions se poursuivent ».
Le nouveau texte, s’il réaffirme le principe de la liberté d’exercice du droit de grève, indique que certaines modalités liées aux préavis et aux négociations préalables, comme l'impératif de la discussion entre les différentes parties prenantes, doivent être observées avant, et même pendant les grèves.
« C’est un texte qui recherche l’équilibre, et qui est en droite ligne avec ce que fait le gouvernement, la promotion du dialogue et la recherche du compromis », assure, plus loin, le ministre de la communication, par rapport à un décret qui organise les conditions d’un service minimum obligatoire, et prévoit un régime de réquisition pour les secteurs essentiels.
Le CNT, un nouveau cadre de consultation tripartite
Le second texte inhérent aux conditions de travail adoptées par le gouvernement Tomegah-Dogbé, entérine la création d’un Conseil national du travail (CNT), renforçant par ailleurs la volonté affichée de l’exécutif, de mettre l'accent sur les discussions entre les différentes parties prenantes, en cas de litige ou de revendications liées au Travail.
Ainsi, la nouvelle entité est un organe consultatif tripartite réunissant l’Etat, les représentants des salariés (syndicats) et les professionnels.
Placé auprès du ministre chargé du travail, le CNT aura pour mission de travailler au quotidien à l’amélioration des conditions de travail et à l’emploi, de façon générale.
Il s’agira pour ce Conseil, « d’examiner et de formuler des propositions et avis sur toutes questions touchant le travail, la main-d’œuvre, l’emploi, la formation professionnelle, la sécurité sociale, la sécurité et la santé au travail ainsi que l’amélioration des conditions de travail, de promouvoir et de favoriser le principe de coopération tripartite » ou encore « de contribuer à la préservation de la paix sociale et de l’emploi”, apprend-on.
L’ambition est de maintenir les conditions de travail « les plus favorables possibles », en vue de « faciliter l’investissement, l’accès à l’emploi et booster l’économie nationale », poursuit à cet effet, le ministre Ayewouadan.
Par ailleurs, ce nouvel organe diffère du Conseil national du dialogue social (CNDS), une entité déjà existante, notamment du point de vue de son caractère « purement consultatif et de son action ».
Notons que ces mises à jour du cadre réglementaire du Travail interviennent peu après quelques vents de grève survenus dans plusieurs secteurs d’emplois, en fin d'année dernière.
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A la faveur d’une visite mercredi 23 février 2022 à l’Institut de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) de Lomé, spécialisé en Bâtiments, le président du Conseil National du Patronat (CNP-Togo), Laurent Tamegnon a annoncé la perspective d’un partenariat entre les deux structures.

L’IFAD de Lomé lançait son volet Alternance qui sera caractérisé par des immersions en entreprises, pour la phase pratique. “La formation se déroule à 50% à l'IFAD et 50% en entreprise », explique Commi Nassini, n°2 de l’Agence Education Développement (AED) qui pilote les IFAD.
Dans cette dynamique, une convention-cadre sera signée avec le Conseil National du Patronat (CNP), ouvrant la voie à d’autres conventions bilatérales avec diverses entreprises de BTP qui vont accueillir les étudiants, précise-t-on.

Notons que les IFAD sont initiés par le gouvernement afin de former des professionnels compétents, capables de s'intégrer immédiatement dans la vie active et de s'adapter aux évolutions de leur secteur d'activité.
Celui en Bâtiments de Lomé, ouvert il y a moins d’un an, accueille actuellement près d’une centaine d’étudiants dans plusieurs pôles de métiers notamment gros œuvres, énergies et fluides, menuiseries et métallerie, ou encore finitions et seconds œuvres.
Deux autres sont opérationnels à l’intérieur du pays et sont spécialisés en Aquaculture (Elavagnon) et Élevage (Barkoissi).
Les mobilisations d'investissements ont connu une progression positive en 2021, avec en tout 38 projets approuvés, pour un montant total d’investissements prévus de 277 milliards FCFA, selon les données rendues publiques ce mercredi 23 février 2022 par l'exécutif togolais, au sortir du Conseil des ministres.
Selon la ministre en charge de la promotion de l’investissement, Rose Kayi Mivédor, la hausse des projets d’investissements étrangers est portée par la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA), dont l’opérationnalisation progressive a amélioré « [l]’attraction d’investissements directs étrangers dans notre pays ».
Dans ce sillage, la région maritime demeure la zone la plus attractive avec un intérêt en progression pour les régions de l’intérieur du pays, selon l'exécutif togolais.
En tant que parc agro-industriel, la PIA veut notamment favoriser la transformation locale des matières premières notamment agricoles destinées à l’exportation, comme le coton, la noix de cajou, le soja, le café, et le cacao.
Sur le site, plusieurs projets sont déjà en cours. Notamment, l’implantation de la société de textile, “TOGO Clothing Company”. D’autres entités comme M Auto Electric Mobility, société de fabrication de véhicules électriques, Togo Agro-Ressources SAU, une société agro-alimentaire qui a pour domaine d’activité la transformation du soja en huile comestible, et Togo Wood Industries SARL, spécialisée dans le bois, y sont également déjà actives.
Notons que l’amélioration du cadre pour renforcer l’attractivité du pays vis-à-vis des capitaux étrangers se poursuit, du reste. Ainsi, en fin d’année dernière (le 29 décembre 2021), le parlement avait adopté deux projets de loi relatifs, l’un aux marchés publics, et l’autre aux contrats de partenariats public-privé (PPP).
Le projet sur les PPP vient notamment renforcer les dispositions du cadre juridique en ce sens, pour faciliter les investissements privés au Togo, dans de nouveaux secteurs d’activités.
Ayi Renaud Dossavi
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La sélection féminine de football du Togo s’est qualifiée ce mercredi 23 février 2022 pour la Coupe d’Afrique des Nations Dames (CAN). Une première qualification de son histoire, arrachée à la suite de sa victoire sur le Gabon (1-2) à Libreville, au match comptant pour le dernier tour qualificatif.
Déjà au match aller à Lomé, les Eperviers dames avaient réalisé la même performance en venant à bout des Gabonaises. Avec cette qualification, le Togo sera représenté en terre marocaine qui accueille cette compétition continentale de football du 2 au 23 juillet 2022.
Rappelons qu’au tour préliminaire des qualifications, le Togo s’était imposé 5-0 face à l'équipe féminine du Sao Tomé et Principe, qui s’est par la suite retirée de la course.
En conseil des ministres ce mercredi 23 février, l’exécutif togolais a examiné et adopté un projet de décret fixant les modalités de protection des personnes contre les effets des champs électriques, magnétiques et électromagnétiques qui proviennent des rayonnements non ionisants.
L’adoption de ce projet permettra de protéger les populations contre les cancers cutanés provoqués par le rayonnement non ionisant. Elle vise également à doter le pays « d’un instrument juridique de protection de sa population contre les impacts probables des rayonnements non ionisants, conformément aux exigences et aux standards internationaux en la matière ».
Au Togo, une campagne de vaccination de rattrapage contre la poliomyélite se déroulera du 24 au 26 février 2022 sur l’ensemble du territoire national. Elle sera au bénéfice de 763 081 enfants âgés de 3 à 6 ans, apprend-on du ministère chargé de la santé.
La campagne va mobiliser 1298 vaccinateurs qui vont administrer 801 235 doses de vaccin antipoliomyélitique inactivé ou injectable (VPI). L’opération, financée par le fonds GAVI à hauteur de 246 millions de FCFA, se déroulera sur des sites aménagés à cet effet, dans les formations sanitaires et dans la communauté.
Notons que la poliomyélite est une maladie très contagieuse, causée par les poliovirus et touche particulièrement les enfants de moins de 5 ans.
Le Programme Décentralisation et Gouvernance Locale (ProDeGoL), est arrivé à terme le 31 janvier 2022. Cette fin a été marquée, hier mardi 22 février 2022, par une cérémonie de don de matériel, notamment des véhicules, au Ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et du développement des territoires, partenaire politique de ce programme cofinancé par la République fédérale d’Allemagne et l’Union européenne (UE).
Ces ressources qui se composent de 6 voitures 4X4, de 3 groupes électrogènes, de matériel et équipement audiovisuel, informatiques et de bureau, ont été réceptionnées par le ministre d’Etat, Payadowa Boukpessi, des mains de l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo, Matthias Veltin et Frédéric Varenne, représentant l’Ambassadeur de la Délégation de l’UE au Togo.
Arrivé à son terme, le ProDéGoL devrait être remplacé par le Projet décentralisation Gouvernance (ProDeG), toujours au profit des communes.
« Sa particularité, c'est de s'inscrire dans la continuité des appuis que nous avons apportés au processus de mise en œuvre de la décentralisation, aussi bien au niveau national qu'au niveau communal, donc c'est avant tout, cette particularité. », a indiqué à ce propos, le Dr. Omnia Aboukorah-Voigt, Cheffe du Programme ProDeGoL. En effet, « il est prévu de poursuivre l'appui au niveau national, notamment, pour l'organisation de toutes formes de renforcement des capacités de tous les acteurs, essentiellement communaux qui sont chargés de mettre en œuvre mais aussi d'exercer la décentralisation. »
Pour sa part, le ministre d’Etat s’est « [réjoui] de la poursuite du programme avec la coopération, dans le Programme Gouvernance et décentralisation ».
« Je voudrais inviter l'Union européenne à ne pas mettre un point final à son intervention sur ce programme de bonne gouvernance. Je sais que l'UE est là maintenant et va nous appuyer fortement dans d'autres secteurs communaux. », a-t-il ajouté.
Mis en oeuvre par la Coopération allemande GiZ au Togo, le ProDégol a notamment appuyé 13 communes du pays, à savoir : Zio 1, Kloto 1, Yoto 1, Ogou 1, Amou 1, Sotouboua 1, Tchaoudjo 1, Tchamba 1, Kozah 1, Binah 1, Bassar 1, Oti 1 et Tône 1.
Ayi Renaud Dossavi