Togo First

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Les travaux de la 8ème conférence et assemblée générale de l’Association des commissions de finances de l’Afrique de l’ouest (WAAPAC) ont été ouverts ce lundi 23 mai à Lomé sur le “rôle des parlementaires dans les mécanismes de relance économique post Covid-19”. 

Objectif : redynamiser cette organisation et proposer des solutions pouvant permettre de relancer les économies des pays de la région.

A l’ouverture de cette rencontre, en présence des représentants résidents de la Banque mondiale au Togo, Hawa Wagué et du Fonds monétaire international (FMI), Maximilien Kaffo, Djossou Sémondji, président de l’association, a déclaré: “Les parlements d’une manière générale et les commissions des finances et des comptes publics en particulier, doivent redoubler de vigilance dans leur mission de contrôle de l’action des gouvernements pour s’assurer que les politiques budgétaires soient de plus en plus efficaces et efficientes”. 

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Concrètement, ces assises de 4 jours devraient permettre de formuler des propositions et recommandations pour faire face à la crise due à la pandémie du coronavirus et au conflit russo-ukrainien. 

Par ailleurs, l’association qui est présidée par le Togo, envisage de porter à 10 000 $, la cotisation annuelle par pays membre, qui était de 2 000 $, afin de se donner les moyens de financer ses activités. “Avec la difficulté de financement des activités de l’association, nous sommes en train d’étudier la possibilité d’ajuster ce montant de 2 000 à 10 000 dollars par an et par pays membre”, a indiqué son secrétaire exécutif, Dr Rasmeed Draman. 

Pour rappel, la dernière assemblée générale de la WAAPAC s’est tenue à Niamey en 2017. 

La nation togolaise, à travers les Forces Armées (FAT), a rendu vendredi 20 mai dernier, un dernier hommage aux huit soldats tombés le 11 mai dernier au cours de l’attaque terroriste de Kpekpakandi. C’était au cours d’une cérémonie présidée par Marguerite Essossimna Gnakade, ministres des armées, à Nioukpourma (Dapaong), où est basé le 4ème Régiment d’infanterie.

L’évènement a été marqué entre autres, par l’arrivée des dépouilles mortelles drapées aux couleurs nationales, le dépôt de gerbes, la minute de silence et l’oraison funèbre prononcée par le Colonel Kolemagah Kassawah, Chef d’Etat-Major de l’Armée de terre. 

Également à cette occasion, les huit soldats ont été décorés, à titre posthume, de la médaille de Chevalier de l’Ordre du Mono, pour services rendus à la nation. 

Notons qu’au cours de l’attaque, l’armée togolaise a réussi à neutraliser 15 assaillants, selon le rapport présenté par le ministre de la Sécurité, Gal Yark Damehane.

Au Togo, les conducteurs de taxi moto chez Gozem peuvent effectuer des paiements d’essence dans une station d’essence TotalEnergies par des moyens digitaux, via le portefeuille intégré dans leur application mobile Gozem Champion.

Les deux sociétés, Gozem et TotalEnergies, annoncent en effet ce lundi 23 mai 2022, avoir conclu un accord pour digitaliser l’achat d’essence.

« Ce partenariat va tout d’abord permettre aux conducteurs Gozem d’assurer une meilleure maintenance de leurs véhicules avec de l’essence TotalEnergies de bonne qualité. », indique la start-up basée à Lomé. « Ensuite, ces derniers pourront gagner du temps en payant directement l’essence grâce à leur portefeuille électronique Gozem au lieu de retirer de l’argent en espèces. », apprend-on.

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« Grâce à ce partenariat qui va se développer, il ne fait aucun doute que le parcours des champions dans nos stations sera rendu plus agréable et que le service sera amélioré. Car c’est cela, la finalité du digital : nous faire progresser vers une meilleure relation client. », a indiqué pour sa part, Frédéric Maupetit, Directeur Général de TotalEnergies Togo.

Pour l’heure, seulement deux stations d’essence TotalEnergies à Lomé sont habilitées à recevoir ce paiement digitalisé des champions Gozem, celles de Hanoukopé et Totsi. À partir de là, l’objectif est d’étendre la formule à plus de stations d’essence sur le territoire togolais, ainsi que dans les autres pays où Gozem et TotalEnergies sont implantées en Afrique.

Ayi Renaud Dossavi

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Togo : M Auto lance deux gammes de motos électriques, et annonce l’implantation d’une usine de fabrication

Au Togo, la campagne cotonnière 2021-2022 a enregistré une nouvelle chute après celle de 2020-2021, en dépit d'une prise de contrôle de la filière par le Singapourien Olam. Elle s’est soldée par une production estimée à environ 50.000 t contre une prévision de 130.000 t, indiquent les acteurs de la filière à l’occasion du lancement de la nouvelle saison en fin de semaine dernière à Kara. Une année plus tôt, la production était de 66.000 t. La baisse enregistrée cette année, ressort ainsi à environ 25%.

Au cours de la campagne 2021-2022, 74.000 ha de terres cultivables ont été exploitées contre 193.000 ha annoncés au début de la saison.

La baisse de productivité constatée s’explique, selon la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) par l’abandon de la filière coton au profit de la culture du Soja qui d’après les producteurs, est plus rentable.

Face à cette situation, la Société cotonnière a pris de nouvelles mesures incitatives. Il s’agit notamment de la hausse du prix du coton graine de 1er choix à 300 F CFA le kilogramme et à 280 F CFA le kilogramme de coton graine de 2è choix, alors qu’ils étaient respectivement vendus à 265 FCFA le kg et 225 FCFA le kg.

Pour cette nouvelle campagne 2022-2023, l’objectif est d’emblaver 180.000 ha pour une production de 146.000 t de coton.

Esaïe Edoh 

La société M Auto Electric Mobility, Société de Fabrication de Véhicules Électriques au Togo, implantée dans la zone industrielle d’Adétikopé, a officiellement lancé ce dimanche 22 mai 2022, ses deux gammes de motos électriques. Nommés “Chap Chap” et “, Commando “, ces deux véhicules ont été présentés aux médias, lors d’une rencontre à l’hôtel 2 février.

Le modèle “Chap Chap” a un coût de 900 000 FCFA, et celui “Commando”, de 1 179 000 FCFA. 

“Pays as you go” et Mobile Money

La vente de ces deux nouveaux produits, qui ont commencé à se disséminer dans la capitale togolaise, se fait suivant deux modalités : le paiement au comptant, et le modèle “Pay as you go”.

Selon le top management, les clients peuvent payer 999 FCFA/jour (Chap chap), ou 1299 FCFA/jour (Commando), 25 jours par mois, pendant 36 mois, via les moyens digitaux du mobile money (Flooz ou T Money).

Dans la foulée, M Auto se propose de rendre disponibles les batteries sur toute l'étendue du territoire, en s’appuyant notamment sur des partenariats parmi les sociétés de ventes de carburant et leurs réseaux de stations d’essence. Des ententes ont ainsi été signées avec TotalEnergies, Somayaf, Energium, apprend-on. Il s’agit à terme, de mettre à disposition des sites d'échange de batterie, dans 200 stations-services du pays.

“L’ambition de M AUTO à terme, est de disposer d’une station d'échange de batteries à chaque kilomètre", indique la nouvelle entreprise. 

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L’opération de recharge de la batterie coûte 1300 FCFA. Chaque batterie, pleinement rechargée, dispose d’une autonomie de 75 km, selon les détails de Emmeline Brutus, cheffe de projet M Auto.

Une usine de fabrication à l’horizon

Alors qu’elle avait initialement annoncé une usine d’assemblage, la société indique désormais vouloir se doter d'une usine de fabrication sur le territoire, avec une promesse de 3000 emplois locaux à l’horizon, au Togo et au Bénin. 

L'infrastructure en construction est attendue l’année prochaine, selon Yasmeen Jawaharali, cofondatrice de M Auto. 

Le Togo dispose d ‘une importante flotte de deux-roues à usage commercial ainsi que de politiques gouvernementales très favorables à l’implantation d’unités locales de fabrication de véhicules électriques. C’est une belle opportunité pour M AUTO”, a poursuivi la cofondatrice. 

A ce jour, environ 300 motos M AUTO sont en circulation au Togo.

Investissements Verts

M Auto est détenue majoritairement par l’Africa Transformation and industrialization Fund (ATIF), un fonds d'investissement axé sur l'industrie et le développement économique en Afrique, basé à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis).  

Parmi les associés de ce véhicule d’investissement, on retrouve Shegun Adjadi Bakari. Pour ce dernier, ancien conseiller principal du Président de la République Togolaise, Faure Essozimna GNASSINGBÉ, M Auto constitue “un produit technologique et de qualité pour les populations africaines", dans leur transition énergétique.

Ayi Renaud Dossavi

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Les autorités togolaises poursuivent la revalorisation du patrimoine culturel du pays. Elles annoncent le réaménagement des hauts fourneaux de Nangbani. 

Le ministère de la culture va lancer prochainement les travaux, a-t-on appris. Le chantier devrait durer 6 mois avec l’appui de la France, à travers son Service de Coopération et d’Action Culturelle au Togo. 

Le lancement du processus de réhabilitation de ce site qui vise à poursuivre la démarche de mise en lumière de ces anciens et importants sites sidérurgiques d’Afrique de l’ouest, intervient après la réhabilitataion du site de Bandjeli.

L’International Business Bank Togo (Ex-BTCI), va orienter ses actions conformément aux projets prioritaires du gouvernement togolais, inscrits dans sa feuille de route 2020-2025. C’est l’essentiel du message apporté par le Directeur général de l’institution bancaire, Tahari Nabil, à la Cheffe du gouvernement, Victoire Tomegah-Dogbé, le jeudi 19 mai 2022 au cours d’une audience.

« Nos priorités sont d’abord l’amélioration de tout le processus de digitalisation et, bien entendu, de notre stratégie de financement et, en même temps, d’accompagner le gouvernement dans sa vision de développement de croissance et d’investissement dans tous les secteurs », a indiqué le N°1 d’IB Bank Togo.

Outre cet engagement, le groupe bancaire travaille depuis quelques semaines avec le Conseil National du Patronat (CNP-Togo) en vue de l’activation de la ligne de garantie du Fonds de solidarité africain (FSA) au profit du Togo. 

Notons que l’IB Bank Togo, dotée d’un capital social d’amorçage de 30 milliards FCFA, a pour objet, “la prise de participation dans les entreprises du secteur bancaire notamment les établissements de crédit, les établissements de monnaie électronique, les systèmes financiers décentralisés, les compagnies financières, les entreprises de services auxiliaires et toute autre entité dont l'activité y serait rattachée.”

Esaïe Edoh

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Ingénieur en électromécanique de formation, Edouard Akakpo-Lado est passionné par la recherche et l’innovation. Le fondateur du Centre de recherches, d’inventions et d’innovations technologiques (CRIIT Lado Concept) et promoteur de l’Association des jeunes pour la promotion des énergies renouvelables et le développement durable (AJPER2D), s’est positionné sur le segment de la fabrication de machines. 

Au milieu d’une multitude de machines, à peine reconnaissable dans son débardeur blanc noirci, Edouard Akakpo-Lado, la trentaine, presse des graines de cacao torréfiées avec l’une de ses dernières inventions. Il expérimente ainsi sa performance pour améliorer la transformation de l’huile de cacao. L’inventeur prend des notes et vérifie le temps mis par les graines pour être transformé. L’odeur du cacao perdue dans le bruit de la machine le rassure de l’efficacité de son nouveau produit. 

Dans cette maison qui lui sert d’atelier de fabrication et de bureau, il n’y a plus de place pour autre chose. Chaque matériel, même en désuétude, a son utilité. En face de lui, se trouve cette inscription : “Je vois des opportunités là où d’autres voient l’impossible ”.

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Le déclic  

Ça a commencé quand j’étais encore en classe de 3ème, par la fabrication de petits jouets comme des avions, des hélicoptères, des bateaux…Pour moi, c’était juste amusant et passionnant, mais au fur et à mesure, à partir de la classe de Terminale, j’ai commencé à prendre la chose au sérieux”, se rappelle-t-il. Après avoir mis au point sa toute première machine baptisée “Merlinox” en 2012, il obtient dans la foulée son Baccalauréat. Ce robot qui permet de piler facilement les noix de palme pour réduire les corvées domestiques des femmes, va l’inciter à faire de sa passion, une activité professionnelle.  

Le jeune entrepreneur quitte l’Université de Lomé (UL) un mois après le début des cours pour se diriger vers un centre de formation. “Je n’ai pas été satisfait et j’ai quitté”, déclare-t-il. “J'ai fait 1 mois à l’UL ; malheureusement, tout était théorique et je n'ai pas trouvé satisfaction. Mais heureusement, j'ai trouvé un BTS Électromécanique qui a pu répondre à mes attentes”. Il poursuit ainsi son cursus dans cette filière et trouve ses repères pour perfectionner son génie créateur.   

Répondre aux besoins de la population 

Malgré les difficultés notamment d’ordre financier rencontrées, Edouard Akakpo-Lado prend goût et enchaîne les inventions. En 2018, il reçoit son premier appui à travers le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) pour réaliser son projet de transformation de tomates.  Araricomax, Conpalmi, Tomatomixer, presses à canne à sucre, à jus d’ananas, capsuleuses, pasteurisateurs, sarcleuses motorisées, broyeurs de coque de coco, foyers améliorés, charbon écologique, fumoirs de poissons …, les exemples sont multiples.  “Ces machines ne font que m’immerger davantage dans le monde de la créativité. Mes inventions et innovations sont en fait des réponses à des besoins exprimés par les clients.”, explique-t-il.

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A son actif aujourd’hui, le jeune inventeur compte une cinquantaine de créations.  Il se base sur les défauts des outils importés pour perfectionner ses produits et les rendre plus résistants. “Quand les machines achetées de l’extérieur tombent en panne, il n’y a pas de techniciens spécialisés pour les réparer ici. C’est difficile de faire venir un technicien de l’extérieur et la machine va à l’abandon. Je me suis dit qu’il fallait commencer à faire de petites choses, les améliorer au jour le jour jusqu’à obtenir un produit parfait qu’on pourra offrir à nos populations. En cas de panne, on peut le réparer directement sur place. Ceci rentre dans l’intérêt de notre économie”, souligne-t-il.

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Chaque jour, l’inventeur togolais a de nouvelles idées. Sa dernière trouvaille est une rôtissoire permettant aux restaurants et hôtels de rôtir facilement les poulets, les moutons ou les porcs. 

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Actuellement, il développe une rappeuse de manioc pour transformer ce tubercule en farine ou en pain.

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 “Il y a des machines qui sont en cours d’étude comme un torréfacteur de farine de manioc. Il y aura toute une série pour optimiser ce processus. Tous ces outils permettent d’améliorer les conditions de vie de la population”, affirme Edouard.  

Plusieurs prix et distinctions 

Avant d’être élevé au rang de “Chevalier de l’Ordre national du mérite”, en 2019, Edouard a, petit à petit, gravi les échelons en remportant deux fois le prix Sialo (Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé) en 2014 puis en 2016.  

A l'international, il obtient également en 2016 le prix de l’innovation africaine qui lui a permis de représenter le Togo au Botswana, puis devient Alumni de Yali Dakar. Deux ans plus tard, le patron de CRIIT Lado Concept sera lauréat du programme de formation et d’accompagnement des entrepreneurs africains, avec à la clé une subvention de 5 000 $. Il est aussi Alumni de Ashoka et a reçu plusieurs autres prix, notamment dans le domaine de l’environnement. 

Défis et ambitions

A cheval sur la perfection, Akakpo-Lado se juge encore très en deçà de l’exploitation de tout son potentiel et de la réalisation de ses projets. “Je me sens encore éloigné du niveau de mes attentes parce que je me dis que je n’ai encore rien fait dans le monde de la technologie ou de la création de machine. Je dois encore faire plus. Tout ce que j’ai déjà fait, répond aux besoins des gens et leur facilite la vie, mais je reste sur ma faim”. Il poursuit ses recherches pour développer de nouvelles choses. 

Le Togolais a des ambitions plein la tête. “J’ai des projets clés. Par exemple, transformer une moto ordinaire que nous conduisons en un avion, fabriquer des drones entièrement avec des produits locaux. Il faut que nous développions nos propres technologies, avec nos propres ressources”, relève-t-il avant d’ajouter que des pièces sont déjà mises en place pour réaliser ces projets. 

Edouard Akakpo-Lado pense qu’il est important de rassembler les créateurs, les génies et de les mettre dans de bonnes conditions pour contribuer au développement du pays. “On ne peut pas se développer en restant consommateur”, précise t-il.

Pour l’instant, le papa d’une fille de 8 ans et d’un garçon de 6 ans, veut devenir une référence pour la jeunesse, pour le Togo et l’Afrique, en matière de création d’entreprises technologiques. Il ambitionne à cet effet, de créer une plateforme industrielle. Mais en attendant, il continue avec l’aide de ses enfants, de faire tourner sa machine à cacao pour en extraire l’huile.   

La Rédaction

Situé dans le Sud Ouest du Togo, le lac Boko Zowla, qui constitue une limite naturelle entre la préfecture de Vo et la préfecture des Lacs, a perdu plus de 60% de sa superficie à cause de l’action humaine (les coupes massives du bois environnement), et du phénomène d'envasement. En moins de 30 ans (entre 1986 et 2013), ce patrimoine naturel a ainsi perdu 60 % de sa superficie, passant de 7813 km2 à 3160 km2. Sur le plan environnemental, l’envasement du lac provoque des débordements en cas de fortes pluies.

Pour beaucoup d’entre nous, jeunes, c’était la pêche qui était notre activité principale dans le village. Depuis, beaucoup d’entre nous ont émigré vers le Nigeria”, explique Mona Anani, un jeune de la localité.

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Planter pour sauvegarder le lac 

Pour inverser le processus d’envasement, et sauver le lac qui nourrit les nombreux villages riverains, le Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA ResIP-Togo), à l'initiative du gouvernement togolais et appuyé par la Banque mondiale, dans le cadre de ses interventions, intervient dans la zone en reboisant et en plantant de la mangrove le long de son pourtour.

Ces opérations de sauvetage et reboisement se déploient à travers deux sous projets de WACA ResiP évalués à 210 millions FCFA environ.  A ce jour, plus de 100 hectares des berges sont déjà reboisées dans le cadre du projet WACA, selon Nayabi Nondja, directeur préfectoral de l'environnement.

Mais la préservation du lac passe aussi par un appui aux populations riveraines, notamment à l'aide d'activités génératrices de revenus et un développement économique, pour leur éviter d’avoir à exploiter le bouclier végétal.

Anyronkopé

L'une des localités riveraines bénéficiaires du projet est celle d’Anyronkopé, un canton situé à une soixantaine de kilomètres de Lomé. 

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Travaux d'aménagement de la voie vers le Lac Boko-Zowla, canton d’Anyron kope.

Dans ce canton, les actions du WACA REsiP consistent, en plus de planter de la mangrove et reboiser le pourtour du lac (reconstitution d’une forêt riveraine de 215 ha), à doter les populations d’infrastructures sociocommunautaires (dont 5 forages et 10 blocs de 4 cabines de WC Ecosan), et enfin développer des activités génératrices de revenus (AGR) dans les villages riverains du lac.

Activités génératrices de revenus et future unité de transformation de Manioc

Les AGR, pour leur part, concernent le Maraîchage et la Production de l’huile de coco, pour lesquels le WACA ResIP doit fournir aux villageois, du matériel agricole ainsi que des machines pour la transformation du manioc, principale culture d’Anyronkopé. 

"A Anyronkopé, WACA aide non seulement en reboisant, mais aussi avec des activités génératrices de revenus pour pouvoir aider nos parents", déclare un des experts en charge du projet.

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A terme, il s'agira de doter le canton d’une unité de transformation et de broyage, au profit du canton et des villages environnants. De quoi produire, à partir du manioc, du gari (farine) et du tapioca.

"Le Programme WACA nous fournit en matériel pour pouvoir faire notre agriculture. Dans notre coopérative, nous cultivons beaucoup de manioc, ce matériel sera d'un grand atout, et nous serons ravis de pouvoir en profiter dès que ce sera la saison ! ", a confié à Togo First, Agblegou Ametoho, présidente de la coopérative “Havilonlon” à Anyronkopé.

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Malgré tout, plusieurs représentants des populations riveraines ont exprimé le souhait que les résultats prennent forme au-delà des projets, et que l’unité de transformation soit installée au plus tôt.

Outre Anyronkopé, les autres villages riverains bénéficiaires de ces deux sous-projets sont Zowla Kpoguédé, Boko, Adjodogou, Wogba, Follividjo, Wogba, Afidégnigban Hounlokoé et Zowlagan.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo va boucler le 27 mai prochain, une sortie sur le marché financier régional pour tenter de lever 35 milliards FCFA. Cette nouvelle opération se fera via une émission d’Obligations de relance, d’un nominal de 10 000 FCFA.

Selon l’agence Umoa-Titres, les titres du Trésor public togolais sont émis sur une maturité de 180 mois, soit 15 ans, et assortis d’un taux d’intérêt de 6,15% l’an.

Pour rappel, Lomé ambitionne de collecter auprès des investisseurs de l’Uemoa, 550 milliards FCFA cette année, selon la loi de finances 2022. Au bout de sept opérations réalisées, le Togo a engrangé 225 milliards FCFA, soit 50% de ses prévisions de mobilisation de ressources sur le marché financier régional.

Esaïe Edoh

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