Togo First

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L’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (Ansat) a entamé lundi 25 avril, la 2è phase de sa campagne nationale d’achat de riz auprès des producteurs. Pour le compte de cette nouvelle étape, elle s’est dotée d’une enveloppe de plus de 140 millions FCFA.

Au début de l’opération, l’agence a mobilisé dans la préfecture de Kpendjal 200 t de riz Paddy pour 32 millions FCFA et dans l’Oti, 100 t à 16 millions FCFA soit 300 t à 48 millions FCFA dans les deux localités.

A travers cette opération, apprend-on, l’agence gouvernementale ambitionne de renforcer son stock alimentaire afin de faire face aux éventuels risques de pénurie sur le marché local.

Cette campagne constitue également, une solution au problème de mévente auquel font face les producteurs généralement à la suite des récoltes, selon le directeur de l’Ansat, Ouro-Koura Agadazi.

Notons que parallèlement à cette nouvelle phase, l’Ansat poursuit sur l’ensemble du territoire, l’achat d’autres céréales auprès des groupements de producteurs.

Esaïe Edoh

Au Togo, 26 enseignants des établissements publics d’enseignement, précédemment versés dans la fonction publique, ont été rétablis lundi 25 avril 2022 dans leurs fonctions. La décision a été publiée par le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara, via un arrêté ministériel.

Ces agents faisant objet de mesure administrative suite à l’observation d’un mouvement de grève déclaré « illégal », avaient été en mars dernier, exclus du secteur et déployés dans l’administration publique. Ce sont précisément 22 enseignants titulaires et 4 stagiaires. 

Alors que ces 26 retournent à la fonction enseignante, 112 autres perdent définitivement leurs places dans ce secteur de l’enseignement. Pis, ils ont été révoqués de la fonction publique, pour « manquements graves aux lois, règlements et aux normes d’éthique et de déontologie régissant les fonctionnaires ». Notamment des actes d’incivisme notoire, d’incitation à la violence, à la désobéissance et à la révolte ainsi que des agissements à eux imputables ayant entrainé des perturbations et troubles en milieu scolaire et dans certaines localités.

Outre ces fonctionnaires licenciés, 26 autres professeurs de collèges d’enseignement général sont « temporairement exclus de leur fonction pour une durée de trois mois sans traitement pour manquements professionnels ».

Notons que ces décisions font suite à la série de mots d’ordre de grève lancés par le Syndicat des enseignants du Togo (SET) et observés par certains enseignants, alors que cette organisation syndicale est « illégale » selon le gouvernement, car ne disposant d’aucun fondement juridique.

Esaïe Edoh

Le projet Développement de l’aquaculture au Togo (PDAT), lancé en 2020 et visant à renforcer la production locale de tilapias, commence à montrer des résultats « satisfaisants » sur le Lac Nangbeto. C’est ce qu’a déclaré Edem Kokou Tengue, ministre de l’Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, à la suite d’une visite de terrain en fin de semaine dernière (le vendredi 22 avril), comme l’indique le ministère de tutelle.

En effet, en août 2021, le PDAT avait fourni aux producteurs piscicoles sur ce Lac, environ 380 millions FCFA de matériels aux producteurs piscicoles en vue de booster l’élevage de Tilapia. Entre autres équipements, on comptait 60 cages flottantes de 400 m3, six (06) pirogues motorisées, 63 tonnes d’aliments et 56 000 alevins .

30 tonnes de tilapias destinées au marché local

L’investissement aura permis de produire, un peu moins d’un an plus tard, près de 30 tonnes de tilapias à destination du marché local.

« En moins d’un an, les premiers résultats obtenus sont satisfaisants », s’est félicité le ministre Kokou Tengue. Concrètement, « à ce jour, 28,737 tonnes de tilapias sont récoltées et seront mises sur le marché local », a-t-il ajouté.

25 nangbeto

Vers un investissement de plus de 45 milliards FCFA

Selon la même source, le PDAT devrait ouvrir la voie à des investissements bien plus importants encore, pour le développement de l’aquaculture. « Ce projet vient en prélude à un investissement de plus de 45 milliards FCFA dans le domaine de la production aquacole », a ajouté le ministre.

Dans le même temps, son département ministériel envisage de faire le pont entre ce projet et l'institution de formation spécialisée IFAD Aquaculture d’Elavagnon, pour renforcer le savoir-faire des futurs diplômés, et créer de nouveaux débouchés.

Lire aussi :  Togo : inauguration de l’IFAD d’Elavagnon pour la promotion de l’aquaculture  

Au Togo, c’est seulement une proportion de 30% de la consommation nationale de tilapia qui est couverte par la production locale, ce qui laisse une importante marge de progression aux projets de développement piscicoles nationaux.

En 2021, les besoins en produits halieutiques du pays d'Afrique de l’Ouest étaient estimés à près de 110 000 tonnes, pour un secteur de la pêche qui emploie près de 22 000 personnes, et contribue à 4% au PIB agricole et 1,3% au PIB national.

Ayi Renaud Dossavi

 

Le Togo va boucler le vendredi 29 avril prochain, sa 2è sortie du mois sur le marché financier régional. Par le biais de son trésor public, le pays est à la recherche de 30 milliards FCFA.

L’opération, d’après le calendrier des émissions publié par l’agence Umoa-Titres, se fera via une obligation de relance (Odr) sur une durée de 120 mois, soit 10 ans, à un taux d’intérêt fixé à 5,9%.

Notons que le 15 avril dernier, pour le compte de sa première sortie du 2è trimestre de l’année sur le marché financier régional, Lomé, à la recherche de 30 milliards FCFA, a mobilisé 32 milliards FCFA.

Ces ressources collectées, portent à 192 milliards FCFA, le total des emprunts du pays sur le marché financier régional, cette année 2022.

Vendredi dernier, les députés togolais ont donné le feu vert au gouvernement de poursuivre le processus d’adhésion au Commonwealth, un projet qui a démarré depuis 2014, et qui est remis sur la table à plusieurs occasions.

Si pour les autorités togolaises, une telle adhésion devrait assurer au Togo, « au-delà de son ancien héritage politique britannique, la reconnaissance internationale d'un renouveau historico-politique », les aspects économiques pèsent fortement dans la balance. Dans une nouvelle dynamique économique, le pays cherche en effet à s’ouvrir davantage au reste du monde pour attirer les investissements étrangers et également renforcer ses échanges commerciaux extérieurs.

Avec le Commonwealth, la petite économie de 8 millions de personnes cherche à s’ouvrir à un vaste marché de plus de 2 milliards de consommateurs.

71949 TOGO

Comptant aujourd’hui 54 États membres et une population estimée à 2,5 milliards d'habitants, le Commonwealth a son PIB évalué à 13.000 milliards $ en 2020, environ 15 % du PIB mondial pour un taux de croissance de 4,4 % par an depuis 1972.

En 2020, les échanges de biens entre le Togo et les pays membres de l’organisation que dirige la Reine d’Angleterre, Élisabeth II, ont dépassé les 670 millions $ selon des statistiques des Nations-Unies, compilées par Togo First. Le Ghana, le Nigeria - qui font déjà partie de la Cedeao -, l’Inde et Singapour étant les plus importants partenaires du Togo.

Esaïe Edoh

La Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) veut promouvoir les nouvelles technologies financières ou Fintechs et y accorder plus d'intérêt. L'institution sous-régionale, propre aux huit pays ayant le Franc CFA en commun, va lancer à cet effet, un Bureau de Connaissance et de Suivi des (BCSF), indique un communiqué.

Ce nouveau bureau aura notamment pour mission « de promouvoir le secteur des Fintech en organisant des échanges entre le Régulateur et ces acteurs », explique l’organe d’émission.

La structure aura également pour rôle de recueillir et traiter toute demande d’information ou d’entretien avec le régulateur sur ces questions, en vue d’accompagner le développement des Fintechs de l’Union. Il s’agit également de mettre en place un cadre d’échange et de dialogue, pour renforcer ce développement et faciliter les nécessaires régulations.

Cette introduction intervient dans un contexte où de nombreuses structures veulent conquérir le marché des services financiers, en particulier des services financiers offerts via le mobile.

Parmi ces acteurs, « devenus incontournables dans la transformation digitale et la promotion de l’inclusion financière », on retrouve ainsi des acteurs comme Wave, CinetPay, PayDunya, dans les services de transferts monétaires, ou encore la startup togolaise Semoa, active dans la digitalisation des services bancaires, notamment avec le Whatsapp Banking.

Au premier trimestre 2022, les fintechs ouest-africaines ont mobilisé 42 % des financements levés par les start-up de cette région, selon Baobab Insights, la plateforme d'information spécialisée sur le marché du capital-risque sur le continent, dans son dernier rapport trimestriel sur les finances en Afrique de l’Ouest.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, le gouvernement annonce l’extension de l’inclusion financière à 255.000 nouveaux bénéficiaires, à l’horizon 2025. De fait, en fin de semaine dernière, en conseil des ministres, il a annoncé de nouvelles dispositions d’accès au Fonds national de finance inclusive (FNFI) en vue d’accélérer le processus et assurer la couverture de la population jusqu’ici faiblement couverte par le biais des structures de microfinance.

Ces mesures de trois ordres consistent d’abord en une bonification des frais de gestion aux prestataires de services financiers intervenant dans ces zones à faible couverture. Ensuite en la réduction des taux d’intérêt aux bénéficiaires des mêmes espaces géographiques (soit une réduction de 2 points sur le taux d’intérêts de tous les produits mis en place par le Fonds), et enfin, le relèvement du taux de compensation des impayés pour les prestataires en raison de 5% à 15%.

En effet, la mesure fait suite au constat d’un faible taux de couverture des prestations des structures de microfinances, dressé par le ministère chargé de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.  

Si plusieurs localités restent encore non couvertes par ce fonds, les autorités évaluent le nombre de bénéficiaires en 7 ans de mise en œuvre, à près de 1,8 million de crédits directs octroyés correspondant à plus de 101 milliards de FCFA.

Notons qu’au titre des nouvelles dispositions, le conseil a autorisé que les créances envers les institutions de microfinances exclues du partenariat avec le FNFI en 2021, fassent l’objet d’un recouvrement par les services compétents.

Esaïe Edoh 

Le gouvernement togolais ambitionne de construire 5 centres de soins mère-enfant sur le territoire, à raison d’un par région sanitaire. Le projet a été présenté en Conseil des ministres, jeudi 21 avril 2022, par le ministre délégué en charge de l’accès universel aux soins. Il devrait être réalisé via un Partenariat Public Privé, entre l’Institut national d’assurance maladie (INAM) et « un partenaire privé », sans plus de précisions pour l’heure.

« La réalisation de ce projet permettra de renforcer le plateau technique de la santé en matériel de réanimation pédiatrique surtout néonatale ; ceci, afin d’assurer une meilleure prise en charge du couple mère-enfant et d’éviter des décès. », indique le gouvernement dans son communiqué. À cet égard, l’exécutif explore les possibilités pour « un démarrage imminent des chantiers ».

Au nombre des centres prévus, se trouve en particulier l’hôpital mère-enfant pour les régions du Grand Lomé et Maritime. La structure devrait avoir une capacité de 175 lits, et se positionner comme un centre de référence nationale. En comparaison, les hôpitaux des autres régions, moins peuplées, auront chacun une capacité de 50 lits, selon les informations. 

Notons que l’INAM est déjà impliqué dans les ambitions de développement de l’accès aux soins. L’institution est notamment en charge du déploiement de l’assurance maladie universelle au Togo.

Cette année, l’Etat prévoit d’investir 19 milliards FCFA dans la couverture santé universelle.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo crée une unité de partenariat public-privé « Unité PPP », pour mieux encadrer la cooptation des acteurs privés dans sa stratégie de développement. Ceci, via la prise d’un projet de décret en conseil des ministres, jeudi 21 avril 2022.

L'unité aura pour mission « de conseiller et d’apporter de l’expertise aux autorités contractantes dans la préparation et l’exécution des contrats de partenariat public-privé », indique le communiqué du Conseil. Pour le gouvernement togolais, l’ambition est « de renforcer la compétitivité du pays et de diversifier ses sources de financement pour la réalisation des infrastructures stratégiques en vue de l’amélioration des conditions de vie des populations », ajoute-t-on.

Le pays, qui a depuis quelques années, avec le PND, renforcé le rôle des acteurs privés dans sa stratégie de mobilisation de financement pour ses projets structurants, s’était déjà doté d’un ministère de la promotion de l’investissement. S’agissant de la nouvelle entité, elle devrait, apprend-on de sources proches du dossier, être rattachée à la Présidence togolaise.

Pour rappel, les PPP ont notamment permis au pays de mobiliser des investisseurs ou des ressources pour des projets de grande envergure, notamment la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), la centrale thermique Kekeli Efficient Power, ou encore la centrale photovoltaïque de Blitta.

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Le gouvernement togolais veut assainir l'environnement des Systèmes financiers décentralisés (SFD) ou microfinances. À la faveur du dernier Conseil des ministres, qui s'est tenu dans la localité de Garo dans la Région des Savanes, jeudi 21 avril 2022, le ministère des Finances a présenté « une nouvelle stratégie », en vue de rendre plus performant, le secteur de la microfinance, « tout en protégeant les populations ».

Cette stratégie, annoncée, « permettra de protéger l’épargne des populations et d’assainir le secteur », selon le communiqué du Conseil.

Il s'agira notamment, apprend-on, de procéder au redressement des Systèmes Financiers Décentralisés en difficulté, et « d'éradiquer la prolifération des structures illégales qui porte préjudice à la population vulnérable. », selon la note officielle.

Pour rappel, selon les dernières informations, le Togo est le pays de l'Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) où les institutions de microfinances cumulent le plus de richesses par rapport au PIB national. Ainsi, avec près de 260 milliards FCFA d’actifs en 2020, les actifs détenus par les SFD représentaient 6 % de la richesse nationale créée cette année.

Ayi Renaud Dossavi

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