Au total, 224 recommandations ont été formulées à l’endroit des autorités togolaises suite à l’adoption du rapport du groupe de travail sur l’examen périodique universel (EPU) du Togo, vendredi dernier, par la Troïka composée des Emirats Arabes Unis, l’Erythrée et l’Ukraine.
Ces recommandations qui portent, entre autres, sur les droits de la femme, des enfants, l'équité genre, les travailleuses domestiques, les procédures judiciaires ou encore la corruption, seront examinées par le pays qui, en début du mois d’avril, devra se prononcer.
Notons que c’est la 3è fois que le pays se prête à cet exercice après 2011 et 2016.
Le comité d’organisation de la 4è édition de Togo Top Impact (TTI) a dévoilé samedi 29 janvier, la liste des lauréats de cette compétition, au cours d’une cérémonie de distinction. Au total, 17 prix dont 7 spéciaux ont été décernés aux différents acteurs dans les diverses catégories.
Initiative portée par l’Organisation nationale pour le développement intégral (ONEDI-Togo), TTI rend hommage depuis 4 ans aux hommes, femmes, jeunes, organisations et entreprises qui, selon elle, contribuent activement et positivement au développement de leurs communautés respectives.
Dans le détail, 10 personnalités sont sélectionnées par un jury, dans les différentes catégories. Elles sont ensuite soumises au vote du public (qui compte pour 60% dans le résultat final) et à la dernière étape, à celui du jury (40%), supervisé cette année par Me Amégah-Atsyon Bertin, huissier de justice.
« C’est le seul événement qui met sous les projecteurs, des femmes et des hommes connus et anonymes, qui par leurs qualités professionnelles mais aussi humaines ou sociales, impactent positivement les citoyens et contribuent de manière exceptionnelle, significative et innovante, au rayonnement de notre pays », rapportent les organisateurs.
Notons que le TTI 2021, a été placé sous le thème “Civisme fiscal et développement : assumer son rôle de citoyen pour la relance économique post-Covid", et parrainé par Kodjo Adedze, ministre chargé du commerce au Togo.
Liste complète des lauréats
-Personnalité de l’année : Serge Michel Kodom
-Femme Manager de L’année : Molgah Abougnima-Kadjaka
-Femme Leader de l’année : Kayi Dogbé
-Entrepreneur rural de l’année : Dodji Kofi Ognankitan
-Jeune Leader de l’année : Beauty Sodokin
-Acteur Culturel de l’année : Kodjo Enyonam Jacques Logo
-Journaliste de l’année : Jean-Paul Agboh-Ahouélété Paul
-Commune Modèle de l’année : Commune Golfe 3
-Organisation/Association de l’année : Wep-Togo
-Innovation numérique de l’année : Edole Africa
PRIX SPÉCIAUX
-Prix de la Femme d’Influence, en reconnaissance de son engagement à travers les nombreuses actions pour l’autonomisation de la femme en milieu rural : Zibo Laouratou
-Prix de la Bonne Gouvernance, en reconnaissance de son professionnalisme, sa volonté et son engagement dans la gestion des affaires : Nathalie Bitho
-Prix d’Excellence, en reconnaissance de ses mérites et actions pour le secteur privé togolais : Tamégnon Laurent
-Prix d’Excellence, en reconnaissance de ses actions pour la promotion du leadership de la fille : Anaté Kouméalo Germaine
-Prix d’excellence de l’institution togolaise la plus réformatrice : Université de Lomé
-Prix du Jury : Esther Sogbo
-Prix Spécial, en reconnaissance de son travail de qualité, son dynamisme et son soutien aux autorités dans la lutte contre la Covid-19 : Bilitis Adama
Des cas de rougeole ont été confirmés dans plusieurs districts sanitaires sur l’ensemble du pays, notamment à Agoè, Avé, Bassar, Golfe et Zio, selon les informations du ministère en charge de la santé.
Des investigations sont d’ores et déjà en cours pour rechercher et prendre en charge efficacement d’éventuels cas, indique la même source, qui annonce un renforcement de la veille épidémiologique et de l’alerte précoce. La sensibilisation des populations sur la vaccination antirougeoleuse de routine et les conduites à tenir devrait également se poursuivre et s’accentuer.
La filiale togolaise de la Compagnie Financière Africaine (COFINA), société spécialisée dans la mésofinance, a un nouveau patron, en la personne de Marcel Digbé. Il remplace à ce poste, Jean-Luc Konan, appelé à d’autres charges au sein du groupe.
En se présentant aux acteurs publics, le nouveau dirigeant a notamment annoncé, la semaine dernière, que sa structure allait renforcer son action en faveur de l’inclusion financière. Aussi, s’est-il déclaré prêt à « accompagner et financer le gouvernement dans ses différents domaines d’intervention ».
Active depuis Avril 2021 au Togo, COFINA, à mi-chemin entre la microfinance et la banque classique, s’est engagée à appuyer les PME-PMI, ainsi que les entrepreneurs exclus des circuits financiers classiques.
Le gouvernement togolais prévoit d'allouer une enveloppe de 11 milliards FCFA à l'amélioration du cadre de vie cette année, selon les prévisions officielles.
Sous le contrôle du Ministère de l’urbanisme, de l'habitat et de la réforme foncière, ces fonds seront dédiés notamment à l’assainissement de l'environnement urbain, aux travaux d’aménagement de la voirie, à l’amélioration de la circulation urbaine, la sécurisation du trafic routier. L’'assainissement, la gestion des déchets, et la gestion des risques d'inondations et la salubrité publique sont également alignées sur ces ressources prévisionnelles.
Ces ambitions seront adossées à quelques grands projets d’investissements, en lien avec la Feuille de route gouvernementale Togo 2025 (dans son Axe 1 : Renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales et consolider la paix). Notamment le Projet de réhabilitation de voiries et d’ouvrages hydrauliques dans 10 villes principales du pays, ou encore le PIDU (Projet d'infrastructures et de développement urbain, en cours de déploiement dans plusieurs villes du Togo depuis plusieurs années, et qui s’élève à 30 millions $.
Ayi Renaud Dossavi
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A Lomé, Ebomaf a démarré les travaux effectifs de reconstruction de la route Adidogomé-Ségbé, après la phase préliminaire. Sur ce chantier long de 10 km, des ressources techniques et humaines sont déployées par la filiale togolaise du géant burkinabé des BTP.
Précisément, l’entreprise, pour assurer le bon déroulement des travaux, a tracé plusieurs voies de déviations pour les usagers et annonce avoir « tout planifié pour achever les travaux plus tôt que prévu ».
Ce chantier s'inscrit dans le cadre des travaux publics d’urgence du gouvernement togolais.
22 jeunes porteurs de divers projets innovants sélectionnés dans le cadre de la première édition du programme Facilité Togolaise pour l’Accélération et l’Innovation (FTAI) ont reçu en fin de semaine écoulée, leurs subventions. Ceux-ci sont soutenus par des enveloppes allant de 2 à 20 millions FCFA grâce à une allocation de 200 millions FCFA du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
Pour le compte de cette première édition, 20 Startups et 2 PME évoluant dans des secteurs de la transformation ; des services et logistique ; des TIC ; de l’agriculture et de l’élevage, ont été retenues sur les 197 candidats ayant soumis leurs projets. Celles-ci se sont démarquées à travers leurs projets innovants qui visent à répondre aux besoins de l’économie nationale.

« Je note avec grand intérêt que les champs couverts par les initiatives contribuent à douze des dix-sept ODD, notamment, la pauvreté, la faim et la nutrition, la santé, l’éducation, les énergies renouvelables, les écosystèmes terrestres, etc », a déclaré Alioune Mamadou Dia, Représentant-Résident du PNUD au Togo qui espère que ce soutien permettra aux bénéficiaires « d’accélérer leur cheminement vers l’entrepreneuriat durable », lequel offre « des solutions innovantes aux populations, surtout les plus vulnérables ».
Cette initiative lancée en juillet 2021 et portée par le PNUD-Togo, en collaboration avec le Ministère du Développement à la Base, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes via le Fonds d’Appui aux Initiatives Économiques des Jeunes (FAIEJ), est un mécanisme de soutien au développement de projets entrepreneuriaux à fort caractère innovant. Il est doté d’une enveloppe de 265 millions FCFA par an.
Esaïe Edoh
Le président de la commission de l’Uemoa, Abdoulaye Diop en séjour à Lomé, a présenté en fin de semaine, au Chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, le cadre d’actions prioritaires de l’Union sur la période 2021-2025.
Cet agenda intitulé CAP 2025, est structuré en trois axes d’intervention et décliné en 23 actions phares.
En rappel, ce document est un instrument de planification et de pilotage des interventions phares de la commission durant son mandat. Il vise à accélérer la convergence économique du marché commun, consolider les actions sectorielles structurantes et renforcer la gouvernance et la performance organisationnelle.
Au Togo, le gouvernement va doter le Fonds d’appui aux collectivités locales (FACT) d’un budget de 4 milliards FCFA en 2022, indique la loi de finances. Cette enveloppe ressortira donc en baisse de 36% par rapport à la dotation de 2021 (6,25 milliards FCFA), dont la consommation par les administrations locales est restée faible.
Sur les 6,25 milliards FCFA dont se composait ce fonds l’année écoulée, 2,5 milliards FCFA avaient été alloués à l’Agence nationale de développement à la base (ANADEB) pour la réalisation des projets de développement et environ 4 milliards FCFA aux 117 conseils municipaux.
Ainsi, la subvention destinée à soutenir la mise en œuvre des actions de développement enregistre cette année une baisse, alors que les communes prennent peu à peu leur marque, après deux exercices complets.
Fonds porté par le gouvernement, destiné à soutenir les collectivités locales dans la mobilisation de ressources financières, le FACT est appuyé dans sa mission par plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment la GIZ, l’AFD et l’UE.
En exemple, l’Allemagne et l’Union européenne à travers le Programme Décentralisation et Gouvernance Locale (ProDoGoL) financé à plus de 18 milliards FCFA, ont doté en 2021, 10 communes de locaux modernes et formé plusieurs conseillers municipaux sur la gouvernance locales.
Esaïe Edoh
Après avoir infligé de lourdes sanctions au Mali, les chefs d’Etat de la Cedeao se sont réunis ce vendredi pour plancher sur le putsch au Faso, qui a scellé le départ du pouvoir, il y a quelques jours, de Roch Marc Christian Kaboré. Ils ont, sans surprise, décidé de suspendre le Burkina Faso des instances sous-régionales. Dans ce contexte de tensions diplomatiques entre ces deux pays du Sahel et la Cedeao, Togo First, à partir des données économiques les plus récentes, revient sur les relations commerciales qu'entretiennent le Togo et ces deux pays. Échanges commerciaux, envois de fonds des diaspora, investissements directs étrangers (IDE), ou encore tourisme, tout est passé au crible.
Que ce soit selon les données de la Bceao ou celles des Nations Unies (l’agrégateur Comtrade pour le commerce), les relations économiques entre le Togo et ses deux voisins du Sahel, le Mali et le Burkina, sont en constante croissance ces dernières années.
Mali
Les échanges commerciaux entre les deux pays s'estimaient à plus de 85 milliards FCFA en 2020 avec un solde commercial en faveur du Togo, selon les dernières données disponibles. Malgré sa taille, le Togo est le troisième fournisseur de biens du Mali dans l’espace Uemoa, derrière le Sénégal et la Côte d'Ivoire. Combustibles, engrais, produits alimentaires de base et pharmaceutiques … Les exportateurs togolais ont vendu au pays sahélien pour 75 milliards FCFA au cours de cette année, alors que les importations de biens venant du Mali ne se sont établies qu’autour de 10 milliards FCFA.
Les transferts de la diaspora
Les relations entre les deux pays sont également marquées par les envois de fonds de leur diaspora respective. Et à l’analyse des données, c’est le Togo qui semble le plus tirer parti des échanges.
En effet, selon la Bceao, les transferts d'argent de travailleurs migrants maliens résidents au Togo vers leur pays d’origine, ont atteint 2,5 milliards FCFA en 2019 (derniers chiffres disponibles), alors que la diaspora togolaise au Mali a envoyé, pour sa part, 9,8 milliards FCFA vers le Togo ; soit presque quatre fois plus.

Source d’IDE pour le Mali
Depuis 2017, les IDE togolais à destination du Mali sont restés robustes d’année en année, au-dessus de la barre des 3 milliards FCFA, sauf en 2020, où ils ont chuté à 785 millions FCFA, en partie en raison de la pandémie, explique-t-on.

Burkina Faso
Comme pour le Mali, le Togo est le plus grand gagnant des échanges commerciaux avec son voisin burkinabè. Si les exportations de produits en provenance du Togo tournaient autour de 86 milliards FCFA en 2020, les ventes réalisées par le pays des Hommes intègres à destination du Togo restent assez faibles, entre huit et dix fois inférieures - une bonne partie passant dans le circuit informel, selon les dernières données des Nations Unies. Il est à noter que les écarts entre les déclarations commerciales compilées par la plateforme onusienne entre le Togo et le Burkina Faso sont estimés à plus de 20 millions $.
Les opérateurs togolais exportent essentiellement des textiles et articles d'habillement, des produits alimentaires, matériaux de construction, des perruques et articles analogues en cheveux, des motocycles (y compris les cyclomoteurs), des huiles de pétrole ou de minéraux bitumineux, et les engrais minéraux, entre autres.
En 2019, le Burkina Faso se positionnait comme le principal partenaire africain du Togo, absorbant 20,9% des exportations de son voisin.
Le Togo pour sa part, a importé des denrées alimentaires (du bétail, des légumes, des oléagineux ou des fruits), de la machinerie et des produits de fonderie.

Lomé, Port naturel de Ouaga

Plus important client de l’Hinterland du Port de Lomé, le Faso représente, à lui seul, plus de 75% du transit effectué depuis le Port de Lomé en 2020, bien loin devant les autres pays du Sahel. Des chiffres qui illustrent l’importance des relations du Togo avec le Faso, et notablement le rôle que joue le Port de Lomé, comme point d’entrée de marchandises vers son voisin enclavé.
Fiacre E. Kakpo & Ayi Renaud Dossavi
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