L’exécutif togolais a dévoilé jeudi 21 avril 2022, en conseil des ministres tenu à Cinkassé, le coût de financement du Programme d’Urgence pour la Région des Savanes. Il prévoit une enveloppe de 16 milliards FCFA pour la réalisation de plusieurs projets à l’horizon 2025, dans les secteurs de l’eau, l’énergie, la santé, l’infrastructure, l’éducation et l’agriculture.
Dans le secteur de l’eau, le gouvernement annonce déjà la construction en cours de 75 forages dans près de 30 localités et la réalisation prochaine des adductions d’eau potable (AEP) dans toutes les bases militaires installées dans la préfecture de Cinkassé.
Dans le secteur de l’énergie, les autorités prévoient des travaux d’extension de réseau électrique, l’électrification à court terme de plus d’une dizaine de localités ainsi que l’installation des lampadaires solaires.
Dans la même région, pour améliorer l’accès aux soins de santé, sont prévus la construction deux unités de soins périphériques (USP), le renforcement du plateau technique dans des centres de soins et la transformation d’une USP en Centre médico-social (CMS).
Dans le secteur de l’éducation, plus de 30 nouvelles salles de classe équipées en tables bancs seront construites dans les localités de Boadé, Gnoaga, Gouloungoussi, Nassiégou, Sam Naba et Cinkassé.
Également deux zones d’aménagements agricoles planifiées (ZAAP) seront aménagées à Timbou et Gounlougoussi alors que des retenues d’eau sont en cours de construction dans 7 localités.
Dans cette zone septentrionale, près de 10 tronçons, pour un total de 150 km de pistes rurales sont en cours d’aménagement et permettront, apprend-on, de relier et désenclaver les localités telles que Biankouri, Zintango, Korenzoaga, Kassou, Safobé, Natingou et Dontougou.
Pour rappel, ce programme d’urgence pour la région des Savanes, conçu récemment par le gouvernement, vise à soutenir les populations de cette partie du Togo, très exposée aux menaces sécuritaires. En début de mois de novembre 2021, une attaque avait été repoussée dans la région précisément à Sanloaga
Esaïe Edoh
Le ministère togolais de la fonction publique a rendu publique une liste additive de 256 personnes admises au concours de recrutement d’enseignants organisé en décembre 2020. Ceux-ci viennent compléter la liste des candidats déclarés admis le 27 septembre 2021.
Ils sont précisément 106 enseignants recrutés pour le compte de l’école primaire, 112 pour les collèges d’enseignement général et 38 pour les lycées.
Aussitôt déclarés admis, ces nouveaux acteurs de l’éducation sont soumis à une formation d’imprégnation pédagogique à l’issue de laquelle, ils seront déployés sur le terrain.
Notons que ces enseignants prendront fonction dans un contexte tendu, marqué par un bras de fer entre le gouvernement et le Syndicat des enseignants du Togo (SET), organisation déclarée illégale par les autorités, qui multiplie les appels à une cessation concertée du travail, depuis quelques semaines. Près de 150 enseignants ayant suivi cet appel, ont été mis à la disposition de la Fonction Publique.
Esaïe Edoh
Selon GSMA, une association internationale représentant les intérêts de plus de 750 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile, le Togo fait partie des 7 pays disposant d’un réseau commercial 5G en Afrique subsaharienne, aux côtés notamment du Kenya, de Madagascar, des Seychelles, de l’Afrique du Sud. Le Nigeria, le Mali, l’Éthiopie, Maurice étant en course pour déployer également leurs tout premiers réseaux 5G.
En novembre 2020, l’opérateur de téléphonie Togocom, filiale d’Axian Group qui opère également le Malgache Telma, avait annoncé avoir activé son réseau commercial 5G sur le territoire togolais, faisant ainsi du pays, le premier dans la sous-région ouest-africaine, et le 3è sur le continent, à tester cette nouvelle offre de connectivité dernière génération.
En mars 2021, l’opérateur historique a revendiqué avoir déployé cette technologie à l’aéroport international de Lomé, au quartier administratif de Lomé et sur le site de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).
Selon GSMA, la 5G s'est déjà généralisée dans de nombreux marchés pionniers (notamment en Chine, en Corée du Sud et aux États-Unis). Fin 2021, 176 opérateurs mobiles sur 70 marchés dans le monde avaient déjà lancé des services 5G commerciaux.
Fiacre E. Kakpo
Les acteurs intervenant sur les projets de préservation du littoral togolais étaient réunis en travaux cette semaine, pour mieux coordonner leurs interventions. C’était à la faveur d'un atelier de concertation qui s’est tenu à Lomé, mardi 19 avril 2022, initié par le Haut Conseil pour la Mer (HCM), en collaboration avec la coordination du projet WACA ResIP et appuyé par la Banque mondiale.

Les travaux ont été marqués par la participation de nombreux officiels, dont les ministres Yark Damehane, en charge de la sécurité, Foli-Bazi Katari, de l’Environnement et des Ressources forestières, Atcha-Dedji Affoh, en charge des transports, et Stanislas Baba, ministre conseiller du président de la République pour la Mer.
« L’érosion côtière, les inondations, les pollutions et autres aléas sont les conséquences directes des pressions qui pèsent sur la zone côtière », a relevé le ministre Foli-Bazi. « Cependant, [les] efforts se heurtent au déficit de coordination multisectorielle et au faible niveau d’alliances stratégiques entre les acteurs », a-t-il souligné dans le cadre de cette réunion de concertation.
« Il était donc apparu nécessaire de créer un cadre favorable à la mise en synergie des actions pour plus d’impact, car le défi majeur reste celui de mettre les acteurs autour d’une même table pour élaborer une planification conjointe et identifier des dispositifs de suivi et d’apprentissage croisés des effets et impacts de leurs interventions », a-t-il ajouté.
Cette rencontre, est dite « Segment de haut niveau », et fait suite à un atelier d’experts, dit « Segment technique », qui s’est tenu mars dernier. En vue de mieux coordonner les interventions et activités menées sur le littoral togolais, les experts ont notamment proposé la mise en place d’un Schéma Directeur d’Aménagement du Littoral (SDAL), un document de Planification Spatiale Marine (PSM), et la mise en place du Système d’Alerte Précoce (SAP) sur les risques marins et côtiers et du Système National d’Information Côtière (SNIC).
Selon ces conclusions et recommandations, un décret devant déterminer les limites du littoral doit être pris pour donner plus de bases juridiques et un ancrage aux différents programmes, projets et activités sur ce littoral.
Pour rappel, le littoral togolais est un important pôle de démographie et d’activités économiques au Togo, à lui seul 2,3 millions d’habitants, soit environ de la population totale du pays. Sur le territoire, l’érosion côtière aura couté 213 millions $ au pays d'Afrique de l'Ouest, soit 4,4% de son PIB (en 2017). Dans le même temps, 70% des activités économiques du pays sont liées à sa façade maritime, et l'Etat en tire plus de 75% de ses recettes fiscales,
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Combien rapportent les activités maritimes à l’économie togolaise
Dégradation côtière au Togo : l'addition est salée
Le Togo à la recherche d'une approche d'urgence innovante, pour lutter contre l'érosion côtière
Erosion côtière : les premiers travaux du WACA vont débuter en Octobre prochain - Togo First
Programme WACA : le Togo obtient 12 millions $ supplémentaires pour protéger sa côte
Plus de 80 élus locaux et acteurs impliqués dans la gestion des finances locales, issus de 7 pays de la sous-région ouest-africaine, sont en réflexion depuis mercredi 20 avril à Lomé, sur une meilleure gouvernance des communes. La rencontre de 3 jours, est organisée par le Réseau des centres et institutions publics de formation des acteurs de la décentralisation en Afrique de l’Ouest (RéCIFAD) et la Faîtière des communes du Togo (FCT).
A cette rencontre, les participants vont partager leurs expériences en matière de gestion des affaires communales et repenser autrement la décentralisation dans leur zone de provenance. Ils vont aussi analyser et apprécier les dispositifs de formation à mettre en œuvre au profit des collectivités locales.
Le Togo, pour sa part, devra, à travers cette rencontre, apprendre des autres pays qui ont évolué dans le processus de décentralisation, pour s’améliorer.
« Nos communes sont naissantes, elles font des efforts, mais elles ont besoin d’apprendre, de s’inspirer des initiatives d’ailleurs », a indiqué Lardja Douti, Secrétaire général du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales.
Cette rencontre, pour rappel, est organisée dans le cadre de la mise en œuvre du projet Renforcement des Compétences Régionales en matière de décentralisation et Gouvernance (ProDeG IV), financé et exécuté par la Coopération Allemande (GIZ). Elle intervient alors que le Togo a lancé son processus de décentralisation il y a bientôt 3 ans avec la tenue des élections locales, une première depuis 1987.
Esaïe Edoh
Les autorités togolaises ont annoncé mercredi 20 avril 2022, la saisie d’une cargaison de 26 tonnes de maïs en provenance de Bassar (246 km au nord de Lomé), en direction du Bénin. Les marchandises destinées à l’exportation ont été interceptées à l’entrée de la ville d’Aného par la Gendarmerie Nationale.
La propriétaire de la marchandise ne dispose d’aucun document du ministère chargé du commerce et de la consommation locale, l’autorisant à convoyer « une si grande quantité de marchandises », selon les gendarmes. « On ne peut pas accepter l’exportation de cette quantité alors que nous assistons à une flambée des prix sur le marché local », a déploré Ouro-Koura Agadazi, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (ANSAT).
La quantité saisie, sera déroutée vers les magasins de l'Ansat et plus tard, mise à disposition de la population.
La cargaison, apprend-on, a été saisie conformément à la disposition de juin 2021 selon laquelle l’exportation des produits céréaliers de grande consommation est soumise à une autorisation préalable. Une décision prise pour éviter la pénurie des produits qui occasionne des spéculations.
Esaïe Edoh
En 2021, le Togo a vendu pour 41,6 milliards FCFA de marchandises au Gabon, se positionnant ainsi, pour la deuxième année consécutive, comme son 1er fournisseur africain de biens. C’est selon les données de la Direction générale des douanes et des droits indirects (DGDI), du pays d’Afrique centrale, reprises par « Le nouveau Gabon ».
Ces ventes du Togo se composent également de produits pétroliers, et sont toute de même ressorties en baisse de 35% par rapport à l’année dernière, où le Togo avait vendu au Gabon pour 65 milliards FCFA. Selon la même source, le Togo devient ainsi, en 2021 le 5e fournisseur mondial du Gabon avec 3,4% des parts, derrière la France (25,4%), la Belgique (11,9%), la Chine (11%) et les Etats Unis d’Amérique (3,7%).
Ces fournitures de produits depuis le Togo sont essentiellement portées par le Port de Lomé, dont les performances sont en hausse soutenue depuis ces dernières années, et qui sert de point de relais et de réexportation de nombreux produits venus de l’extérieur, au profit de pays de la sous-région et du continent.
Le Port de Lomé dispose de deux terminaux pour le traitement des conteneurs, dont LCT (Lomé Container Terminal), plateforme de transbordement clé, détenue par la MSC (Mediterranean Shipping Company), actuellement le plus grand armateur mondial, qui a fait du Port, un levier majeur dans sa stratégie en Afrique, et Togo Terminal de Bolloré Africa Logistics.
Le Gabon n’est toutefois pas le seul pays, qui profite des échanges commerciaux facilités par les activités de transbordement depuis la plateforme portuaire du Togo. Le Togo était notamment 1er fournisseur africain de produits vers un autre pays d’Afrique centrale, le Cameroun.
Notons qu’en 2020, Lomé s’est adjugé la place de 2è port de transbordement en Afrique subsaharienne.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Port de Lomé : Trafics global et conteneur à nouveau en hausse en 2021
Trafic conteneur : le Port de Lomé en course vers un nouveau record, porté par LCT
Dans la dynamique de la professionnalisation de la pratique du football au Togo, les acteurs de cette discipline sportive ont entamé mercredi 20 avril 2022 et ce pour trois jours, des échanges pour poser les bases de cette ambition inscrite dans l’agenda du gouvernement.
Durant les travaux, les acteurs vont procéder à la validation des projets de textes fondamentaux devant baliser la voie à la création la ligue professionnelle de football du Togo et réglementer son fonctionnement.

« Le lancement de ce grand chantier nous permet de poser les jalons nécessaires pour la création d'une ligue professionnelle du football dans notre pays, et dont l'aboutissement transformera structurellement le paysage footballistique togolais », a tweeté Lidi Bessi Kama, ministre des sports et des loisirs.
Le démarrage de ce processus intervient 11 mois après le vote et la promulgation de la loi fixant les règles d’organisation, de développement et de promotion des activités physiques et sportives au Togo. Cette loi dispose entre autres, que « l’Etat et les associations sportives nationales concernées travaillent à la professionnalisation de la pratique des activités sportives au Togo, en encourageant la création des ligues professionnelles ».
Notons qu'avec la ligue professionnelle de football, des entreprises privées pourront investir dans ce sport pour faire du « football business ».
Esaïe Edoh
Les inspecteurs de santé animale de l’espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine), planchent sur de nouvelles stratégies pour lutter contre la vente illicite de médicaments vétérinaires, dans la zone.
C’est à la faveur de leur réunion annuelle sur l’évaluation des campagnes d’assainissement du marché des médicaments vétérinaires (CAMMVET), un atelier de quatre jours, entamé mardi 19 avril 2022, à l’initiative de la Commission de l’UEMOA.

« Dans le cadre de la pharmacovigilance, la commission de l'UEMOA en charge de l'homologation des médicaments vétérinaires a décidé de mener une lutte continue et sans relâche contre les faux médicaments vétérinaires. », a indiqué Kako Nubukpo, Commissaire à l'UEMOA chargé de l'agriculture, des ressources en eau et de l'environnement. « Si nous faisons l’effort de soumettre l’entrée des produits pharmaceutiques vétérinaires dans l’espace à une autorisation de mise sur le marché, et qu’à la fin du processus nous ne disposons d’aucun mécanisme de vérification sur le terrain, alors nos efforts auront été vains », a-t-il ajouté.
Selon les données présentées par le commissaire, 50 à 70 % des produits vétérinaires consommés en Afrique « ne transiteraient pas par les circuits autorisés ».
En dehors de l'état des lieux des médicaments vétérinaires sur les marchés de l'espace UEMOA, et de l’évaluation des campagnes d’assainissement menées entre 2018 et 2021, les experts vont harmoniser les nouvelles actions à mettre en œuvre dans la lutte contre la vente illicite des médicaments dans l'espace UEMOA.
Depuis 2014, un total de 7 campagnes d'assainissement a été financé par la Commission de l’UEMOA pour l’ensemble des huit pays de l'Union, représentant un coût global de 587,7 millions FCFA.
Lire aussi:
Cedeao : 3,56 millions $ de la BAD pour renforcer l’industrie pharmaceutique
La deuxième phase de l’opération de recensement des établissements touristiques a débuté depuis quelques jours dans le nord-Togo, précisément dans les régions Centrale, la Kara et des Savanes. Elle fait suite à la première qui s'est déroulée courant dernier semestre 2021 au sud du pays.
La nouvelle étape, qui court jusqu’au 24 avril prochain, devrait permettre aux autorités togolaises, comme la précédente, de mettre à jour les statistiques nationales et de disposer d’une base de données fiable des restaurants, auberges, motels, hôtels, maisons d’hôtes, agences de voyage ou encore écoles de formation touristique.
Cette campagne, apprend-on, s'inscrit dans le cadre des initiatives du gouvernement visant à relancer le secteur touristique qui a subi de plein fouet, les effets négatifs de la pandémie de la Covid-19 au cours de ces deux dernières années.