Les Togolais de la diaspora vont désormais bénéficier d’une réduction de 12% sur les frais de voyage via la compagnie aérienne Asky. Le ministère togolais des affaires étrangères, de l’intégration et des Togolais de l’extérieur a conclu un accord en ce sens, le 5 avril dernier.
Précisément à travers l’accord, pour tout voyage, sans distinction de destination, les Togolais paieront en moins, 12% du tarif habituel d’Asky en classe affaires et économique.
Également, la compagnie panafricaine s’engage « à accorder une levée de pénalité pour le premier changement de date effectué 72 heures avant la date du voyage ».
D’après un communiqué du ministère des affaires étrangères, seuls les Togolais de l’extérieur disposant d’un passeport togolais ou de la carte d’identité nationale valide et de leur carte consulaire peuvent bénéficier des avantages de cette convention, en achetant leur billet dans une agence Asky.
Cet accord, selon le département ministériel dirigé par Robert Dussey, « a été préconisé parce que la majorité de la diaspora togolaise se trouve en Afrique et cette compagnie (Asky) dessert beaucoup de villes africaines ». Il précise par ailleurs que des négociations sont en cours avec d’autres compagnies.
Notons que depuis quelques années, les autorités togolaises se sont engagées à accompagner la diaspora dans le but de mobiliser davantage les investissements de celle-ci pour soutenir les projets de développement du pays.
Esaïe Edoh
Le service de santé des armées du Togo mène actuellement une campagne médico-chirurgicale dénommée Opération « Zéro Cataracte ». L’opération qui doit couvrir l’ensemble du territoire national, vise à opérer 10 000 personnes souffrant de la cataracte et à offrir 20 000 lunettes aux populations locales.
Cette campagne, pilotée notamment en coordination avec le ministère chargé de la santé et les différents acteurs locaux, a fait l’objet d’une présentation dimanche 10 avril 2022, à la faveur du Conseil des ministres.
La première étape de l'Opération « Zéro cataracte » est en cours dans la région des Savanes. Elle a permis à ce jour de mener des consultations auprès de 11 600 patients pour lesquels il est prévu 3000 opérations de cataractes (soit près de 4 fois plus que les 800 initialement prévus), selon les précisions de l’exécutif togolais.
La campagne sera étendue progressivement à toutes les régions du territoire togolais.
Le Togo poursuit ses réformes en matière de réglementation des partenariats Public-Privé (PPP). Réuni en Conseil des ministres, le dimanche 10 avril dernier, l'exécutif a en effet pris un projet de décret, portant sur les modalités de mise en œuvre des procédures de passation et d’exécution des contrats de PPP.
« Ce projet de décret s’inscrit dans le cadre du renforcement du cadre juridique des contrats de partenariat public-privé, et permettra de faciliter la mise en œuvre des dispositions relatives à la passation et l’exécution des contrats de partenariat public-privé », selon le communiqué du Conseil. Le texte « précise les règles qui régissent la préparation, la passation, le contrôle, l’exécution et la régulation des contrats de partenariat public-privé conclus par les autorités contractantes pour répondre à leurs besoins », poursuit-on.
La mesure, qui intervient dans un contexte où le pays se tourne de plus en plus vers les PPP dans la réalisation de ses ambitions de développement, était dans les tuyaux depuis plusieurs mois déjà. Les PPP ont été privilégiés par exemple sur les projets d’installation des infrastructures telles que la centrale solaire photovoltaïque de Blitta d’une capacité de 50 MW et la Plateforme industrielle d’Adétikopé PIA, plus récemment)
Notons qu’en septembre dernier, le gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé avait annoncé les couleurs, en planchant sur un nouveau cadre juridique des partenariats public-privé (PPP). Ceci afin de « consolider la politique d’amélioration constante du climat des affaires de notre pays et à faciliter la réalisation des grands projets structurants », indiquait le gouvernement, déjà à l’époque.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le Projet d’appui à l’employabilité et à l’insertion des jeunes dans les secteurs porteurs (PAEIJ-SP), cofinancé par le gouvernement et la Banque africaine de développement (BAD) et arrivé à terme en fin d’année dernière après 5 ans de mise en œuvre, devrait être reconduit pour une deuxième phase. Une mission d’évaluation a lieu actuellement sur le territoire, avec pour objectif de définir les contours et orientations de ce projet, dans sa nouvelle version.
Cette reconduction s’annonce suite aux résultats obtenus par le projet sur ses 5 dernières années d’implémentation, au-delà des attentes initiales. En effet, sur la durée, l'initiative, financée à hauteur de 17 milliards FCFA, revendique avoir créé quelque 800 000 emplois depuis 2016 dont 55 000 emplois directs, et appuyé une vingtaine de PME/PMI et 3 000 groupements.
S’agissant des nouvelles orientations du programme, elles devraient se tourner vers la consolidation des acquis obtenus, le renforcement du dispositif d’aide aux entrepreneurs, et la facilitation de la création d’emplois.
En début d’année, le PAEIJ-SP, déployé notamment dans les filières plutôt “secondaires” (soja, manioc, élevage de petits ruminants, entre autres), avait organisé une session d’échange entre les producteurs qu’il accompagne et ses institutions financières partenaires, pour faciliter le financement de la campagne agricole 2022-2023.
Lire aussi :
Togo: Comment le PAEIJ-SP compte financer des projets pour la prochaine campagne agricole 2022-2023
Au Togo, l’application de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) aux catégories de véhicules de transport de marchandises et de personnes à usage commercial est suspendue à compter de lundi 11 avril 2022. Cette mesure signée conjointement par le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, et celui des transports routiers, aériens et ferroviaires, Affoh Atcha-Dedji, a été diffusée à la même date.
La suspension de l’application de la TVM, d’après les deux officiels « vise à atténuer l’impact de l’inflation constatée sur les activités de transports des marchandises et de personnes ». La mesure s’inscrit également dans la continuité des actions déjà entreprises par le gouvernement dans le but d’amoindrir le choc de la hausse des prix de produits pétroliers, estime le gouvernement.
Notons que suite à la hausse du coût du carburant à la pompe le 29 mars dernier, l’exécutif a annoncé « toute une batterie de mesures de soutien », et la lutte contre la spéculation.
Esaïe Edoh
Dimanche 10 avril 2022 au soir, un incendie s’est déclaré au marché « Le Togo » de Hanoukopé, situé au centre-ville de la capitale togolaise. Bien que le feu ait pu être maîtrisé par les sapeurs-pompiers, et qu’on ne déplore aucune perte en vies humaines, on dénombre plusieurs dégâts matériels.
Selon les premières estimations, les commerçantes de tubercules et de céréales sont les plus touchées.
La Mairie Golfe 4, sur le ressort territorial duquel se trouve cet important marché de Lomé, envisage de répertorier les commerçants dont les marchandises ont été détruites, d’après les informations recueillies.
« Nous avons déjà donné des instructions pour qu'on les recense avec les lieux. Après, nous irons dans les mesures de chiffrages pour évaluer les dégâts en chiffre en matériel. Il y aura une réunion du conseil municipal, que le maire va convoquer pour pouvoir prendre des dispositions suite aux investigations liées aux dégâts matériels. », selon Souleymane Alassani, Secrétaire Général de la Mairie Golfe 4.
Il s’agit également, apprend-on de la même source, de préparer « les mesures appropriées pour les réparations à faire, et pour revoir l'aspect des installations de toutes les fractions dans le marché ».
En attendant les conclusions de l’enquête sur l’origine de ce sinistre, la piste criminelle semble écartée par les autorités publiques.
Renaud Dossavi
En 2021, les engagements de la République fédérale d’Allemagne au Togo, s’élèvent à plus de 65 milliards FCFA, a-t-on appris au cours du dialogue stratégique entre les autorités togolaises et de la République fédérale d’Allemagne tenu le vendredi 08 avril 2022 à Lomé.
Il s’agit de fonds destinés à la mise en œuvre des engagements contenus dans la matrice des réformes validée en mars 2021 par les deux Etats.
A cette rencontre, qui constitue un cadre d’évaluation des réformes mises en œuvre, Lars Wilke, Directeur Afrique de l’ouest au Ministère fédéral de la Coopération économique et du développement, chef de la délégation allemande, note un bilan positif. « La plupart des indicateurs de réformes sur lesquels nous nous étions mis d’accord l’année dernière sont en bonne voie. Je suis convaincu qu’il sera possible d’atteindre pleinement les objectifs que nous avons définis ensemble d’ici les prochaines négociations intergouvernementales », a-t-il déclaré.
Confortées par les résultats positifs enregistrés, les deux parties ont formulé de nouvelles propositions pour de nouveaux engagements en faveur de la redynamisation de leur coopération politique et économique. Ceci, notamment dans les domaines de la santé, l’eau, le climat et les énergies renouvelables, conformément à la Feuille de route gouvernementale 2020-2025.
Notons que l’Allemagne appuie également le gouvernement togolais dans la mise en œuvre des politiques de développement, particulièrement dans la gestion de la crise sanitaire liée à la Covid-19.
Esaïe Edoh
La conférence internationale de Lomé sur la transition politique et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’ouest initialement prévue pour le 21 avril, est reportée à une date ultérieure. C’est ce qu’a indiqué ce lundi 11 avril 2022 le ministère togolais des affaires étrangères et de l’intégration africaine, dans un communiqué.
La nouvelle date sera indiquée « à tous les acteurs nationaux et internationaux au temps opportun », précise la source.
Cette rencontre initiée par Lomé et soutenue par les Nations unies, devrait permettre aux différentes parties prenantes, d’examiner les tendances et développements récents dans la région du Sahel et les pays de l’Afrique de l’Ouest, face à l’extrémisme violent et au terrorisme.
Les assises devraient susciter également des réflexions sur les stratégies et moyens pouvant aider à contenir la dissémination de la menace terroriste. Ou encore, sur les réformes possibles des actions et mandats des opérations de casques bleus, pour mieux les adapter aux besoins réels sur le terrain.
Esaïe Edoh
Pour les besoins administratifs, il est souvent nécessaire d’avoir des documents légalisés. Cette procédure permet à l’individu de rendre la copie conforme à l’original, de rendre valable la pièce légalisée pour réaliser la formalité administrative et enfin de sauvegarder l’original.
Tout citoyen togolais peut faire légaliser ces pièces sur le territoire national. Il doit pour cela s’adresser à un agent public se trouvant dans les services investis de ce pouvoir. Ces services sont : les mairies et les annexes, les commissariats de police, les préfectures et les offices notariaux.
Autrefois de 48 heures, le délai légal pour faire légaliser une pièce est maintenant de quelques heures. Toutes les pièces peuvent être légalisées à l’exception de la nationalité. En effet, pour cette dernière pièce, l’intéressé doit se faire délivrer un duplicata pour ses besoins.
Les tarifs pour réaliser une légalisation varient d’un document à un autre. Il est ainsi de :
Il est fortement déconseillé de faire recours à des intermédiaires pour faire légaliser un document.
Les pièces à fournir :
Ouverts vendredi à Kara, les travaux du séminaire gouvernemental se sont achevés samedi 9 avril 2022 après des échanges sur la mise en œuvre des projets prioritaires de la Feuille de route gouvernementale 2020-2025 principalement ceux des axes 2 et 3.

A travers ces deux points, l’exécutif togolais prévoit de dynamiser la création d’emplois en s’appuyant sur les forces de l’économie ; moderniser le pays et renforcer ses structures. Dans la dynamique de cette vision, les autorités togolaises se sont fixé comme objectif de porter le nombre de conteneurs actuellement de 1,5 à 3 millions d’ici à 2025. Elles ambitionnent également sur la même période, de réduire de 30%, le temps moyen passé au port autonome de Lomé (PAL) par les navires.

Le temps moyen est déjà réduit à 40 % en mars 2022, soit à moins de 52 heures, « grâce aux efforts majeurs faits depuis le dernier séminaire gouvernemental », indique-t-on.
S’agissant des échanges sur l’axe 2, Faure Gnassingbé et ses collaborateurs font observer que « l’agriculture demeure pour le Togo un secteur hautement prioritaire », à l’aune de sa contribution de 40 % au PIB. Le secteur occupe 70 % de la population active.

« Nous avons également discuté des impacts du contexte mondial actuel sur l'inflation et les chaînes logistiques. Le renforcement de notre résilience aux chocs est une priorité de la FDR 2020-2025 (Feuille De Route, NDLR) dont la mise en oeuvre devra être accélérée», a déclaré la cheffe du gouvernement, Victoire Tomégah-Dogbé.
La rencontre de deux jours a également permis à l’exécutif d’évaluer la mise en œuvre des projets inscrits dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Notamment en matière de digitalisation, d'électrification pour tous ; de l'accès à l’eau, la transformation agricole, le plan d'urgence des Savanes…
Esaïe Edoh