Le président de la Chambre de commerce et d’Industrie de Turquie, Çoban Cemal, a échangé mardi à Lomé, avec le président du conseil national du patronat (CNP-Togo), Laurent Tamégnon. Ces discussions ont permis à la délégation turque d’explorer les possibilités de partenariat qu’offre le secteur privé togolais. Les deux parties ont alors convenu de la signature prochaine d’une convention de coopération entre les opérateurs économiques de leurs pays respectifs.
Cette rencontre intervient trois mois après la visite de travail et d’amitié du Président turc, Recep Tayyip Erdogan, à son homologue togolais Faure Gnassingbé en octobre 2021 où plusieurs pistes de partenariat avaient été évoquées.
La filiale togolaise d'EBOMAF, chargée de la réhabilitation de la voie Adidogomé-Ségbé a entamé ce mercredi 19 janvier, les travaux préparatoires en prélude au lancement officiel de ce chantier. Aucune date n'a encore filtré concernant le début effectif des travaux. La route Adidogomé-Ségbé, distante de 10 km et construite en 2010, est actuellement en état de dégradation avancée. Selon les autorités togolaises, elle “n'est plus réparable”.
Pour cette année, l’importation du matériel agricole est exemptée des droits et taxes au Togo, d’après la Loi de Finances 2022. En effet, « du 1er janvier au 31 décembre 2022, est exonérée des droits et taxes, à l’exception des prélèvements communautaires, l’importation du matériel agricole », indique ce document de prévision des recettes et dépenses de l’année.
La mesure, déjà en vigueur depuis 2020, est reconduite cette année, dans un contexte de soutien à la politique agricole. On se souvient qu’en plein cœur de la pandémie (en 2020), le pays avait lancé un « Plan de riposte agricole Covid-19 », comprenant plusieurs mesures d'urgence, visant à consolider la sécurité alimentaire et nutritionnelle, améliorer le revenu des producteurs agricoles, et à faire face aux pressions liées aux restrictions sanitaires.
Notons que cet allègement à l’importation concerne également le matériel médical et les produits exclusivement utilisés dans le cadre de la lutte contre le coronavirus (Covid-19). », selon les précisions de l’autorité publique.
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi :
Comment le Togo compte financer son budget 2022 - Togo First
Au Togo, les traitements des agents de l’administration publique devraient tourner autour de 253 milliards FCFA, cette année. C’est le même niveau de prévision qu’en 2021. C’est ce qui ressort de la Loi de Finances exercice 2022, votée le 29 décembre 2021 par les parlementaires, à hauteur de 1779 milliards FCFA.
Ainsi, les dépenses de personnel se maintiendront à nouveau sous la barre des 20% alors que le gouvernement a annoncé pour la nouvelle année, un recrutement massif de 2725 nouveaux agents.
Si aucune donnée publique à jour n'est encore disponible sur le nombre de fonctionnaires en poste au Togo, les chiffres avancés oscillent entre 54 000 et 60 000 travailleurs, selon la dernière opération complète de dénombrement des fonctionnaires qui remonte à novembre 2011.
Esaïe Edoh
Pour cette année 2022, le gouvernement togolais table sur des recettes fiscales à hauteur de 814 milliards FCFA, pour financer ses dépenses. C’est ce qu'indique la loi de finances exercice 2022, adoptée fin décembre dernier.
Cette prévision de recettes dont la mobilisation incombera à l’OTR (Office togolais des recettes), devrait venir en hausse de 4,5% par rapport à l’année dernière, où ont été mobilisés en tout, 780 milliards FCFA.
Sur ces ressources, 420 milliards FCFA sont attendus du Commissariat des Impôts, et 397 milliards FCFA du Commissariat des douanes et des droits indirects.
Ces projections s’inscrivent dans un contexte de nouvelles orientations fiscales, marqué par un élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des mesures de contrôle et de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales, et la simplification des procédures fiscales.
Pour 2022, les recettes budgétaires sont prévues à 1330 milliards FCFA, contre 1 219,3 milliards FCFA en 2021, soit une hausse annuelle de 9,1%. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement compte, en plus des recettes fiscales, collecter 58,3 milliards FCFA en recettes non-fiscales, et près de 200 milliards FCFA en dons de ses partenaires. Le reste sera financé par la dette dont l’essentiel devrait être mobilisé sur le marché des titres publics animé par Umoa-titres.
Les plateformes électroniques basées au Togo vont désormais payer un impôt sur le bénéfice généré au cours de l’exploitation (IS - impôts sur les sociétés). Ainsi, dispose la loi de finances 2022 (LF 2022), en ligne avec l’ambition des autorités togolaises de réduire la charge fiscale des contribuables en élargissant l’assiette fiscale.
Si jusque-là, rien n’avait été explicitement prévu pour ces entreprises d’un type nouveau, elles sont désormais introduites avec ‘’emphase’’ dans la liste des assujettis à l’IS, en modification de l’article 95 du Code Général des Impôts.
Ainsi, détaille la LF 2022, sont désormais redevables de l’IS, “les sociétés et autres entités résidentes au Togo, c’est-à-dire celles dont le siège social, le lieu de direction effective ou la plateforme électronique est située au Togo”, ainsi que “les sociétés et autres entités non-résidentes disposant d’un établissement stable au Togo, sous réserve des dispositions des conventions internationales relatives aux doubles impositions.”
En conséquence, les exploitants de plateformes électroniques basées au Togo sont dorénavant tenus de s’immatriculer afin d’obtenir un numéro d’identification fiscale (NIF).
“Toute personne physique ou morale, entité et construction juridique qui entreprend une activité commerciale ou toute autre activité, susceptible d’entraîner des obligations fiscales, y compris l’exploitation de plateformes électroniques, doit se faire immatriculer auprès de l’Administration fiscale dès le début de l’activité ou de la création de l’entreprise”, précise la nouvelle loi de finances.
Alors que les plateformes de vente, de services et de travail collaboratif en ligne se sont multipliées ces dernières années dans la dynamique de la transformation digitale en cours au Togo, il s’agit pour le gouvernement, d’une importante niche de recettes fiscales encore inexploitées.
En 2022, sur un budget de 1779 milliards FCFA, Lomé prévoit de mobiliser 814 milliards FCFA de recettes fiscales dont 420 milliards FCFA devraient provenir du Commissariat des impôts.
Fiacre E. Kakpo
On connaît désormais le nom de la nouvelle DG de la succursale togolaise de Société Générale Bénin. Il s’agit de l’Ivoiro-Française Jocelyne N’Guessan qui succède au Togolais Moyeme Baniab, qui était aux commandes de la banque corporate depuis son lancement en 2015. La nouvelle patronne de l’institution bancaire a fait la majeure partie de sa carrière à Abidjan au sein de la filiale du groupe bancaire français.
Le Centre Urbain de Business et Entrepreneuriat (CUBE), incubateur d'entreprises innovantes basé à Lomé, lance avec l’appui de la société agrotechnologique E-agribusiness, son fonds de Private Equity, “KI U-INVEST”.
Doté d’une cagnotte de 10 millions FCFA destinés au financement des PME togolaises et africaines, le fonds veut appuyer des projets ayant déjà validé la phase de prototypage et ayant été lancés sur le marché depuis au moins six (06) mois avec des segments clients bien déterminés, quelques ventes validées et des contrats en cours et ou des clients présentant des demandes avec des lettres d'intention.
Les PMES remplissant les critères de sélection peuvent postuler pour ces ressources, au plus tard le 31 Mars 2022, et 2 à 5 projets devraient être retenus.
« Il s’agira principalement d’un fonds d’Equity, de crédits ou de prêts d’honneur en collaboration avec les Réseaux des Business Angels et les partenaires techniques et financiers locaux et internationaux. », comme l'indique l'incubateur. « En plus du financement, les projets sélectionnés pour le Fonds KI U-INVEST bénéficieront d’un programme d’incubation (managérial, technique, juridique...) afin de répondre aux attentes des partenaires et capitaliser sur le financement qui sera débloqué. », ajoute la structure.
Les secteurs d’activité recherchés sont notamment, l’agriculture et les chaines agroalimentaires, la Santé, les BTP, l’Énergie, les Services financiers et Fintechs, les Biotechnologies, l'Éducation et Industries traditionnelles (Zone Franche : cosmétiques, matériaux de construction, emballages, négoce et commercialisation, import-export, télécoms, transport et logistique, mèches).
Candidater ici
Ayi Renaud Dossavi
Lire aussi:
Entrepreneuriat : l'incubateur Cube présente la première vague de bénéficiaires du projet "Simélan"
Un partenariat public-privé pour le développement d’une ferme piscicole à Aného
Entrepreneuriat : CUBE s’associe au PNUD pour le lancement de K-Pital Invest
Au Togo, un programme est en gestation pour améliorer l'urbanisation, l'attractivité et l’attractivité des communes, notamment dans la périphérie du “Grand Lomé”.
En effet, vendredi dernier, a été lancé le projet d’élaboration du « Plan Local d'Urbanisme (PLU) », dans la localité de Noépé, chef-lieu de la commune Avé 2. Cette initiative du ministère de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Réforme foncière, appuyée par la Banque Mondiale (BM), vise à permettre aux collectivités locales de mieux réglementer l'occupation du sol sur leur territoire, et aussi à l’Etat de renforcer son parc immobilier, pour répondre à la demande grandissante, en mobilisant les réserves foncières produites à cet effet.
« Le lancement de ce projet d'élaboration des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU), traduit le changement de paradigme que nous adoptons habituellement dans le cadre de l'élaboration des outils de planification urbaine et spatiale. », a indiqué le ministre de tutelle, Koffi Tsolenyanu, présidant la séance.
Pour le ministère, le PLU facilitera, non seulement la réalisation des projets d'investissements publics et le renforcement de l'attractivité des deux communes pilotes, mais aussi l'amélioration du cadre de vie des populations concernées, ainsi que celles du Grand Lomé.
« En effet, dans le cadre du programme initial d'aménagement, l'objectif était toujours de doter toutes les agglomérations de plus de 5.000 habitants d'un Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme généralement appelé (SDAU). Mais, à l'ère de la décentralisation intégrale de notre pays, il nous faut changer d'approche, en vue de couvrir la totalité des territoires communaux, grâce à des plans locaux d'urbanisme », a-t-il ajouté.
La cérémonie a permis notamment de présenter aux acteurs de l’urbanisme et du foncier, ainsi qu’aux populations bénéficiaires, les résultats attendus par le projet.
Si la phase pilote concerne d’abord les communes d'Avé 2 et Zio 2, le projet devra à terme, s’étendre aux 117 communes du pays.
Au Togo, la première édition du Dialogue interprofessionnel sur la fiscalité (DIF), sera consacrée à la définition des voies et moyens pour une meilleure gouvernance locale avec suffisamment de ressources fiscales, a annoncé lundi le commissaire général de l’OTR, Philippe Tchodié. La rencontre prévue du 20 au 21 janvier sera axée sur le thème « Décentralisation et fiscalité locale ».
Cette première édition, apprend-on, va jeter les bases de la création d’un « cadre de gouvernance concertée visant à améliorer la fiscalité au niveau local ». A terme, il offrira aux élus locaux, des possibilités de bénéficier de ressources suffisantes pour financer le développement de leur commune conformément à la loi de 2019 sur la décentralisation et les libertés locales.
Dans cette perspective, la rencontre va réunir les élus locaux, les partenaires tels que l’Union Européenne, la GIZ, la coopération française et des opérateurs économiques. Ils aborderont des thématiques relatives à l’autonomie fiscale des élus locaux, l’autonomie des régions en matière fiscale, et le rôle des bailleurs de fonds.
A cette assise, les expériences en matière de décentralisation du Burkina-Faso, du Ghana, et de la Côte d’ivoire, entre autres, seront partagées avec les autorités communales du afin qu’elles s’en inspirent.
Pour rappel, l’OTR, dans le cadre de la promotion de la gouvernance fiscale dans les communes, a initié plusieurs activités en faveur des élus locaux, notamment des séances de sensibilisation et de formation.
Esaïe Edoh