Au Togo, plus de 8 tonnes de de drogues diverses ont été saisies l’année dernière par l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment (OCRTIDB), selon un communiqué officiel publié en début de cette semaine. Il s’agit notamment du cannabis (4,7 tonnes), de drogues de synthèse (3,3 tonnes) et de cocaïne (56 kg), apprend-on du Portail Officiel de la République Togolaise.
« Si l’essentiel de ces produits illicites est destiné à l’extérieur, certains réseaux de distribution tentent d’en écouler sur le territoire local, jusque parfois même dans les écoles », révèle l’office. « Des trafiquants sont ainsi régulièrement interpellés et des coups de filet réalisés. », précise la même source.
Il s’est ouvert mardi 5 avril 2022, à Lomé, un atelier de coaching de projets à l’intention des collectivités locales et municipalités de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (l’Uemoa).
La rencontre de deux jours, à l'initiative du Conseil des collectivités territoriales de l'Uemoa, avec l'appui de la Coopération française, du Fonds mondial de développement des Villes, et du Togo, accueille plusieurs délégations venues de municipalités des pays comme le Burkina Faso, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la France.
Lors de ces travaux, il s’agira notamment d’outiller les experts des municipalités de l’union à mieux structurer leurs projets et les rendre plus attractifs aux bailleurs de fonds et investisseurs, ainsi qu’aux différents partenaires éventuels.

Certains des bailleurs potentiels sont présents à la rencontre, notamment des représentants du secteur privé, de la Coopération internationale (Agence française de développement), ainsi que des institutionnels régionaux (la Banque africaine de développement (BAD)) et la Banque ouest africaine de développement (BOAD).

Ce « workshop » des collectivités locales doit permettre aux acteurs municipaux de « trouver une réponse concrète aux problèmes de nos villes », a déclaré Kamal Adjayi, de la commune Golfe 3 à Lomé et Vice-président du Fonds mondial de développement des Villes (FMDV).
La municipalité hôte
Les travaux ont été ouverts par Aminata Sy, représentant la commission de l'Uemoa, qui a présenté le cadre de ces travaux et le Secrétaire général du District Autonome du Grand Lomé (DAGL), qui a notamment présenté ses ambitions à l'horizon 2030, aux municipalités hôtes.
« D’ici à 2030, le Grand Lomé sera une communauté urbaine moderne, saine, attractive, dotée d’un gouvernement local fort, un centre de transit, un pôle de développement compétitif en Afrique de l’Ouest et une agglomération mieux structurée où le citoyen est bien épanoui », a indiqué Tagba Ataféyinam Tchalim, Secrétaire Général du DAGL.
Le SG du DAGL a par ailleurs présenté certains des mécanismes et appuis qui soutiennent les ambitions de Lomé : « Les financements dont bénéficie le District à travers ces projets sont importants : 9,2 milliards de francs CFA soit 14 millions d’euros pour la mise en œuvre du PEUL 3, 13,1 milliards de francs CFA pour le PEUL 4 soit 20 millions d’euros. Ils permettent de mener nos projets prioritaires en matière d’amélioration de l’environnement urbain et de gestion des services publics locaux, en partenariat étroit avec les 13 municipalités du Grand Lomé. »

Ateliers techniques et parole aux experts
Le workshop sera marqué par des sessions de formation autour de thématiques comme, « Financer les projets de villes durables : parole aux experts », les outils d’aide à la préparation de projets et à l’investissement et les dispositifs d’appui aux coopérations décentralisées des banques de développement (BOAD, BAD, AFD, Expertise France), des sessions de coaching des projets des municipalités, avec séance de pitch, discussions et recommandations des experts et des pairs.
Pour rappel, le CCT-Uemoa (Conseil des collectivités territoriales-Uemoa) a notamment pour rôle d’accompagner la commission sous-régionale dans la conception et la mise en œuvre de projets intégrateurs et structurants au bénéfice des collectivités territoriales de l’Union, et d’assurer leur participation à la réalisation de ses objectifs.
Ayi Renaud Dossavi
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Les 17 nouveaux membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), élus en mars dernier par l’Assemblée nationale, ont prêté serment, lundi 4 avril 2022, au cours d’une audience de la Cour constitutionnelle dirigée par son président, Aboudou Assouma.
Ceux-ci ont promis par leur serment de « remplir fidèlement et en toute impartialité les fonctions de membre de la CENI dans le respect de la Constitution, du code électoral, des lois et règlements en vigueur ».
A la suite de la réception de leur serment, ils ont été renvoyés à leurs fonctions, celles d’organiser les prochaines élections régionales.
Au Togo, Orabank s’apprête à lancer un nouveau produit au niveau de sa salle de marchés, le « change à terme », a appris Togo First. La nouvelle offre, présentée comme « produit phare de l’année », consistera à fixer un taux de change à l’avance pour l’achat d’une devise et s’adresse surtout aux opérateurs économiques, importateurs comme exportateurs.
Globalement, explique l’acteur bancaire, l’opération doit servir à se protéger contre le risque de change (risque auquel s'expose tout investisseur se portant acquéreur d'un actif libellé dans une autre devise que celle ayant cours légal dans son pays, ndlr), pour les opérateurs ayant des affaires à l’international dans des devises qui fluctuent avec le FCFA.
Dans les faits, la possibilité est offerte de fixer le cours de la devise concernée contre la devise locale, pour une échéance future précise ou une série de paiements partiels possibles. Pour la filiale du groupe bancaire panafricain Oragroup, « c’est le momentum parfait, surtout avec tout ce qui se passe à l’international », (conflit russo-ukrainien, ndlr).
« On a vu que le dollar, qui est notre devise principale de paiement à l’étranger si ce n’est pas l'euro, a subi beaucoup de fluctuations et dans des proportions quand même assez importantes », explique la directrice de la salle des marchés.
Déclinée en deux options, «sec » et « flexible », le nouveau produit sera opérationnel dans un premier temps pour trois devises étrangères : les dollars US et canadien, et la livre anglaise.
Au Togo, Orabank truste régulièrement les premières places dans le paysage bancaire. L’institution couronnée « Meilleure Banque du Togo en 2021 » par le magazine financier Global Finance, revendique pour son dernier exercice, un total bilan de 746 milliards FCFA (+36 milliards par rapport à 2020) et un encours de crédits évalué à 381 milliards, en légère baisse.
Octave A. Bruce
En mars 2022, 1354 entreprises ont été créées au Togo, d’après les statistiques publiées par le Centre de Formalités des Entreprises (CFE). Une hausse de 6% par rapport aux 1278 enregistrées en février de cette année et de 4% comparées aux 1300 de janvier.
Précisément, d’après les données consultées par Togo first, au 3è mois de l’année, 978 entreprises ont été créées par des hommes contre 376 par les femmes. On note également que sur les 1354 sociétés, 1138 appartiennent aux Togolais contre 216 aux étrangers.
En termes de bilan trimestriel, c’est un total de 3932 nouvelles entreprises qui se sont installées alors que sur la même période un an plus tôt (2021), c’étaient 4087. Ce qui traduit une légère baisse de 4% des créations d’entreprises en un an.
Rappelons qu’à fin 2021, 13.770 nouvelles entreprises avaient été comptées contre 12.500 en 2020, soit une hausse de 9% en une année.
Esaïe Edoh
Il s'est ouvert, hier lundi 4 février à Lomé, un atelier pour l’élaboration du document budgétaire sensible au genre pour l’année 2023. La session, réunissant des experts du genre, hauts fonctionnaires, et partenaires technico-financiers du Togo, vise à renforcer la promotion de la femme et l’égalité homme-femme, dans la budgétisation et l’allocation des ressources de l’Etat.
« La budgétisation sensible au genre consiste à appliquer l’approche intégrée de l’égalité entre les femmes et les hommes au volet financier des politiques publiques », a relevé Kofi Agbenoxevi Paniah, Secrétaire Général du ministère de l'Économie et des Finances, au démarrage de ces travaux. Ce dernier a rappelé notamment les efforts fournis par le Togo pour appuyer et renforcer l’équité genre dans ses actions, depuis plus d'une décennie, consolidée notamment dans l’axe 1 de la feuille de route Togo 2025.
2023 : de nouveaux ministères “sensibles au genre”
Au Togo, la loi de finances exercice 2022 a été accompagnée du document budgétaire sensible au genre avec six (06) ministères pilotes, comme les ministères chargés du développement à la base, de l’enseignement primaire et secondaire, de la santé, de l’action sociale, de l’agriculture, et des travaux publics.
Pour le compte de l’année 2023, ce processus sera élargi à deux ministères (les ministères chargés de la justice et de l’enseignement supérieur) et à deux institutions (la primature et la cour des comptes), comme l’indique le représentant du ministère de l'Économie et des Finances, à ces travaux.
Lancement ce matin de l’atelier pour la formation des acteurs impliqués dans l’élaboration du document de budgétisation sensible au genre (BSG) avec le soutien de l’UE. pic.twitter.com/kImGyAJA8u
— Joaquín Tasso Vilallonga ?? (@AmbUETogo) April 4, 2022
Ces travaux sont appuyés par la Banque mondiale (à travers le projet PAGE) et l'Union européenne, dont le représentant, Joachin Tasso Villalonga, a félicité le pays « pour avoir mis le Togo à l’avant-garde de la BSG (Budgétisation sensible au genre) dans la région et salué leur ambition de l’étendre à toutes les institutions publiques. »
Pour rappel, au Togo, l’élaboration d’un document budgétaire sensible au genre a été instituée le 7 avril 2020.
Ayi Renaud Dossavi
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C’est à Vogan (sud-Togo) que le ministre des enseignements primaire et secondaire, Dodzi Kokoroko, a procédé lundi 4 avril 2022, au lancement officiel de la construction de 384 salles de classe dans les régions Maritime, Plateaux et Savanes. L’initiative s’inscrit dans de le cadre de la seconde phase du Projet d'appui à la réforme des collèges (PAREC II).
Ces salles de classes seront mises à disposition de 130 établissements secondaires publics, pour entre autres, améliorer leurs capacités et conditions d’accueil, renforcer la gouvernance et améliorer l’attractivité des disciplines scientifiques.
La mise en route de la deuxième phase de ce projet qui devrait permettre encore de doter des établissements scolaires publics en infrastructures, intervient alors que le gouvernement est en train de dérouler son projet relatif à l’« augmentation de capacités d’accueil en milieu scolaire ». Ledit projet, lancé en décembre 2021, prévoit conformément à sa feuille de route 2020-2025, la construction de 30 000 salles de classes sur le territoire.
En rappel, le PAREC bénéficie de l’appui de l’Agence française de développement (AFC). Dans sa première phase d’exécution entre 2014 et 2018, il a permis de construire 160 salles de classe.
Obtenir la nationalité d’un pays permet de faire valoir ses droits civiques et politiques et soumet à un certain nombre de devoirs.
Au Togo, la demande d’obtention d’une nationalité tient donc compte des facteurs relatifs à la situation des parents de l’individu et aux conditions de sa naissance. Les étrangers résidant au Togo depuis un certain nombre d’années peuvent également introduire une demande en vue d’obtenir la nationalité. Dans tous les cas, la demande doit être introduite auprès de la Direction du Sceau, de la Nationalité et de L’identité Civile (DSNIC). Outre le mariage et la naturalisation, la loi prévoit plusieurs cas différents :
Pour chacun de ces cas de figure, les pièces à fournir ainsi que le délai différent sont différents.
Personnes éligibles :
Toutes personnes que la loi autorise à obtenir une nationalité togolaise.
Délai :
De 1 à 9 mois
Coût :
5000 FCFA
Pièces à fournir :
De 0,6 milliard FCFA en 2019, les activités de crédit-bail au Togo ont bondi à 11 milliards FCFA, ce qui traduit une augmentation de plus de 18 fois en deux ans.
« (...) Les nouvelles mises en place de crédit-bail ont connu une hausse pour atteindre 11 milliards en 2021, contre 0,6 milliard en 2019, année d’adoption de la loi relative au crédit-bail au Togo. », a noté Sani Yaya, ministre de l’Economie et des Finances du Togo, dans son allocution lors du premier Conseil National du Crédit (CNC) de cette année, avec les acteurs financiers au Togo.
Cette forte progression depuis 2019, intervient dans le sillage de la mise en activité d’African Lease Togo (ALT), spécialisée dans les activités de crédit-bail et d'affacturage au Togo.
Pour rappel, le crédit-bail, aussi appelé "leasing", est une opération financière qui permet de financer des équipements sans faire d'apport, et permet ainsi d'offrir une alternative de financement du matériel et des véhicules, pour les opérateurs économiques qui ne veulent pas passer par un emprunt bancaire.
ALT revendiquait un portefeuille d’activités d’une dizaine de milliards FCFA, début de 2021, soit plus de 90% des activités de crédit-bail, estimées par le ministère de l’économie et des finances.
Le même acteur, filiale togolaise d’African Lease Group, estimait le marché du crédit-bail au Togo à 116 milliards FCFA (en 2019, période pré-Covid), citant une statistique attribuée à la Direction des Transports du Togo.
Ayi Renaud Dossavi
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En 2021, le concours des banques aux activités économiques a connu une « forte progression », selon Sani Yaya, ministre en charge de l’Economie et des Finances du Togo, au cours du Conseil National du Crédit, tenu en fin de semaine dernière.
En effet, en dépit de la pandémie de Covid-19 et ses conséquences économiques, on note que le montant des créances sur l'économie a atteint 1 425 milliards FCFA à fin décembre 2021, en hausse annuelle de 9%, selon la même source. Ce chiffre, « un record depuis 5 ans », est porté essentiellement, apprend-on de l’argentier togolais, par les crédits au secteur privé.

Si l’autorité publique applaudit cette contribution des acteurs bancaires aux activités économiques, elle les appelle tout de même à desserrer la vis sur le coût du crédit.
En effet, la même année, le taux d’intérêt moyen débiteur des banques togolaises s’est établi à 7,6%, soit 0,5 point de pourcentage de plus que la moyenne sous-régionale pratiquée (7,2%). C’est fort de ce constat que le ministre de l’Economie et des Finances, a invité les établissements bancaires à revoir le coût du crédit, pour aider davantage les clients et l'économie du pays.
Cet appel du pied de l’Etat aux banques intervient dans un contexte d’inflation, marqué par la hausse des prix de plusieurs produits de consommation, notamment plus récemment l’énergie (carburant à la pompe). Situation dont les impacts sur les activités bancaires et la sollicitation des banques par les clients, ne sont pas encore clairement appréhendés.
Ayi Renaud Dossavi
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