Au Togo, les factures d’électricité devraient augmenter cette année en raison de la taxe d’habitation. Selon la loi de finances, exercice 2022, la CEET est désormais chargée de recouvrer pour le compte de l’Etat, la taxe d’habitation (TH) auprès des redevables souscripteurs de compteurs d’abonnement à son réseau de distribution.
“Pour les redevables souscripteurs de compteur auprès de la compagnie en charge de la fourniture de l’énergie électrique [CEET, NdlR], il est institué un mécanisme de collecte de la taxe dont les montants dus sont portés sur les factures de consommation de l’énergie électrique”, prévoit la loi.
Alors qu’un arrêté du ministre de l’Economie et des Finances est attendu pour préciser les modalités d’application de cette mesure, on apprend que le nouveau mécanisme de recouvrement de la TH n’épargne pas les utilisateurs de systèmes autonomes d’énergie électrique.
“Les contribuables redevables de la taxe disposant d’un système autonome d’énergie électrique sont tenus de souscrire une déclaration au centre des impôts du lieu de situation de leur résidence”, précise la loi.
“La taxe d’habitation est due par le locataire qui jouit du local au 1er janvier de l’année, les retraités en sont exonérés”, explique Coco de Souza, expert fiscaliste, qui présentait les nouvelles mesures fiscales de 2022 hier lors du Mercredi de l’Entrepreneur, rencontre mensuelle organisée par l’ANGPF (Agence Nationale de Promotion et de Garantie de Financement (PME/PMI)).
Selon les nouvelles dispositions de la loi des finances, la taxe d’habitation est établie pour l’année et recouvrée par moitié dans les quinze premiers jours de chaque semestre.
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Pour ceux qui sont connectés aux systèmes autonomes, son “ paiement donne lieu à la délivrance d’une quittance qui doit être présentée obligatoirement pour l’obtention de toute pièce à caractère administratif.”
Selon le gouvernement, cette mesure s’inscrit dans la volonté d’alléger les charges fiscales pour les contribuables traditionnels, en élargissant l’assiette fiscale.
Rappelons que la loi ne dit rien par rapport à un locataire ne disposant ni de compteur de la CEET ni de système autonome.
Fiacre E. Kakpo
Au Togo, une nouvelle start-up se positionne dans le E-commerce et la livraison de produits alimentaires. La société Allodeliv, basée à Totsi, s’est présentée aux médias ce jeudi 13 janvier, et, offre via son application mobile du même nom, la possibilité de passer en ligne, dans les restaurants de la capitale togolaise, et de faire des achats dans son épicerie.
“Nous offrons la possibilité de passer des commandes directement dans les restaurants de la place, dont nous sommes partenaires.”, explique Ayi Ayikoué, promoteur de la plateforme Allodeliv. "Nous allons pouvoir offrir à la population de Lomé, la possibilité de faire des commandes en moins de 30 minutes, ou une heure pour l'épicerie.", ajoute-t-il.
Pour ses débuts, la jeune entreprise revendique une trentaine de restaurants partenaires sur sa plateforme, et une flotte composée d'une quinzaine de livreurs, dont 5 employés permanents et 10 freelances.

"Restaurants" et "Supermarché"
L’application, propose deux types d’offres, dites "Restaurants” ; qui consiste à passer la commande de repas dans les restaurants et établissements partenaires, et "Supermarché", qui consiste à acheter des produits alimentaires, légumes frais, et des liqueurs et vins (exclusivement importés des Etats-Unis pour le moment, selon les précisions de la startup).
Pour son fonctionnement, la plateforme intègre 4 types de paiement auprès de ses clients, en cash (payés à la livraison), en Mobile money (Flooz et TMoney), par portefeuille (un portefeuille de crédit est disponible sur la plateforme, qu’on peut provisionner via des cartes bancaires (Visa et MasterCard).
Pour l’heure, précise-t-on, la jeune application est disponible uniquement sur la plateforme de téléchargements Play Store de Google.
Ayi Renaud Dossavi
Sur la période 2021-2027, l’Union européenne va accompagner le Togo dans son processus de développement, sur la base du document conjoint de programmation pluriannuelle (DCP) lancé officiellement mercredi à Lomé.
Avec ce document, qui constitue un outil stratégique et de planification, l’équipe Europe soutiendra le gouvernement togolais dans trois domaines, précisément le développement humain, l’agro-industrie, la gestion et la protection des ressources naturelles. De même, il permettra au pays de bénéficier de l’appui à la consolidation d’une société apaisée et résiliente.
Le protocole élaboré dans une démarche inclusive, selon le chef de la délégation de l'UE au Togo, Joaquin Tasso Vilallonga, est « la matérialisation concrète de l’engagement de l’Union européenne notamment dans le domaine de la coopération et de la solidarité européennes avec le Togo. Il a une valeur ajoutée dans la coordination de la coopération entre l’Union européenne, la France et l’Allemagne », a-t-il précisé.

Le Togo entame ainsi, apprend-on, un nouveau partenariat avec l’Union européenne. Ce partenariat devra permettre au pays ouest-africain de renforcer sa politique de développement économique et social inclusif, promouvoir l’investissement, la gouvernance, et consolider la paix ainsi que l’harmonie sociales. Dans cette perspective, son ministre d’Etat chargé de la décentralisation, Payadowa Boukpessi, a invité les acteurs impliqués dans l’exécution de ce document à « prendre les dispositions nécessaires pour la mise en œuvre rapide des projets ».
Selon le planning, les projets et programmes prévus seront réalisés en deux phases consécutives. La première, de 2021 à 2024 et la seconde, de 2025 à 2027.
Notons que l'UE a déjà déboursé en 2021 près de 160 milliards FCFA, pour la réalisation de nouveaux projets prioritaires du gouvernement, dans le cadre de la première année de mise en œuvre du DCP.
Esaïe Edoh
Le ministère du commerce et de la promotion de la consommation locale a présenté ce mercredi 12 janvier, la proposition graphique retenue à l’issue du concours de création de logotype pour la promotion de la consommation locale au Togo.
Il est symbolisé par @ qui, selon les explications du ministère, traduit la vision du gouvernement à travers sa feuille de route quinquennale 2020-2025 notamment son axe 3, de transformer le pays et de moderniser ses structures.
Précisément, le cercle @ représente la chaîne de valeur, les biens et services locaux, répondant aux normes et qualité, et la sécurité alimentaire des consommateurs. A travers les couleurs jaune, rouge et verte qui le composent, le visuel met un accent sur la production et la consommation écologiques et durables, la prospérité des biens et services locaux ainsi que la vigueur.
Ce logotype sélectionné, selon le ministère chargé du commerce et de la consommation locale, « met en valeur le savoir-faire togolais en lui donnant une place de choix dans l’économie nationale et internationale et une meilleure visibilité auprès des consommateurs ».
Notons que les autorités togolaises en lançant le concours en août 2021, ambitionnent d’assurer « la promotion de la consommation locale qui fédère les différents acteurs de la chaîne de valeur ».
Esaïe Edoh
Pour ce mois de janvier 2022, le Togo prévoit de rembourser 29 milliards FCFA de service de la dette, sur le Marché des titres publics (MTP), comme l’indique le bilan cumulé de l’agence Umoa-titres, responsable du MTP dans l’Union économique et monétaire ouest africaine.
Dans le détail, ce montant comprend 22 milliards FCFA comme montant principal, et des intérêts de 6,99 milliards FCFA.
En comparaison, pour l’ensemble de l’année dernière, ce sont en tout, 72 milliards FCFA que le pays aura déboursés comme intérêts de sa dette sur le MTP, alors que sa dette principale cumulée remboursée ressortait à 334 milliards FCFA, soit près de 60% de ses emprunts sur la période. Le pays avait en effet emprunté, sur l’année écoulée, 557 milliards FCFA sur le marché Umoa-Titres.
Rappelons que ce mois-ci, Lomé a déjà effectué une nouvelle sortie sur le marché régional, le vendredi 07 janvier dernier. Pour l’opération, réussie, qui sera sa première de l’année 2022, l’Etat togolais a mobilisé 27,5 milliards FCFA alors qu’il recherchait 25 milliards FCFA.
L’opération a été sursouscrite à plus de 77 milliards FCFA, avec un taux de couverture de 308,75%.
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De 2014 à 2021, les recettes fiscales mobilisées par l’Office togolais des recettes (OTR) ont bondi de 70%, avec 780 milliards FCFA prélevés l’an dernier, contre 458,2 milliards FCFA, sa première année d’activité, selon des données consultées par Togo First. Sur cette période de huit ans, les mobilisations ont connu une progression annuelle moyenne de près de 7% (6,87%).
Si la tendance est globalement à la hausse, il faut retenir un épisode de creux, durant les années 2017 et 2018, qui va casser l’impulsion amorcée depuis le lancement de l'institution. L’OTR avait mobilisé sur les périodes sous revue, respectivement 563,2 milliards FCFA (en recul d’environ 5 milliards FCFA par rapport à 2016) et 560,5 milliards FCFA, alors que le pays était en proie à des tensions politiques et sociales au Togo.

Cette dynamique positive dans la mobilisation des ressources, aura aussi défié la Covid-19. Entre 2020 et 2021, on relève ainsi une hausse de 19%, avec des recettes passant de 655 milliards FCFA à 780 milliards FCFA, après déjà une progression annuelle de près de 5% en 2020, année d'apparition du virus, des premières mesures restrictives, et du recul de l’économie mondiale.
L'année qui s'achève est du reste, jugée « exceptionnelle, en termes de mobilisation de recettes fiscales et douanières » par Philippe Kokou Tchodie, Commissaire général de l’Office, qui apprécie une « belle performance dans un contexte de crise sanitaire et économique », de défis pour les entreprises, notamment les TPME et l’Etat, marqué par des efforts de relance de l’économie. En fin d'année 2021, on notera une hausse des prix des produits de consommation.
Notons que pour 2022, le gouvernement ambitionne de mobiliser 814 milliards FCFA, pour financer son budget.
Ayi Renaud Dossavi
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L’inclusion financière doit être privilégiée en Afrique cette année, a soutenu le ministre togolais de l'Inclusion financière et du Secteur informel, Mazamesso Assih, dans une tribune. Ceci, pour 3 principales raisons, estime-t-elle.
D’abord, l’accès des populations aux services financiers favorise davantage l’autonomisation des plus vulnérables, notamment les femmes. Car soutient-elle, « les femmes sont touchées de manière disproportionnée par l'exclusion financière. Les inclure, nécessite des mesures ciblées et rapporte de grandes récompenses à la société ».
Ensuite, l’intégration financière aiderait à lutter contre les réseaux criminels. « Le passage d'une économie exclusivement monétaire à une infrastructure financière numérique améliore la capacité des autorités à suivre les transactions et à neutraliser la contrebande illégale et les réseaux de trafiquants, dont la plupart exploitent l'économie monétaire », écrit le membre de l’Exécutif togolais.
Et enfin, l’inclusion financière va booster la connectivité des secteurs privé et public pour une croissance durable. Pour ce faire, Mazamesso Assih invite les Etats à « soutenir les entrepreneurs africains de la fintech dont les start-up peuvent transformer l'économie et la société, surtout s'ils disposent des bons canaux pour collaborer avec les géants des télécommunications et les grandes banques ».
Dans la tribune, la ministre prend le Togo pour exemple en la matière. En effet, le pays a opté pour plusieurs initiatives qui ont permis d'améliorer le taux d'inclusion au niveau national. Il s’agit entre autres des programmes de microcrédits, de banque numérique, des incitations à l'entrepreneuriat, et d’éducation financière.
Esaïe Edoh
En 2021, plus de 4000 tonnes de poissons ont été pêchées depuis le Port de Pêche artisanale de Lomé (POPEL), marquant une hausse de près de 18% par rapport aux 3450 tonnes de 2020, selon les informations publiées par le ministère de l’économie maritime et de la pêche.
« Ces progrès s’expliquent par l’attractivité du nouveau port, inauguré en 2019, qui offre un cadre moderne aux acteurs de la pêche. », s’est félicité le ministre de tutelle, Edem Kokou Tengue.
Notons que, dans le détail, les mois les plus poissonneux ont été ceux de juillet (511 tonnes), novembre (465) et juin (430), en contraste, Mars et Février ont été les moins généreux, avec respectivement 166 et 191 tonnes.
Cette progression annuelle intervient alors que le pays s’est doté, il y a deux ans, d’une nouvelle infrastructure de pêche (POPEL) implantée à Gbetsogbe-Baguida dans la zone industrielle, pour booster ses activités dans le secteur. L'infrastructure possède une capacité de 300 pirogues, et peut employer jusqu’à 8 000 personnes dont des pêcheurs, des transformatrices et des mareyeurs.
Pour rappel, le secteur de la pêche emploie globalement plus de 20 000 personnes et contribue à près de 4,5% du PIB, selon les plus récentes données.
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Au Togo, l’Organisme de mise en œuvre du Millennium Challenge Account recherche un consultant pour l’assister dans le cadre du projet de Réforme foncière pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP), visant à améliorer la productivité agricole. Notamment via un appui à l’élaboration des textes d’application du code foncier et à sa mise en œuvre sur des sites pilotes dans chaque région du pays.
L’organisme a émis à cet effet une note spécifique de passation de marchés, parue ce mardi 11 janvier dans le quotidien national Togo Presse.
Cet appel d'offres intervient dans le cadre du programme Seuil du Millennium Challenge Account (MCA), alors que le foncier est l’un des deux secteurs retenus dans le cadre du MCA Togo (avec les TIC). Les propositions des prestataires intéressés doivent être soumises Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard à 15 h 00, heure de Lomé, le 22 février 2022.
L’amorce de cette procédure de recrutement fait suite à une rencontre entre le Top management du Millennium Challenge Corporation et l'exécutif togolais au cours de laquelle les deux parties ont convenu d’élaborer une feuille de route, pour obtenir des résultats concrets sur le terrain, dans la mise œuvre du programme Seuil au Togo.
Pour rappel, le programme Seuil doté de 35 millions $ (environ 20 milliards francs CFA), est financé par le Département d'Etat américain.
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En 2021, 13.770 nouvelles entreprises ont été créées, d’après les données du Centre de formalités des entreprises (CFE) compilées par Togo First. Un nouveau record, lorsque cette donnée est rapportée aux 12.500 entreprises dénombrées en 2020, traduisant également une tendance haussière de 9% en une année.
Précisément, au premier trimestre 4087 entreprises ont été créées contre 3224 au deuxième, 3495 au troisième et 2964 au quatrième. Durant l’année, le mois de janvier a été plus prolifique avec la création de 1390 structures d’affaires alors qu’en décembre 2021, seulement 817 sociétés ont été inscrites, soit le plus petit nombre enregistré.

Autre détail, sur les 13.770 établissements, 11.629 sont portés par les Togolais contre 9701 en 2020, pour une hausse de 16%. Alors que la part des Togolais a maintenu le cap de la croissance, celle des étrangers a décru de près de 24% passant de 2831 en 2020 à 2141 en 2021.

Autre fait remarquable, les statistiques du CFE révèlent que 3793 femmes sont porteuses d’initiative de création de sociétés en 2021. Une année plus tôt, elles n’ont formalisé que 3426 entités. Les données des deux années, relève une progression de 10%.
On note toutefois que le plus grand nombre d'entreprises enregistrées au cours des 12 derniers mois est porté par des hommes, au total 9977 soit 72% des structures inscrites dans les registres du CFE en 2021.

Par ailleurs, la part déclarée par les personnes physiques est de l’ordre de 8327 contre 5443 pour les personnes morales.
Cette nouvelle croissance enregistrée dans un contexte de crise sanitaire et économique liée à la pandémie de la Covid-19 peut être attribuée aux différentes réformes opérées par les autorités togolaises pour améliorer le climat des affaires. Il s'agit principalement de la réduction du délai et du coût de création d'entreprises ainsi que de la digitalisation des procédures de formalisation.
Esaïe Edoh