Togo First

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Au Nord du Togo, le « Projet d’aménagement et de développement des activités agricoles autour du barrage hydro-agricole de Nacré » a été lancé en début de ce mois dans la commune Tône 3 (région des Savanes), à environ 600 Km de la capitale Lomé.

Initié par l’Association Centrale Africaine pour un Développement Intégral et Durable (CADID), le Projet d’un coût estimé à 21,7 millions FCFA est financé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Ceci, au titre du 12e round du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), pour le financement du Programme Togo sur la période 2022-2023.

Les travaux prévoient notamment la réhabilitation du barrage de Nacré sur une étendue de 7,5 hectares, l’aménagement du périmètre et d’un espace agricole sécurisé avec, pour résultats attendus, l’accroissement des activités de production de cultures de contre-saison notamment. 

L'initiative « s’insère parfaitement dans le cadre du Plan National de Développement (PND) et le plan d’action du gouvernement qui visent à transformer structurellement l'économie togolaise pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social », selon Esso Pirénéwè, Secrétaire général de la préfecture de Tône, au lancement effectif du projet.

Les travaux sont prévus pour durer 18 mois.

Plus de 120 000 visiteurs ont été enregistrés à la deuxième édition du Marché international de l’artisanat du Togo (Miato), selon les données rendues publiques par les organisateurs.

Cette donnée statistique, qui traduit une baisse de 25% par rapport aux 150 000 visiteurs de la première édition, reflète les conditions post-Covid, et d’allègement progressif des mesures restrictives, dans lesquelles s’est tenu ce rendez-vous international, explique-t-on.

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La rencontre biennale entièrement consacrée aux œuvres des artisans, s’est achevée le 03 avril dernier. Elle a enregistré outre des artisans, des visiteurs, décideurs et conférenciers, autour de la promotion et de la valorisation de l’artisanat.

Pour cette édition, le nombre d’exposants a été doublé, avec 316 stands déployés et 330 exposants. Au total, 15 pays étrangers deux européens (France et Allemagne) ont pris part à l’événement

Comme en juin 2021, le gouvernement togolais, suite à sa récente décision de revoir à la hausse les prix des produits pétroliers, a établi une nouvelle grille tarifaire pour les transports intra-urbains et  interurbains des personnes et des marchandises.

Les nouveaux tarifs en vigueur, fixent en effet, le plafond des frais de transports des personnes et des marchandises. Précisément, les tarifs ajustés pour le transport intra-urbain des personnes, principalement à Lomé, varient entre 300 FCFA et 500 FCFA contre 250 FCFA et 500 FCFA avant fin mars.  Les déplacements interurbains en voitures sont tarifés entre 700 FCFA et 10.000 FCFA au départ de Lomé vers des villes de l’intérieur du pays.

S’agissant des nouveaux coûts de transport des marchandises, ils sont fixés entre 63 et 78 FCFA pour les biens dont le rapport poids/volume n’est pas inférieur à 500 kg/m3. Pour les autres types de marchandises, le tarif est fixé de gré à gré entre le transporteur et l’affréteur.

Ces nouveaux tarifs doivent être respectés par tous les acteurs, rappellent les autorités togolaises qui préviennent que les contrevenants s’exposent à des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

Esaïe Edoh 

Au premier trimestre de cette année 2022, l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT), a mobilisé 7929 volontaires. Ceci représente 7% de plus que les prévisions initiales de l’agence, établies à 7361 volontaires mobilisés, comptant pour des emplois temporaires. Sur la même période, 57 emplois employés ont été créés, et 15 volontaires d’insertion ont été formés, apprend-on.

Ces chiffres émanant de l’agence gouvernementale, dans le cadre de sa revue trimestrielle en cours, visant à apprécier le niveau de mise en œuvre des réalisations du Plan de travail annuel 2022. La revue concerne également les Centres Régionaux du Volontariat (CRV), démembrements locaux de l’institution.

Pour rappel, l’ANVT a été créée par décret présidentiel en juillet 2014, en remplacement du Programme national de volontariat (Provonat). Depuis, l’Agence qui mobilise annuellement des volontaires en appui à différents secteurs de développement, a enrôlé plus de 50 000 volontaires, dont plus de plus de 25000 femmes.

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Volontariat : Plus de 25 000 femmes mobilisées par l’ANVT depuis sa création

Membre de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA/ African Trade Insurance Agency) depuis seulement avril 2020, le Togo est à ce jour, l’actionnaire souverain majoritaire de cette institution. Le pays qui a adhéré à l’ACA avec une participation initiale de 12,5 millions $ grâce à un prêt accordé par la Banque Européenne d’Investissements (BEI) a, pour ce faire, obtenu un financement additionnel de 22,06 millions $ de KfW.

L’information a été diffusée à la faveur d’une rencontre ouverte mardi 12 avril 2022 à Lomé, à l’initiative de l’institution panafricaine, du ministère de l’Economie et des Finances, de KfW et de la BEI, autour du thème : « solutions d’atténuation des risques pour le Togo et outils de promotion du commerce et des investissements ».

La rencontre qui devrait s’achever ce mercredi 13 avril, permet à l’ACA de se dévoiler aux entités étatiques et au secteur privé togolais, avec un accent sur l'assurance des risques, notamment politiques liés aux investissements ou du risque crédit.

Ainsi, via son mécanisme d’atténuation des risques, l’ACA se dit prête à appuyer le pays ouest africain dans la mobilisation de financements pour les projets déclinés dans sa Feuille de Route quinquennale. Entre autres, des projets d’infrastructures routières et énergétiques (énergies renouvelables), ou d’infrastructures socioéconomiques de base (investissements sociaux), souligne Sani Yaya, ministre togolais de l’Economie et des Finances.

Alors que l’ACA souhaite avoir également le secteur privé togolais dans son portefeuille, on annonce que les projets promouvant les chaînes de valeurs agricoles sont aussi prioritaires.

L’institution « cherche à collaborer et à aider le Togo quant au renforcement de sa compétitivité. J'encourage donc les entreprises et les investisseurs à s’adresser à l’ACA pour leurs solutions d’atténuation des risques », indique-t-on.

Notons que le Togo a bénéficié d’une capacité de souscriptions de 305 millions $ auprès de l’ACA qui précise que d’autres demandes du pays ouest africain, évaluées à 245 millions $ sont actuellement à l’étude.

Séna Akoda

La représentation nationale togolaise a voté mardi 12 avril 2022, le projet de loi portant révision des textes relatifs à la police des étrangers. La nouvelle loi fixe les conditions générales d’entrée, de séjour, d’établissement et de sortie des étrangers du Togo et devrait consolider l’attractivité du pays pour les touristes et les opérateurs économiques.

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Le vote de la mise à jour de ces textes dont les premières versions datent de novembre 1987 se justifie, selon les députés, « par le souci d’harmoniser l’ensemble de ces procédures et de prendre en compte les nouveaux paramètres, notamment la nécessité de digitalisation du processus de demande et d’établissement du visa et de la carte de séjour, contribuant ainsi à la modernisation du pays et au renforcement de ses structures conformément à l’axe 3 de la feuille de route gouvernementale ».

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Le projet de loi, selon la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tsègan, « se veut l’instrument juridique le plus adapté à la politique de pilotage des flux migratoires dans notre pays ».

Pour sa part, le ministre des Droits de l’Homme, de la formation à la citoyenneté et des relations avec les institutions de la République, Christian Trimua, a relevé que l’actualisation des textes répondait aux préoccupations liées à la sauvegarde de la paix et de la sécurité nationales mises à rude épreuve par les fléaux sociaux dont le terrorisme et l’extrémisme violent, le banditisme et les trafics illicites transfrontaliers, entres autres.

« Les étrangers continueront à se sentir bien comme chez eux, en sécurité dans une ville harmonieuse et paisible avec l’ensemble des populations togolaises », a déclaré l’officiel.

Notons que la nouvelle loi est composée de 32 articles regroupés en sept chapitres.

Esaïe Edoh 

La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), a fait part mardi 12 avril 2022 de son ambition de participer à la réalisation des projets inscrits dans la feuille de route 2020-2025. Avec la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, au cours d’une audience, le président de l’institution bancaire, George Agyekum Donkor a échangé sur les secteurs susceptibles de bénéficier d’investissement.

Précisément, la banque compte investir dans les projets relatifs à l’énergie, la technologie et la digitalisation. « La feuille de route du gouvernement dans les secteurs de l’énergie, de la technologie et la digitalisation s’aligne avec les initiatives de la BIDC en termes de financement. La raison de notre visite est donc de renforcer ce partenariat et de nous assurer que la BIDC peut soutenir le Togo dans ces initiatives », a indiqué le responsable de la banque.

La BIDC ambitionne également de renforcer sa relation avec l’exécutif togolais. « Ce type de rencontre est nécessaire pour renforcer nos relations », a indiqué George Agyekum Donkor, à sa sortie d’audience.

Pour rappel, le Togo abrite depuis une trentaine d’années, le siège de cette institution régionale qui est composée des 15 Etats membres de la CEDEAO.

Esaïe Edoh 

Des mesures seront prises suite à l’incendie du marché de Hanoukopé, qui a frappé une partie de cette importante place de vente de la capitale, dans la nuit du dimanche 10 avril 2022. Il s'agira de prévenir ce genre de sinistre, plusieurs fois déploré depuis le début de l'année au Togo et d'explorer des mécanismes pour atténuer les pertes subies par les femmes revendeuses de produits de première nécessité comme les céréales et les tubercules, et qui ont perdu leurs marchandises dans les flammes.

C’est ce que suggère Kodjo Adedze, ministre togolais chargé du commerce, à la faveur d'une visite ministérielle de terrain, réalisée pour constater les dégâts et apporter un soutien moral aux revendeuses touchées par ces pertes.

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« Beaucoup d'activités économiques se déroulent sur ces infrastructures. Nous avons pu constater les dégâts occasionnés par cet incendie. Nous apportons à nos sœurs toutes les compassions du gouvernement. », a déclaré le ministre, membre d’une délégation formée de Adjovi Lonlongno Apedo, ministre chargée de l’action sociale et de la promotion de la femme, Myriam Dossou-d’Almeida, chargée du développement à la base de l’emploi des jeunes ; et Mazamesso Assih, chargée de l’inclusion financière et de l’organisation du secteur informel.
« Il est également question que nous puissions après cette visite sur les lieux, faire un compte-rendu pour que des actions et d'atténuation de l'impact de cet incendie puissent être adressées. », a-t-il ajouté.
Si l’évaluation des pertes est en cours, le ministre rassure toutefois. « Ce qui est sûr, c'est que le gouvernement prendra toutes ses responsabilités. »

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Il y a quelques semaines, dans la nuit du jeudi 24 au vendredi 25 mars, un sinistre similaire d’origine inconnue avait frappé l’ancien marché central de la ville de Kpalimé, provoquant d’importants dégâts.

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Incendie au Marché de Hanoukopé : les commerçantes de tubercules et céréales, les plus touchées

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Avec une croissance de près de 20% en 2020, les actifs du secteur de la microfinance togolaise ont frôlé de peu la barre des 260 milliards FCFA en 2020, faisant du pays, la quatrième économie dans le classement des SFD de l’Umoa.

Le Togo qui représente plus de 11,5% des actifs totaux de l’Union, se positionne ainsi derrière le Sénégal (643 milliards FCFA d’actifs), la Côte d’Ivoire (544 milliards FCFA) et le Burkina Faso (382 milliards FCFA).


En comparaison du PIB, le Togo est le pays où les actifs des systèmes financiers décentralisés sont les plus importants, représentant environ 6% de la richesse nationale créée en 2020.

La FUCEC, premier sans deuxième 

C’est la FUCEC qui se taille la part du lion. La microfinance avec son réseau de 35 Coopec, détient à elle seule, 52,8% des actifs du secteur, soit 137 milliards FCFA. Dans l’Union, elle est la 4e institution de microfinance en termes d’actifs, derrière l’UCCMS (Crédit Mutuel du Sénégal), la Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB), et l’Union Nationale des Coopératives de Côte d'Ivoire (UNACOOPEC-CI).

Loin derrière le « mastodonte » togolais, COOPEC-AD, la microfinance de l’église des Assemblées de Dieu joue les rôles du dauphin, avec plus de 28 milliards FCFA d’actifs.

Troisième actif, avec la croissance la plus rapide du secteur en 2020, la Coopérative Militaire d'Epargne et de Crédit (COMEC) ferme la marche, portant son total bilan à plus de 22 milliards FCFA. La microfinance des Forces armées togolaises se rapprochant de plus en plus de la COOPEC-AD. Elle est suivie par WAGES qui détient un peu moins de 6% des actifs, soit 15,3 milliards FCFA.

Alors que 14 des 17 grandes structures de microcrédits dont les États financiers ont été rendus publics par la BCEAO ont vu leur bilan se doper, trois (03) SFD sont en territoire rouge. Si le repli est marginal chez la CECEB (Coopérative d'épargne et de crédit des travailleurs de la communauté électrique du Bénin) et l’URCLEC (Union Rénovée des Caisses Locales d'Epargne et de Crédit), il s’est plus accentué pour Echoppe-TOGO. La mutuelle opérant dans les milieux ruraux au Togo depuis les années 1990 a vu ses actifs fondre à nouveau de 22%, en prolongement de la baisse observée déjà en 2019.

Pour rappel, le Togo a l’un des taux d’inclusion financière les plus élevés dans la sous-région. Selon la BCEAO, ce ratio se situe au-dessus de 72%.

Fiacre E. Kakpo

Lundi, le gouvernement togolais a annoncé la suspension de la TVM, une taxe restructurée et remise au goût du jour en 2019 pour doter la SAFER, structure chargée de l’entretien routier des moyens de sa politique.

Selon l’exécutif, cette suspension « vise à atténuer l’impact de l’inflation constatée sur les activités de transports des marchandises et de personnes ». Flambée de prix de transport, elle-même provoquée par la hausse du prix du carburant. Hausse entérinée par Lomé fin mars 2022 pour s’arrimer à l’envolée des cours du pétrole sur le marché mondial, sur fond de guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Cette suspension intervient alors que le contrôle du paiement de la TVM était attendu pour démarrer dès ce mois d’avril. Le gouvernement s'était d’abord penché sur une baisse de la taxe avant d’opter pour sa suspension.

Saluée par les réseaux sociaux, la mesure sociale prise conjointement par le ministre de l’Économie, Sani Yaya, et celui des transports routiers, Affoh Atcha-Dedji, devrait toutefois coûter à l’État togolais près de 2 milliards FCFA en recettes fiscales. D’autant que loi de finances, gestion 2022, assignait à l’OTR (Office togolais des recettes) la mission de mobiliser un peu plus de 1,9 milliards FCFA au titre de la TVM. 85 % de cette enveloppe devrait aller à la SAFER (Société Autonome de Financement de l'Entretien Routier), 10 % au budget national et 5% au fisc togolais.

Relancée en 2019, la taxe sur les véhicules à moteur (TVM) a permis à l’entreprise chargée de financer la sécurité routière de mobiliser environ 1,32 milliards FCFA en 2020 et plus d’un milliard FCFA au premier semestre 2021.

Fiacre E. Kakpo

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