Togo First

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Au Togo, le volume de comptes de monnaie électronique ouverts a progressé de 20,85% en 2020, avec plus de 5,7 millions de comptes créés. En 2019, ce volume ressortait à 4,71 millions de comptes environ. L’information émane de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), qui a rendu public son rapport annuel sur les services financiers numériques dans l'UEMOA.

Dans le même temps, les utilisateurs des services financiers numériques (SFN), qui permettent de stocker et transférer des fonds par des outils digitaux, ont réalisé 144,47 millions de transactions, pour une valeur de près de 1500 milliards FCFA (1 488,69 milliards FCFA), soit respectivement 55,42% et 63,47% de hausse en volume et en valeur par rapport à 2019.

Sur la même période, les points de services ont, quant à eux, connu une forte progression, pour passer de 17 214 (en 2019) à 31 173 points de services à fin décembre 2020, soit une hausse de 81,09%, selon la Banque centrale. Notons que cette tendance est observée également dans les autres pays de l’Uemoa, qui ont enregistré des augmentations du nombre de comptes ouverts par rapport à l’année précédente ( à l'exception de la Côte d'Ivoire), selon les détails de l'organe d'émission.

Covid-19 et digitalisation

 Cette évolution globale intervient dans un contexte marqué par les temps forts de la Covid-19, accompagnés de nombreuses restrictions sanitaires, qui ont boosté la marche vers la digitalisation, et l’adoption des SFN (incluant notamment le Mobile Money) dans le pays, et dans la sous-région, comme le relève la Bceao.

« L’année 2020 a été marquée par la pandémie de la Covid-19 qui a impacté plusieurs secteurs de l'activité économique », rappelle le document, dans un contexte « caractérisé par la limitation des déplacements et la distanciation physique », qui a poussé les autorités à adopter « une série de mesures au cours du deuxième trimestre de l’année sous revue, en relation avec les acteurs de l’écosystème des paiements, pour promouvoir l’utilisation des moyens de paiement digitaux. », fait observer la Bceao.

 Ces mesures, souligne-t-elle, ont entraîné « une évolution notable » des SFN, en 2020 « au niveau de l’offre, de l’accès, de la distribution et de l'utilisation, aux plans régional et national ».

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, plus de 600 personnes ont péri dans des accidents de la route en 2021, a rapporté le ministre de la sécurité et de la protection civile Gal Yark Damehane. Un chiffre en augmentation par rapport aux 556 morts dénombrés en 2020.

Les causes de ces accidents selon le membre de l'exécutif, sont les mêmes que celles des années précédentes. Il s’agit entre autres de l’imprudence, de la conduite en état d’ivresse, de la non maîtrise du code de la route, de la surcharge, de l’excès de vitesse.

Ces causes persistent « malgré la sensibilisation et les efforts du gouvernement », a regretté l’officiel qui annonce de nouvelles mesures pour l’année 2022, notamment l’excitation des passagers à porter le casque au même titre que les conducteurs. Aussi, a-t-il annoncé l’intensification des actions déjà entreprises au cours des dernières années en l’occurrence la relance du permis de conduire catégorie A, la poursuite de la sensibilisation, ou encore la répression. 

Dans la même dynamique, le ministre chargé des transports Affoh Atcha-Dedji a lancé en décembre 2021, le Projet Pilote de Renforcement de la Sécurité Routière (PPRSR). Ce projet, dont la mise en œuvre s’étend jusqu’en 2025, sera axé sur le renforcement de la sécurité routière par le biais de l’organisation d’examens de permis de conduire sur l’ensemble du territoire au profit de plus de 7.000 conducteurs d’engins à 2 et 3 roues et des séances de sensibilisation des usagers sur le code de la route et les dangers liés à certains comportements en circulation.

Esaïe Edoh 

Des travaux pourraient être lancés cette année pour doter le Togo d'une troisième Université publique, localisée dans la région des plateaux.

C'est ce que suggère Sani Yaya, ministre chargé de l'économie et des finances, lors de son discours à l'occasion du vote de la loi de finances 2022, le 27 décembre 2021, où il détaille devant le parlement, les différentes allocations de ressources et les grands chantiers du gouvernement de Victoire Tomégah Dogbé pour cette nouvelle année.

A terme, il s'agit de doter chaque région du pays d'une université, via des Partenariats Public-Privé (PPP). En effet, « le Gouvernement envisage la construction d’une université par région en deux phases et en partenariat public privé. La première phase concernant la région de la Kara et celle des Plateaux commence dès 2022. » a-t-il indiqué devant les députés.

L'annonce intervient dans un contexte où l'exécutif veut renforcer les infrastructures scolaires, et mettre en place d’autres d’excellence, ainsi que des Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD).

Pour cette année, les enseignements primaire, secondaire, technique, et supérieur se voient allouer plus de 190 milliards FCFA sur le budget ( respectivement 151,6 milliards FCFA pour les enseignements primaire, secondaire, technique et l'artisanat, et 40,9 milliards FCFA pour l'enseignement supérieur), soit près de 21,5% des montants destinés aux ministères, selon les précisions de l'argentier du gouvernement.

Rappelons qu’à ce jour, le Togo compte deux université publiques, l'Université de Lomé, et, l'Université de Kara, plus récente, qui a ouvert ses portes en ouvert ses portes en 2004.

Ayi Renaud Dossavi

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L’Office Togolais des Recettes (OTR), au terme de l’année 2021, a dressé un bilan des recettes mobilisées qui s’évaluent à 779,8 milliards FCFA. Une hausse de 19% des recettes, comparées aux 655,2 milliards FCFA collectés en 2020.

Le Commissaire général de l’institution, Philippe Tchodie (photo), s’est félicité de cette performance réalisée en 2021, en dépit de la crise sanitaire due à la Covid-19 et a parlé d’une année « exceptionnelle, en termes de mobilisation de recettes fiscales et douanières » et d’une « belle performance dans un contexte de crise sanitaire et économique ».

Le N°1 de l’OTR a expliqué les avancées enregistrées ces trois dernières années par les initiatives telles que la promotion du civisme fiscal, la dématérialisation et la digitalisation des procédures, qui ont contribué à la limitation des fraudes fiscales.     

Notons qu’outre cette croissance enregistrée dans la collecte des ressources en 2021, l’OTR et son commissaire général, ont reçu en décembre dernier deux prix à Abidjan à l’occasion du 5è dîner de gala de l’Observatoire Africain pour la Promotion de la Bonne Gouvernance (OAPBG). Il s’agit du « Prix de la meilleure Administration Publique du Togo » et du « Prix Panafricain du Meilleur Gestionnaire de Régie Financière du Togo ». 

Esaïe Edoh

L’Etat togolais a réussi à mobiliser 27,5 milliards FCFA ce vendredi 07 janvier 2022, au terme de sa première sortie sur le marché régional financier Umoa-Titres, réalisée via une émission de bons assimilables du trésor (BAT).

A la recherche de 25 milliards FCFA, le Trésor public togolais a retenu 27,5 milliards FCFA, alors que ses titres ont été sursouscrits à plus de 77 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 308,75%. 

Avec 1 million FCFA comme valeur minimale, l'opération est assortie d’une maturité de 182 jours, soit 6 mois. La dernière intervention du pays sur cette maturité remonte au 8 janvier 2021, également à l’occasion de sa première sortie.

La réussite de cette première sortie en 2022 sur la place financière régionale traduit la bonne perception des investisseurs de l’Umoa à l’égard du pays.

Notons qu’en 2021, le Togo a cumulé une mobilisation annuelle évaluée à 557 milliards FCFA contre 623 milliards FCFA une année plus tôt soit une baisse de 11%.

Esaïe Edoh 

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank), a exprimé jeudi, son engagement à soutenir le Togo dans la réalisation de ses projets d’industrialisation, outre PIA dont elle va financer la 2ème phase de construction. Au cours d’un entretien avec le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, le président de son conseil d’administration, Benedict Okey Oramah, a informé de l’élaboration des projets de développement des parcs industriels intégrés dans le pays.

« Nous programmons d’autres projets, en particulier, de développement des parcs industriels intégrés… », a annoncé Benedict Okey Oramah.

Cette annonce fait suite à l’adhésion du Togo en août 2021 à l’Accord portant création du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), une plateforme d’Afreximbank qui permettra au pays de promouvoir davantage les infrastructures industrielles.

Hormis ce soutien annoncé à la politique d’industrialisation du pays, Afreximbank a aussi fait part de sa volonté d’accompagner l’exécutif togolais dans la réalisation de ses projets sociaux.

« Nous avons également discuté avec le Président de la République de la contribution de notre banque à la réalisation de la feuille de route gouvernementale, pour qu’au moins 75% de la population togolaise ait accès à l’électricité et à l’eau potable dans les prochaines années. Nous avons convenu de collaborer aussi dans le secteur de la santé », a indiqué le président du Conseil d’administration d’Afreximbank.

Notons que la banque, d’après son premier responsable, revendique un portefeuille de projets en cours au Togo, évalués à hauteur de 500 millions d’euros.

Esaïe Edoh 

Au Togo, la date limite de dépôt des dossiers de candidature, au concours général de recrutement de fonctionnaires dans l’administration publique, est reportée au 14 janvier 2021.

Initialement fixé à ce vendredi 07 janvier, ce délai est repoussé d'une semaine, compte tenu de « l’affluence que continuent d’enregistrer les différents centres de dépôts des dossiers de candidature », selon un communiqué du ministre Gilbert Bawara (photo), en charge de la fonction publique et du Travail.

Rappelons que ce concours doit permettre d'intégrer 2725 récipiendaires à la fonction publique togolaise. En dépit de ce report, la date du concours reste pour l'heure inchangée, et est fixée sur le 26 février 2022.

Le Chef de l’Etat togolais, Faure Essozimna Gnassingbé s’est entretenu en audience, hier jeudi 06 janvier 2022, avec le président du Conseil d’administration d'Afreximbank (Banque africaine d'import-export), Dr Benedict Okey Oramah. A cette occasion, ce dernier a réitéré son ambition de renforcer ses programmes de financement en faveur du Togo, notamment dans les secteurs de l’industrie et la logistique, en particulier pour la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).

« Nous sommes prêts à participer à la mise en œuvre de la seconde phase du projet d’industrialisation à Adétikopé », a ainsi déclaré au sortir de l’audience, Dr Benedict Oramah, dont l'institution vise à stimuler l’expansion, la diversification et le développement du commerce sur le continent.

Le Togo a déjà bénéficié via la société ARISE IIP, du concours d’Afreximbank dans le cadre de la construction de la première phase de PIA et des centrales électriques dans la région des Plateaux.

A ce jour, l’institution financière revendique un portefeuille de projets en cours d’exécution d’environ 500 millions €, selon les précisions du Top Manager, et “nous programmons d’autres en particulier, des projets de développement des parcs industriels intégrés”, ajoute-t-il.

Plus largement, l'institution panafricaine basée au Caire se positionne aussi pour appuyer le plan quinquennal du pays, décliné dans sa Feuille de route gouvernementale, notamment « pour qu’au moins 75% de la population togolaise ait accès à l’électricité et à l’eau potable dans les prochaines années. »

Pour rappel, en août 2021, le Togo a adhéré à l’Accord portant création du Fonds pour le développement des exportations en Afrique (FEDA), une plateforme d’Afreximbank. Un nouveau partenariat qui « permettra à notre pays de promouvoir davantage les infrastructures industrielles », selon la Présidence togolaise.

Au terme de la campagne 2020-2021, la production de la filière café-cacao a enregistré une baisse, de même que celle de la commercialisation, selon les chiffres communiqués par le Comité de coordination de la filière café-cacao (CCFCC).

Précisément, la production de café s’est établie à 2400 t contre 2500 pour la campagne 2019-2020, soit une baisse de 4% en un an. Quant au cacao, sa production s’est établie à 6100 t en 2021 alors que sur la campagne précédente, elle ressortait à 10 600 t. Une décrue de plus de 70%.

Au niveau de la commercialisation, la chute est estimée à plus de 23% pour le café dont le volume vendu est de 2000 t contre 2 600 t en 2020. La quantité de cacao commercialisée, quant à elle, est ressortie à 5400 t en 2021 contre 10 600 t il y a un an, traduisant une baisse d’environ 50%.  

Face à bilan mitigé, les autorités, en juin dernier, à travers l’Institut de Conseil et d’Appui Technique (ICAT) ont annoncé la mise à la disposition de 635 000 plants de caféiers et 560 000 plants cacaoyers au profit des acteurs de la filière, avec pour objectif principal, l’amélioration des rendements de la filière. 

Notons que le cacao et le café sont respectivement les 2è et 3è produits agricoles exportés par le Togo.

Esaïe Edoh 

Le gouvernement togolais a en conseil des ministres, plafonné ce mercredi 05 janvier 2022, la caution et la garantie du bail d’habitation à 6 mois de loyers, mettant ainsi fin à la spéculation qui a cours dans le secteur du logement. Un projet de décret a été adopté à cet effet.

« Ce plafonnement a pour objectif de limiter les spéculations actuelles pratiquées dans notre pays et en particulier dans le grand Lomé tout en tenant compte de la nécessité de préserver les investissements réalisés par ceux qui contribuent à améliorer l’offre de logement disponible », explique le gouvernement de Victoire Tomégah-Dogbé

L’adoption de ce décret fait suite à un examen du projet en première lecture en conseil des ministres, le 29 avril 2021.

Aucune information n'a encore filtré sur les dispositions envisagées pour rendre la mesure effective sur le terrain, dans un contexte où la fixation des cautions et garanties de loyer était jusqu'alors laissée à la discrétion des propriétaires d’immeubles bâtis.

Notons que pour l'heure, le plafonnement de ces frais concerne le Grand Lomé (préfectures du Golfe et d'Agoè-Nyivé), mais pourrait être étendu à d'autres localités, « si cela est jugé pertinent », selon l’exécutif.

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