Au Togo, le nouveau poste frontalier inter-Etats de Kemerida (à environ 25 km de Kara), séparant le Togo du Bénin dans la Binah (au Nord Est du pays) est désormais opérationnel. D’un coût global de 280,5 millions FCFA, le projet a en effet, été financé par le ministère fédéral allemand des affaires étrangères, et sous pilotage de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Le dispositif a été inauguré vendredi 24 juin dernier, par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehane, en présence de Matthias Veltin, ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne au Togo, et de la Cheffe de missions de l'OIM, Abibatou Wane.
Sa mise en place s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcement de la sécurité des frontières et de la résilience des communautés frontalières dans le Golfe de Guinée », avec une infrastructure de 327 m2, dotée notamment du Système de gestion et d’analyse des données migratoires (MIDAS), pour améliorer le suivi des flux migratoires dans cette partie du pays.

Outre l'infrastructure, le poste-frontière a également été doté d’équipements pour le contrôle des véhicules, d’un forage, et de motos tout terrain, pour les équipes en patrouilles notamment de poste de Kemerida.
Annoncé en novembre dernier, ce nouveau poste-frontière est rendu opérationnel dans un contexte sécuritaire devenu plus tendu, après les récents attentats à la frontière Nord du Togo, avec le Burkina Faso.
Ayi Renuad Dossavi
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L’université de Lomé (UL) et la société Togo Terminal ont signé vendredi 24 juin 2022, un protocole d’accord au profit de l’Institut des Métiers de la Mer (I2M). La signature est intervenue dans le cadre de la recherche de solutions à la problématique de l’inadéquation entre la formation et l’emploi, que connaît le secteur maritime au Togo
A travers cet accord, les signataires s’engagent à développer et à co-financer des formations aux métiers de la mer, assurées au sein de l’UL, et à permettre à la filiale de Bolloré Transport et Logistics d’accueillir des étudiants en stage.
De fait, les deux parties vont « définir le contexte général et les modalités pratiques du partenariat, pour développer des collaborations dans plusieurs domaines et axes de travail ». Elles mettront en place, des formations en entreprise et en alternance en vue du renforcement des capacités des ressources humaines.
Selon le président de l’Université de Lomé, Dodzi Komla Kokoroko, ce partenariat répond à la stratégie du temple du savoir de faire des métiers de la mer, l’avenir du développement économique du Togo.
Esaïe Edoh
Il s’annonce au Togo, un nouveau rendez-vous international de l’investissement, à travers la deuxième édition du Forum de l’Africa Investment Days (Journée de l'investissement en Afrique), les 27 et 28 octobre prochains.
L’événement a été lancé en fin de semaine dernière (le samedi 25 juin 2022), à Lomé, en présence notamment de César Apollinaire Ondo Mve, Président de la Cour Commune de Justice et d'Arbitrage de l’OHADA (CCJA) qui couvre 17 États africains, du DG d’Orabank Togo, Guy Martial Awona, et de Ali Badini, PDG de Crédit Access.
Avec pour thème “Investir en Afrique : Comment allier rentabilité et durabilité ?”, la rencontre qui devrait se tenir dans la capitale togolaise, est promue conjointement par l’ACIP (African Capital Investment Promotion), et la Société Civile Professionnelle Toble & Associés, société d’avocats au Barreau du Togo.

« Des sujets importants seront abordés et auront le mérite de couvrir les secteurs liés à l’agriculture, aux infrastructures, à la FinTech, aux énergies et à la culture et leurs interactions avec les sources et les mécanismes de financement qui leur sont associés », indiquent les promoteurs.
La rencontre qui reçoit le soutien d'acteurs nationaux comme la Chambre de commerce et d'industrie du Togo, le Conseil national du patronat togolais, des acteurs financiers comme Orabank et la microfinance ivoirienne Crédit Access, ambitionne de réunir à Lomé, « les parties prenantes régionales et internationales autour des opportunités d’investissement en Afrique ». Environ, une cinquantaine d’intervenants, venant du Togo et de l'international, ainsi que 400 participants en présentiel.
Elle devrait faire suite à la première édition, organisée il y a deux ans, autour du financement des entreprises en droit OHADA.
Ayi Renaud Dossavi
L’ARCEP vient d’infliger une amende de 2,3 milliards FCFA à Togocel, soit 2% de son chiffre d'affaires certifié en 2021, pour « manquements graves à son obligation d'assurer au public une disponibilité permanente » des services de communications électroniques mobiles, constatés depuis 2020. La sanction tombe ainsi, 18 mois après que l’opérateur ait été mis en demeure de se mettre aux normes et une poignée de jours à peine, depuis une audition publique.
Dans le cadre de cette procédure de sanction, Togocel a été auditionné lors d’une audience publique et contradictoire, jeudi dernier, au cours de laquelle il a eu à présenter sa défense axée sur des facteurs extérieurs, sans visiblement convaincre le comité de direction de l’ARCEP.
De fait, « l’incapacité de l’opérateur Togocel à améliorer la disponibilité de ses services résulte de l’inefficacité des actions opérationnelles et surtout de la faiblesse des investissements dans les infrastructures réseau au cours des deux dernières années. Les incidents survenus auraient pu être évités car ne relevant pas des cas de force majeure », tranche le régulateur sur la base de la « data ».
Parmi les « faits particulièrement aggravants », il est relevé que « Togo cellulaire interrompt volontairement ses services dans certaines localités reculées du pays durant des tranches horaires précises chaque jour dans le seul but de réduire ses charges d'exploitation au mépris des intérêts des consommateurs », selon le communiqué du régulateur du secteur des Télécoms au Togo.
Le cumul des interruptions volontaires peut même atteindre 25 jours d’indisponibilité dans un mois, déplore l’ARCEP qui donne, du reste à l’opérateur contrôlé par le groupe Axian, un délai de 6 mois ferme pour « mettre fin aux manquements d'indisponibilité de services », sous peine de nouvelles sanctions pour récidive.
Ayi Renaud Dossavi
Après l’électrification et l’irrigation agricole, l’énergéticien Bboxx-EDF Togo entre dans le domaine de la fourniture de produits digitaux, comme les smartphones. La société, une joint-Venture formée par le Britannique Bboxx et le Français EDF, a lancé ce lundi 27 juin, un nouveau produit, « Smartphone pour le Togo ». L’offre veut faciliter la fourniture de téléphones portables aux utilisateurs togolais, sur une formule de « Pay As You Go ».
Rendue possible par un partenariat avec le ministère de l'Économie Numérique et de la Transformation Digitale en 2021, la nouvelle offre va dans une première phase, être déployée et testée auprès des fonctionnaires. Une seconde phase consistera à vulgariser ce service à une plus large population de fonctionnaires, avec à terme l’objectif de l’étendre au grand public.

« Le projet « Smartphone pour le Togo » s'inscrit dans la stratégie gouvernementale de digitaliser l'ensemble des services. Bboxx-EDF Togo, en tant qu'entreprise citoyenne déjà installée dans le pays depuis plus de 5 ans - au départ sur l'électrification rurale, ensuite l'agriculture, grâce à l’irrigation solaire – s’est dit qu'il était temps d'accompagner les autorités dans leur initiative de digitalisation », explique Oudou Nsangou, DG de Bboxx-EDF Togo, lors du lancement.
Si ce type d’offre diffère un peu de ses produits électro-solaires, BBOXX-EDF Togo compte sur certaines facilités qu’elle offre, pour séduire le public, comme l’option de « payer à moindre coût pour avoir son téléphone », des services de maintenance et de service après-vente sur un an, une garantie sur toute la durée du contrat, et un « service d'appel ouvert 7/7 au 8211 ».
« Plusieurs milliers de smartphones déployés »
Si aucune donnée n’a encore filtré sur le nombre de téléphones qui seront mis à disposition pour cette première phase, le Top management de BBOXX - EDF assure cependant que ce sont « plusieurs milliers de smartphones », qui devraient être déployés, dans le cadre de cette première phase.
Créée en 2010 et présent au Togo depuis 5 ans, Bboxx revendique, dans le cadre du programme présidentiel d’électrification rurale Cizo, avoir touché 350 000 bénéficiaires, équipés en kits électro-solaires, et 5000 agriculteurs, équipés en pompes solaires.
Ayi Renaud Dossavi
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La Turquie souhaite améliorer ses échanges commerciaux avec le Togo alors que les importations togolaises en provenance de ce pays sont passées de 13,39 milliards FCFA en 2015 à 24 milliards FCFA en 2019, selon la BCEAO.
Dans cette perspective, une délégation du ministère turc des affaires étrangères en visite à Lomé, a plaidé le vendredi 24 juin 2022, pour la diminution des taxes douanières sur les marchandises turques à destination de la capitale togolaise. C’était lors d’une rencontre avec le Conseil National du Patronat du Togo.
La baisse des frais douaniers, selon Berna Akyildiz, Président du Conseil des Affaires Turquie-Togo, Conseil pour les Relations Économiques Extérieurs (DEİK), facilitera l’entrée au Togo et en quantité des produits turcs et garantira aussi leur accessibilité à la population togolaise.
Dans la même veine, le patronat togolais et plusieurs opérateurs économiques turcs travaillent à la formalisation d’un partenariat avec les acteurs du secteur privé togolais, apprend-on. Notamment en vue de la transformation des produits locaux, du transfert de technologie et de la création d’emploi au profit de la jeunesse togolaise.
Les opérateurs économiques turcs ont par ailleurs émis le vœu que la compagnie aérienne Turkish Airlines desserve le Togo comme le Ghana et le Bénin voisins.
Notons que les relations entre le Togo et la Turquie sont au beau fixe. En témoigne la récente visite de travail du président turc, Recep Tayyip Erdogan, au Togo en octobre 2021, à la suite de laquelle la signature de plusieurs accords a été annoncée, dans le but de renforcer l’axe Lomé-Ankara.
Esaïe Edoh
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Le Togo au cours de ces dernières années, a enregistré des résultats satisfaisants dans plusieurs secteurs, lesquels lui ont valu des distinctions au plan international. Selon la Ministre, Secrétaire générale de la présidence, Sandra Ablamba Johnson, le pays doit en partie ses performances à la Banque mondiale qui l'appuie dans divers domaines.
A l’occasion des Journées Portes Ouvertes (JPO) de la représentation de l’institution de Bretton Woods au Togo les 23 et 24 juin derniers, la collaboratrice de Faure Gnassingbé a souligné que la Banque Mondiale est l’un des partenaires stratégiques du pays. En effet, en 2020, l’institution a, à elle seule, contribué à 20% du montant alloué par les partenaires au développement du Togo. Aussi, note-t-on, le portefeuille de la Banque mondiale au pays ouest-africain est passé de 184 millions $ en 2017 à 917 millions $ en 2022.
Ces appuis financiers, indique Sandra Johnson, ont permis au Togo d’améliorer son climat des affaires, et d’être le Top Performer africain en 2020 et le 3è au monde.
« L’appui du groupe de la Banque mondiale a permis d’engranger des résultats encourageants. Je veux bien-sûr parler de réformes entreprises dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires. A cela, s’ajoute l’amélioration sensible de la note d’évaluation pays des politiques et institutions (CPIA), sans oublier l’amélioration des possibilités d’emploi pour les jeunes togolais et l’efficacité des transports », a-t-elle souligné.
Notons que l’appui de la BM couvre le financement de la réalisation de 19 projets, dont 11 nationaux et 8 régionaux dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la protection sociale, de l’agriculture, de l’environnement, de l’énergie, le digital, les infrastructures et le transport.
Esaïe Edoh
La deuxième édition de la semaine du E-commerce au Togo (22 - 28 juin 2022) a été officiellement lancée jeudi 23 juin 2022 à Lomé. L'initiative portée par l'association Togo Pride, a pour objectif de contribuer à la vulgarisation du commerce électronique dans le pays.
Avec pour thème, “Commerce électronique au Togo, défis et opportunités à l'ère de la relance post covid-19”, cette édition est placée dans la perspective de la relance post-covid, en s’appuyant sur le numérique. L’évènement est marqué par une série de panels, d’échanges et de présentations avec des acteurs du secteur du e-commerce au Togo.
NB: Inscription ouverte au public dans la limite des places disponibles (en présentiel).
— LA SEMAINE DU E-COMMERCE AU TOGO (@EcommerceTg) June 23, 2022
Remplissez ce formulaire https://t.co/4WgOQSf36n ou scannez le QR Code sur l'image
RDV du 22 au 28 Juin 2022
Infoline : +228 93 44 17 17#ECWKTG #TogoPride #MadeinTogo #TOGOCOM #ECOBANK | pic.twitter.com/5b27xWKzj9
« L'objectif est de vulgariser le commerce électronique au Togo, en créant un cadre dans lequel les principaux acteurs de l'écosystème pourront échanger sur les opportunités du commerce électronique. », a indiqué Yibokou Komivi Sitou, directeur exécutif de Togo Pride.
« Aujourd'hui, à la deuxième édition, nous estimons qu'avec l'accalmie (post covid, ndlr), nous entrons dans une phase où le travail amorcé doit être poursuivi afin que l'E-commerce contribue véritablement au développement de l’économie. C’est une activité qui doit venir en support au commerce existant. », a-t-il ajouté.
Cette édition est soutenue notamment par Ecobank (dont le siège abrite l’évènement), et Togocom.
Le Togo vient de boucler ce vendredi 24 juin 2022, une nouvelle sortie sur le marché financier régional Umoa-Titres via une émission simultanée d’Obligations de relance à maturités de 3 et 7 ans, qui lui a permis de mobiliser 25 milliards FCFA.
Les obligations, au nominal de 10 000 FCFA, ont connu selon le compte rendu publié, la participation de 32 investisseurs de la sous-région dont les soumissions culminent à 81 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 325,59%.
Avec cette nouvelle opération, le Togo qui ambitionne de collecter sur le marché financier régional, 550 milliards FCFA, cumule à ce jour, un emprunt de 313 milliards FCFA.
Esaïe Edoh
Le Togo ambitionne de nouer de nouveaux partenariats économiques avec l’Inde. A cet effet, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo) a, au cours d’une rencontre tenue le jeudi 23 juin à Lomé, invité les opérateurs économiques togolais à prendre part au 17è conclave Inde-Afrique qui se tient du 19 au 20 juillet 2022 à New-Delhi
Cette édition, selon la Chambre de commerce, s’inscrit dans le contexte post-Covid-19 et donc, de relance économique. Selon Canlan Yakpey, Secrétaire générale de la CCI-Togo, l’Inde a déjà fait part de son engagement de financer des projets dans plusieurs domaines notamment l’énergie, les BTP, la finance, l’agriculture, la technologie, etc.
En vue de permettre aux opérateurs togolais de tirer profit de cette rencontre d’affaires, la CCI-Togo a aussi sensibilisé ceux-ci sur les opportunités d'affaires en Inde et les a affûtés à convaincre les opérateurs indiens.
« Nous avons réuni ces acteurs pour les sensibiliser sur les opportunités qu’offre ce conclave dans le cadre de la relance post-covid-19. Ce rendez-vous leur permettra de nouer des partenariats et d’attirer des investisseurs indiens au Togo », déclare Nathalie Bitho, présidente de la délégation spéciale consulaire de la CCI-Togo.
Les opérateurs togolais auront à leurs côtés, deux officiels, en l'occurrence le ministre chargé du commerce, Kodjo Adedze et celui de la promotion de l’investissement, Kayi Rose Mivedor.
En rappel, le conclave Inde-Afrique est un rendez-vous multisectoriel annuel lancé depuis 2005. Une initiative du ministère indien du Commerce et de l’Industrie en collaboration avec la Confédération indienne de l’industrie (Cii) et l’Exim Bank de l’Inde. Il regroupe les représentants des communautés d'affaires des pays africains et leurs homologues indiens.
Esaïe Edoh