La nouvelle ambassadrice désignée des États-Unis d’Amérique, Elisabeth Fitzsimmons a échangé jeudi 31 mars 2022 avec le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey, sur la coopération entre les deux pays. Précisément, les deux diplomates ont planché sur « les moyens de renforcement de la coopération bilatérale ».
Cette discussion s’est tenue alors que la représentante de l’administration Biden allait présenter au patron de la diplomatie togolaise, une copie de ses lettres de créance.
Nommée en remplacement de Eric Stromayer arrivé en fin de mission en mars dernier, Elisabeth Anne Fitzsimmons, a occupé le poste de sous-secrétaire principale adjointe par intérim du Bureau des affaires africaines depuis janvier 2021.
Alors que les prix des produits flambent tant sur le marché international que local, le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, a indiqué jeudi 31 mars 2022, lors de la première rencontre du Conseil National du Crédit (CNC), que la situation devrait revenir à la normale, cette année 2022.
« En 2022, le niveau général des prix devrait retrouver ses niveaux d’avant la pandémie dans la plupart des pays, au regard des mesures de politiques économiques prises pour inverser la courbe des prix et désancrer les anticipations d’inflation », a déclaré l’officiel.
Espérant cette normalisation, l’argentier du gouvernement rappelle que les prévisions d’une atténuation du taux d’inflation demeurent tout de même incertaines, « en raison des tensions observées sur les cours internationaux de certains produits alimentaires importés ». Il s’agit particulièrement du blé, importé d’Ukraine et de la Russie. Dans ce contexte, rapporte-t-il, « le gouvernement togolais continue d’accorder une attention particulière à l’évolution des prix et prévoit de renforcer les mesures déjà prises, afin d’atténuer les tensions inflationnistes ».
Au rang de ces mesures, on note la subvention de l’engrais pour le compte de la campagne agricole 2021-2022, la lutte contre la contrebande, la mise sur les marchés des stocks de sécurité de céréales, notamment le maïs, le sorgho, le mil et le riz, la restriction des exportations de certains produits de grande consommation et la subvention du prix du blé.
Pour rappel, sur la base des dernières données disponibles et communiquées par le CNC, le taux d’inflation, en glissement annuel dans l’espace UEMOA, a été de 6% à fin décembre 2021 et de 4,5% au Togo.
Esaïe Edoh
Le groupe français Bolloré va céder à l’Italo-Suisse Mediterranean Shipping Company (MSC), ses activités logistiques en Afrique, pour 5,7 milliards € (près de 3740 milliards FCFA). C’est ce qu’a annoncé jeudi 31 mars 2022 dans un communiqué, Bolloré Transport & Logistics, au sortir des tractations engagées par les deux géants de la manutention depuis l’an dernier, comme l’avait indiqué il y a quelques mois, Togo First.

« Au terme des négociations exclusives annoncées le 20 décembre 2021 et suite aux avis favorables émis par chacune des instances représentatives du personnel consultées, le Groupe Bolloré a signé ce jour (31 mars 2022, NDLR), le contrat prévoyant la cession au Groupe MSC de 100 % de Bolloré Africa Logistics regroupant l’ensemble des activités de transport et logistique du Groupe Bolloré en Afrique, sur la base d’une valeur d’entreprise, nette des intérêts minoritaires, de 5,7 milliards €. », a fait savoir Bolloré Transport & Logistics.
Sous réserve d’obtenir les « autorisations réglementaires » et l’aval « des autorités de la concurrence compétentes », la cession devrait entrer en vigueur d’ici la fin du premier trimestre 2023, apprend-on.
Si Bolloré devrait tout de même rester sur le continent, notamment dans les secteurs de la communication, de l'édition et surtout des médias, comme à travers Canal +, ceci marque néanmoins un important retrait d’une région qui a fortement contribué à sa prospérité, dans un contexte où la présence africaine de Vincent Bolloré, fondateur du groupe, en Afrique est de plus en plus décriée, en même temps que grandit un certain sentiment anti-français.
Pour l'autre géant impliqué dans la transaction, cette opération renforce sa position dans le secteur portuaire sur le Continent, notamment au Togo. Avec l’accord des autorités togolaises sur l’opération, MSC devrait mettre la main sur Togo Terminal, géré par la filiale togolaise de Bolloré Africa Logistics (BAL).

De quoi renforcer son assise dans un Port qui est déjà devenu son hub régional et un important relais pour son trafic à conteneurs dans cette partie du monde, surtout dans une période de tensions logistiques à cause de la Covid-19 et ses soubresauts
En effet, à Lomé, l'Italo-Suisse gère déjà le Lomé Container Terminal (LCT), à travers sa filiale Terminal Investment Limited (TIL), qui a boosté les activités portuaires, la positionnant parmi les meilleurs trafics conteneurs sur le continent.
Selon son plan stratégique, MSC prévoit d’investir jusqu’à 500 millions $ dans le Port de Lomé, d’ici 2030.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo travaille à l'élaboration de sa nouvelle stratégie de lutte contre la corruption et les infractions assimilées. Une version provisoire du document fait l'objet d’un atelier de validation technique, depuis ce jeudi 31 Mars à Lomé.
Les travaux, à l'initiative de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia), vont permettre aux experts ou autres acteurs impliqués de parcourir, améliorer ce document diagnostic provisoire et partiel de la situation de la corruption au Togo, et le valider, avant sa planification opérationnelle.
« Après validation de ce document provisoire, les consultants et le comité de planification stratégique vont se retrouver à Kpalimé la semaine prochaine, pour plancher sur la planification opérationnelle, avec pour but de se doter d’un plan d'action quinquennal assorti, du dispositif de mise en œuvre. », a indiqué Wiyao Essohanam, patron de la Haplucia. « La dernière étape sera la validation politique et nationale », a-t-il ajouté à propos de ce document détaillant les grandes lignes de la stratégie du pays, pour prévenir la corruption et les infractions assimilées.
Notons que c’est depuis mai dernier, que la Haplucia et ses partenaires, se sont lancés dans l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption. L’initiative a consisté notamment à procéder à une analyse situationnelle, durant 4 mois, avant de faire des propositions. L’actuelle mouture de la stratégie servira de base pour, à terme, doter le pouvoir public d’un plan d'action de 5 ans, dans sa lutte contre la corruption.
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La Banque mondiale a annoncé ce jeudi 31 mars 2022, l’allocation au Togo, d’un financement de 100 millions $, soit 59 milliards FCFA de l’Association internationale de développement (IDA). Les ressources devraient aider le pays à soutenir son programme de croissance inclusive et les réformes fiscales.
Ce décaissement, qui est la seconde opération d’une série programmatique d’appui des politiques de développement, permettra également au pays d’améliorer la viabilité financière et la prestation de services dans les secteurs de l'énergie et de l'eau.
Il s’agit précisément d’un fonds de soutien aux mesures visant l’accroissement des recettes fiscales, l’efficience des dépenses d’investissement et le renforcement de la gestion et de la transparence de la dette publique. C’est aussi un soutien à la gestion durable des ressources en eau et à l’amélioration de l’accès à cette ressource pour les plus vulnérables via un accompagnement en faveur des mesures relatives à la viabilité financière du service public de l'eau. Au volet Énergie, l’enveloppe servira à l’amélioration de la performance financière de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET).
D’après l’institution de Bretton Woods, ce décaissement est motivé par « les importants progrès relatifs à la mobilisation de ressources domestiques » réalisés ces dernières années par l'exécutif togolais conformément à sa Feuille de Route Togo 2025.
Notons que plus tôt en août 2021, l’institution financière avait approuvé un décaissement de 60 millions $, soit un peu plus de 33 milliards FCFA de l’Association internationale de développement (IDA) pour soutenir l’éducation togolaise, précisément la mise en œuvre du «Projet d'Amélioration de la Qualité et de l'Equité de l'Education de Base » au Togo.
Esaïe Edoh
Au Togo, les acteurs spécialisés dans la lutte contre la tuberculose et le VIH-SIDA veulent donner de nouvelles orientations à leur stratégie, avec un accent particulier sur la protection sociale, pour atteindre l’objectif d’éradiquer ces maladies sur le territoire (notamment le SIDA, à l’horizon 2030). Ces nouvelles priorités ont fait l’objet d’un atelier de dissémination, réunissant acteurs et partenaires, ce jeudi 31 Mars à Lomé.
« En appuyant le volet protection sociale dans la riposte nationale contre le VIH et la tuberculose, nous pouvons atteindre un résultat plein d’impact. », selon Damien Amoussou, Coordonnateur adjoint du secrétariat permanent du CNLS (Conseil National de lutte contre le SIDA). Dans le détail, « d'après l'ONUSIDA, qui a déjà initié une telle évaluation, il est attendu que 45% des personnes bénéficiaires des services de prise en charge puissent bénéficier justement de la protection sociale. Et si on arrive à atteindre un taux autour de 45%, nous pourrons diminuer de manière significative, pour ne pas dire "éradiquer", le SIDA de par le monde », a-t-il ajouté.
Pour rappel, au Togo, la prévalence de ces deux maladies infectieuses est en baisse constante sur les dernières années. Ainsi, la tuberculose est passée d’un pic de 78 cas pour 100 000 habitants en 2008, à 36 cas pour 100 000 habitants en 2020, selon les données de la Banque mondiale ; et le SIDA, de 124 cas pour 100 000 habitants en 2010, à 45 cas pour 100 000 en 2020, toujours selon l'institution de Bretton Woods.
Ayi Renaud Dossavi
La présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tségan prend part à Doha (Qatar), à une conférence parlementaire sur le terrorisme. Cette rencontre de deux jours, ouverte mercredi 30 mars, lui permettra de partager l’expérience et l’avis du Togo sur la question au cours d’un panel auquel participent ses pairs de la RDC, Maurice, Maroc et Guinée Bissau.
Pendant cette conférence organisée par le Bureau des Nations Unies contre le terrorisme, les parlementaires africains vont plancher sur le sujet et formuler des propositions concrètes.
Notons que cette rencontre intervient alors que le Togo s’apprête à organiser en avril, un sommet international sur le terrorisme et la transition politique en Afrique.
Entre 2015 et 2020, le taux de mortalité des moins de 5 ans est passé de 51 ‰ à 35 ‰ au nord Togo, selon Integrate Health (une ONG internationale) qui a mené en collaboration avec le ministère de la santé, l’étude « Explorer les services de santé maternelle et infantile dans le nord Togo ».

Selon le rapport présenté ce jeudi 31 mars à Lomé, le taux de mortalité juvénile a baissé de 27,7 ‰ en 2015 à 17,3 ‰ en 2020, celui de la mortalité infantile régresse de 24,1 ‰ à 18,8 ‰. La mortalité post-néonatale quant à elle, a décru de 14,9 ‰ en 2015 à 8,1 ‰ en 2020, alors que la mortalité néonatale passe de 9,2 ‰ à 10,7 ‰ sur la même période.
Ces résultats en diminution sont, selon Integrate Health, le fruit de son projet, « Renforcement des systèmes de santé à base communautaire (RSS-BC) » dont l’objectif consiste en la couverture sanitaire, l’amélioration de la qualité des soins et la réduction de la mortalité infantile dans le nord du pays.
Cette baisse, selon Gbeleou Sesson directeur pays de Integrate Health, est la résultante de « l’amélioration de la qualité et de l’accès accru aux soins de santé primaire ». En effet, depuis quelques années, les autorités togolaises ont initié divers projets et programmes dont “Wezou” pour accompagner les femmes enceintes et les nouveau-nés et prévenir la mortalité infantile.
Les données de cette étude, serviront d’outil pour le ministère de la santé, dans le cadre de l’amélioration de son intervention au profit des populations à la base.
Hormis l’étude menée, l’Ong à travers le projet RSS-BC, effectue des interventions de soins maternels et pédiatriques dans 4 établissements sanitaires du pays, Adawèrè, Kpindi, Djamdè et Sarakawa.
Esaïe Edoh
Le gouvernement devrait bientôt baisser la Taxe sur les Véhicules à Moteurs (TVM), à l'endroit des véhicules de transports de personnes et de marchandises. L'information émane de la récente rencontre organisée par les ministres de la communication, du commerce et des transports avec les médias, dans le sillage de la hausse à la pompe des prix des produits pétroliers.
« La TVM sera revue à la baisse pour les transports de personnes et de marchandises dans la semaine, pour soulager les transporteurs, commerçants et acteurs des transports », a en effet indiqué Atcha Dedji Affoh, ministre des transports togolais.
Au cours de la rencontre, son homologue du commerce, Kodjo Adedze, a annoncé « toute une batterie de mesures de soutien », à venir, avec notamment la lutte contre la spéculation.
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137 enseignants ont été exclus ce mercredi 30 mars 2022 du cadre des fonctionnaires de l’enseignement par le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara (photo), qui a signé un arrêté en ce sens.
Ces enseignants exclus sont désormais mis à la disposition de l’administration générale, souligne le membre du gouvernement qui, sur son compte Twitter, précise qu’il s’agit, « pour l’essentiel, d’agents qui se sont illustrés de façon répétitive dans des agissements contraires aux exigences d’enseignants en s’obstinant à créer et à entretenir dans ce secteur crucial de la vie nationale qu’est l’éducation, des tensions et perturbations ».
Les enseignants visés, observé le mot d’ordre de cessation de travail lancé par le Syndicat des Enseignants du Togo (SET) alors que ce regroupement ne dispose d’aucune existence légale, selon les autorités togolaises. Elles avaient relevé que conformément au Code du travail et aux dispositions du décret du 23 février 2022 relatif à la représentativité des syndicats professionnels et à l’exercice du droit de grève au Togo, le préavis initié par le SET « est nul et de nul effet ».
Le SET va alors engager une épreuve de force avec les gouvernements, en maintenant son mot d’ordre des 24 et 25 mars, reconduit du 29 au 31 mars 2022.
Pour rappel, depuis février de cette année, les dispositions relatives à l’exercice du droit de grève au Togo sont actualisées et exigent désormais la représentativité des syndicats professionnels. De même, les autorités togolaises et les syndicats des enseignants ont signé le 10 mars dernier, un mémorandum d’entente qui oblige à une trêve des mouvements de grève pour une période 5 ans.
Esaïe Edoh