Togo First

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Il y a quelques jours, les Forces Armées Togolaise (FAT) ont annoncé une enquête, suite au drame qui a fait 7 morts et 2 blessés, essentiellement des adolescents, dans le village de Margba, canton de Natigou, dans la Préfecture de Tône au Nord du pays, dans la nuit du 09 au 10 juillet 2022.

Après investigations, les FAT indiquent que ce drame est du fait d'un tir accidentel, suite à une erreur, les victimes ayant été confondues avec des assaillants.

En effet, dans le cadre de ses opérations de surveillance, « un aéronef en patrouille nocturne a pris malencontreusement pour cible un groupe de personnes qu’il a confondu à une colonne de djihadistes en mouvement. », indique le communiqué des FAT.

Face à cette erreur, « les forces armées togolaises expriment leur profond regret face à ce drame, et renouvellent leurs sincères condoléances aux familles éplorées en souhaitant, une fois encore, prompt rétablissement aux blessés », poursuit-on, tout en annonçant que seront prises, « toutes les dispositions nécessaires qu’appelle ce douloureux événement », en vue de « prévenir la survenance de ce genre de drame à l’avenir ».

Le gouvernement au chevet des familles éplorées

Le gouvernement s’est du reste, rendu auprès des familles éplorées ce jeudi 14 juillet 2022, suite à ces informations, pour leur présenter ses sincères condoléances et souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. 

Dans sa note officielle, le Général de Brigade Dadja Maganawé, Chef d'état-major des FAT, a réitéré la détermination de ses services à servir et protéger les populations et le territoire, tout en insistant sur la nécessité de coopérer au mieux avec les populations locales pour mieux assurer leur mission de protection.

Au Togo, la région des Savanes fait l'objet d'un état d'urgence sécuritaire depuis plusieurs semaines, suite aux agressions terroristes, qui ont coûté la vie notamment à plusieurs soldats, à la frontière nord du pays.

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Le Conseil d’affaires tuniso-africain (TABC), une entité tunisienne chargée de promouvoir les investissements et les entreprises tunisiennes en Afrique, annonce une mission économique au Togo, du 11 au 15 Septembre prochains.  L'information, émise par la structure, a été rendue publique le mardi 12 juillet 2022, et relayée par plusieurs médias tunisiens.

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Cette mission, une première du genre, se fera en partenariat avec le ministère togolais de la promotion des investissements, l’Agence de Promotion des Investissements et de la Zone franche, et la Chambre de Commerce et d’industrie du Togo, précise-t-on. 

Il s’agira notamment, apprend-on, d’évaluer les atouts du Togo, en tant que terre d'investissements, et d’explorer les opportunités disponibles. 

Pour le conseil tunisien, le pays se présente comme « une destination dynamique », avec « de nombreux atouts et de grandes opportunités pour les investisseurs ». Le pays est mis en avant à cause de sa « position géostratégique particulièrement avantageuse en Afrique de l’Ouest », en tant que point de transit pour plusieurs de ses voisins enclavés dont le Burkina Faso, Niger et Mali, et aussi sur l’axe Abidjan-Lagos, assurant une communication rapide avec ses voisins côtiers (Bénin, Nigéria, Ghana et Côte d’Ivoire).

« Le Togo, c’est aussi un taux de croissance de 5,3%, un port et un aéroport de classe mondiale, qui font du pays un hub régional de premier plan, une stabilité politique et le premier secteur bancaire en Afrique de l’ouest en nombre de sièges sociaux », ajoute la structure tunisienne.

Ayi Renaud Dossavi

Dans une récente interview, le ministre des affaires étrangères du Togo, Robert Dussey, à la manœuvre de l’adhésion du pays au Commonwealth, revient sur les intérêts du pays à rejoindre ce cercle. Pour le chef de la diplomatie togolaise, adhérer à cette communauté formée par les anciennes colonies britanniques présente un intérêt au triple plan commercial, diplomatique et politique.

Plus de Business

« Sur le plan commercial d'abord, avec 2 milliards d'habitants dans l'espace Commonwealth, le Togo gagne en termes de business, d'exportation de produits togolais. », indique-t-il.

Il s’agira pour le pays de Faure Gnassingbé de s'étendre au-delà de son espace francophone habituel.

« Nous avons une plus grande ouverture, nous ne sommes plus limités seulement dans une zone francophone ou ailleurs, mais tout en étant dans la zone francophone, nous gagnons à avoir plus de partenaires économiques dans le Commonwealth. »

Diplomatie

En ce qui concerne la diplomatie, l’un des avantages attendus de cette adhésion est surtout d’étendre la sphère d’influence du Togo, surtout dans l’espace - anglophone - où il est moins connu : « Dans un cadre diplomatique, l'influence du Togo au niveau de l'Afrique de l'Ouest, au niveau de la Cedeao, et plus particulièrement dans le traitement des dossiers du Sahel permet au Togo d'être présent dans cette zone d'influence où le Togo n'était pas vraiment connu. » 

Il s'agit également de renforcer les liens avec la Grande Bretagne, au moment où Londres est sortie de l’Union européenne, ce qui appelle à construire des canaux diplomatiques plus solides, quand le pays ne fait plus partie de l’UE.

« Aujourd'hui, la Grande Bretagne n'est plus membre de l'Union Européenne, avec qui le Togo a un partenariat très avancé. Il faudrait développer une relation particulière avec la grande Bretagne. », précise-t-il. « Donc, le Togo, en étant membre du Commonwealth, va développer cette relation de partenariat politique, économique, commercial avec la Grande Bretagne qui constitue une entité importante en Europe ».

Enfin, sur le plan linguistique, le Togo, pays francophone qui a commencé à travailler à son adhésion au Commonwealth depuis 2014, entend renforcer son positionnement dans la maîtrise de l’anglais, considérée comme la langue d’affaire, langue véhiculaire et langue scientifique du monde.

Pour Robert Dussey, « ce que le Togo a à gagner est tellement important quand on voit la capacité du Commonwealth ; cette adhésion est une très grande satisfaction pour le gouvernement. Et le gouvernement s’attèle désormais à ce que dans les faits, les populations togolais puissent ressentir cette adhésion ».

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, deux camions transportant des produits vivriers destinés à l’exportation ont été interceptés dans la nuit du 7 au 8 juillet 2022 à Sokodé. Selon le service douanier, la marchandise est en convoiement hors du territoire national alors que le propriétaire ne dispose d’aucun document l’autorisant à effectuer cette opération.

Précisément, la cargaison interceptée est composée de 251 sacs de gari et de tapioca de 100 Kg, soit 25 tonnes de produits vivriers. « Les marchandises seront remises au ministère chargé de la Consommation locale pour la suite des procédures », a indiqué le Lt-Col de douane, Fioklou-Toulan Erick, responsable régional de la douane du Centre.

La saisie de cette marchandise fait suite à l’entrée en vigueur depuis quelques mois de l’arrêté ministériel interdisant l’exportation des produits de grande consommation, sauf sur autorisation du ministère du commerce.

Cette interception de produits destinés à l’exportation est la 3è cette année.

Esaïe Edoh 

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Alors que le Togo est pleinement entré dans l’ère de la décentralisation en 2019, année où ont eu lieu les premières élections municipales, Togo First fait un point sur comment les collectivités territoriales se sont financées, et à quoi ont-elles destiné leur budget entre 2019 à 2021.

L’histoire retiendra qu’en 2019, les toutes nouvelles communes ont établi un record qui, depuis, peine à être battu. Celui d’avoir mobilisé 21,4 milliards FCFA en ressources propres alors que la décentralisation en était encore à ses balbutiements.  Ces ressources proviennent essentiellement des impôts, taxes, droits et redevances institués par ou pour les collectivités territoriales. Il s’agit notamment d’une partie ou toute de la patente, des droits d'enregistrement et de timbres, de la taxe d’habitation, de la taxe foncière, de la Taxe professionnelle unique (TPU), de la taxe sur les produits de jeux de hasard, des redevances d’exploitation des carrières et mines, de la taxe sur les pompes distributrices de carburant (stations-services), de la taxe sur l’encombrement des voies publiques, de la taxe sur la publicité, etc.

Depuis 2019, les ressources propres des collectivités ont d’abord chuté sensiblement à 14,3 milliards FCFA, perturbées par la Covid-19, avant de remonter légèrement la barre des 16,4 milliards FCFA. Si une partie de l’année de 2021 était encore rythmée à la crise sanitaire, dont les restrictions n’ont été levées qu’à partir du second semestre, la décentralisation semble l’un des secteurs ayant le plus souffert de la pandémie. 

Le FACT, locomotive de l’investissement

Ayant financé presque entièrement leur premier budget sur les ressources qu’elles ont elles-mêmes mobilisées auprès de leurs administrés (en grande partie par l'intermédiaire de l'OTR), les collectivités locales ne recevront un coup de pouce « consistant » du gouvernement qu’à partir de 2020, à travers le Fonds d’Appui aux Collectivités Territoriales (FACT).

Les transferts de l’Etat via ce mécanisme de financement, ont porté pour la première année sur plus de 2,6 milliards FCFA, dont 634 millions FCFA au titre de dépenses de fonctionnement et 2 milliards FCFA pour les crédits d’investissements. L’an dernier, l’exécutif togolais avait presque triplé cette enveloppe, qu’il a portée à 6,25 milliards FCFA. Ainsi, les dotations de fonctionnement ont progressé de 97% en 2021, soit une augmentation de 620 millions FCFA par rapport à 2020, passant de 634,6 millions à 1,2 milliard FCFA. 

Selon le gouvernement, elles « ont servi aux collectivités à payer les dépenses obligatoires notamment les arriérés de salaire, les indemnités des conseillers municipaux et des loyers ». 

Quant aux allocations destinées aux dépenses d’investissement, elles ont augmenté de 150%, passant de 2 à 5 milliards FCFA entre 2020 et 2021.

Cette tendance à la hausse se confirme cette année. Au premier semestre 2022, le FACT avait déjà octroyé 6,2 milliards FCFA aux communes, a indiqué vendredi dernier, Payadowa Boukpessi, le ministre d’Etat, chargé de la Décentralisation.

1 EVOLUTION

Ces concours gouvernementaux, en constante évolution, font du Fonds, le premier bras financier externe du budget des communes, loin devant les Partenaires techniques et financiers (PTF). Bien qu’en termes de financement du budget des municipalités, la contribution des Partenaires techniques et financiers reste encore très faible (460 millions FCFA sur 3 ans), ils restent d’importants soutiens sur des projets hors budget. En exemple, l’Allemagne à l’avant-garde, a notamment déployé un vaste Programme d’appui à la décentralisation et à la gouvernance locale (ProDeGoL). 

A quoi ont servi les ressources mobilisées ?

En trois ans de décentralisation, les communes encore naissantes, ont surtout orienté leurs dépenses vers l’achat de biens et services, leur personnel et, dans une moindre mesure, les investissements.

2 DEPENSES 

En 2021 par exemple, si les dépenses de fonctionnement (18,8 milliards FCFA) représentaient plus de 75% des dépenses totales, la grosse part est consacrée à l’achat de biens et services, soit 10,8 milliards FCFA. Avec 6,5 milliards FCFA, les charges du personnel représentaient 28% des dépenses totales effectuées. Le paiement de salaires et assimilés a progressé de plus de 70% depuis 2019, selon les calculs de Togo First. 

Côté investissements, les dépenses des collectivités sont passées de 4,8 milliards FCFA en 2019 à 2,9 milliards en 2020, soit une régression de 37,5%, avant de rebondir à 5 milliards FCFA en 2021.  

Fiacre E. Kakpo

Initialement prévue pour le 08 Juillet 2022, la date butoir pour s'inscrire aux prochains cycles académiques 2022-2023 des Instituts de Formation en Alternance pour le Développement (IFAD) du Togo est reportée au 22 juillet.

Les jeunes postulants désirant se positionner sur ces formations en alternance disposent ainsi de quelques jours supplémentaires, selon les dernières précisions de l’Agence Education-Développement (AED, en charge du pilotage des IFAD.

Comme indiqué il y a quelques semaines par Togo First, le programme est ouvert aux jeunes togolais, âgés entre 16 et 29 ans, dans l’une des trois structures dédiées aux métiers des secteurs socio-économiques prioritaires, que sont l’aquaculture ( IFAD d’Elavagnon), l’élevage (IFAD de Barkoissi) et les métiers du Bâtiment (IFAD de Lomé).

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Les programmes disponibles sont, pour l'IFAD-Bâtiment, des Bacs Pro en Organisation et réalisation du gros-œuvre, Froid et Conditionnement de l’Air, Aménagement et Finition de Bâtiment, et en Métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (tous d'une durée de 3 ans) ; deux CAP Menuisier Fabricant Installateur, et Charpentier Couvreur (2 ans).

Pour l'IFAD-Aquaculture, un Bac Pro Aquaculture (3 ans) et pour l'IFAD-Élevage, un Bac Pro Élevage et Conduite et gestion d’une exploitation agricole : Option Élevage (3 ans).

Les détails sur les inscriptions sont à consulter notamment sur la page des admissions de l'AED.

Ayi Renaud Dossavi

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Charles Kondi Agba, ancien ministre togolais et haut fonctionnaire, est décédé à l'âge de 74 ans. 

Ce médecin vétérinaire de formation, né à Kabou dans la préfecture de Bassar, a occupé plusieurs fonctions au cours de sa carrière, dont celle d’Ambassadeur du Togo au Sénégal, au Cap-Vert, en France et dans l’Ordre de Malte. Il a également été Représentant permanent de son pays auprès de l’UNESCO et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), entre 1990 et 1999. Il jouera par ailleurs les premiers rôles aux ministères de la Santé; de l’Agriculture et de la Recherche et plus tard, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, entre juin 1999 et 2006. 

Au début de la décennie précédente, il sera de nouveau nommé ministre de la Santé, entre 2011 et 2013.

Entre janvier et juin 2022, 7 195 nouvelles entreprises ont été créées au Togo, selon les données du Centre de Formalités des Entreprises (CFE). En rapport avec les 7 302 sociétés qui se sont formalisées sur la même période une année plus tôt, on enregistre une légère baisse de 1,5%.

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Précisément, au cours de ce premier semestre, sur les 7 195 structures économiques enregistrées au CFE, 6.092 sont portées par des Togolais contre 1 103 pour les étrangers. Quant à la proportion des entreprises lancées par des hommes, elle est évaluée à 59% du total créé, soit 4 288 entreprises contre 2 907 pour les femmes.

Autre détail, la part déclarée par les personnes physiques est de l’ordre de 4 379 contre 2 816 pour les personnes morales.

Notons que ces nouvelles entreprises sont créées dans un contexte de relance des activités économique post crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19 où les autorités togolaises promeuvent toujours l’entrepreneuriat notamment dans la transformation des produits locaux.

Esaïe Edoh 

Au Togo, le transporteur Gozem veut intégrer des mots électriques à sa flotte de véhicules. L'information émane de Raphaël Dana, cofondateur de la startup, dans une publication sur son portail LinkedIn.

En effet, Gozem aurait lancé un programme Pilote pour véhicules électriques, à fournir à ses conducteurs. Si l'objectif est de s’étendre à l’ensemble des pays couverts, la première étape du projet se déploie au Togo. 

Cette annonce intervient peu après un nouveau partenariat conclu entre la jeune société et l’IFC, filiale de la Banque mondiale en charge du secteur privé, pour financer 6000 candidats de taxi-motos, ainsi qu’une convention avec l’énergéticien TotalEnergies, pour digitaliser la fourniture en carburants à ses stations.

C’est également dans un contexte où le gouvernement togolais apporte des facilités notamment fiscales à l’importation et à la commercialisation de véhicules électriques sur son territoire.

Ayi Renaud Dossavi

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Le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale en collaboration avec la direction de la métrologie, a effectué la semaine dernière, une visite inopinée de contrôle de la régularité des pompes à essence dans les stations-services. L’opération réalisée dans le grand Lomé, s’inscrit dans le cadre de la vérification périodique des instruments de mesure utilisés dans les opérations commerciales.

Cette activité effectuée par les agents de la direction chargée de la métrologie légale permet, précise-t-on, de protéger les consommateurs « en s’assurant que les instruments de mesure soient conformes ou fiables ». Pour cela, les inspecteurs déployés sur le terrain font usage de matériaux de référence de contrôle.

« Ces contrôles se font à partir d’un achat de 5, 10 à 20 litres de carburant et visent à réglementer le niveau de qualité et la vraie valeur des mesures du produit pétrolier visé et surtout rassurer les consommateurs », indique Piya-Abalo Bataba Bebei, chef division métrologie au ministère du commerce.

En cas de constat d’irrégularité, des mesures répréhensibles sont prévues. « Si les pompistes ne se tiennent pas à ces directives, des sanctions sont prévues, des amendes pouvant atteindre les 10 millions de FCFA voire l’emprisonnement », a rappelé le Chef division métrologie.

 Notons que, le contrôle se poursuivra dans toutes les stations d’essence du pays.

Esaïe Edoh

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