Togo First

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Quatre mesures ont été prises par le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, mercredi 27 avril 2022 pour faire face au phénomène de la vie chère, alors qu’il s’adressait à la nation à l’occasion de la commémoration du 62è anniversaire de l'accession du pays à la souveraineté internationale.

La première mesure concerne les agents de la fonction publique, parapublique et les retraités qui bénéficieront d’une suspension dès le mois de mai jusqu’en fin d’année, du remboursement de l'avance d'un mois sur salaire à eux accordée en début d'année. 

Dans le même temps, les acteurs du secteur informel notamment les commerçants qui ont pour cadre d’activité les marchés, seront exemptés du paiement des taxes de tickets de marché au cours des 3 prochains mois à compter de mai 2022. Cette deuxième mesure s’applique sur l’ensemble du territoire. 

Le Chef d’Etat togolais a décidé en outre, de plafonner les prix des produits locaux et importés. Les produits locaux concernés sont le maïs, le sorgho, le haricot, le petit mil et le riz. S'agissant de l’huile végétale, le lait, la farine de blé et des concentrés de tomate qui sont des produits importés, ils seront également exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

La quatrième mesure dévoilée en guise de riposte contre la vie chère est que les bénéficiaires des produits du Fonds national de la finance inclusive (FNFI) bénéficient d'une réduction de 2 points du taux d'intérêt dans toutes les localités et de 4 points dans des zones réputées vulnérables.

Ces mesures viennent s'ajouter à d'autres précédemment prises dans le même contexte de lutte contre la vie chère et d'amortissement du choc occasionné par la hausse des prix des produits pétroliers depuis le 29 mars dernier. Entre autres, la suspension de la Taxe sur véhicule à moteur (TVM) et le plafonnement des tarifs de transport des marchandises et personnes.

Esaïe Edoh

L’ancien gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Tiémoko Meyliet Koné, a été élevé ce mardi 26 avril 2022, au rang de Grand Officier de l’Ordre du Mono par le Président togolais Faure Gnassingbé.

Cette distinction, apprend-on, symbolise la reconnaissance du peuple togolais à l’endroit de l’ancien dirigeant de la Bceao, qui depuis le 19 avril, est le Vice-président de la Côte d’Ivoire. D’après la présidence togolaise, l’Ivoirien a « contribué remarquablement au développement et au progrès de la sous-région notamment des pays membres de l’Union Économique et Monétaires Ouest Africaine (UEMOA) ».

La présidence togolaise indique également que l’économiste qui a passé près de 11 ans à la tête de l’institution bancaire commune aux huit pays de l’UEMOA, a entre autres, œuvré pour la création d’un Fonds de stabilité financière, et contribué à la promotion de l’affacturage, de l’inclusion financière et à la création de l’Agence UMOA-Titres.

Selon Lomé, l’acte de Faure Gnassingbé, est aussi une reconnaissance du leadership du désormais Vice-président ivoirien grâce à qui, la Banque Centrale « a davantage renforcé son image et sa crédibilité aussi bien dans les Etats membres de l’UMOA qu’auprès des partenaires internationaux ».

Nommé pour la première fois gouverneur de la BCEAO le 30 mai 2011, Tiémoko Meyliet Koné sera reconduit dans ses fonctions le 17 août 2014 pour un mandat de 6 ans.

Esaïe Edoh

Alors qu’une centaine de personnels enseignants sont radiés de la fonction enseignante, le gouvernement togolais a annoncé ce mardi 26 avril 2022, le lancement d’un concours de recrutement de 3000 enseignants pour renforcer le secteur de l’éducation.

Selon l’arrêté interministériel annonçant le concours, 510 enseignants seront recrutés pour le compte du préscolaire, 1780 au primaire, 361 au 1er cycle du secondaire et 349 au 2ème cycle secondaire. Le concours est ouvert aux Togolais âgés de 18 à 40 ans.

Alors que le dépôt de candidatures couvre la période du 2 mai au 3 juin 2022, la date des épreuves écrites est fixée au 18 juin 2022.

Rappelons qu’il y a quelques jours, les autorités togolaises ont déclaré admis 256 candidats de plus au concours de recrutement des enseignants qui s’est déroulé en décembre 2020.

Esaïe Edoh 

Les nouveaux ambassadeurs des USA et du Brésil au Togo, respectivement Elizabeth Fitzsimmons et Nei Futuro Bitencourt, ont présenté ce mardi 26 Avril 2022, leurs lettres de créance au Chef d’Etat togolais, le Président Faure Gnassingbé.

Ce fut l'occasion pour les diplomates de ces deux puissances économques du continent américain, de revenir sur leur coopération bilatérale avec Lomé, et présenter les opportunités de coopération politique et économique.

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Etats-Unis : entre économie, bonne gouvernance et sécurité

« Les USA voudraient soutenir la croissance togolaise », a ainsi relevé la représentante de  l’Oncle Sam, pour qui la coopération avec le Togo doit se renforcer, dans les domaines éducatif, économique, militaire et politique.

Lire aussi : L'Ambassadrice américaine, Elisabeth Fitzsimmons en soutien aux femmes entrepreneures du réseau AWEP

« Nous avons discuté de partenariats profonds et solides entre nos deux pays, je suis sûr que nous allons augmenter les connexions économique, culturelles, éducatives, militaires et politiques entre nos deux pays. J'espère que le Togo va devenir un hub logistique et un hub numérique en Afrique de l'Ouest, avec le soutien des USA. », a-t-elle ajouté.

Outre la coopération sur les terrains économique et de la bonne gouvernance, l'administration Biden devrait renforcer ses appuis sur le terrain de la sécurité, avec en arrière-fond les défis sécuritaires du Sahel et dans le Golfe de Guinée. Le Togo fait ainsi partie des pays qui vont coopérer avec l’Oncle Sam, dans le cadre d'une mission pluriannuelle de prévention des confits en Afrique

En avril 2021, les Etats-Unis s’étaient ainsi engagés à accorder 24,7 milliards FCFA au Togo, sur diffférents projets de développement, selon des données compilées par Togo First.

Lire aussi : Au Togo, l'aide américaine établit un record en 2021 : les détails

Brésil : entre coopération agricole et militaire 

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L'ambassadeur du Brésil, a pour sa part, rappelé « une coopération très importante dans le domaine agricole, en particulier le coton. » En effet, à travers le projet Coton 4+, le Brésil coopère avec le Togo, ainsi que d’autres pays dont le Tchad, Niger, Mali et Burkina Faso, dans la recherche et le développement sur l’or blanc.

L'initiative, qui « a déjà laissé des bénéfices très structurants et concrets au Togo », est le fer de lance des coopérations sur le terrain agricole.

« Ce projet a plusieurs centres de recherche sur le coton, il a apporté de nouvelles semences de haute productivité, de la formation de personnel, expansionnisme rural », a-t-il ajouté.

Si l’ambassadeur Nei Futuro Bitencourt, promet d'œuvrer à l'affermissement des relations bilatérales entre les deux pays, de part et d’autre de l’Atlantique, celles-ci devraient porter non seulement sur la recherche agricole, mais aussi sur des secteurs comme l’éducation, la formation militaire, et la sécurité, notamment dans le Nord du Pays, près du Sahel.

« Nous avons un nouveau projet dans le domaine des couloirs fourragers pour accommoder les tensions causées par la transhumance dans les pays au nord du Sahel et la zone du Sahel. », a indiqué ainsi le diplomate.

De plus, les deux partenaires entretiennent « une bonne coopération dans la formation des militaires togolais dans les académies brésiliennes. Nous voulons pousser tout ça, et encore plus. Entre le Brésil et le Togo, il y a beaucoup de questions communes.

Le Brésil constitue également pour le Togo, un terrain de prospection, à la recherche de nouveaux partenaires privés, pour financer ses ambitions de développement économique.  Dans un contexte pré-pandémie, Lomé envisageait ainsi un Forum économique Togo-Brésil, pour aiguiser l’appétit des investisseurs brésiliens.

En 2017, 3 ans avant la Covid, les échanges entre le Togo et le Brésl atteignaient 97 millions $, spécifiquement dans le domaine économique.

Pour rappel, si le Brésil n’est que la 11 puissance économoique à l’échelle mondiale, elle est la deuxième puissance économique du continent américain, juste derrière les Etats-Unis, 1ère économie de cette région, et du monde. 

Ayi Renaud Dossavi

Deux ans après la pose de la première pierre, le gouvernement togolais a procédé ce mardi matin, 26 avril 2022, au lancement des travaux de reconstruction du nouveau bâtiment du Grand Marché de Lomé.

Lancés par la ministre Zouréhatou Kassa-Traoré, ces travaux reprennent après avoir été interrompus pour cause de Covid-19, dans un contexte marqué par de nombreuses restrictions selon les sources officielles. 

Selon les prévisions de 2020, le nouveau bâtiment devrait être un immeuble commercial de type moderne à 5 niveaux, d’une superficie de 8656 m2. Selon le ministère des travaux publics, l’infrastructure devrait abriter près de 1400 locaux dont des boutiques, kiosques, étals, espaces pour grossistes, un restaurant et également un espace pour des événements. Le coût des travaux était alors estimé à environ 11,5 milliards FCFA. Les travaux sont confiés à l’Ivoirien Porteo BTP, pour une durée de 16 mois.

Notons qu’en 2013, un incendie dévastateur avait ravagé le marché d’Adawlato, alors l’un des plus importants du pays.

Ayi Renaud Dossavi

L’Agence nationale de la sécurité alimentaire du Togo (Ansat) a entamé lundi 25 avril, la 2è phase de sa campagne nationale d’achat de riz auprès des producteurs. Pour le compte de cette nouvelle étape, elle s’est dotée d’une enveloppe de plus de 140 millions FCFA.

Au début de l’opération, l’agence a mobilisé dans la préfecture de Kpendjal 200 t de riz Paddy pour 32 millions FCFA et dans l’Oti, 100 t à 16 millions FCFA soit 300 t à 48 millions FCFA dans les deux localités.

A travers cette opération, apprend-on, l’agence gouvernementale ambitionne de renforcer son stock alimentaire afin de faire face aux éventuels risques de pénurie sur le marché local.

Cette campagne constitue également, une solution au problème de mévente auquel font face les producteurs généralement à la suite des récoltes, selon le directeur de l’Ansat, Ouro-Koura Agadazi.

Notons que parallèlement à cette nouvelle phase, l’Ansat poursuit sur l’ensemble du territoire, l’achat d’autres céréales auprès des groupements de producteurs.

Esaïe Edoh

Au Togo, 26 enseignants des établissements publics d’enseignement, précédemment versés dans la fonction publique, ont été rétablis lundi 25 avril 2022 dans leurs fonctions. La décision a été publiée par le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara, via un arrêté ministériel.

Ces agents faisant objet de mesure administrative suite à l’observation d’un mouvement de grève déclaré « illégal », avaient été en mars dernier, exclus du secteur et déployés dans l’administration publique. Ce sont précisément 22 enseignants titulaires et 4 stagiaires. 

Alors que ces 26 retournent à la fonction enseignante, 112 autres perdent définitivement leurs places dans ce secteur de l’enseignement. Pis, ils ont été révoqués de la fonction publique, pour « manquements graves aux lois, règlements et aux normes d’éthique et de déontologie régissant les fonctionnaires ». Notamment des actes d’incivisme notoire, d’incitation à la violence, à la désobéissance et à la révolte ainsi que des agissements à eux imputables ayant entrainé des perturbations et troubles en milieu scolaire et dans certaines localités.

Outre ces fonctionnaires licenciés, 26 autres professeurs de collèges d’enseignement général sont « temporairement exclus de leur fonction pour une durée de trois mois sans traitement pour manquements professionnels ».

Notons que ces décisions font suite à la série de mots d’ordre de grève lancés par le Syndicat des enseignants du Togo (SET) et observés par certains enseignants, alors que cette organisation syndicale est « illégale » selon le gouvernement, car ne disposant d’aucun fondement juridique.

Esaïe Edoh

Le projet Développement de l’aquaculture au Togo (PDAT), lancé en 2020 et visant à renforcer la production locale de tilapias, commence à montrer des résultats « satisfaisants » sur le Lac Nangbeto. C’est ce qu’a déclaré Edem Kokou Tengue, ministre de l’Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, à la suite d’une visite de terrain en fin de semaine dernière (le vendredi 22 avril), comme l’indique le ministère de tutelle.

En effet, en août 2021, le PDAT avait fourni aux producteurs piscicoles sur ce Lac, environ 380 millions FCFA de matériels aux producteurs piscicoles en vue de booster l’élevage de Tilapia. Entre autres équipements, on comptait 60 cages flottantes de 400 m3, six (06) pirogues motorisées, 63 tonnes d’aliments et 56 000 alevins .

30 tonnes de tilapias destinées au marché local

L’investissement aura permis de produire, un peu moins d’un an plus tard, près de 30 tonnes de tilapias à destination du marché local.

« En moins d’un an, les premiers résultats obtenus sont satisfaisants », s’est félicité le ministre Kokou Tengue. Concrètement, « à ce jour, 28,737 tonnes de tilapias sont récoltées et seront mises sur le marché local », a-t-il ajouté.

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Vers un investissement de plus de 45 milliards FCFA

Selon la même source, le PDAT devrait ouvrir la voie à des investissements bien plus importants encore, pour le développement de l’aquaculture. « Ce projet vient en prélude à un investissement de plus de 45 milliards FCFA dans le domaine de la production aquacole », a ajouté le ministre.

Dans le même temps, son département ministériel envisage de faire le pont entre ce projet et l'institution de formation spécialisée IFAD Aquaculture d’Elavagnon, pour renforcer le savoir-faire des futurs diplômés, et créer de nouveaux débouchés.

Lire aussi :  Togo : inauguration de l’IFAD d’Elavagnon pour la promotion de l’aquaculture  

Au Togo, c’est seulement une proportion de 30% de la consommation nationale de tilapia qui est couverte par la production locale, ce qui laisse une importante marge de progression aux projets de développement piscicoles nationaux.

En 2021, les besoins en produits halieutiques du pays d'Afrique de l’Ouest étaient estimés à près de 110 000 tonnes, pour un secteur de la pêche qui emploie près de 22 000 personnes, et contribue à 4% au PIB agricole et 1,3% au PIB national.

Ayi Renaud Dossavi

 

Le Togo va boucler le vendredi 29 avril prochain, sa 2è sortie du mois sur le marché financier régional. Par le biais de son trésor public, le pays est à la recherche de 30 milliards FCFA.

L’opération, d’après le calendrier des émissions publié par l’agence Umoa-Titres, se fera via une obligation de relance (Odr) sur une durée de 120 mois, soit 10 ans, à un taux d’intérêt fixé à 5,9%.

Notons que le 15 avril dernier, pour le compte de sa première sortie du 2è trimestre de l’année sur le marché financier régional, Lomé, à la recherche de 30 milliards FCFA, a mobilisé 32 milliards FCFA.

Ces ressources collectées, portent à 192 milliards FCFA, le total des emprunts du pays sur le marché financier régional, cette année 2022.

Vendredi dernier, les députés togolais ont donné le feu vert au gouvernement de poursuivre le processus d’adhésion au Commonwealth, un projet qui a démarré depuis 2014, et qui est remis sur la table à plusieurs occasions.

Si pour les autorités togolaises, une telle adhésion devrait assurer au Togo, « au-delà de son ancien héritage politique britannique, la reconnaissance internationale d'un renouveau historico-politique », les aspects économiques pèsent fortement dans la balance. Dans une nouvelle dynamique économique, le pays cherche en effet à s’ouvrir davantage au reste du monde pour attirer les investissements étrangers et également renforcer ses échanges commerciaux extérieurs.

Avec le Commonwealth, la petite économie de 8 millions de personnes cherche à s’ouvrir à un vaste marché de plus de 2 milliards de consommateurs.

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Comptant aujourd’hui 54 États membres et une population estimée à 2,5 milliards d'habitants, le Commonwealth a son PIB évalué à 13.000 milliards $ en 2020, environ 15 % du PIB mondial pour un taux de croissance de 4,4 % par an depuis 1972.

En 2020, les échanges de biens entre le Togo et les pays membres de l’organisation que dirige la Reine d’Angleterre, Élisabeth II, ont dépassé les 670 millions $ selon des statistiques des Nations-Unies, compilées par Togo First. Le Ghana, le Nigeria - qui font déjà partie de la Cedeao -, l’Inde et Singapour étant les plus importants partenaires du Togo.

Esaïe Edoh

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