L’Office togolais des recettes (OTR) mène ce mardi 24 mai 2022 une opération de mise aux enchères publiques dans la ville de Tsévié (30 km au nord de Lomé). D’après l’administration fiscale, au total 197 véhicules dont 42 motos, seront publiquement mis en vente.
La participation à l’opération, apprend-on, est subordonnée au paiement d’une somme de 5000 FCFA non remboursable à la division de la lutte contre la fraude et les trafics illicites, conformément aux dispositions en vigueur.
Rappelons que la vente aux enchères publiques est régulièrement organisée par le fisc. La dernière remonte à décembre 2021 où une quarantaine de voitures et des marchandises ont été vendues.
La capitale togolaise accueille depuis lundi 23 mai 2022, un atelier sur la mise en place et la gestion d’unités opérationnelles, à des fins de renseignements. La rencontre, co-organisée par le Centre de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF), le Forum mondial de l’OCDE sur la transparence et l’Office Togolais des Recettes (OTR), vise principalement à renforcer les capacités des différentes parties prenantes sur l’évasion fiscale internationale.
Pendant trois jours, les participants issus d’une dizaine de pays, seront outillés sur plusieurs thématiques et stratégies devant leur permettre de mieux cerner les transactions multinationales.

Le rôle des unités opérationnelles envisagées est notamment, de permettre aux administrations fiscales de demander et obtenir des renseignements déterminants dans cette lutte.
“Nul n’ignore le manque à gagner pour les Etats du fait des flux financiers illicites et de la fraude fiscale”, a déclaré à l’ouverture des travaux, Kossi Tofio, Directeur de cabinet au ministère de l’Economie et des Finances. Selon les dernières données disponibles sur la question, les pays africains perdraient en moyenne chaque année plus de 50 milliards $ du fait des transactions transfrontalières échappant au contrôle des Etats.
“Si nous voulons garantir aux Trésors publics de nos pays respectifs des moyens pour assurer le financement de leurs politiques de développement, il est urgent de procéder à la mise en place ou au renforcement des plateformes de renseignements, il est fondamental de mutualiser les énergies en vue de lutter contre l’assèchement des ressources ” a martelé le responsable.
A ce jour, plus de 160 pays à travers le monde dont le Togo, font partie du réseau mondial de l’OCDE sur les questions de transparence financière.
Octave Bruce
Le Togo occupe désormais la première place dans l’espace Uemoa en matière d’offres d’internet par fibre optique à coût réduit et plus rapide. C’est ce qu’indique ce lundi 23 mai, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) à travers un communiqué parvenu à Togo First.
Selon le régulateur, cette performance du Togo fait suite à la refonte tarifaire effectuée récemment par l’opérateur Canalbox (Groupe Vivendi Africa, GVA).
Précisément, GVA a remplacé son offre de 10 Mbps par une autre de 50 Mbps au même prix mensuel de 15.000 FCFA.
Au même moment, l’ancienne offre de l’opérateur, - 50 Mbps à 30.000 FCFA par mois -, passe à 200 Mbps maintenant le tarif initial, constate le gendarme des communications électroniques et des postes qui ne conçoit pas la régulation « sans la donnée ».
Ces refontes tarifaires, faut-il le souligner, font suite à des dénonciations par l’Arcep des tarifs de communication électronique trop élevés dans le pays. Le régulateur encourage par ailleurs, les autres opérateurs à emboîter le pas à GVA « afin de s’inscrire véritablement dans la dynamique baissière des tarifs des communications électroniques pour le développement de l’économie numérique au Togo ».
Esaïe Edoh
Entamés il y a 5 mois, au mois de janvier, les travaux de la route de Ségbé affichent un taux de réalisation de 60%. C’est ce qu’indiquent notamment les structures chargées du suivi du chantier.
« Nous sommes aujourd'hui à 60% de réalisation pour la route de Ségbé ; et en général, dans l’offre globale du projet, les travaux se situent à 50% », a indiqué récemment Cissé Ousmane, Chef de mission de contrôle de GTAH - IC, cabinet qui suit l'évolution des travaux.

Le chantier, long de de 10 km, pour une route en 2 x 1 voie, s'inscrit dans le cadre des travaux publics d'urgence du gouvernement. Il s’agit de faciliter la circulation, non seulement sur ce segment très peuplé de la capitale togolaise, mais aussi vers le Ghana voisin.
« La structure que nous avons adoptée sur la route de Ségbé est comme celle d'une route nationale, qui traverserait plusieurs pays. », a ajouté notamment le chargé du suivi des travaux.

L’idée, en outre, est de répondre aux défis d'évacuation des eaux de pluie, avec dans le plan de construction, des infrastructures d'assainissement pour drainer l’eau de pluie, indique-t-on.
A ce jour, les premières couches de bitumes ont été posées, et le défi est d’accélérer le rythme, alors qu’arrive la période des grandes pluies.
Les travaux sont exécutés par EBOMAF, géant ouest africain des BTP.
Ayi Renaud Dossavi
Alors que le monde entier est confronté à une tension dans l’approvisionnement en blé en raison de la guerre en Ukraine, les autorités togolaises encouragent la transformation des tubercules et céréales locales en farine pour fabriquer du pain. En ce sens, la cheffe du gouvernement, Victoire Dogbé, en compagnie des ministres Adedze et Myriam Dossou d’Almeida, a visité des sociétés basées à Lomé et spécialisées dans la fabrication et l’utilisation de la farine locale.

Ces sociétés, entre autres « Wesa Glory Corporation (WGC), Boulangerie Jérusalem et Minagro Group », sont spécialisées dans la production de la farine et du pain à base du manioc, de l'igname, du soja, du maïs et du riz.
Dans ces unités de transformation, le Premier ministre a réaffirmé l’ambition du gouvernement de promouvoir la transformation des produits locaux sur place. Elle a précisément relevé la nécessité d’accélérer l’incorporation des farines locales dans la production de pains et des produits dérivés de boulangerie.

Depuis le 24 février 2022 où la Russie a envahi l’Ukraine, le Togo à l’instar de plusieurs pays, fait face à la pénurie de blé. Le pays ouest africain importe plus cette matière première du pays de Vladimir Poutine. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en 2020, Lomé a acheté près de 70 000 t de blé et méteil de la Fédération de Russie.
Esaïe Edoh
Les travaux de la 8ème conférence et assemblée générale de l’Association des commissions de finances de l’Afrique de l’ouest (WAAPAC) ont été ouverts ce lundi 23 mai à Lomé sur le “rôle des parlementaires dans les mécanismes de relance économique post Covid-19”.
Objectif : redynamiser cette organisation et proposer des solutions pouvant permettre de relancer les économies des pays de la région.
A l’ouverture de cette rencontre, en présence des représentants résidents de la Banque mondiale au Togo, Hawa Wagué et du Fonds monétaire international (FMI), Maximilien Kaffo, Djossou Sémondji, président de l’association, a déclaré: “Les parlements d’une manière générale et les commissions des finances et des comptes publics en particulier, doivent redoubler de vigilance dans leur mission de contrôle de l’action des gouvernements pour s’assurer que les politiques budgétaires soient de plus en plus efficaces et efficientes”.

Concrètement, ces assises de 4 jours devraient permettre de formuler des propositions et recommandations pour faire face à la crise due à la pandémie du coronavirus et au conflit russo-ukrainien.
Par ailleurs, l’association qui est présidée par le Togo, envisage de porter à 10 000 $, la cotisation annuelle par pays membre, qui était de 2 000 $, afin de se donner les moyens de financer ses activités. “Avec la difficulté de financement des activités de l’association, nous sommes en train d’étudier la possibilité d’ajuster ce montant de 2 000 à 10 000 dollars par an et par pays membre”, a indiqué son secrétaire exécutif, Dr Rasmeed Draman.
Pour rappel, la dernière assemblée générale de la WAAPAC s’est tenue à Niamey en 2017.
La nation togolaise, à travers les Forces Armées (FAT), a rendu vendredi 20 mai dernier, un dernier hommage aux huit soldats tombés le 11 mai dernier au cours de l’attaque terroriste de Kpekpakandi. C’était au cours d’une cérémonie présidée par Marguerite Essossimna Gnakade, ministres des armées, à Nioukpourma (Dapaong), où est basé le 4ème Régiment d’infanterie.
L’évènement a été marqué entre autres, par l’arrivée des dépouilles mortelles drapées aux couleurs nationales, le dépôt de gerbes, la minute de silence et l’oraison funèbre prononcée par le Colonel Kolemagah Kassawah, Chef d’Etat-Major de l’Armée de terre.
Également à cette occasion, les huit soldats ont été décorés, à titre posthume, de la médaille de Chevalier de l’Ordre du Mono, pour services rendus à la nation.
Notons qu’au cours de l’attaque, l’armée togolaise a réussi à neutraliser 15 assaillants, selon le rapport présenté par le ministre de la Sécurité, Gal Yark Damehane.
Au Togo, les conducteurs de taxi moto chez Gozem peuvent effectuer des paiements d’essence dans une station d’essence TotalEnergies par des moyens digitaux, via le portefeuille intégré dans leur application mobile Gozem Champion.
Les deux sociétés, Gozem et TotalEnergies, annoncent en effet ce lundi 23 mai 2022, avoir conclu un accord pour digitaliser l’achat d’essence.
« Ce partenariat va tout d’abord permettre aux conducteurs Gozem d’assurer une meilleure maintenance de leurs véhicules avec de l’essence TotalEnergies de bonne qualité. », indique la start-up basée à Lomé. « Ensuite, ces derniers pourront gagner du temps en payant directement l’essence grâce à leur portefeuille électronique Gozem au lieu de retirer de l’argent en espèces. », apprend-on.

« Grâce à ce partenariat qui va se développer, il ne fait aucun doute que le parcours des champions dans nos stations sera rendu plus agréable et que le service sera amélioré. Car c’est cela, la finalité du digital : nous faire progresser vers une meilleure relation client. », a indiqué pour sa part, Frédéric Maupetit, Directeur Général de TotalEnergies Togo.
Pour l’heure, seulement deux stations d’essence TotalEnergies à Lomé sont habilitées à recevoir ce paiement digitalisé des champions Gozem, celles de Hanoukopé et Totsi. À partir de là, l’objectif est d’étendre la formule à plus de stations d’essence sur le territoire togolais, ainsi que dans les autres pays où Gozem et TotalEnergies sont implantées en Afrique.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, la campagne cotonnière 2021-2022 a enregistré une nouvelle chute après celle de 2020-2021, en dépit d'une prise de contrôle de la filière par le Singapourien Olam. Elle s’est soldée par une production estimée à environ 50.000 t contre une prévision de 130.000 t, indiquent les acteurs de la filière à l’occasion du lancement de la nouvelle saison en fin de semaine dernière à Kara. Une année plus tôt, la production était de 66.000 t. La baisse enregistrée cette année, ressort ainsi à environ 25%.
Au cours de la campagne 2021-2022, 74.000 ha de terres cultivables ont été exploitées contre 193.000 ha annoncés au début de la saison.
La baisse de productivité constatée s’explique, selon la Nouvelle société cotonnière du Togo (NSCT) par l’abandon de la filière coton au profit de la culture du Soja qui d’après les producteurs, est plus rentable.
Face à cette situation, la Société cotonnière a pris de nouvelles mesures incitatives. Il s’agit notamment de la hausse du prix du coton graine de 1er choix à 300 F CFA le kilogramme et à 280 F CFA le kilogramme de coton graine de 2è choix, alors qu’ils étaient respectivement vendus à 265 FCFA le kg et 225 FCFA le kg.
Pour cette nouvelle campagne 2022-2023, l’objectif est d’emblaver 180.000 ha pour une production de 146.000 t de coton.
Esaïe Edoh
La société M Auto Electric Mobility, Société de Fabrication de Véhicules Électriques au Togo, implantée dans la zone industrielle d’Adétikopé, a officiellement lancé ce dimanche 22 mai 2022, ses deux gammes de motos électriques. Nommés “Chap Chap” et “, Commando “, ces deux véhicules ont été présentés aux médias, lors d’une rencontre à l’hôtel 2 février.
Le modèle “Chap Chap” a un coût de 900 000 FCFA, et celui “Commando”, de 1 179 000 FCFA.
“Pays as you go” et Mobile Money
La vente de ces deux nouveaux produits, qui ont commencé à se disséminer dans la capitale togolaise, se fait suivant deux modalités : le paiement au comptant, et le modèle “Pay as you go”.
Selon le top management, les clients peuvent payer 999 FCFA/jour (Chap chap), ou 1299 FCFA/jour (Commando), 25 jours par mois, pendant 36 mois, via les moyens digitaux du mobile money (Flooz ou T Money).
Dans la foulée, M Auto se propose de rendre disponibles les batteries sur toute l'étendue du territoire, en s’appuyant notamment sur des partenariats parmi les sociétés de ventes de carburant et leurs réseaux de stations d’essence. Des ententes ont ainsi été signées avec TotalEnergies, Somayaf, Energium, apprend-on. Il s’agit à terme, de mettre à disposition des sites d'échange de batterie, dans 200 stations-services du pays.
“L’ambition de M AUTO à terme, est de disposer d’une station d'échange de batteries à chaque kilomètre", indique la nouvelle entreprise.

L’opération de recharge de la batterie coûte 1300 FCFA. Chaque batterie, pleinement rechargée, dispose d’une autonomie de 75 km, selon les détails de Emmeline Brutus, cheffe de projet M Auto.
Une usine de fabrication à l’horizon
Alors qu’elle avait initialement annoncé une usine d’assemblage, la société indique désormais vouloir se doter d'une usine de fabrication sur le territoire, avec une promesse de 3000 emplois locaux à l’horizon, au Togo et au Bénin.
L'infrastructure en construction est attendue l’année prochaine, selon Yasmeen Jawaharali, cofondatrice de M Auto.
“Le Togo dispose d ‘une importante flotte de deux-roues à usage commercial ainsi que de politiques gouvernementales très favorables à l’implantation d’unités locales de fabrication de véhicules électriques. C’est une belle opportunité pour M AUTO”, a poursuivi la cofondatrice.
A ce jour, environ 300 motos M AUTO sont en circulation au Togo.
Investissements Verts
M Auto est détenue majoritairement par l’Africa Transformation and industrialization Fund (ATIF), un fonds d'investissement axé sur l'industrie et le développement économique en Afrique, basé à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis).
Parmi les associés de ce véhicule d’investissement, on retrouve Shegun Adjadi Bakari. Pour ce dernier, ancien conseiller principal du Président de la République Togolaise, Faure Essozimna GNASSINGBÉ, M Auto constitue “un produit technologique et de qualité pour les populations africaines", dans leur transition énergétique.
Ayi Renaud Dossavi
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