Le Togo a célébré la Journée internationale de lutte contre la pêche illégale, non déclarée, non réglementée (INN), dimanche 5 juin. En prélude à cette journée placée sous le thème : « Pêche illicite non déclarée et non réglementée : une menace à la sécurité alimentaire », le ministre de l’Économie maritime, Edem Tengué, a rencontré le 4 juin, les acteurs du sous-secteur au port de pêche.
L’initiative a permis de les entretenir sur les dispositions prises par le Togo contre la pêche INN et les conséquences liées à cette pratique. L’objectif est d’amener les acteurs à comprendre « la nécessité de lutter contre cette pratique, les dispositions contenues dans nos différentes lois, textes et règlements, afin qu’ils nous aident à mieux les mettre en œuvre et qu’ils soient les collaborateurs des pouvoirs publics », a indiqué Edem Tengué.
De fait, pour lutter contre la pêche INN, l’Assemblée Nationale a adopté plusieurs lois relatives à la lutte contre la piraterie, les autres actes illicites et l'exercice par l'État de ses pouvoirs de police en mer, à la réglementation de la pêche et de l’aquaculture au Togo, au code de la marine marchande.
Selon le ministre, plusieurs efforts sont faits par le gouvernement pour soutenir le secteur, notamment la subvention du carburant utilisé par les pêcheurs.
Pour rappel, plus de 20 000 tonnes de poissons sont capturés chaque année au Togo. Le sous-secteur de la pêche emploie plus de 22 000 acteurs.
Le Togo qui ambitionne de mobiliser 550 milliards FCFA sur le marché financier régional cette année, va tenter de se rapprocher davantage de son objectif avec une émission d’Obligations de relance de 25 milliards FCFA, le 10 juin 2022.
Les titres, d’un nominal de 10.000 FCFA, sont émis sur une maturité de 36 mois, soit 3 ans, et assortis d’un taux d’intérêt de 5,3%.
Pour le compte de cette année, le Trésor public togolais a déjà collecté 236 milliards FCFA auprès des investisseurs de la sous-région ouest-africaine, soit plus de 50% de son objectif annuel.
Esaïe Edoh
Plus de 200 élèves ont fait leur rentrée académique hier jeudi 02 juin 2022, à l’École nationale d'administration du Togo (ENA). C’est une cohorte du cycle 3, avec un accent sur la Gestion des collectivités territoriales. Pour la structure de formation de hauts fonctionnaires, il s’agit notamment de répondre aux besoins du pays, en matière de décentralisation.
Cette cohorte vient ainsi, « répondre aux besoins en ressources humaines de qualité dans les collectivités territoriales. », selon Kolani Nayandjoa, Directeur des études et stages à l'ENA. « Et donc, en arrivant en formation à l'ENA, les étudiants doivent être préparés aux enjeux de la décentralisation et à répondre aux défis que cette question pose dans les collectivités territoriales. Depuis les élections locales, les élus locaux ont pris fonctions, la gouvernance locale a pris corps, il est aujourd'hui question que nous puissions disposer de ressources humaines qualifiées. », a-t-il ajouté.
Le programme de formation bénéficie de l’appui de la coopération allemande, via la GiZ.
Le Togo a vu ces dernières années éclore de jeunes talents spécialisés dans la fabrication de machines avec des matériaux recyclés. L’un d’entre eux, Wali Kotosso, à la tête de l’entreprise « Dieudonné », s’est positionné sur la fabrication de voitures.

Dans son atelier situé à Adidogomé, dans la banlieue ouest de Lomé, Wali Kotosso essaie de fabriquer une nouvelle pièce pour un tracteur qui lui a été confié par une cliente pour réparation. Les pièces de l’engin étant difficiles à trouver sur le marché, il essaie de développer une adaptation pour faire marcher de nouveau, le tracteur. Différentes machines sont exposées ici dont des voitures portant les initiales de son nom, KW.
Le déclic
Wali Kotosso exerce ce métier depuis son jeune âge avec son père. Dès le début, le mécanicien a toujours nourri l’envie de produire lui-même, des véhicules. Curieux, il analyse minutieusement chaque pièce pour voir son fonctionnement, afin de la reproduire avec les outils dont il dispose. Son goût pour la fabrication va le conduire à mettre en place son premier véhicule en 2001. Il a également une passion pour les voitures américaines à trois roues et va plus tard en fabriquer une pour lui-même.

L’engin fabriqué avec des matériaux de récupération le pousse à développer davantage son talent et à s’intéresser aux tracteurs. Pour ses créations, il utilise à la fois des moteurs de motos et de voitures. En cas de difficultés pour trouver des pièces sur le marché, il n’hésite pas à les concevoir lui-même. Ainsi, il a déjà fabriqué des boîtes à reverse pour des voitures qu’il a montées avec des moteurs de moto. « Comme nous n’avons pas d'usines, les pièces qu’on peut fabriquer ici, on les produit et les autres, on les récupère ailleurs avant de tout associer. Ce sont seulement les moteurs et les pneus que nous ne faisons pas encore », précise-t-il.
« Dans mon activité, j’ai remarqué que ce n’était pas compliqué de fabriquer les machines. Pour moi, il suffit de bien rassembler les pièces. J’arrange facilement les engins, ce qui m’a amené à fabriquer moi-même les véhicules. Tout est maintenant facile pour moi, peu importe la machine. Quand les gens viennent les voir, ils trouvent que c’est difficile, mais pour moi c’est un don », explique l’entrepreneur.
Après avoir analysé à plusieurs reprises le fonctionnement des moteurs de voiture, l’autodidacte ambitionne de produire bientôt son propre moteur. Il promet de donner corps à son rêve d’ici les deux prochaines années. Pour réaliser ce projet, Wali Kotosso se documente davantage et rassemble déjà, les outils nécessaires. Son objectif est de relever ce défi pour montrer à la face du monde que le génie créatif togolais.

Différents engins fabriqués
L’entrepreneur a déjà produit 3 voitures, un motoculteur et une moto. Dans son entreprise, il développe aussi plusieurs autres machines. Cette activité ne l’empêche pas de réparer de temps en temps, certaines voitures. « Si votre véhicule a une panne qu’on décèle en vain, si vous l’amenez ici, on va la trouver. Il suffit d’analyser comment l’engin est fabriqué pour détecter la panne et nous pouvons le réparer », souligne le mécanicien. Mais sa priorité reste la fabrication des voitures. « C’est ce qui me passionne le plus », indique-t-il.
Wali Kotosso se réjouit de son parcours et veut s’améliorer davantage. « Tout ce que j’ai fabriqué, fonctionne très bien. Mon activité a évolué au fil des années et j’en suis vraiment fier », soutient-il. Mais il ne compte pas s’arrêter là, car pour lui, rien n’est encore fait. Son idée est de créer davantage pour marquer sa génération.
Difficultés et perspectives
La principale difficulté que rencontre Wali Kotosso est d’ordre financier. Faute de moyens, il est limité dans son activité. « Au Togo, comme nous n’avons pas encore d’usines de fabrication de pièces, nous sommes limités dans notre travail. Si nous avions les moyens, nous allions fabriquer plusieurs autres choses. Nous manquons aussi de machines pour fabriquer les pièces », affirme t-il. L’entrepreneur sollicite un appui financier pour peaufiner davantage ses créations avant de les commercialiser. Son ambition est de développer son atelier pour arriver à fabriquer des voitures de luxe.

Avec ses 4 apprentis, il veut mettre ses compétences à la disposition des jeunes togolais. « Je ne veux pas être le seul bénéficiaire de mon don, je veux vraiment le partager avec les jeunes pour contribuer au développement de notre pays ». Son souhait est de collaborer avec d’autres jeunes du secteur pour mutualiser les efforts, afin de créer ensemble des machines de dernière génération. Mais en attendant, Wali Kotosso continue de fabriquer ses engins, au grand bonheur des clients.
La rédaction
Au Togo, une cargaison de 40 tonnes de maïs a été interceptée par le ministère en charge du commerce, dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette saisie, indique-t-on, est en cohérence avec les mesures prises par l’autorité publique pour lutter contre la vie chère, et sécuriser les stocks des produits de première nécessité.
« En juin, le gouvernement a fait prendre une certaine réglementation qui encadre l'exportation des produits de première nécessité, notamment le maïs. », a rappelé Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce, avant de relever l’infraction. « Vous avez ici, un camion de 40 tonnes qui tentait de sortir frauduleusement du pays alors que déjà, le 16 mai dernier, nous avons donné une base juridique qui permet de réguler la sortie de produits de première nécessité pour éviter à la population une quelconque pénurie et atténuer l'effet inflationniste dans lequel nous sommes. », a-t-il fait observer.
Selon les précisions, cette saisie a été rendue possible grâce à une alerte via le numéro vert 8585, mis à disposition pour signaler toute irrégularité dans le domaine commercial.
Pour rappel, dans le cadre de la lutte contre la vie chère, le gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbe a décidé, entre autres, de plafonner les prix de plusieurs produits de grande consommation, et de maintenir la régulation sur leur exportation.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, il a été lancé jeudi 2 juin, la 1ère édition du programme Académie pour les Femmes Entrepreneures (African Women Entrepreneuship Academy), sous la houlette du ministère en charge de l’action sociale et de la promotion de la femme. Il s’agira de former et de renforcer les capacités de 25 femmes entrepreneures togolaises en début de carrière, afin d’améliorer leur performance entrepreneuriale, avec un certain accent sur l’entrepreneuriat social.
L’initiative, qui sera déployée via le Centre de Ressources en Entrepreneuriat Social (CeRES), est appuyée notamment par le département d’Etat américain.

« Nous vivons un monde d’excellence et de compétitivité jamais égalées auparavant. Et l’on ne saurait continuer de faire les choses de la même manière, pour espérer avoir des résultats différents et, surtout, avoir de meilleurs avantages comparatifs », a souligné Ngmebib Bileba, Secrétaire Général du ministère de l’Action sociale, de la Promotion de la femme et de l’Alphabétisation, au lancement de ce programme.
Dans le cadre de ce programme, ces femmes entrepreneures seront formées notamment, durant deux mois, sur différents modules tels que : « Phase pré-démarrage : de l’idée à la réalité », « L’étude de faisabilité », « Plan d’affaires », « Devenir un entrepreneur », « Comment faire bouger les choses », « Accès au financement ». Ce paquet de modules sera suivi d’une phase de mentorat.
"A la fin de cette académie, je serai une entrepreneure financièrement indépendante", dit Ahoefa, une des 25 participantes de l'Académie des femmes entrepreneures Togo 2022 lancée par l'ambassadeur Elizabeth Fitzsimmons. (#AWE) pic.twitter.com/04PVgsF7iq
— U.S. Embassy Togo (@USEmbassyLome) June 3, 2022
« Intégrer officiellement les femmes dans le tissu économique d’une société, entraîne des avantages tangibles et quantifiables. Nous savons tous, aujourd’hui, combien les femmes cheffes d’entreprises, tant dans le secteur informel que formel, contribuent à la prospérité économique du Togo et en sont le moteur », a pour sa part, indiqué Elisabeth Fitzsimmons, ambassadrice des Etats Unis au Togo.
Ayi Renaud Dossavi
Acteur de digitalisation des moyens de paiement au Togo et dans la sous-région, la Fintech togolaise, Semoa, vient de lancer une solution de billetterie événementielle, grâce à ses plateformes YEM et WhatsApp Dédé. La solution sera utilisée pour la première fois ce vendredi 3 juin 2022, à l’occasion de la rencontre entre le Togo et l’Eswatini, comptant pour les éliminatoires de la CAN 2023 à Lomé.

Les deux plateformes permettent aux supporters d’acheter via Tmoney, Carte Visa ou Master Card, leurs billets d’entrée au stade et sans se déplacer. « Ces services CashPay offrent une autonomie aux organisateurs d’événements culturels, conférences, formations et autres, dans la gestion des pass d’entrée », indique-t-on.
« Je suis convaincu que Yem est un segment essentiel qui manquait dans la digitalisation des services de l’encaissement et qui apporte de la valeur ajoutée aux utilisateurs », a déclaré Edem Adjamagbo, CEO de SEMOA.

Selon la fintech, cette solution digitale participe également à la réduction de l'impact environnemental que constitue l’impression de billets et tickets papiers.
Spécialisée dans les services de paiements dématérialisés la startup togolaise a déjà développé entre autres, pour Ecobank, Xpress Cash, une solution de Mobile Banking via WhatsApp, qui permet à ses clients d’effectuer des retraits sans carte bancaire, d’un compte T-money ou Flooz.
En mars dernier, la fintech a signé avec Orabank, un accord pour le déploiement de Whatsapp Banking pour toutes les filiales d’Oragroup.
Esaïe Edoh
Cette semaine, un incendie a de nouveau frappé le marché de Hanoukopé. Dans la nuit de mardi à mercredi 1er juin, le plus important marché aux fruits de Lomé, en plein centre-ville, a été frappé par des feux qui se sont déclarés vers minuit.
D’importants dégâts matériels ont été signalés au préalable, bien que l’origine et l’ampleur du sinistre restent encore à déterminer.
Ce nouvel incendie survient quelques semaines après un autre sur le même site. Une partie de la place du marché s’était retrouvée en proie aux flammes le 11 avril dernier. Ce sinistre aura causé une vive émotion, marquée notamment par la visite sur les lieux d’une partie du gouvernement, venue au chevet des commerçantes affectées.
Plusieurs autorités publiques ont déjà visité les lieux pour constater ce nouveau drame, notamment le maire de la commune Golfe 4 Jean-Pierre Fabre, du ressort territorial duquel se trouve le marché.
Présente au Togo depuis 3 décennies, la filiale togolaise du groupe français Canal+, a annoncé ce jeudi 2 juin 2022, à l’occasion de ses 30 ans d’activités, plus d’implication dans les projets sociaux dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Les actions du groupe seront axées sur l’éducation, la promotion de la femme et la valorisation de la culture togolaise, apprend-on.
En effet, des projets portés depuis quelques années par l’acteur de l’audiovisuel et du cinéma, comme « Femme Passionnée » qui vise la valorisation de la gent féminine, « Canal+ envol » qui permet de soutenir sur le plan éducatif des enfants en situation de vulnérabilité, seront intensifiés.
De même, le top management de la chaîne cryptée au Togo annonce que des négociations sont en cours avec des médias togolais déjà présents sur ses bouquets pour assurer la valorisation des cultures togolaises sur le plan mondial à travers la diffusion des films, séries, documentaires et émissions.
En 2021, l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE) de Lomé a enregistré un trafic de passagers évalué à 960.000 voyageurs, selon les autorités aéroportuaires. Ce qui correspond à une hausse de 52% comparativement au 460.000 passagers recensés une année plus tôt.
Cette hausse est enregistrée alors qu’en 2020, sous l’effet de la pandémie de Covid-19 et ses restrictions, le trafic à l'aéroport de Lomé a baissé de près de 49%, soit 460.000 voyageurs contre 916 000 en 2019.
Désormais, l’AIGE renoue avec la croissance, ce qui constitue un regain d’espoir pour l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) qui travaille à réaliser les objectifs qui lui ont été assignés.

« Notre objectif est d’atteindre 1,5 million de passagers à l’horizon 2025. Avec la reprise des vols, nous avons une croissance exponentielle », a souligné le directeur de l’ANAC, Gnama Latta.
Pour rappel, conformément à la feuille de route gouvernementale, le Togo ambitionne de devenir un hub aérien dans la sous-région. C’est en ce sens qu’à la suite de la rénovation de la plateforme aéroportuaire en 2016, plusieurs autres réformes sont entreprises par les autorités du pays.
Esaïe Edoh