Alors que des signaux présagent une faible production agricole au terme de la campagne agricole 2022-2023, le ministère togolais chargé de l’agriculture et des acteurs agricoles ont échangé samedi 11 juin 2022 sur les dispositions à prendre pour améliorer les rendements.
Au rang des signes précurseurs, les autorités du pays notent les effets du changement climatique qui se manifestent par les variabilités climatiques et les phénomènes méthodologiques, l’inondation et la sécheresse qui fragilisent le système de production ; la Covid-19 qui réduit la mobilité des intrants ainsi que les attaques terroristes qui occasionnent des déplacements des paysans et l'abandon des zones cultivables. A ces facteurs, s’ajoute la hausse du prix de l’engrais en raison de la guerre en Ukraine.
A travers ces échanges avec les producteurs, les autorités souhaitent recueillir les propositions et recommandations afin de prendre de nouvelles initiatives visant à améliorer les productions et mettre le pays à l’abri de l’insécurité alimentaire.
Notons que dans cette même dynamique, le gouvernement à la veille de la campagne, a déjà pris des initiatives en faveur des producteurs, notamment la mobilisation de 76.000 tonnes d’engrais et une subvention sur les intrants afin que le sac de 50Kg se vende à 18 000 FCFA, malgré l’inflation.
Esaïe Edoh
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Le Togo, dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Appui à la Gouvernance Economique (PAGE), va se doter d’un modèle de prévision des recettes fiscales. Il va aussi procéder à l’analyse de l’impact des mesures fiscales sur son économie. Les autorités togolaises ont lancé récemment une offre de recrutement d’un consultant pour réaliser ce service.
Selon l’appel à manifestation d’intérêt publié par le quotidien national, Togo presse, les dossiers des consultants seront reçus jusqu’au 22 juin 2022. Le même document indique que la mission du consultant sélectionné durera 5 mois, à compter de septembre 2022.
Pour rappel, le PAGE a été lancé en 2018 avec pour objectif principal, l’amélioration de la gestion des investissements publics et la mobilisation des recettes intérieures, ainsi que le renforcement des mécanismes de redevabilité et de suivi de la fourniture des services dans les secteurs prioritaires.
Sa mise en œuvre est financée par la Banque mondiale et l’Union Européenne à hauteur de 20 millions $, soit un peu plus de 12 milliards FCFA. Le projet prendra fin en 2023.
Esaïe Edoh
Il fait partie des premiers jeunes togolais qui se sont lancés dans la transformation agroalimentaire. Komi Dovi Koudou, Coach économique s’est positionné sur le kinkéliba, une plante aux vertus diurétiques, hépatiques et digestives. Le cofondateur de l’entreprise Natuthé Sarl et patron du cabinet Koudou’s Expertise cumule 12 ans d’expériences dans l’entrepreneuriat et se met à la disposition des jeunes débutants pour développer leur potentiel.

Nanti d’un master Marketing & Stratégie d’Entreprise et Docteur honoris causa en coaching & développement personnel, Komi Dovi Koudou s’est lancé très tôt dans l’entrepreneuriat au Togo. Ce penchant pour le secteur n’est pas fortuit.
Un choix guidé par sa maladie
Depuis son enfance, le foie de Komi Dovi Koudou avait des difficultés à bien fonctionner. Arrivé en deuxième année à l’Université de Lomé, le mal persistait. Programmé pour une opération chirurgicale, il va l’éviter de justesse, grâce aux graines de kinkéliba et à d’autres plantes qui lui ont été conseillées par un tradithérapeute. Depuis cette époque, il a reconnu la valeur de cette plante et a décidé de la promouvoir. Plus tard, il va bénéficier des programmes de formation à l’entrepreneuriat mis en place par le gouvernement à travers le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ). Ces formations sur les techniques de création et de gestion d’entreprises vont le motiver à jeter les bases de sa structure en 2013. Un an après, Natuthé Sarl met sur le marché, ses premiers produits à base de kinkéliba.
« Ma maladie hépatique est devenue une source de bonheur et le point d’appui pour donner une autre dimension au kinkéliba qui était connu comme une plante millénaire. C’est ce qui a donné vie à Natuthé Kinkéliba », témoigne-t-il.
8 ans après, les produits de la société couvrent une grande partie du territoire national. Pour son expansion, l’entreprise travaille avec les grossistes pharmaceutiques qui se chargent de la répartition du produit dans toutes les pharmacies du pays. Le produit est également distribué dans les boutiques, les supermarchés, les stations d’essence et à l’international, notamment au Burkina Faso, au Gabon, en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Japon.

Il a fallu plusieurs stratégies à l’entrepreneur pour arriver à ce stade. Différents projets ont été mis en place pour permettre au public togolais de consommer ses produits. C’est le cas avec le projet « 1000 cafétérias Thé Kinkéliba » lancé en 2019. L’initiative a permis de recenser et de fournir les différents produits à 1000 cafétérias au Togo.
La même année, le jeune entrepreneur lance un financement participatif pour collecter 20 millions de FCFA en vue d’acquérir des équipements pour produire à un prix plus compétitif. Malheureusement, seulement 20% de cette somme sera collecté. « Nous avons utilisé les 4 millions pour baliser le terrain. Aujourd’hui, nous avons des cafétérias dans les villes comme Kara, Dapaong et Lomé qui lancent régulièrement des commandes », explique l’entrepreneur.
Le processus d’expansion a été freiné par la pandémie du coronavirus avec la fermeture de quasiment toutes les cafétérias. « Ça nous a pris environ 10 mois de pause sur ce segment, mais nous avons repris après. Certaines cafétérias ont disparu et de nouvelles ont été créées. Le résultat n’est pas vraiment à la hauteur, mais c’était une magnifique expérience. Elle est capitalisée et sera revalorisée bientôt. Nous y travaillons », précise t-il.
Passer à la production industrielle
Comme bon nombre d’entreprises de transformation agroalimentaire, Natuthé Sarl est confrontée à des difficultés financières. Elles sont liées à la production artisanale et aux coûts à supporter sur toute la chaîne de production. Le prix des emballages et des bocaux a aussi considérablement augmenté avec la Covid-19. Passer à la production industrielle reste le leitmotiv de Komi Dovi Koudou. « Nous continuons à mener cette activité parce qu’on a une forte valeur ajoutée. Mais cette dernière est consommée par les charges intermédiaires. Pour que les entreprises agroalimentaires arrivent à tirer des bénéfices, il nous faut aller à la production semi-industrielle pour casser les coûts et concurrencer certains produits importés. De toute façon, on va y arriver. J’y crois », rassure-t-il.
L’entreprise emploie permanemment 20 personnes. Beaucoup de jeunes, une cinquantaine environ, seront recrutés pendant cette période de vacances pour promouvoir les produits.
Natuthé Kinkéliba est beaucoup apprécié sur le marché. « Les Togolais ont fait preuve de patriotisme. Je les remercie vraiment pour l’amour accordé aux produits togolais. L’adoption vient progressivement », indique-t-il. Pour lui, les initiatives qui font la promotion du consommer local, à l’instar du mois du consommer local sont à encourager. Il estime que le niveau de la consommation locale sera beaucoup plus appréciable d’ici à 5 ans.
Pour ce faire, la sensibilisation doit se poursuivre et devenir une consultation et un projet national pour impliquer toutes les couches de la population. Ainsi, tout le monde pourra s’investir et devenir un relais de l’information pour la « transformation comportementale ».

Distinctions et perspectives
A ses débuts, la jeune entreprise a reçu le premier prix du meilleur projet aux journées de l'entrepreneuriat et de développement en 2014. Après avoir été décoré 3 ans plus tard chevalier de l’ordre national du mérite, Komi Dovi Koudou va poursuivre ses efforts et sera distingué en 2019 comme le meilleur jeune entrepreneur togolais par le ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse.
A l’international, l’entrepreneur a reçu le prix Talent du Monde en France et plusieurs autres distinctions.
Ces expériences l’ont amené à s’intéresser aujourd’hui à l’employabilité des jeunes. Son cabinet créé depuis 2011 accompagne les débutants. « Il faut mettre l’expérience à disposition des autres, pouvoir initier aussi des unités qui vont venir travailler avec nous. Mon objectif est de me mettre à disposition du plus grand nombre de jeunes débutants dans leur processus de création de développement de leurs initiatives », souligne-t-il. Son cabinet vise à lever la peur et à fournir des éléments essentiels pour développer le potentiel entrepreneurial des jeunes. Il soutient : « personne ne viendra développer l’Afrique pour les Africains…Nous devons nous lever pour écrire l’histoire de notre continent ».
Komi Dovi Koudou encourage le gouvernement à concentrer plus d’énergie pour produire des champions nationaux, afin de permettre au Togo de se démarquer des autres pays africains.
La rédaction
Le Togo a réussi à mobiliser 25 milliards FCFA sur le marché financier régional ce vendredi 10 juin 2021 au terme d’une émission d’Obligations de relance. Les titres étaient à valeur nominale de 10 000 FCFA et émis sur une maturité de 36 mois, au taux fixe de 5,3%.
Selon l’agence Umoa-titres, les investisseurs de la sous-région ayant souscrit, ont cumulé 77 milliards FCFA, soit un taux de couverture de 308,86% du montant mis en adjudication.
Désormais, le Togo mobilise pour le compte de cette année, 288 milliards FCFA sur le marché financier régional contre 550 milliards FCFA qu’il a prévu de collecter en 2022.
Esaïe Edoh
Le Togo s’avance peu à peu vers une réorganisation du secteur des transports, avec notamment un cadre légal pour formaliser et professionnaliser ses acteurs. Le projet d'assistance technique pour la formalisation, initié à cet effet il y a 3 ans, a fait le point de ses avancées hier jeudi 09 Juin 2022 à Lomé, après 39 mois de mise en œuvre. C’est à l’issue d’un atelier de restitution et de partages sur le projet, organisé par le Ministère des Infrastructures et des Transports.
« Cet atelier vise à partager les résultats de l'assistance technique de l'Union internationale des transports routiers (IRU) avec l'ensemble des acteurs et parties prenantes qui nous ont appuyés pour revoir le cadre juridique du secteur des transports routiers », a indiqué Dermane Tadjoudine, directeur par intérim des transports routiers, aériens et ferroviaires du Togo.
Ce projet d’appui à la formalisation du secteur, financé par la Banque mondiale pour une durée de 41 mois, est en effet sous le pilotage de l’Union internationale des transports routiers (IRU), qui a été recrutée dans ce cadre.

Outre la mise en place d’un cadre légal pour les fonctions du secteur des transports, il s’agit d’aborder le projet de création d’un centre de formation aux métiers de transport routiers, et les guides pratiques qui ont été élaborés, pour professionnaliser les acteurs.
« Nous avons travaillé avec le gouvernement et les acteurs privés afin de mettre en place un cadre légal, institutionnel et structurel et, permettre à l'industrie du transport routier de s'organiser, de formaliser et de délivrer à l'avenir, un service compétitif, efficace et sûr », a expliqué pour sa part, Patrick Philippe, Directeur de l'IRU et Chef de projet.
Le Togo a célébré mercredi 08 juin, comme de nombreux pays de la planète, la Journée Mondiale des Océans. L'événement, placé sous le thème de l’action collective, a donné lieu à de nombreuses manifestations destinées à sensibiliser surtout les populations.
Alors que le littoral togolais représente 11% du territoire national et héberge près de 36% de la population du pays, préservons nos côtes de la pollution due aux rejets des eaux usées, des déchets miniers et plastiques.#Ocean #Togo #GouvTg pic.twitter.com/3gtZ8oxX4j
— Gouvernement Togolais (@GouvTg) June 8, 2022
A Lomé ou à Aného, acteurs étatiques (ministère de l’économie maritime, Haut conseil pour la mer) et acteurs directs de l’écosystème marin ont tenu des activités en ce sens. Objectif ultime, « fédérer les actions pour la protection de l’océan », dans un contexte de plus en plus alarmiste.
« Nous sommes en pleine crise des océans ! Nous prenons l’océan pour un dépotoir », a regretté Edem Tengue lors d’un panel avec les communes du littoral et les gens de la mer à Aného. Même inquiétude du côté de l’Organisme national chargé de l’action de l’Etat en mer (ONAEM) : « La population maritime touche la côte togolaise, c’est la triste réalité constatée quotidiennement. Les vagues qui échouent sur la côte virent désormais au noir, et sont devenues un concentré de plusieurs produits offensifs à l’organisme », déplore pour sa part, le Chef de cabinet du Haut conseil pour la mer, Laré Penn.
Pour pallier ce problème, l’appel est lancé aux populations afin d’agir de façon collective : « redonner vie à l’océan, nécessite un changement de comportement vis-à-vis de notre mode de consommation et de fonctionnement », explique le ministre.
Au Togo où le littoral représente 11% du territoire national et héberge près de 36% de la population du pays, des actions ont été entreprises au cours des dernières années pour assainir le littoral et protéger davantage l’environnement marin de la pollution. En 2021, un ultimatum avait été donné aux occupants illégaux du littoral.
Octave Bruce
Le Togo veut promouvoir des communes climatiquement intelligentes (Smart Cities), pour une meilleure réponse aux défis climatiques. À cet effet, une dizaine de communes vont être appuyées, dans le développement d'une méthodologie pour créer des communes climatiquement intelligentes, et la préparation de plans d'actions pour l'atténuation et l'adaptation au changement climatique, en cohérence avec les plans de développement communaux (PDC).

Le gouvernement, à travers le ministre de l’environnement Katari Foli-Bazi, a lancé une initiative en ce sens, ce jeudi 09 juin 2022, avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et le Centre & réseaux des technologies climatiques des Nations Unies, bras opérationnel du Mécanisme technologique de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques).
« Nous avons tout pour réussir », a déclaré le ministre à l'endroit des maires et représentants des collectivités locales des 10 communes. « Le défi est clair. Il faut réinventer les villes. L'effectivité de la décentralisation et les perspectives de développement local sont une opportunité pour agir contre la pauvreté et les vulnérabilités des populations », a soutenu également Aliou Dia, représentant résident de l’agence onusienne en charge du développement, au lancement des travaux.
À terme, il s’agira notamment de s’appuyer sur les nouvelles technologies et une gestion plus rationnelle des espaces, pour répondre aux défis liés à l’accroissement de la démographie urbaine, dans des domaines comme le foncier, l’accès à l'eau, l’énergie, la gestion des déchets, l’accès aux infrastructures scolaires, les transports, les services de santé, la productivité/conservation ou encore la transformation agricole.
Pour rappel, ce projet de villes intelligentes avait déjà fait l’objet d’une signature de convention entre le gouvernement, le PNUD, et la CTCN, en mars 2021.
La hausse de l’inflation, constatée depuis la fin de l’année dernière, continue à s'accélérer ces derniers mois dans les pays de l'Uemoa, notamment au Togo. Selon la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans sa dernière note de conjoncture publiée le 31 mai 2022, le taux d'inflation ressortirait à 6,8% en avril 2022 en glissement annuel, contre 6,6% en mars 2022 et 6,1% en février 2022.
Alimentation, Logements et Transports

Cette accélération de la hausse des prix est essentiellement portée par les produits alimentaires, les frais de Logement et de Transport. Leur contribution globale à l'inflation totale est passée respectivement de 0,4 point de pourcentage et 0,2 point de pourcentage en mars 2022 à 0,5 point et 0,3 point de pourcentage en avril 2022, dans la sous-région. Ceci évolue notamment suivant la hausse des coûts des hydrocarbures, comme dans l’ensemble de la région.
Le Togo, qui pratiquait encore l’un des coûts les plus bas au trimestre dernier, en nominal, a connu la hausse la plus importante ; + 17,8 % en mars selon la Banque centrale (sur la période, le Bénin et le Mali, qui pratiquaient déjà des prix plus élevés en nominal, ont connu une hausse de 10,1% et 14,9%, respectivement.)
Ceci intervient dans un contexte où les cours mondiaux du pétrole brut ont progressé de 62,7% en variation annuelle.
Alimentation

De même, la hausse des prix de la composante « Alimentation » est ressortie à 12,1% en avril après une réalisation de 12,4% en mars 2022 dans les pays de l’Union, selon la Banque centrale. Sur ce segment, le Togo a connu un renchérissement plus faible que ses voisins comme le Burkina Faso (+43,4%), le Mali (+20,4%) et le Niger (+11,8%).
Cette évolution est imputée à « l’envolée des cours internationaux des denrées alimentaires importées par l’Union, en lien avec la crise russo-ukrainienne, les deux pays assurant environ 30% de l’offre mondiale de blé », précise-t-on.

Logements
L’évolution des prix en ce qui concerne la fonction « Logement », est aussi attribuée à la hausse des prix des combustibles solides (+1,3%) et liquides (+16,2%). C’est en particulier le cas du gasoil et, dans une moindre mesure, du bois et du charbon de bois, selon la Banque centrale.
Le renchérissement du gasoil domestique est observé au Bénin (+26,8%), au Mali (+17,5%) et au Togo (+16,4%), en lien avec la hausse des cours mondiaux.
Pour ce qui est du bois de chauffe, le Togo subit les pressions les plus importantes, avec une hausse du coût de 20,0%, suivi du Niger (+10,5%) et du Sénégal (+4,1%). Ceci en raison de l’accroissement des coûts d'acheminement vers les grands centres urbains.
Enfin, le taux d'inflation sous-jacente (calculé en excluant les prix les plus volatils) est ressorti à 5,0% en avril 2022, après une réalisation de 4,5% en mars 2022 dans l’ensemble de l’UEMOA.
« Les tensions sur les prix de ces denrées alimentaires expliquent 62,3% de la hausse de l’inflation sous-jacente », explique l’organe d’émission sous-régional. La hausse des prix de certaines denrées alimentaires concerne notamment les huiles (+17,1%), les légumes secs (+18,1%), les farines (+17,9%) et la viande (+8,6%).
Cette conjoncture économique, marquée par un contexte de vie chère, a appelé plusieurs mesures de soutien de la part des gouvernements, notamment au Togo, pour juguler les pressions sur les consommateurs.
Ayi Renaud Dossavi
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La ville de Dakhla située au Sahara Occidental et sous administration marocaine, va abriter dans les prochains jours, le Consulat du Togo. Le ministre togolais des affaires étrangères, Robert Dussey et son homologue du Maroc, Nasser Bourita ont conclu un accord en ce sens le mardi 7 juin 2022 à Rabat.
La signature de cet accord, indique-t-on, s’inscrit dans le cadre du soutien du Togo à l’intégrité territoriale du Maroc, particulièrement dans le différend sur le Sahara occidental, qui l’oppose au Front Polisario.
En vue du renforcement des liens diplomatiques, le Royaume chérifien a annoncé l'augmentation de 120 à 170 des bourses annuelles accordées aux meilleurs étudiants togolais.
Les travaux de réhabilitation du marché de Bè, situé dans le ressort territorial de la commune de Golfe 1 ont démarré depuis quelques quelque mois.
Les travaux vont consister en la reconstruction de vingt-trois (23) boutiques, d’une zone spécifique de boucherie et de stockage de marchandises ainsi qu’en la réhabilitation du bloc administratif du marché. Le chantier prendra également en compte, la construction d’adductions d’eau et de blocs d’assainissements sur le site commercial.
Selon le maire Joseph Gomado, la réhabilitation du marché, est une des priorités de l’axe 1 du Plan de Développement Communal (PDC) de la commune Golfe 1 qui vise à « promouvoir un développement économique local profitable aux couches les plus vulnérables via la construction, la réhabilitation et la rénovation des marchés de la commune ».
Les travaux vont coûter 75 millions FCFA à cette municipalité, selon les informations recueillies par Togo first.
Notons que pour cette rénovation, la commune du Golfe 1, avait lancé jusqu’au 11 août 2021, un avis d’appel d’offres ouvert (AAOO). Dans le cadre de la mise en œuvre de son PDC, elle a récemment ouvert à Klobatémè, un chantier d’une mini-adduction d’eau potable à 80 millions FCFA.
Avec une superficie de 56 Km2, la commune est composée de 36 quartiers et compte près de 400 000 habitants, Golfe 1 est l’une des communes les plus vastes du Grand-Lomé.
Esaïe Edoh
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