Une délégation du Conseil national de patronat du Togo (CNP), conduite par son président Laurent Tamegnon, participe jusqu’au 11 juin 2022 à Genève, à la 110è Conférence internationale du Travail (CIT).
La délégation togolaise, avec d’autres acteurs du monde du travail, se penchera sur la sécurité et la santé au travail, les apprentissages, ainsi que l’économie sociale et solidaire. Elle participera également à la définition des priorités et à l’élaboration du budget de l'Organisation internationale du travail (OIT), au niveau mondial.
Notons qu’en octobre prochain, le Togolais Gilbert Houngbo prendra les commandes de l’organisation onusienne, en sa qualité de Directeur général.
Le Togo veut moderniser son système judiciaire, en se dotant d’un nouveau code de procédure pénale. Un avant-projet de loi a été adopté en ce sens, jeudi 30 juin 2022, par le gouvernement, réuni en Conseil des ministres.
Le nouveau texte, de 1047 articles, vise selon le gouvernement, à apporter plus de modernité dans la procédure pénale togolaise ou à répondre à des défis « nouveaux » comme le terrorisme ou la piraterie maritime. Il s’agira également d’introduire la célérité dans la procédure, et de répondre aux grands standards internationaux en matière de liberté individuelle et de protection de la dignité des individus.
« S’inscrivant dans la dynamique du vaste programme de modernisation de la justice, l’élaboration du nouveau code de procédure pénale est l’une des réponses aux nombreux défis du monde judiciaire et concourt à l’amélioration de l’efficacité du système judiciaire conformément aux objectifs de l’axe 1 de la feuille de route gouvernementale Togo 2020-2025 », indique le Communiqué du Conseil.
Dans le détail, poursuit l’exécutif, le nouveau code vise à renforcer les droits des victimes, les droits de la défense, à organiser des alternatives aux poursuites ainsi qu’à la détention provisoire, et à établir les voies de recours en matière criminelle.

Selon Akodah Ayewouadan, ministre en charge de la communication et porte-parole du gouvernement, cette réforme envisagée permettra notamment d’introduire dans la pratique, d’autres formules alternatives à la détention pénitentiaire dans le cadre de la procédure pénale, comme les travaux d’intérêt général ou encore le bracelet électronique.
« Les innovations sont nombreuses, on peut citer entre autres, la possibilité pour les juges de proposer des alternatives, non seulement à la poursuite, mais aussi à la détention. Concrètement, au lieu de détenir quelqu'un de façon provisoire ou définitive, l'on peut envisager des solutions comme le bracelet électronique, qui permettent à une personne de ne pas se retrouver enfermée, mais d'être quand même disponible pour la justice. », a expliqué le porte-parole du gouvernement.
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, une réorganisation s’annonce à la Direction nationale du contrôle de la commande publique (DNCCP), une structure administrative dépendant du ministère de l'Économie et des Finances togolais, chargée du contrôle a priori des procédures de passation de marchés publics et des délégations de service public.
Le gouvernement, réuni en Conseil des ministres hier lundi 30 juin 2022, a en effet examiné et pris un projet de décret, portant attributions, organisation et fonctionnement de la DNCCP. Objectif : permettre de renforcer et d’étendre le contrôle de cette direction aux procédures de partenariat public-privé (PPP).
« Ce décret, qui s’inscrit dans le cadre des réformes récentes du cadre de la commande publique, vise à adapter la DNCCP à ses nouvelles missions de contrôle des procédures concernant les marchés publics et les contrats de partenariat public-privé. », indique le communiqué du Conseil. « Cette réforme permettra à la DNCCP de renforcer l’efficacité et la célérité des procédures de traitement des dossiers. », assure-t-on.
Dans la même dynamique, ceci survient peu après un autre projet de réforme, au niveau de l’Autorité de régulation des marchés publics, qui devrait permettre d’aboutir à l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP), avec également une extension de son champ de compétence.
Ayi Renaud Dossavi
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67,6 millions $ mobilisés depuis sa création auprès d’une trentaine de capital-risqueurs et business angels de renom ayant fait leurs preuves chez Uber, Spotify, Revolut, Gojek, une ambition de doubler ses levées pour conquérir toute l’Afrique, en commençant par les pays francophones. Après la France, le Canada, le Maghreb où la start-up est très présente (Algérie, Tunisie, Maroc) et plus récemment le Sénégal, Yassir, une entreprise de livraison et de courses par VTC (Voiture de transport avec chauffeur), continue de tisser sa toile. Prochains caps : Bénin, Togo et Côte d’Ivoire où Gozem et le Russe Yango, sont presque les seuls capitaines à bord.
« C’est imminent, nous devrions avoir lancé les opérations d’ici à la fin de juin », a confié Noureddine Tayebi à Jeune Afrique, dirigeant de la start-up dont le nom est un jeu de mots entre "facile" et "conduite" en arabe algérien.
Fondée en 2016 par Amel Delli, El Mahdi Yettou, Mustapha Baha, et Noureddine Tayebi et basée à Alger, la start-up revendique déjà plus de 2 millions d'utilisateurs, 40 000 partenaires, une présence dans 26 villes en Algérie, au Canada, en France, au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, son dernier marché.
Que ce soit à Lomé, à Cotonou ou Abidjan, Yassir veut déployer d’abord ses services phares, le transport et la livraison rapide.
Depuis la Silicon Valley où il vit, l’entrepreneur algérien Noureddine Tayebi qui dirige Yassir, veut lever lors de son prochain tour de table, plus du double du montant mobilisé lors de son premier tour de table en octobre 2021. L’an dernier, la start-up a levé, à la faveur de deux Séries A, 37 millions $ (octobre) et 30 millions (novembre), selon les données de Crunchbase, consultées par Togo First. Autour de la table, on compte des investisseurs américains comme WndrCo, VentureSouq, Spike Venture ou K50 Ventures ou le très célèbre Y Combinator, l’un de ses premiers financeurs.
A Yassir, la vision semble plus poussée, d’autant plus que la jeune pousse cherche à conquérir également le marché des services financiers.
“Nous introduisons maintenant des services financiers pour aider nos utilisateurs à payer, épargner et emprunter numériquement”, a dévoilé Noureddine Tayebi.
Fiacre E. Kakpo
Elu le 18 mars 2022, le nouveau bureau exécutif de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) travaille à renforcer sa coopération avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo). En visite à Lomé la semaine dernière, une délégation de la chambre consulaire guinéenne a réitéré ce vœu, lors d’une rencontre avec Nathalie Bitho, présidente de la délégation la CCI-Togo.
« Je pense qu’ayant les mêmes réalités, si les chambres de commerce de l’Afrique de l’Ouest se mettaient ensemble, on pourrait largement dépasser les problèmes que nous avons, parce que le plus important, c’est la chaîne des valeurs », a déclaré Éric Benjamin Collé, Vice-Président de la CCIAG. Selon le Guinéen, il est temps que le partenariat sud-sud devienne une réalité car, « les peuples des différents pays ont les mêmes réalités avec les mêmes langues, et des marchés achalandés de la même façon ».
Outre le renforcement de la coopération, la Guinée ambitionne de s’inspirer des réformes et autres initiatives enclenchées par la CCI-Togo, notamment les études réalisées sur le secteur privé, l’environnement des affaires et le cadre juridique qui selon elle, sont de nature à « consolider la place de la Chambre dans le microcosme économique togolais ».
Pour rappel, la CCIAG a été inactive pendant plus de 18 ans avant la mise en place en mars dernier d’un bureau directeur par les nouvelles autorités du pays.
Esaïe Edoh
Le Togo démarre les travaux de construction de son tout premier laboratoire de biomasse (LABTOGO), deux ans après les premières démarches entreprises.
En fin de semaine dernière (le vendredi 27 mai), le Premier ministre togolais, Victoire Tomegah-Dogbé a posé la première de l’infrastructure à la présidence de l’Université de Lomé (UL), apprend-on de source officielle. C’était à la faveur d’une cérémonie organisée, à l’occasion des dix ans du Programme du Centre ouest-africain de recherches et de services scientifiques sur les changements climatiques et l’utilisation adaptée des Terres (WASCAL), appuyé par la République fédérale d’Allemagne.
Le futur laboratoire sera implanté au sein de l’UL et servira de cadre pour la recherche en biomasse, avec pour ambition de mettre à disposition, des technologies innovantes favorisant une utilisation énergétique efficace et saine de la biomasse et du biogaz au Togo.
Pour faire face aux défis du changement climatique, la modernisation de l’agriculture togolaise et le programme décennal de reboisement restent des priorités pour le gouvernement, a indiqué le Premier ministre Tomegah Dogbé, dans le cadre de cette rencontre.
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1245 personnes ont bénéficié dans la région maritime de chirurgies de cataracte dans le cadre de la campagne nationale de prise en charge gratuite de cette pathologie ophtalmologique dénommée « Mana Messé » (vue retrouvée en langue locale kabyè). C’est le bilan présenté en fin de semaine dernière par l’ONG Lumière divine qui pilote cette initiative portée par l’organisation internationale humanitaire Mercy Ships avec le soutien du ministère de la santé du Togo dans le cadre de la stratégie nationale du gouvernement en matière de lutte contre la cécité dans le pays.
Précisément, au cours de cette première phase de la campagne, 1717 cas de la maladie ont été identifiés dans 136 villages de cette région du sud -Togo. Il est prévu 155 autres opérations dans cette partie du pays en juin afin d’atteindre 1400 chirurgies réalisées.
La campagne va se poursuivre dans la région de la Kara entre août et septembre où 600 chirurgies seront effectuées, dans le but d’atteindre l’objectif fixé de 2000 opérations.
En moins de 15 ans, la part de l’agriculture dans la richesse togolaise s’est contractée de plus de 12 % à cause des effets du changement climatique, selon la Banque africaine de développement (BAD).
En effet, dans sa dernière note sur les perspectives économiques du pays, l’insitution panafricaine relève que la part du secteur agricole dans le PIB togolais est passée de 37,3 % en 2008 à 24,7 % en 2021, notamment à cause de « l'effet du changement climatique sur le Togo ».
Dans ce contexte, cependant, la BAD estime que les perspectives d'atteinte de l'ODD 13 (Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions) sont « favorables ».
« En 2021, le Togo a renforcé son dispositif institutionnel en adoptant la stratégie REDD+, et la loi littorale. En outre, la centrale solaire de Blitta, d'une capacité de 50 MW, devrait contribuer à porter l'accès national à l'électricité à 60 % en 2022, contre 45 % en 2018. », indique-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Le Togo est devenu officiellement membre du « Forum of Incident Response and Security Teams (FIRST) » le 20 mai 2022, grâce à son Centre national de réponse aux incidents de cybersécurité (CERT.tg).
L’entrée du pays dans cette organisation est l’une des retombées de l’engagement du gouvernement à sécuriser son cyberespace, a indiqué le ministère de l’économie numérique et de la digitalisation.
Désormais membre du FIRST, le CERT.tg sera bénéficiaire des programmes communs de renforcement des capacités, de partage d’informations et d’outils techniques pour détecter et prévenir efficacement les incidents de cybersécurité.
Cette adhésion, selon Cina Lawson, Ministre de l’Economie Numérique et de la Transformation Digitale, « vient confirmer l’importance que le pays accorde à la coopération en matière de cybersécurité ».
L’officielle rappelle également que le Togo fait de la coopération internationale, un important pilier de réussite en matière de cybersécurité. Ce qui explique son appartenance à deux autres communautés de cybersécurité à savoir « Africa Computer Emergency Response Team (AfricaCERT) » et le « Trusted Introducer (TF-CSIRT) ».
Notons que le Togo devient le 15e pays africain et le 5e ouest-africain à rejoindre FIRST, cette communauté mondiale de cybersécurité qui regroupe 100 pays pour un total de 627 équipes de CERT.
Esaïe Edoh
Au Togo, une nouvelle plateforme de vente en ligne se positionne sur le marché, pour mettre en relation les clients et les vendeurs. Dénommée « Vakpor », qui signifie « Viens voir » en Mina, la plateforme est promue par Kekeli, et a été dévoilée aux médias ce samedi 28 mai 2022 à Lomé.
La nouvelle structure de e-commerce veut promouvoir le « Made-in-Togo » en rapprochant vendeurs et acheteurs, via sa plateforme web www.vakpor.com, et son application mobile disponible sur Playstore.

Pas de frais de livraison
Et pour se démarquer de la concurrence, avec des plateformes de plus en plus nombreuses sur ce segment, Vakpor veut miser notamment sur un atout : la gratuité de la livraison pour les clients, qui sont servis via sa flotte de distributeurs.
« Vakpor est une plateforme qui permet à l'acheteur d'avoir accès à une multitude de produits, dont surtout des « Made-in-Togo », avec la possibilité de payer le produit à la livraison, et surtout sans frais de transport », a expliqué Jephté Amewuho, promoteur de Kekeli Solutions et de la plateforme. « Il se fait livrer gratuitement, où qu'il le désire à Lomé », a–t-il indiqué.

Promouvoir le Made-in-Togo
Pour le promoteur, qui veut faire de Vakpor, une « marketplace de référence », le projet est parti du désir d'apporter une solution durable aux défis de couverture et de promotion auxquels les entrepreneurs sont confrontés sur le territoire.
« La plupart des entrepreneurs ont des produits, mais ils n'arrivent pas à vendre, faute de moyens. À travers ce projet, nous comptons leur permettre de toucher plus de gens encore, et promouvoir leurs produits auprès d'une clientèle qui, nous en sommes sûrs, les attend avec impatience », a-t-il ajouté.
Première phase test
Pour ses débuts, Vakpor s’est associée avec Cube Store, une autre plateforme de vente. Après une phase de test, elles se targuent de résultats « encourageants ».
« Après un mois de test, nous avons touché environ 200 000 personnes avec notre projet, avec des retours assez encourageants, comme un chiffre d'affaires de près de 2 millions FCFA, grâce à notre partenariat avec CUBE Store, qui est aujourd’hui notre partenaire principal, dans notre déploiement à Lomé », indique-t-on.
Ayi Renaud Dossavi