Au Togo, le gouvernement maintient le contrôle sur les exportations des produits de grande consommation, notamment les céréales. En effet, « l'exportation des produits de grande consommation est soumise à une autorisation préalable du ministre chargé du commerce », rappelle un nouvel arrêté interministériel, en date du 16 mai 2022.
La mesure, signée conjointement par les ministres chargés de l’agriculture, de l’économie, de la sécurité, et du commerce, indique que l’autorisation est soumise au quitus du ministère du commerce, après une demande expresse émanant de l’opérateur économique.
L'autorisation délivrée est valable pour une seule exportation et a une durée de validité de 30 jours, à compter de la date de la signature, précise-t-on. Le non-respect de cet arrêté, « expose tout contrevenant à des sanctions allant jusqu'au retrait desdites autorisations conformément à la réglementation en vigueur ».
Si cette nouvelle mesure intervient dans un contexte de lutte contre la flambée des prix sur le territoire (notamment des produits alimentaires), elle prolonge une précédente, prise en juin 2021.
Le contrôle de l’autorité publique portait notamment sur des produits comme le maïs, le sorgho, le mil, le haricot, le riz, l’igname, le manioc et les farines du manioc, dont l’exportation est alors subordonnée à une autorisation préalable du ministre chargé du commerce, « jusqu’à nouvel ordre ».
Ayi Renaud Dossavi
Au Togo, le gouvernement exonère de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée), plusieurs gammes de produits de consommation, importés ou vendus sur le territoire. Le ministre chargé de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, a publié en ce sens, un communiqué daté du mardi 17 mai 2022, à l’endroit des services compétents, notamment l’Office togolais des recettes, chargé de la mobilisation des recettes fiscales sur le territoire.
La mesure d’allègement, qui intervient dans un contexte de vie chère et de hausse des prix des produits à l'international et au niveau local, concerne plusieurs gammes de produits de consommation, notamment : la farine de blé (en sac de 50 Kg), importée exclusivement par la SGMT (Société des Grands Moulins du Togo) et la SMMT (Société des Moulins Modernes du Togo), l’huile de palme, le lait concentré sucré en boîte de 160 g, le lait non sucré en boîte de 1 kg, l’huile de palme brute et les tomates concentrées (en boîte de 70g).
Au Togo, le gouvernement a officiellement lancé, hier mardi 17 mai, l’évaluation de son système de gestion des finances publiques. C'était à la faveur d'une cérémonie en présence de partenaires techniques et financiers, comme la délégation de l’Union Européenne au Togo (représentée par Joaquín Tasso Vilallonga, chef de sa Délégation) qui appuie l'initiative.
Cette évaluation, suivant la méthode PEFA, « couvre les exercices 2018-2020 et permettra d’assainir davantage la gestion des finances publiques dans la perspective de la mise en œuvre des projets portés par le Togo et contenus dans la Feuille de route gouvernementale 2025 » a indiqué Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances, au lancement des travaux.

Dans le détail, le travail des consultants dépêchés pour cette vaste enquête se fera en quatre étapes : le lancement de l’évaluation suivi d’une formation des principaux acteurs, de l’élaboration et de la validation de la note méthodologique ; d’un travail de terrain pour finaliser la collecte des données et leur analyse ; la production et la pré-validation de rapports provisoires; et enfin un atelier de restitution et dissémination pour présenter les rapports finaux.
Les résultats de cette évaluation, qui va couvrir l’ensemble de l'administration publique et les ministères, sont attendus d’ici la fin de l’année.
« La mise en œuvre de ces activités permettra à notre pays de disposer de nouvelles bases pour apprécier la performance de la gestion des finances publiques, la prise en compte du genre et du changement climatique dans la gestion publique. », a ajouté le ministre Sani Yaya.
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Quelques jours après la publication d’un communiqué dans lequel elle exprimait au nom des institutions de la communauté, ses condoléances aux familles endeuillées, au gouvernement et au peuple togolais, la CEDEAO renouvelle sa solidarité au Togo, suite à l’attaque terroriste perpétrée contre les forces de défense et de sécurité de l’opération militaire Kondjouaré. Reçu en audience le mardi 17 mai à la présidence togolaise, Jean-Claude Kassi Brou, president de la commission de l’organisation sous régionale a réitéré sa compassion à Faure Gnassingbé.
Le N°1 de la commission de la Cedeao a profité de son entretien avec le président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, pour lui faire le point de la mise en place du Plan régional de lutte contre le terrorisme.
Le diplomate a également échangé avec le dirigeant togolais sur les différentes crises multidimensionnelles qui affectent la région.
« Nous avons également consulté le Président de la République sur la situation politique qui prévaut dans la région. Il y a la crise alimentaire avec la hausse des prix des produits alimentaires liée aussi à l’insécurité. Nous avons pu faire un tour d’horizon de toutes ces questions et les différentes réponses à apporter de manière collective. Nous avons pu bénéficier des conseils du Président de la République sur tous ces sujets en vue de trouver des solutions en faveur de nos populations », a rapporté Jean-Claude Kassi Brou.
Au Togo, le Parlement valide les mutations au sein de la Chambre de commerce et d’industrie. L’Assemblée nationale a en effet adopté, hier mardi 17 mai 2022, à l’unanimité des députés présents, le projet de loi relatif à la Chambre de commerce et d’industrie du Togo.
Ce plébiscite a eu lieu lieu en présence de Sévon-Tépé Kodjo Adedze, ministre en charge du commerce, de l’industrie et de la consommation locale, et de Christian Trimua, ministre en charge des relations avec les institutions de la République.

Le nouveau texte veut apporter plus de souplesse dans la gestion de la chambre, avec un nombre d’articles qui passe de 28 (pour l’ancienne loi), à 6 (pour le nouveau). Ceci entérine également le changement de dénomination de la Chambre consulaire, qui passe de “CCIT” à “CCI-Togo”.
L'assemblée nationale a adopté, ce jour, la loi relative à la Chambre de Commerce et d'industrie du Togo (CCI-Togo). Cette réforme renove la #CCI-Togo pour la promotion, la protection et la structuration des entreprises.#DRIR@CommercegouvTg
— Christian Eninam Trimua (@CTrimua) May 17, 2022
Ce vote « constitue une réforme d’envergure qui confère à la CCI-Togo, plus de modernité, de dynamisme et d’inclusion. Elle entend faire du secteur privé, une force et un modèle de croissance économique conformément à la vision stratégique Togo 2025. », indique notamment l’Assemblée nationale.
Pour le ministre Adedze, ceci marque « une étape décisive dans le processus de renouvellement du cadre légal, règlementaire et institutionnel de notre chambre consulaire. »
Dotée de ce nouveau cadre légal, la CCI-Togo peut désormais organiser ses élections consulaires.
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Initialement prévue pour le 3 avril 2021 et reportée en raison de la Covid-19, la soirée de gala de distinction des 100 entreprises togolaises les plus dynamiques aura finalement lieu le 27 mai prochain à Lomé. ECO Finance Entreprise, le cabinet qui promeut l’événement, a dévoilé mardi 17 mai 2022 en conférence de presse, les 4 critères de sélection des entreprises.
Il s’agit de l'expertise de l’entreprise, de l'innovation, de la capacité de pénétration du marché et de l'impact de l'activité sur l'économie du pays (lutte contre le chômage à travers la création de l'emploi).
L’événement qui se déroule depuis 2012 dans les pays de la Cedeao et au Gabon, s’inscrit dans une dynamique de célébration des entreprises et des personnalités qui créent l’économie, indique-t-on.
« C’est aussi une dynamique qui vise la promotion de l’investissement » dans les pays, notamment « en mettant la lumière sur les entreprises africaines », a ajouté Djibril Barry, PDG d’ECO Finance Entreprise.
Pour rappel, c’est la 3è fois, après 2016 et 2019, que le Togo accueille cette cérémonie de remise de prix distinctifs.
Esaïe Edoh
Le Directeur général du Bureau international du travail (BIT), Gilbert Fossoun Houngbo, élu le 25 mars dernier, a fait part mardi 17 mai 2022, des priorités de son mandat, au président de la république togolaise Faure Gnassingbé au cours d’une audience à Lomé. Ces projets sont axés sur la lutte contre la vie chère, la protection sociale et la formalisation du secteur informel.
« L’une de mes priorités sera la réponse internationale aux questions du panier de la ménagère, de la vie chère et des poussées inflationnistes qui s’imposent et nous interpellent au niveau du BIT. Nous voulons aussi dans la mesure du possible, pousser à l’universalisation de la protection sociale. Le secteur qui est aussi lié à cette protection sociale, est le secteur informel. Nous nous emploierons au développement de la productivité et à la formalisation du secteur informel pour sa participation de façon plus optimale à la vie économique des pays », a confié le nouveau patron du BIT au dirigeant togolais.
Dans son agenda, l’ex-premier ministre togolais prévoit également de relever les défis de la transition écologique, de lutte contre le travail des enfants et l’esclavage moderne.
En rappel, le fonctionnaire onusien, actuellement à la tête du Fonds international de développement agricole (FIDA), est le 11è Directeur général du BIT et le premier Africain à occuper ce poste. Il prendra officiellement fonction en octobre prochain.
Esaïe Edoh
Au Togo, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) et la France vont appuyer le Togo dans l’amélioration de ses recettes fiscales en luttant contre l’évasion fiscale.
En effet, l’Office togolais des recettes (OTR) a lancé ce mardi 17 Mai mai 2022, « l'Inspecteur des Impôts Sans Frontières » (IISF), en partenariat notamment avec la direction générale des finances publiques Française, l’OCDE et le PNUD.

« Le programme porte sur l'assistance technique en matière de vérification fiscale », explique le fisc togolais.
Présente dans près d’une cinquantaine de pays en 2021, l’IISF vise à renforcer les capacités des pays en développement dans la lutte contre l'évasion fiscale, dans laquelle excellent souvent, les entreprises multinationales. Elle apporte à cet effet, une aide dans des domaines comme la vérification fiscale internationale, les enquêtes en matière de délinquance fiscale et de l’utilisation effective des renseignements échangés automatiquement.

Ce programme de partenariat a été lancé en présence d’Essien Atta-Kakran, Commissaire des douanes et Commissaire des impôts par intérim de l’Office.
Ayi Renaud Dossavi
Lomé accueille depuis ce mardi 17 mai 2022, un atelier sous-régional du programme d'identification unique pour l'intégration régionale et l'inclusion en Afrique de l'Ouest (WURI).
La rencontre de 3 jours, à l’initiative de l’Unité de gestion du projet WURI au Togo et de l’institution de Bretton Woods, réunit dans la capitale togolaise, les 6 pays parties prenantes (Togo, Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, et Niger) ainsi que les experts nationaux et ceux de la Banque mondiale impliqués dans son déploiement.
« Le programme dans lequel nous sommes engagés changera, s’il est conduit à terme, et j’en ai foi, la vie de nos concitoyens qui ne disposent pas de preuve d’identification fiable et reconnue tant dans le secteur public que le secteur privé », s’est notamment réjoui Silété Roselin Devo, le DG de l’ANID.
« Nous sommes donc au cœur d’une dynamique qui permettra à nos pays de faire un bond qualitatif vers le développement humain avec l’appui de la Banque mondiale », a-t-il ajouté.

Durant ces 3 jours, les experts vont, entre autres faire le point du projet aux niveaux nationaux et régional, échanger sur les bonnes pratiques en cours dans leur pays respectif, et plancher sur l’interopérabilité des futures bases de données nationales ainsi que le cadre législatif devant permettre d’assurer la sécurité des informations à caractères personnelles.
« Au Togo, les choses avancent très bien »

« Au Togo, les choses avancent très bien », selon Joachim Boko, spécialiste des questions de Protection sociale à la Banque mondiale, citant notamment « les ateliers d'engagement organisés par l’ANID pour expliquer à toutes les composantes de la société le bien-fondé de cette initiative ».
La plateforme pour l’enregistrement biométrique des résidents dans le pays, devrait du reste être prête d’ici la fin de l’année, selon l’ANID.
Le Programme WURI est appuyé par le groupe de la Banque mondiale à hauteur de près de 400 millions $ pour les six pays. Avec notamment pour objectif d’accélérer la mise en place de l’identification biométrique unique et la fourniture d'un numéro identification unique à chaque résident. Ce qui devrait faciliter aux population l'accès aux services publics et du secteur privé, mais également leur mobilité à l'intérieur de l'espace Cedeao.
Notons qu'au Togo, en sus du déploiement de ce registre biométrique, les autorités publiques et l'ANID explorent aussi la possibilité de s’en servir comme outil de lutte contre la pauvreté, notamment dans le cadre de potentiels programmes d’appui aux couches les plus vulnérables.
Ayi Renaud Dossavi
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Energy Generation (EG), une organisation basée à Lomé et spécialisée dans les solutions énergétiques et la formation des jeunes entrepreneurs et techniciens en matière d’énergies renouvelables, est présélectionné pour les Ashden Awards 2022, un prix britannique promouvant l'accès à l'énergie.
La structure, fondée au Togo par la franco-congolaise Astria Fataki, est short listée pour son «travail d'accélération des emplois dans le secteur de l'accès à l'énergie grâce à des compétences et des formations inclusives », comme s'en réjouit-elle dans une publication sur ses réseaux sociaux. EG est présélectionnée, parmi plusieurs acteurs, pour « ses cours de deux ans [qui] associent des compétences commerciales à une aide au développement de nouveaux produits d'énergie propre. », et l’accent mis sur l’accès aux femmes à ces formations.
En effet, depuis 2021, EG avait notamment lancé un programme de formation adressé spécialement aux femmes, en matière de montage, gestion et commercialisation d’équipements électro-solaires.
Pour rappel, Ashden est une ONG britannique dirigée par le Prince Charles, avec pour but d’accélérer l'innovation climatique, en aidant les entreprises, les organisations caritatives, les gouvernements et autres à renforcer leur impact au Royaume-Uni et dans les pays en développement.
En 2020, le Togo avait été honoré par cette ONG, à travers notamment son agence d’électrification rurale et des énergies renouvelables (AT2ER), pour son action et son engagement dans le sens de la promotion des énergies renouvelables.
Ayi Renaud Dossavi
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