Togo First

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Le Togo renforce son dispositif de sécurité intérieure. Dans un arrêté ministériel en date du 19 août 2022, le ministre de la sécurité et de la protection civile, le Général Yark Damehame, annonce la création prochaine d’une soixante de commissariats et postes de Police.

Au total, il s’agira de doter le territoire de 55 nouveaux commissariats de Police et 5 postes. La compétence territoriale de ces unités de police est fixée au périmètre urbain et suburbain de chaque localité concernée.

Dans le détail, il sera créé dans le Grand Lomé, un commissariat à Vakpossito (Commune Agoè-Nyivé3), Togblékopé (Agoè-Nyivé 4). Dans les régions, on note les localités d’Amoussoukopé (Agou2), Hihéatro (Amou3), Adogbenou (Anié2), Noepé (Avé2), Attitogon (Bas-mono 2), Bandjéli (Bassar2), Kétao (Binah 2), Agbandi (Blitta 2), Timbou (Cinkassé 2), Namon (Dankpen 2), Elavagnon (Danyi 2), Moretan (Est-mono 2), Pya (Kozah2), entre autres.

Les cinq postes de Police concernent notamment Ahonkpoè (Ancien Poste de Police les Belgiques Agoènyivé2), Ekpégnon (Amou2), Kpatégan (Amou2), Pana (Tône 1) et Gapè-Wonougba (Zio 4).

Pour rappel, ces unités qui seront placées sous le contrôle d’un commissaire ou d’un commandant de police, ont notamment pour mission, d’assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions (sécurité de proximité), surveiller le flux migratoire en luttant contre l’immigration clandestine et enfin lutter contre le crime organisé, la grande délinquance et le trafic de drogue. 

L’annonce de la mise en place prochaine de ces nouveaux postes de police intervient dans un contexte d’expansion de la démographie et de l’urbanisation, essentiellement dans le Grand Lomé, ainsi que, plus récemment, de nouveaux défis sécuritaires avec des attaques de groupes armés à ses frontières et dans la sous-région.

Ayi Renaud Dossavi

Un euro équivalait à moins d’un dollar, mardi 23 août. Ce seuil jamais atteint depuis la mise en circulation de la monnaie unique européenne à laquelle est arrimé le CFA, la monnaie que le Togo partage avec une dizaine autres pays d’Afrique de l’Ouest et du centre, jette un coup de froid sur l’économie de ces pays. En ligne de mire, les importations et le remboursement de la dette extérieure sur un continent où la compétitivité des exportations est encore loin du compte.

Des importations plus chères 

Pour les pays africains qui doivent faire face à une crise inflationniste massivement importée en raison d’abord de la crise sanitaire liée à la Covid-19, puis accentuée par la crise entre la Russie et l’Ukraine, c’est une double mauvaise nouvelle. 

Primo, la facture des importations, rythmée par la flambée des cours énergétiques, les coûts du fret et l’envolée des prix des produits alimentaires, s’annonce plus que salée, du fait que ces achats extérieurs s’effectuent majoritairement en $. 

Pour le Togo, c’est déjà le cas de la facture énergétique, qui seulement entre janvier et décembre 2021, avait déjà augmenté de plus de 50%. Cette facture s’est d’ailleurs corsée davantage ce premier semestre 2022, avec la guerre en Ukraine.

Pression limitée sur le service de la dette 

Mais une autre pression ambiante point à l’horizon. Alors que la dette africaine est déjà sur la sellette ces dernières années, l’affaiblissement de l’euro auquel est arrimé le CFA, en parité fixe, pour les pays de la zone franc, pourrait engendrer des conséquences destructrices pour les pays africains. Un dollar plus fort induit des remboursements du service de la dette plus importants pour les pays de cette zone, notamment ceux dont l’exposition au billet vert est forte.  

Même au Togo où le cocktail est moins explosif, les risques ne sont pas dissipés, d’autant que ces années, le pays a réorienté sa stratégie d’endettement, avec comme ambition de relever la part de sa dette extérieure dans la composition de la dette publique. De 2018 à mars 2022, la dette extérieure est ainsi passée de 600 milliards à 1 064 milliards FCFA, soit une augmentation de 77%.

Qu’à cela ne tienne. Du côté de Lomé, les craintes suscitées par la chute de la monnaie européenne, et par ricochet du CFA, sont tempérées. On semble beaucoup plus serein face aux « impacts limités » que pourrait avoir cette situation. 

 « Au vu de la composition de l’encours, la dette publique est moins exposée au risque de taux de change. En effet, il est composé de 71,16% de dettes libellées en FCFA et de 10,69% de dette en Euro, soit 81,85% de dette non fluctuante et 18,15% de dette fluctuante », rassure le gouvernement, dans un rapport qui couvre le premier trimestre 2022. 

Plus de 50 milliards FCFA pour couvrir les variations de change et autres

Un autre document couvrant l’année 2021 montre toutefois que l’an dernier, les pertes liées aux variations de taux de change et autres ajustements ont coûté au gouvernement l’équivalent de 41 milliards FCFA sur les 12 mois. Et que cette ardoise est déjà évaluée à 10,5 milliards FCFA, ne serait-ce que pour le 1er trimestre de cette année 2022. Des écarts enregistrés essentiellement sur les opérations libellées en Renminbi chinois et en dollar américain.

Ce qui pousse d’ailleurs l’exécutif togolais à reconnaître que « le portefeuille de la dette extérieure (35,53% de la dette totale) est tout de même influencé par les fluctuations de certaines devises majeures dont les proportions sont : 18,19% pour le dollar US et 16,32% pour le yuan renminbi (CNY) ».

Ainsi, ajoute-t-on, comme pour rasséréner : « On note une proportion non négligeable de la dette extérieure libellée en Euro (30,07%) qui est une devise non fluctuante vis-à-vis du FCFA ».

La chute continue de l’euro depuis le début de la crise russo-ukrainienne et ses retombées sur l’Afrique, ont, ces dernières semaines, remis sur la table les grands débats sur la souveraineté monétaire dans une zone franc, frappée de plein fouet par la flambée des prix des produits alimentaires, et plus que jamais à la recherche d’un nouveau souffle. 

Fiacre E. Kakpo

Il n’y a aucune annonce du ministère des enseignements primaire, secondaire, technique et de l'artisanat, relative à une distribution d'ordinateurs portables aux familles pour soutenir l’apprentissage virtuel au Togo.

Cette annonce mensongère, qui prétend que « le ministère de l’Education distribue des ordinateurs portables aux familles pour soutenir l’apprentissage virtuel, cet automne. Pour vérifier si vous êtes admissible, visitez : 6uil.com/laptop/tg », circulant sur les réseaux sociaux depuis quelques jours, vient d’être réfutée par le département ministériel, dans un communiqué publié mercredi 24 août 2022. 

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Dans sa note officielle, le ministre de tutelle Dodzi Komla Kokoroko a formellement démenti cette information, tout en appelant les populations à la vigilance.

Ayi Renaud Dossavi

L’approche contractuelle des hôpitaux lancée au Togo en 2017, sera expérimentée dans d’autres pays africains, a annoncé le mardi 23 août 2022, la Directrice régionale de l'OMS Afrique, Matshidiso Moeti. 

C’est au cours d’un tête-à-tête avec le Président togolais, Faure Gnassingbé, dans le cadre de la 72è session du Comité régional qui se tient à Lomé, qu’elle a dévoilé l’ambition de la branche africaine de l’organisme onusien de la santé de dupliquer ce mode de gestion des hôpitaux. « Nous allons promouvoir et partager cette expérience du Togo avec nos États membres dans la région Afrique », a-t-elle déclaré après avoir apprécié la gouvernance du système de santé dans ce pays ouest-africain.

« Nous voulons tous que le système de santé soit mieux financé en Afrique », a-t-elle en outre indiqué, avant de préciser : « nous voulons augmenter le financement mais je crois que s’il y a une expérience qui montre qu’avec le même montant nous pouvons avoir plus d’impact, alors c’est un très bon exemple pour nos pays ».

Aussi, la patronne de l’OMS-Afrique souhaite-t-elle faire de Faure Gnassingbé, le « Leader » de cette approche innovante sur le continent.

En rappel, lancée en 2017, la contractualisation des formations sanitaires a permis d’enregistrer une hausse de 28% du taux de fréquentation des hôpitaux contractualisés, après 5 ans.

Esaïe Edoh 

Lancé en 2017, le programme School Assur, initiative présidentielle de protection sociale en milieu scolaire, a franchi la barre de trois millions de prises en charge, apprend-on ce mercredi 24 août 2022.

Dans le détail, 1,15 million de consultations, 16 000 hospitalisations et 52 000 actes chirurgicaux sont dénombrés. A ces interventions, s’ajoutent 331 000 analyses et 1,5 million de prestations pharmaceutiques.  

La source indique que 2.204.138 élèves de plus de 6.000 établissements scolaires publics ont été bénéficiaires du programme sur tout le territoire.

Ce programme, indique-t-on, fait partie des initiatives phares du gouvernement qui visent à améliorer le cadre d'apprentissage de la jeunesse. Il permet d’offrir une couverture maladie à 24% de la population.

Esaïe Edoh 

Depuis Lomé, l’Union Africaine (UA) annonce l’opérationnalisation prochaine de l’Agence africaine du médicament, pour contrer le fléau et le trafic des faux médicaments sur le continent. C’est à la faveur d’un panel d’experts, hier mardi 23 aout 2022, en marge de la 72è session du comité régional de l’OMS-Afrique, qui se déroule dans la capitale togolaise cette semaine.

« Le traité a été adopté en 2019. Nous avions besoin de 15 pays, nous en sommes aujourd’hui à 23 pays qui ont ratifié le traité pour cette agence du médicament », a indiqué Dr Minata Samaté Cessouma, commissaire à la santé à l’UA. « Nous sommes en train de travailler à mobiliser de l'argent, et voir opérationnaliser l'agence. », a ajouté la commissaire de l'UA.

Concrètement, l’agence africaine du médicament aura pour rôle d’assister les industries africaines dans le déploiement de leurs stratégies, d’appuyer la production locale et de réglementer ou renforcer les législations en matière de médicaments.

Selon plusieurs experts, l'un des défis de cette agence est d’allier le coût abordable des produits pharmaceutiques à la qualité, pour satisfaire efficacement les besoins des populations africaines, et les convaincre d’adopter les futurs produits « made in Africa ».

Notons que lors d’une récente rencontre tenue en juillet dernier, à Lusaka (Zambie), les chefs d'Etat et de gouvernement africains ont décidé que le siège de la future agence serait logé au Rwanda.

Ayi Renaud Dossavi

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Démarrée en 2017, la contractualisation des hôpitaux publics du Togo permet déjà d’enregistrer de bons résultats. 

D’après le ministre togolais de la santé, Prof Moustafa Mijiyawa lors d’un panel organisé mardi 23 août dans le cadre de la 72e session régionale de l’OMS-Afrique qui se tient à Lomé, au bout de 5 ans de mise en œuvre de cette approche, le taux de fréquentation des hôpitaux sous contractualisation a augmenté de 28%, et celui des hospitalisations, de 55%.

L’officiel togolais soutient que la contractualisation a permis également la hausse de 49% des actes chirurgicaux au moment où le taux des accouchements assistés a progressé de 27%. S’agissant du taux des examens médicaux, il a évolué de 90% et celui de la pharmacie, de 75%.

« Les résultats connaissent une courbe ascendante, malgré la pandémie de la maladie à coronavirus (Covid-19) », a précisé le ministre Mijiyawa.

Ces différentes performances enregistrées ont été possibles grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers qui ont injecté à ce jour, plus de 600 millions FCFA dans l’acquisition du matériel d’équipements et la réhabilitation des formations sanitaires contractualisées.

En rappel, selon le ministre en charge de la santé, la plupart des hôpitaux étaient couverts de dettes, notamment des salaires impayés aux agents qui émargent sur le budget autonome à la veille de la mise en œuvre de l’Approche contractuelle. 

Esaïe Edoh 

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Une délégation d’une vingtaine d’investisseurs tunisiens est attendue au Togo, du 11 au 15 septembre 2022, dans le cadre du Forum économique Togo-Tunisie. La rencontre, annoncée plus tôt par Togo First, visera à échanger sur les opportunités d’investissements entre les deux pays, favoriser des sessions B to B et des visites en entreprise, indique le ministère togolais chargé de la promotion des investissements.

Cette future mission économique a fait l’objet vendredi 12 août dernier, d’un webinaire initié par le Ministère de la Promotion de l’Investissement, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCI-Togo). Il s’est agi de présenter le climat des affaires, ainsi que les opportunités d’affaires au Togo avec la Tunisia-Africa Business Council (TABC), une organisation regroupant des entreprises tunisiennes à la recherche de nouveaux partenariats et débouchés internationaux.

« Il est mis à disposition de ces hommes d’affaires tunisiens et des opérateurs économiques togolais, en concordance avec leurs secteurs d’activités, une plateforme dédiée au réseautage et aux prises de rendez-vous, accessible via le lien : mission-TABC-Togo », indique le ministère.

La délégation tunisienne attendue, devrait réunir des investisseurs actifs dans divers secteurs d’activités dont l’agroalimentaire, le numérique, le transport, la logistique et l’énergie, notamment, ajoute-t-on.

Ayi Renaud Dossavi

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A fin mars 2022, l’encours des crédits accordés par les microfinances ( Systèmes financiers décentralisés) a évolué de 38,3 milliards FCFA par rapport à mars 2021, soit une progression de 18,9% en glissement annuel, selon le dernier rapport de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l’Ouest, sur la situation de la microfinance dans l’espace Uemoa.

Le pays enregistre ainsi la deuxième progression la plus importante, derrière le Burkina qui affiche une progression annuelle de 27,8% sur le trimestre. En termes de volume, c’est la Côte d'Ivoire, principal poumon de l’économie de l’Uemoa, qui prend la première place, avec des crédits en hausse de 73.33 milliards FCFA, pour une progression de 17,7%, en glissement annuel.

Ces résultats s’annoncent malgré un ralentissement des crédits octroyés chez les établissements de microfinance en cette période, qui ont l'habitude de réduire la voilure après des crédits plus importants accordés durant les fêtes de fin d’année.

« Malgré le ralentissement sur le trimestre, l'encours des crédits des SFD de l'Union s'est accru de 268.327,1 millions de FCFA (+16,0%) par rapport à son niveau à fin mars 2021 pour se situer à 1.946.765,4 millions de FCFA. », indique la BCEAO.

Notons qu’un peu plus de la moitié (50,4%) de l'ensemble des crédits accordés par les SFD de l’Union sur la période, est composé de crédits à court terme. Les prêts à moyen et long termes constituent respectivement 30,5% et 19,1% sur la période. Les hommes totalisent 54,3% des crédits contre 20,6% pour la clientèle féminine, 25,1% des financements pour les groupements.

Dépôts en hausse de 20,4%

Dans le même temps, les dépôts ont également progressé. Le Togo enregistre ainsi une hausse de 55, 46 milliards FCFA, par rapport au premier trimestre 2021, soit une progression de 20,4% en glissement annuel.

Dans la sous-région, les pays qui portent, en volume, la plus importante progression sont la Côte d'Ivoire (+100,43 milliards FCFA), le Burkina Faso (+81,34 milliards FCFA sur la période). Au total, le montant des dépôts collectés a progressé d’environ 336 milliards FCFA sur la période, pour s'établir à 2076,84 FCFA, en hausse de 19,3% par rapport au premier trimestre de l’année précédente.

Les dépôts à vue sont prépondérants avec une part de 58,1% du total des dépôts. Les dépôts à terme et les autres dépôts constituent respectivement 21,0% et 20,9%. En outre, l'épargne mobilisée par les SFD a été constituée à hauteur de 43,4% par les hommes, 22,2% par les femmes et 34,4% par les groupements.

Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, des inspecteurs du ministère du commerce ont effectué le mardi 23 août 2022, une descente à des points de vente du gaz butane à Lomé. Objectif : s’assurer du respect des nouveaux prix fixés par le gouvernement le 18 août 2022.

L’initiative, apprend-on, est consécutive à la poursuite des spéculations malgré le réajustement des coûts par les autorités du pays.

Au cours de l’inspection, l’équipe de contrôle a relevé principalement le choix délibéré des distributeurs de ne pas afficher les prix afin de vendre cette ressource au-delà du coût indiqué.

Dans l’optique de faire respecter les nouveaux prix, le ministère a exigé l’affichage des prix à tous les points de vente, conformément à la loi sur la concurrence.

Par ailleurs, prévient-on, les distributeurs qui continueront à surenchérir seront punis conformément aux dispositions en vigueur. Plus précisément, ils risquent de subir des sanctions allant des amendes à la suspension de leur agrément de distribution de gaz.

Esaïe Edoh 

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