Alors que le processus de mise en place d’un numéro d’identification se poursuit au Togo, le gouvernement veut réglementer en amont, le traitement et la mise à jour des données qui seront enregistrées.
En effet, mercredi 31 août 2022, les autorités togolaises, réunies en conseil des ministres, ont examiné un projet de décret relatif aux modalités d’inscription, de rectification et d’actualisation des données démographiques et biométriques des personnes physiques et aux conditions d’utilisation du numéro d’identification unique sur le territoire.
« Ce décret précise les modalités pratiques de mise en œuvre des procédures d’enregistrement des populations dans le cadre de l’attribution de numéros d’identification unique », indique le relevé du conseil des ministres.
Au Togo, l'implémentation d’un numéro d'identification unique, pilotée par l’Agence nationale d'identification (ANID), est portée par le programme WURI, financé par le groupe de la Banque mondiale à près de 400 millions $ pour 6 pays de la sous-région, selon l’institution de Bretton Woods.
Alors que les tractations au niveau du cadre réglementaire sont en cours, l’ANID précise que la plateforme d’enregistrement biométrique des résidents dans le pays, devrait être prête d’ici à la fin de l’année 2022.
A terme, l’implémentation d’un numéro d’identification unique vise à faciliter aux populations, l'accès aux services publics et à ceux délivrés par le secteur privé, mais également leur mobilité à l'intérieur de l'espace Cedeao. Le système et les données digitales recueillies devraient permettre également de mieux cibler certains programmes d’appui, comme ceux adressés aux populations vulnérables.
Ayi Renaud Dossavi
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Au 31 mars 2022, les ressources collectées par l’Etat du Togo pour financer ses dépenses sont estimées à 369 milliards FCFA, soit 20,79% de la prévision annuelle des 1 776 milliards FCFA, selon les données communiquées par le ministère de l’Economie et des Finances, dans son document intitulé : « Rapport d’exécution du budget de l’Etat, Exercice 2022 Fin Mars ».
Dans le détail, au cours des 3 premiers mois de l’année, le pays a financé son budget avec 183 milliards FCFA issus de recettes fiscales, plus de 21 milliards FCFA de recettes non fiscales, perçues pour services rendus, sur des revenus divers et des dividendes.

A ces fonds, s’ajoute le recouvrement des dons projets (appuis budgétaires) évalué à un peu plus de 15 milliards FCFA. Ce qui porte l’enveloppe des recettes budgétaires ayant servi à financer le budget du premier trimestre à 221 milliards FCFA.
Alors que la mobilisation des recettes budgétaires tourne autour de 221 milliards FCFA, celle des ressources de trésorerie sur la même période est ressortie à 148 milliards FCFA sur une projection annuelle de 705 milliards FCFA. Ces dernières proviennent des emprunts projets (16 milliards FCFA) et des titres publics (132 milliards FCFA).
Notons que les fonds collectés entre janvier et mars 2022 ont baissé de 1,33% en glissement annuel.
Esaïe Edoh
L’assainissement de l'environnement des microfinances au Togo, annoncé en avril 2022, a été le sujet principal débattu le mercredi 31 août 2022 à Lomé par les membres du gouvernement, au cours d’un séminaire en marge du conseil des ministres.
Il s'est agi, au cours du Conseil des ministres, pour le Président togolais et ses collaborateurs, de décliner les actions en vue. Principalement, la stratégie devrait permettre de redresser les microfinances en difficulté, et combattre la prolifération des structures illégales qui causent des préjudices à la population en situation de vulnérabilité.
Outre le renforcement du cadre d’exercice des activités des SFD, la nouvelle disposition qui sera expérimentée pendant 3 ans devrait aussi, apprend-on, permettre à l’Etat togolais de préserver ses acquis dans le domaine de la finance inclusive ainsi que d’accroître les performances de ce secteur au profit des couches sociales exclues du système financier classique.
Notons que d’après l’exécutif, le Togo affiche la troisième meilleure progression de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en matière de progression des dépôts collectés par les SFD.
Esaïe Edoh
Les voyageurs âgés de moins de 12 ans sont exemptés de tests PCR à l'arrivée comme au départ de l’aéroport International Gnassingbé Eyadema. Cet assouplissement s’inscrit dans la lignée de l'allègement des mesures de contrôle sanitaire applicables sur la plateforme aéroportuaire de Lomé. La mesure est rendue publique via un communiqué conjoint des ministres de la Santé, Moustafa Mijiyawa et des transports, Atcha-Dedji Affoh, mardi 30 août 2022.
Dans le même temps, apprend-on, pour les passagers âgés de plus de douze ans, le test PCR n'est plus exigé à l’arrivée comme document de voyage, à condition de présenter une preuve de vaccination complète.
Pour les non-vaccinés, de plus de 12 ans arrivant au Togo, la preuve d'un test PCR négatif reste exigée. A défaut, ceux-ci seront soumis à un test PCR à l'aéroport, précise-t-on. Du reste, la validité des résultats du test PCR au Togo est de 5 jours.
Ces nouvelles conditions d'entrée et de sortie font suite à une récente intervention de la Coordination Nationale de Gestion de la Riposte contre la Covid-19 (CNGR) au Togo, qui, suite aux dernières évolutions de la maladie au Togo, sur fond de baisse soutenue des cas de contamination, a suggéré aux autorités publiques, un assouplissement des mesures de contrôle.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les frais de dédouanement des véhicules de plus de 5 ans d’âge sont revus à la baisse de 30%, du 1er septembre au 31 décembre 2022. L’information émane de Philippe Kokou Tchodié, Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes (OTR), dans un communiqué daté de ce jeudi 31 août 2022.

Cet allègement fiscal sur les véhicules de plus de cinq ans d'âge, en souffrance sous douane, vise notamment à décongestionner les parcs autos, selon le N°1 de l’institution togolaise chargée de la mobilisation des recettes fiscales et douanières.
La mesure se veut également un appui dans ce contexte de vie chère, et un incitatif pour les nouvelles commandes de véhicules alors que l’on tend vers la fin d'année.
Des abattements similaires avaient été annoncés l’an dernier, sur la même période, avec une réduction pouvant atteindre 40%, pour les véhicules d’occasion de plus de 5 ans.
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Au Togo, la qualité des services fournis par les deux opérateurs de téléphonie mobile, Moov Africa Togo et Togocel, reste globalement inférieure aux standards fixés par la réglementation. C’est ce qu’indique l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP), dans un communiqué diffusé mardi 30 août 2022, rendant compte de la dernière campagne nationale de mesure de la qualité des services (QoS) voix, internet 3G et 4G.
L'évaluation réalisée du 19 avril au 14 juin 2022, a couvert une partie du Grand Lomé avec le reste du pays sur un échantillon de 102 localités, représentant environ 40% de la population.
« L’analyse des résultats a révélé globalement un faible niveau de conformité des services par rapport aux exigences réglementaires » sur plusieurs indicateurs, relève l'ARCEP.
Ainsi, par exemple, en ce qui concerne les services voix, le taux d’établissement d’appel chez les deux opérateurs mobiles n’est conforme au seuil réglementaire dans aucune des 102 localités. Et ce, même si TogoCom présente des valeurs plus proches de ce seuil. S’agissant de Moov Africa Togo, il est très éloigné de ce seuil, souligne le régulateur.
De même, pour le « taux de succès d’appel », les deux opérateurs ne sont pas non plus conformes dans le grand Lomé. Le rapport révèle que Moov Africa Togo présente un taux de conformité de 11,24% contre 5,62% pour TogoCom, en dehors du Grand Lomé.
Ces constats se font dans un contexte d'amélioration des performances par rapport à la dernière campagne. L’ARCEP appelle les deux opérateurs de téléphonie mobile, à améliorer « dans les plus brefs délais », la qualité de leurs services.
Des « disparités inacceptables » entre Lomé et le reste du pays
Le gendarme des télécoms au Togo relève que la capitale et ses alentours, le « Grand Lomé », sont globalement mieux lotis que les autres régions du pays.
« De manière générale, il ressort que les localités de l’intérieur du pays affichent un plus faible niveau de conformité QoS que les autres localités du grand Lomé, créant ainsi une disparité inacceptable entre les consommateurs qui paient pourtant le même prix sur l’ensemble du territoire national. »
En rappel, l’institution régulatrice a plusieurs fois par le passé, sanctionné les opérateurs TogoCom et Moov Africa Togo, suite à des manquements. Il y a quelques mois encore, l’ARCEP infligeait une amende record de 2,3 milliards FCFA à Togocel, contrôlé majoritairement par le Malgache Axian, pour « manquements graves à son obligation d’assurer au public une disponibilité permanente, continue et régulière des services de communications électroniques mobiles ». L’an dernier, Moov écopait également d'une amende de près de 600 millions FCFA, suite à une audition à l’ARCEP tandis que son concurrent était condamné à payer une amende de 1 milliard FCFA pour pratique de différenciation tarifaire.
Consulter ici le rapport complet de l’enquête.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le tourisme devrait à l’horizon 2025, contribuer à l’économie nationale à hauteur de 6,2%, conformément aux ambitions du gouvernement inscrites dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025. En ligne avec cet objectif, le ministère de la culture et du tourisme a recueilli, le mardi 30 août 2022 à Lomé, des propositions en guise de contribution des acteurs du secteur, à la constitution de la base définitive des données, qui servira désormais de référence pour toutes les actions en faveur du tourisme au Togo.
« Des statistiques, le secteur en a besoin pour améliorer la qualité de son image dans son propre miroir et dans le rétroviseur du monde qui l’entoure », a déclaré le ministre du tourisme, Kossi Lamadoko lors de cette rencontre au cours de laquelle le rapport provisoire de la campagne de recensement des établissements touristiques, bouclée il y a quelques semaines, a été présenté.

Cette démarche, apprend-on, est également en conformité avec les recommandations de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT). « En 2008, l’OMT a, entre autres mesures, fortement recommandé aux États membres de réunir dans un seul et même document, l’ensemble des données sur les dépenses du tourisme, les comptes des industries du tourisme, l’offre intérieure, l’emploi dans les industries du tourisme, les investissements, la consommation touristique, etc ; ce qu’il est convenu d’appeler « compte satellite du tourisme », a rappelé l’autorité.
Notons que la campagne de recensement, lancée en septembre 2021, a concerné les hôtels, motels, auberges, agences de voyages, restaurants, et toutes les unités intervenant dans la chaîne de création de valeur touristique. En 2019, le secteur touristique a rapporté, selon le ministère du tourisme, environ 53 milliards FCFA à l’économie nationale, contre 19 milliards FCFA en 2020, soit une baisse de 64% en raison de la Covid-19.
Esaïe Edoh
Amener les jeunes entrepreneurs à participer au développement économique du Togo, c’est le but poursuivi cette année par les organisateurs de la foire Adjafi dont la 10è édition a été ouverte officiellement le lundi 29 août 2022.
Conformément à cet objectif, la rencontre est axée sur le thème « contribution des jeunes entrepreneurs à l’économie nationale : renforcer l’accès des jeunes entrepreneurs aux marchés nationaux et internationaux ».
Des conférences-débats, ateliers de formation et rencontres B to B sont aussi prévus autour de ce thème. Des journées des innovations sont également annoncées du 6 au 9 septembre prochain sur le site de la foire.
« Cette année, la foire se donne comme but d’engager auprès des entreprises de jeunes, le dynamisme qui leur permet de prendre une part active dans la marche vers le progrès en faisant d’eux des acteurs majeurs, des leaders sur les marchés nationaux et internationaux dans les 10 années à venir », a déclaré le promoteur de l’événement, Maxime Minasseh.
Pour sa part, la ministre du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Myriam Dossou d’Almeida, qualifie l'événement de vitrine remarquable mettant en avant les potentialités de la jeunesse togolaise et créant des opportunités d’investissement et de développement.
« Depuis 2012, cette foire permet à un public très large de pouvoir découvrir le génie créateur de nos jeunes et leurs produits. Elle se positionne pour mettre en exergue les différents mécanismes mis en place par l’Etat pour accompagner les initiatives privées des jeunes. Cette réussite des promoteurs est vraiment à encourager », a-t-elle souligné.
Pour rappel, la foire Adjafi rassemble des jeunes entrepreneurs et fait la promotion de leurs créations et produits.
Esaïe Edoh
Au Togo, le ministère de la promotion de l’investissement a lancé un nouveau document synoptique afin de présenter le Togo comme une terre d’investissements. Dénommé Yearbook Togo 2022-2023, ce rapport économique a été présenté au public ce mardi 30 août 2022 par la ministre de la promotion de l’investissement, Rose Kayi Mivedor.
« Le yearbook Togo 2022-2023 a été édité dans le but de rendre accessibles des données économiques et dresser un aperçu des réalisations, effectuées et en cours, dans les secteurs clés de notre économie. », a expliqué la ministre, dans le cadre du lancement, qui s’est tenu au siège de la Société d'Administration de la Zone Franche (SAZOF) et de l’Agence de promotion de la Zone franche (API-ZF). « Nous mettons également en lumière des projets prioritaires de la feuille de route gouvernementale, les priorités de chaque secteur, les projets greenfield, de même que les incitatifs qui sont accordés aux investisseurs », ajoute-t-elle.

Le document de près de 190 pages, produit par la société LD Média développement, en partenariat avec le ministère de la promotion de l’investissement, fait notamment un zoom sur la situation macro-économique du pays, les réformes réalisées ces dernières années, les progrès capitaux dans les différents secteurs de développement ainsi que ses perspectives.
Le document devrait être distribué dans les ambassades à l'international, auprès des représentations diplomatiques, ainsi que lors des grandes rencontres internationales. « Notre cible ne se limite pas aux hommes d’affaires et investisseurs, nous visons des profils variés d'acteurs, notamment les organisations internationales, les ONG, les organisations nationales, politiques économiques et sociales, les écoles, les bibliothèques et les particuliers », poursuit Rose Kayi Mivedor.

L’ouvrage est préfacé par le président togolais Faure Gnassingbé. « Notre pays se félicite de demeurer un pôle d’attraction fort pour les investisseurs. Nous vous invitons donc, chers investisseurs, à venir au Togo pour réaliser vos ambitions de développement et de croissance », plaide notamment le N°1 togolais, dans sa note introductive.
Publié en français, le Yearbook Togo 2022-2023 sera également traduit en anglais, et rendu disponible en numérique sur la plateforme de l’API-ZF, indique le ministère de la promotion de l’investissement, tout en ajoutant que l’ambition est de le produire, sur une base bisannuelle.
Ayi Renaud Dossavi
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On est encore bien loin des plus de 2 millions de tonnes des années 1980-1990, période faste où la production du phosphate togolais avait atteint des niveaux records. Mais depuis deux ans, l’extraction de la roche phosphatée a repris de plus belle. 1,3 million de tonnes en 2020, 1,45 million en 2021, il faut remonter à l’an 2003 pour voir le Togo, tutoyer de telles performances de production.
Cette augmentation annuelle de 10% intervient alors que les cours mondiaux du minerai, principal ingrédient dans la fabrication des engrais, ont presque doublé l’an dernier, passant de 88 dollars la tonne en février 2021 à 176 dollars en décembre. Une bonne nouvelle pour le Togo qui a vu également ses ventes progresser en volume. Les ventes de phosphate ont atteint 1 389 811 tonnes. C’est le niveau de ventes le plus élevé depuis au moins 1999.
Sur le marché, les conditions restent favorables à l’export, d’autant que sur le premier semestre, le prix est passé de 173 dollars en janvier 2022 à 287 dollars en juin, son plus haut niveau depuis 2009.
Selon la base de données des Nations-Unies, Comtrade, les recettes ont atteint 205 millions $ pour les exportations togolaises de la catégorie « Sel, soufre, terre, pierre, plâtre, chaux et ciment », à laquelle appartient le minerai de phosphate selon la nomenclature du commerce international. Pour le Togo, le phosphate et le clinker sont les produits les plus importants de ce segment.
La base de données Trade Map, qui est propulsée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC), donne plus de détails, en affichant 129 millions $ de ventes de phosphate pour la seule année 2021.
Fiacre E. Kakpo