Ouverts en début de semaine sous la présidence du chef d’Etat togolais Faure Gnassingbé, les travaux du 2è séminaire gouvernemental de l'année 2022 ont pris fin mardi 13 septembre. Ils ont couvert les secteurs prioritaires comme l’urbanisme, de la santé et de la promotion des investissements privés.
Des dossiers comme la digitalisation des services publics, l’opérationnalisation du Fonds Tinga, la mécanisation agricole et la promotion des agropoles, la cartographie des infrastructures socio-économiques, la mobilisation des ressources, ont été passés en revue.
Hormis ces questions structurantes, abordées avec l’appui de partenaires techniques et d’experts, l'exécutif togolais a également centré ses échanges sur la problématique transversale du bien-être social.
En ce sens, le gouvernement de Victoire Tomegah-Dogbe compte poursuivre le projet d’extension de l’assurance maladie, en s'appuyant sur la digitalisation pour mieux toucher les populations vulnérables, dans le cadre d'initiatives soutenues notamment par le groupe de la Banque mondiale au Togo.
« Au sujet de la protection sociale, les actions du gouvernement vont viser la généralisation de l’assurance maladie, notamment à travers la poursuite des réformes du système sanitaire, l’identification biométrique et la création du registre social unique », indique ainsi la Présidence togolaise au sortir des travaux.
Les efforts d’amélioration du climat des affaires ont également fait l’objet d’une attention particulière des autorités qui ambitionnent de renforcer l'attractivité du pays. « La stratégie de développement socio-économique est soutenue par l’amélioration constante du climat des affaires en vue de renforcer l’attractivité du pays aux investissements privés », souligne-t-on.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les organisations syndicales se forment pour l’extension de la protection sociale aux travailleurs de l’économie informelle. Une session se tient à cet effet depuis lundi 12 septembre à Lomé, à l’initiative de l'Organisation internationale du travail (OIT) et du ministère en charge du Travail et de la Protection sociale.
Les travaux, qui prennent fin ce mercredi 14 septembre 2022, visent à mettre à niveau les participants sur diverses notions liées à la protection sociale. Notamment « la protection sociale, ses fondements et objectifs », « Le rôle des socles de protection sociale dans la formalisation de l'économie informelle », « Impact de la COVID-19 sur les travailleurs de l'économie informelle au Togo et déficit de protection sociale », « la loi d’octobre 2021 sur la couverture maladie universelle en matière d’accès aux soins de santé de base », et « santé et sécurité au Travail (SST) dans le contexte d’une économie informelle ».
L’objectif est également de soutenir et d'outiller les représentants des travailleurs à la détermination des éléments du plan d'action syndicale, pour l'accès effectif des travailleurs de l'économie informelle à la protection sociale et à la Couverture Maladie Universelle (CMU).
La session se tient dans un contexte post-Covid-19, une pandémie qui a rappelé, selon les organisateurs des travaux, à quel point il était important de parvenir à une protection sociale universelle.
Ainsi, pour Kattia Paredes Moreno, spécialiste principale pour les activités des travailleurs à l’OIT, l’une des principales leçons tirées de la Covid-19 est que les pays qui disposent d’un système de protection sociale complet et robuste peuvent rapidement réagir et protéger les populations contre les impacts socio-économiques des crises.
En ce sens, poursuit-on, l’extension de la protection sociale aux travailleurs de l’économie informelle nécessite la mise en place de mécanismes novateurs, pour faire face aux barrières légales, financières et opérationnelles qui entravent leur accès aux institutions de protection sociale.
Les travaux ont été ouverts, au nom de la tutelle, par Bignandi Palakiyem, directeur général de la Protection sociale au Togo, qui a relevé l’engagement du gouvernement togolais de déployer une stratégie cohérente, permettant de protéger les populations contre les vulnérabilités et les risques sociaux, et de renforcer le capital humain. Un engagement renouvelé dans la feuille de route gouvernementale, en son axe intitulé : « renforcer l’inclusion et l’harmonie sociales et garantir la paix ».
Ayi Renaud Dossavi
Des hommes d’affaires tunisiens membres du Tunisia Africa Business Council (TABC) ont fait part mardi 13 septembre 2022 de leur ambition d’investir au Togo dans divers domaines et de nouer des partenariats avec des opérateurs économiques togolais.
L’annonce a été faite par Anis Jaziri (photo), président du Tunisia-Africa Business Council (TABC) qui conduit la délégation tunisienne au Forum économique Togo-Tunisie que Lomé accueille.
A l’ouverture de cette rencontre d’affaires entre les deux pays, le Tunisien a déclaré : « Notre souhait est de créer des partenariats de longue durée avec le Togo dans les secteurs de l’industrie, des travaux publics, de la transformation et de la santé ».
Il a également indiqué que son pays ambitionnait d’intervenir dans les nouvelles technologies, l’enseignement supérieur et l’environnement.
Les deux parties ont saisi cette opportunité pour poser les bases d’un partenariat gagnant-gagnant. « Cette rencontre offre non seulement une opportunité aux opérateurs économiques togolais de se focaliser sur d’autres horizons notamment la Tunisie mais aussi une occasion aux hommes d’affaires tunisiens de découvrir les opportunités togolaises et dennouer de nouveaux partenariats », a estimé le directeur de la promotion de l’investissement, Yawo Sikpa, qui table également sur un renforcement de la coopération économique entre les deux pays.
Ce rendez-vous économique a réuni une délégation d’une vingtaine d’investisseurs membres de TABC. Il a été marqué essentiellement par la présentation de la plateforme « Investir au Togo » qui fait un focus sur le climat des affaires, le cadre incitatif ainsi que les opportunités d’investissement au Togo. Outre cette présentation, des rencontres B to B ont eu lieu, permettant aux hommes d’affaires des deux pays d’avoir des échanges directs.
Esaïe Edoh
La Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA) va s'allier au Mifa (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le Partage de Risques), et à l'ICAT (l’Institut de Conseil & d’Appui Technique, sous tutelle du ministère de l'agriculture), pour apporter un accompagnement technique aux acteurs des chaînes de valeurs agricoles du Togo.
Le mercredi 7 septembre 2022, un mémorandum d’entente a été signé à cet effet à Lomé, entre les trois entités. « Par cet acte, les parties prenantes acceptent de prendre des initiatives communes pour se rapprocher davantage du secteur agricole. », indique-t-on dans un communiqué ce mardi 13 septembre.
Si peu de détails ont filtré pour l’heure sur ce futur appui, il s'agirait tout de même, en substance, d'actions de promotion de ces chaînes de valeurs, notamment dans les filières porteuses (comme le soja). Il s'agirait aussi d'aider à professionnaliser ces acteurs, et de leur fournir des formations et assistances techniques, sur les nouvelles pratiques culturales.
Du reste, la PIA a déjà mené des démarches pour renforcer les structures de certaines filières comme le soja, avec une centralisation croissante du processus de collecte des grains. Cette nouvelle annonce intervient peu après que les trois acteurs ont annoncé également, la fin des travaux de construction des unités de transformation du soja local sur la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).
Ayi Renaud Dossavi
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L’élevage, bien que contribuant au développement économique des pays, est depuis 2012, une source d’insécurité civile caractérisée par des conflits entre agriculteurs et éleveurs, vols de bétail, circulation des armes légères, et soupçons de complicité entre les transhumants et les groupes terroristes.
La recherche de solutions à ce problème a mobilisé le lundi 12 septembre 2022 à Lomé, les pays membres du Comité Permanent Inter-États de lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) à la faveur d’une rencontre de réflexion sur le thème : « l’élevage face à l’insécurité civile au Sahel et en Afrique de l’Ouest ».
A cette assise qui marque la 37ème Journée du CILSS, les acteurs du secteur agropastoral ont essentiellement planché sur l’évolution de l’élevage dans le contexte sécuritaire de la sous-région. Ils ont en outre, encouragé les décideurs politiques et les partenaires au développement des pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest à renforcer leur engagement à l’effet de relever les défis de développement auxquels l’élevage et le pastoralisme sont confrontés.
« Il est primordial de rechercher des solutions et de jeter les bases d’une réflexion prospective sur le devenir des systèmes d’élevage dans ce contexte en pleine mutation », a déclaré Otchotcho Kokou, le secrétaire permanent du Comité national du CILSS-Togo.
Également à cette session de Lomé, la revue des actions déjà entreprises dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans le secteur a été faite. Notamment le Projet régional de dialogue et d'investissement pour le pastoralisme et la transhumance au Sahel (PREDIP) et le Projet de développement économique et social (PDES) soutenus par la CEDEAO, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale.
En rappel, d’après le CILSS, le secteur de l’élevage est source de revenus pour 80 millions de personnes en Afrique de l'ouest. Au Togo, il représentait 16,5% du PIB agricole et plus de 6,7% du PIB national selon un rapport de la FAO intitulé : « Revue des filières, bétail, viande et lait et des politiques qui les influencent » paru en 2017.
Esaïe Edoh
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Le Togo prend part au premier Salon mondial des infrastructures, équipements et services aéroportuaires (SMIESA 2022) qui s’est ouvert à Kigali le lundi 12 septembre 2022 et qui devrait prendre fin le mercredi 14 septembre 2022. Le pays est représenté par le Directeur général de l'Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), Gnama Latta.
A cette rencontre le représentant du Togo va partager l’expérience togolaise « pour la promotion de l’activité aéroportuaire ».
Le premier Salon Mondial des Infrastructures, Équipements et Services Aéroportuaires #SMIESA2022 se tient au #Kigali Convention Center du 12 au 14 Septembre 2022.
— AIGE (@LomeAirport) September 13, 2022
Une occasion de partage d’expériences pour la promotion de l’activité aéroportuaire au niveau mondial. pic.twitter.com/RDQDDukpKA
Cette rencontre est organisée sous les auspices du ministère rwandais des Infrastructures, en marge du 6è Sommet et exposition d’aviation en Afrique. L’événement réunit des responsables gouvernementaux, des dirigeants de l’aviation, des régulateurs et des décideurs politiques.
Esaïe Edoh
La Marocaine Malika Dhif est devenue la nouvelle administratrice de la Banque africaine de développement (BAD) pour le Togo. Cette ancienne directrice adjointe à la Direction du Trésor et des Finances extérieures du Maroc, couvrira également dans le cadre de ses fonctions, le Maroc et la Tunisie pour l’institution panafricaine basée à Abidjan.
La nouvelle directrice exécutive fait partie des cinq femmes, dont la nomination a été rendue publique par la BAD, pour rejoindre son Conseil d'administration.

« Le nombre de femmes au Conseil d’administration a augmenté, passant de trois à cinq. Jusque-là directrice adjointe du Trésor et des Finances extérieures du Maroc, chargée des relations de coopération avec le monde arabe et islamique, l’Amérique, l’Asie et les institutions internationales, Mme Malika Dhif est la nouvelle administratrice pour le Maroc, le Togo et la Tunisie.», indiquait en substance la BAD.
Un administrateur auprès du conseil a pour mission d’aider à renforcer les fonctions de supervision de la BAD, et de fournir des conseils dans le cadre de ses interventions vis-à-vis d’un pays. Les membres du Conseil d'administration sont chargés de la conduite des opérations générales de la Banque, et sont élus pour 3 ans renouvelables 1 fois.
Pour rappel, au Togo, la BAD soutient plusieurs projets structurants, dans les domaines de l'intégration sous-régionale, et le développement agricole. L'institution dirigée par Akinwumi Adesina appuie la feuille de route gouvernementale Togo 2025, pour laquelle elle a annoncé un appui de plus de 14 millions d’euros. Elle soutient en outre, le développement agricole, avec un fonds de 5 millions dollars, alloué à la sécurité alimentaire.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, les membres de l’exécutif sont réunis cette semaine à Kpalimé (120 km au Nord-ouest de Lomé), dans le cadre d’un séminaire gouvernemental, le deuxième de cette année 2022.

« Avec les membres du gouvernement, nous examinerons les progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions prioritaires identifiées lors des séminaires précédents, en lien avec la feuille de route 2025 », indique à cet effet, le chef d’Etat togolais sur les canaux digitaux.
Il s’agira ainsi, apprend-on, de faire notamment le point de l’état d’avancement des projets dans les secteurs des infrastructures routières, de la santé, de l’urbanisme et des investissements.

Ce séminaire s’ouvre dans un contexte de vie chère dans le pays, sur fond de tensions économiques et d’inflation à l’international. Le contexte se présente bien différent aux prévisions initiales, contrastant notamment avec l'optimisme général qui régnait au début de l’année avec le retrait progressif de la Covid-19 et les efforts de relance économique.
La rencontre intervient également quelques jours après les assises du Conseil national du dialogue social (CNDS), où le gouvernement et les représentants des fédérations des syndicats de l’éducation, de la santé, ou encore des parents d’élèves, ont abordé des questions d’actualité, comme la situation économique, la vie chère, la rentrée scolaire, la santé, la sécurité ou encore des réalités financières dans le pays.
Ayi Renaud Dossavi
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Les travaux de construction des unités de transformation du soja local installées sur la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) sont achevés et les usines bientôt opérationnelles. C’est ce qu’ont annoncé via un tweet, la PIA et le MIFA (Mécanisme Incitatif de Financement Agricole fondé sur le Partage de Risques).
L’implantation des usines, qui a mobilisé un investissement de plus de 165 milliards FCFA, va permettre de transformer selon la PIA, environ 240.000 tonnes de soja 100% local par an.

Les deux usines, également équipées d'unités de raffinage, vont produire de l'huile de soja comestible, des gâteaux déshuilés, la lécithine, des morceaux de soja, du soja grillé et de la farine de soja.
La PIA indique que « la production d'huile de soja va remplacer l'importation des huiles comestibles dans le pays », et table sur plus de 350 emplois pour les Togolais.
Notons que la construction de ces unités de transformation fait suite à la signature d’un contrat entre la PIA et Togo Agro Resources SAU, une société agroalimentaire qui intervient dans le raffinage du soja. Selon les autorités administratives de la PIA, leur mise en service « permettra au pays de se positionner comme un exportateur de l’huile de soja dans la sous-région ».
Esaïe Edoh
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Ecobank Transnational Incorporated (ETI), le groupe bancaire panafricain basé à Lomé, va prochainement avoir un nouveau DG, nommé Jeremy Awori.
Alors que la multinationale annonce le départ prochain à la retraite du Nigérian Ade Ayeyemi, dans un communiqué rendu public ce lundi 12 septembre 2022, elle révèle également que c’est le Kenyan qui devrait prendre sa place. Ayeyemi, aura mené la barque du groupe présent dans 33 pays africains, depuis 2015.
S’agissant de Awori, il rejoint le groupe Ecobank après une carrière de 25 ans dans le secteur bancaire, dont près de 10 à la tête de l'Absa Bank Kenya Plc en tant que Directeur Général.
Né au Kenya au début des années 1970 d’un père ingénieur et d’une mère avocate (d’origine britannique), le quinquagénaire exerce initialement comme pharmacien au Royaume-Uni. Ceci, avant de pivoter pour s’installer au Canada et faire un MBA à l’université McGill. Après quoi, il travaillera pour la Standard Chartered Bank of Canada.
A 28 ans, alors jeune banquier, il est nommé responsable de la banque de détail, Standard Chartered Bank Kenya. En 2013, il quitte la Standard Chartered et passe à la Barclays Bank, où il occupe le poste de PDG de la Barclays Bank Kenya (BBK). En 2020, la BBK, dont les actions sont cotées à la Bourse de Nairobi, est rebaptisée Absa Bank Kenya, avec Jeremy Awori à sa tête.
« Il apporte au Groupe Ecobank une riche expérience, des compétences et un savoir-faire du secteur bancaire », indique notamment le groupe basé à Lomé, dans son annonce publique.
Ayi Renaud Dossavi