Togo First

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Le gouvernement a décidé ce mardi 20 septembre 2022 de plafonner les coûts de cession des fournitures scolaires, sonnant ainsi la fin de la spéculation sur ces articles dans les marchés locaux, à quelques jours de la rentrée. En effet, l’exécutif, à travers le ministère du commerce, a rendu public un communiqué interdisant cette pratique.

Désormais, le prix de paquets de cahiers de petit format varie de 1200 FCFA à 1400 FCFA pour les 100 et 200 pages et de 2500 FCFA à 2700 FCFA pour les 300 pages. Tandis que ceux de grand format sont vendus dorénavant entre 2300 FCFA et 3500 FCFA pour les paquets de 100 pages, entre 3150 FCFA et 3500 FCFA pour les 200 pages et 5000 FCFA et 5500 FCFA pour les 300 pages.

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« Le ministère du commerce, de l’industrie et de la consommation locale rappelle que, conformément aux dispositions de la loi sur la concurrence au Togo, la spéculation sur les prix des produits notamment les fournitures scolaires, est formellement interdite », souligne le ministre du commerce, Kodzo Adedze. Il informe par ailleurs que « des contrôles vont se renforcer sur toute l’étendue du territoire et que tout contrevenant s’expose à la rigueur de la loi ».

Cette disposition, indique-t-on, fait suite aux nouvelles mesures prises par le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le vendredi 16 septembre dernier contre la vie chère.

Esaïe Edoh 

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Le Togo va participer à la phase pilote du programme d'accélération de la mise en œuvre du Marché Unique du Transport Aérien en Afrique (MUTAA), qui sera lancée le 14 novembre prochain. Une phase qui comprend 14 pays dont le Togo.

L'information a été rendue publique au sortir d’une rencontre entre le Ministre togolais chargé des transports, Affoh Atcha-Dedji, et la Secrétaire générale de la Commission Africaine de l’Aviation Civile. Ceci, à la faveur d'une visite de courtoisie d’une délégation de la CAFAC (Commission Africaine pour l'Aviation Aérienne), lundi 19 septembre 2022 au Togo, pays champion du MUTAA.

Pour rappel, le MUTAA est un projet phare de l'Agenda 2063 de l'Union africaine, visant à créer un marché unique unifié du transport aérien en Afrique afin de faire progresser la libéralisation de l'aviation civile en Afrique et de donner un élan au programme d'intégration économique du continent. 

Selon l’Association du Transport Aérien International (IATA), à ce jour, 34 pays ont adhéré au MUTAA, représentant 80% du marché de l'aviation existant en Afrique. Cependant, en 2019, à l’orée de la pandémie de Covid-19, seuls 10 pays africains, dont le Togo, avaient pris des mesures concrètes pour accélérer la libéralisation du ciel africain.

Ayi Renaud Dossavi

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Une rencontre de deux jours rassemble depuis lundi 19 septembre 2022 à Lomé, des acteurs africains de l'économie bleue. Les travaux, inscrits dans le cadre de la célébration en différé de la journée africaine de la mer instituée sur le 25 juillet, autour du thème « Renforcer l’agenda de l’économie bleue en Afrique », visent à renforcer les synergies internationales en matière de protection marine et de gestion durable de la mer. 

L'ouverture des travaux a été marquée par la présence des ministres togolais en charge de l'économie maritime et de l'environnement, Edem Kokou Tengue et Foli-Bazi Katari.

L’événement de concertation et d'échange est co-organisé par le pays de Faure Gnassingbé, Champion de l'UA sur la sécurité maritime et l’Union Africaine.

Les acteurs échangent notamment sur des expériences de pays comme les Seychelles dans le secteur, et explorent les actions à mettre en œuvre afin d’informer, sensibiliser et déclencher des changements axés sur les comportements et le mode de consommation.
« Dans ce secteur, nous devons nous mobiliser pour faire face à des défis tels que le fléau de la pêche illicite, la pollution, la piraterie, les trafics divers et l’érosion qui menacent la stabilité et la prospérité des pays disposant d’un littoral et de leurs voisins », indique Nancy Karigithu, ambassadrice de l’économie bleue de l’UA au Kenya, présente pour ces travaux.
« Il est temps pour chaque pays africain de participer aux efforts en cours, pour faire en sorte que la stratégie AIMS 2050 de l’UA serve de base principale aux efforts de l’Organisation maritime internationale (OMI) et d’autres agences internationales, régionales et nationales pertinentes pour renforcer l’économie des océans sur le continent africain », a-t-elle ajouté.

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Au Togo
Le Togo a pour sa part, inscrit les objectifs de valorisation et de gestion durable de la mer dans la feuille de route gouvernementale, précise le ministre de l’Économie maritime, de la Pêche et de la Protection côtière, Edem Kokou Tengue, à l’ouverture de la réunion.

Dans le pays du Golfe de Guinée, le littoral représente 11% du territoire national et héberge près de 36 % de la population.

Notons que plusieurs projets ont été mis en place ces dernières années pour assainir l'espace côtier et renforcer leur protection. C’est notamment le cas du Projet d’Investissement pour la résilience des Zones Côtières Ouest-africaines (WACA), appuyé par la Banque mondiale, et de l’Initiative Pêche Côtière (IPC-Afrique de l’Ouest) de la FAO.
Ayi Renaud Dossavi

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Au Togo, l’administration fiscale s’équipe de deux outils administratifs en vue d’un meilleur règlement des litiges douaniers et la facilitation du commerce dans le pays. Il s’agit de la Commission Administrative de Règlement des Litiges Douaniers (CARLD) et de la commission des Décisions Anticipées (DA) qui ont été lancées le lundi 19 septembre 2022 à Lomé.

Et d’après les informations, le premier instrument est chargé de statuer en premier ressort sur les litiges douaniers nés de la contestation portant sur l’espèce, l’origine ou la valeur des marchandises.

« La CARD qui vient d’être installée dans ses missions est un organe de gestion des litiges qui naissent dans les activités de dédouanement entre l’administration douanière et les usagers de la douane ou les opérateurs économiques », a précisé le Col Agoro Medjessiribi, Directeur des Études et de la Législation à l’OTR. Il ajoute que « c’est un organe qui cherche à faire la transparence dans le règlement des litiges douaniers ».

Le second organe, « Décision Anticipée (DA) », va assurer la prévisibilité, la facilitation et la célérité des opérations. « Une décision anticipée est une décision écrite de l’autorité douanière en réponse à la requête d’information par anticipation sur le traitement devant être réservé à la marchandise, objet de ladite requête, avant son importation ou exportation », indique-t-on à l’OTR.

Cet outil devrait donc permettre au requérant de gagner en temps dans les formalités pour le démarrage de ses activités économiques dans le pays.

En rappel, indique-t-on, ces deux instruments qui font office de « tribunaux » des pairs, s’inscrivent dans le cadre des réformes de l’OTR visant à améliorer ses relations avec ses partenaires en matière douanière.

Esaïe Edoh 

Les nouvelles mesures édictées par les autorités togolaises contre la vie chère, vont coûter à l’Etat, 87,6 milliards FCFA, d’après les calculs effectués par Togo first.

Dans le détail, les actions en faveur des agents de la fonction publique, notamment l’augmentation de 10% de la valeur indiciaire des salaires et des pensions de retraite, la gratification du reliquat de l’avance sur salaire consentie en janvier 2022, et l’indemnité mensuelle de transport, vont nécessiter une affectation par l’Etat de 38,4 milliards FCFA.

En ce qui concerne les transferts monétaires directs au profit des parents d’élèves pour l’achat des fournitures scolaires et la subvention pour l’acquisition des manuels d’écriture et de lecture pour les élèves de l’enseignement primaire, ils s’évaluent globalement à 5,5 milliards FCFA.

Dans le même temps, la réévaluation du soutien de l’Etat aux agriculteurs à travers l’augmentation de la subvention sur les engrais, requiert pour sa mise en œuvre, 6 milliards FCFA supplémentaires.

Dans la même veine, l’Etat togolais devra débourser 37,7 milliards FCFA au titre de sa subvention supplémentaire sur les produits pétroliers et le gaz.

Hormis ces nouvelles mesures, il est à rappeler que les facilités fiscales offertes au Secteur privé au plus fort de la crise sanitaire liée à la Covid-19 et dans un contexte d’état d’urgence sanitaire toujours en vigueur, demeurent applicables, de l’avis des autorités togolaises.

Esaïe Edoh 

Conçu depuis près de trois ans, le projet de renforcement de la résilience aux changements climatiques des communautés côtières du Togo (R4C-Togo) va enfin être mis en branle. L’agence des Nations Unies en charge de l’agriculture (FAO), annonce le lancement de ce programme pour mardi 20 septembre 2022, à Lomé. 

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Cette initiative est un “projet d'envergure” financé à hauteur de 8,9 millions $, par le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM), pour renforcer la résilience des communautés côtières aux changements climatiques, à travers “une approche intégrée axée sur l'adaptation aux meilleures pratiques et aux technologies innovantes dans les écosystèmes vulnérables”, indique-t-on.

L'initiative est née d’une entente entre les autorités togolaises, la FAO qui sera l’agence d'exécution et le FEM, le bailleur de fonds.

Il s’agira, non seulement de favoriser l'agriculture, la foresterie et la pêche en les rendant plus productives et plus durables, au profit des populations côtières, mais aussi de contribuer à l'amélioration et à l'accroissement des moyens de subsistance des communautés de la zone du littoral togolais.

Le R4C-Togo « va essayer de travailler avec les communes pour les aider à intégrer les questions de changement climatique dans leur planification, et dans leur budgétisation », précisait Djiwa Oyétoundé, chargé de Programme à la FAO-Togo, dans le cadre de sa conception.

Au Togo, cette initiative devrait compléter d'autres conçues pour les mêmes objectifs, notamment le programme WACA-Resip, appuyé pour sa part, par la Banque mondiale. 

Ayi Renaud Dossavi 

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Les Togolais Yao Azoumah, CEO de KYA-ENERGY GROUP et Pawou Batana, promoteur de l’Université technologique IPNET INSTITUE OF TECHNOLOGY, ont été distingués au grand Prix Africain de Développement « PADEV 2022 » à Kigali, le dimanche 18 septembre 2022. En reconnaissance de leurs efforts et contribution au développement du continent, indique-t-on.

Précisément, Yao Azoumah est primé pour son engagement en faveur de la promotion des énergies renouvelables sur le continent. En effet, sa structure développe, accompagne et implémente des projets d’envergure aussi bien au Togo qu’en Afrique pour l’autonomisation des populations en énergie, par le solaire.

De son côté, Pawou Batana est distingué pour les performances de l’Université, IPNET INSTITUE OF TECHNOLOGY, dans le secteur du numérique et le transfert de compétences à la jeunesse africaine, dans les différents domaines de l’informatique.

Ces deux Togolais rejoignent ainsi d’autres compatriotes notamment Michel Kodom, Latif Kerim-Dikeni, dans le box des personnalités qui impactent et participent au développement de leur pays.

Pour rappel, PADEV récompense chaque année, des personnes physiques et morales dont les œuvres et actions constituent des modèles de contribution au développement de leur pays et du continent africain.

Esaïe Edoh 

Des hommes d'affaires français sont en mission d'exploration au Togo, indique le ministère togolais de la promotion des investissements. Membre de Business France, une structure chargée du développement international des entreprises françaises et des investissements internationaux en France, ils ont en effet été reçus en audience la semaine dernière (le jeudi 15 septembre 2022) par Kayi Rose Mivedor-Sambiani, ministre de tutelle.

Parmi ces hommes d'affaires et investisseurs potentiels, on compte des opérateurs intervenant dans les domaines de l’eau (irrigation, assainissement), des télécoms, du digital, et des solutions d’éclairages intelligents.

« Au cours de la rencontre, la délégation, dont certains membres sont déjà porteurs de projets d’investissement dans le digital, de la santé et de l’eau et qui pourront être finalisés à court terme, a eu droit à une présentation sur le climat des affaires et sur les opportunités d’investissement dans notre pays. », précise la même source.

Dans le cadre de leur mission d'exploration au Togo, la délégation française (conduite par Jean-César Lammert, Directeur Côte d’Ivoire et Afrique de l’Ouest de Business France), a rencontré également les institutions de financement comme la BOAD, ainsi que les investisseurs français déjà installés au Togo, selon le ministère chargé des investissements.

Pour rappel, la même semaine, le Togo recevait une cohorte d’homme d'affaires Tunisiens (du Tunisa-Africa Business Council), également venus explorer les opportunités d'investissements et d’affaires au Togo.

Ayi Renaud Dossavi 

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« Notre souhait est de créer des partenariats de longue durée avec le Togo », Anis Jaziri, président du Tunisia-Africa Business Council

La décision de l’Inde de limiter les exportations de riz, fait planer de nouveaux risques sur la sécurité alimentaire en Afrique, alors que la crise ukrainienne a déjà provoqué l’envolée des prix du blé, autre céréale de premier plan sur le continent. 

Depuis le 09 septembre dernier, le gouvernement indien impose un droit de douane de 20 % sur les exportations de riz blanc et de riz brun, et a interdit la vente de riz brisé à l'étranger.  

Cette décision de New Delhi n’est pas sans conséquence pour le Togo. Selon les calculs faits par Togo First en se basant sur les données de Trade Map, plateforme qui fait autorité en la matière, le Togo importe près de 90% de son riz (essentiellement du riz ou étuvé) depuis le sous-continent indien. En 2021, le pays a acheté, en tout, 229 173 tonnes de riz à l’extérieur, dont 88% soit 201 363 tonnes, provenant de l’Inde, leader sur le marché mondial du riz, représentant 40% des exportations mondiales. 

Les nouvelles restrictions indiennes tombent mal d’autant que le Togo qui ne couvre en production locale que 32% de sa demande, sort d’une campagne rizicole mitigée, marquée par une contre-performance de la récolte en baisse de 3,5%. Selon le ministre en charge de l’agriculture, Lekpa Antoine Gbegbeni, le déficit en riz blanc seul est estimé à plus de 88 600 tonnes pour la campagne 2020/2021. Et même si un redressement est attendu, la demande dans le pays est toujours de plus en plus croissante.

Au Togo, la graminée blanche est la deuxième céréale la plus consommée derrière le maïs. Face au déficit chronique du bilan rizicole, plusieurs plans gouvernementaux ont émergé. A ce jour, ni la stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR 2008-2018), ni le Programme national d'investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) n'ont réussi à combler le gap. Au contraire. De 2012 à 2021, le volume des importations a doublé, passant de 113 585 tonnes de riz blanc à 229 173 tonnes. 

Une nouvelle stratégie, la SNDR, phase 2 élaborée pour la période 2019-2030, prévoit une série d’initiatives pour redresser la barre, notamment la mise en place des Zones d’aménagements agricoles planifiées (ZAAP), l’aménagement de périmètres irrigués dont ceux de Kovié, Djagblé, Bas-Mono et Koumbéloti. Outre ces actions, le gouvernement dit vouloir profiter de la restructuration du Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) pour améliorer l'accompagnement des producteurs dans le financement de leurs activités. 

Ainsi, à l’horizon 2030, selon les projections des autorités togolaises, la production locale de riz paddy pourrait atteindre les 817 000 tonnes, soit l’équivalent de près de 500 000 tonnes de riz blanc. 

En attendant d’atteindre ces objectifs d’autosuffisance, les acteurs locaux demandent une réforme profonde du secteur, dominé par les grossistes, et les principaux importateurs que sont le Singapourien Olam, le Français Louis Dreyfus, ou les Togolais Ets Mawugnon et Elisee Cotranne.

 “Les grossistes et les importateurs, ils commercialisent très peu le riz local. La promotion du Consommer Local est laissée-pour-compte, au profit du riz asiatique qui inonde le marché togolais. Nous les producteurs locaux, nous avons besoin davantage d’appui du gouvernement pour augmenter le volume de riz que nous produisons. C’est d’ailleurs de plus en plus de bonne qualité”, a laissé entendre un producteur local, contacté par Togo First. 

“Pourquoi ne pas commencer à limiter les importations ?”, lance un autre acteur agricole qui reconnaît toutefois que la production locale reste encore faible, de même que la transformation du riz, encore peu moderne pour challenger les riz asiatiques. 

Fiacre E. Kakpo

Le Président togolais Faure Gnassingbé assiste ce lundi 19 septembre 2022 à Londres aux obsèques de la Reine Elizabeth II, décédée il y a 10 jours, aux côtés de plus de 500 dignitaires étrangers (monarques, chefs d’Etat et de gouvernement, ministres…).

Le dirigeant arrivé à la veille de la cérémonie, a signé le livre de condoléances ouvert au Palais de Lancaster House, en mémoire de la souveraine aux 70 ans de règne, selon un communiqué de la présidence togolaise.

La monarque, décédée le 8 septembre dernier, est d’après le leader togolais, « une figure universelle du rayonnement de la Grande-Bretagne et de l’amitié entre les peuples ». 

Notons que ce décès intervient quelques mois après l’adhésion du Togo au Commonwealth en juin dernier.

Esaïe Edoh 

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