Alors que la Cour constitutionnelle vient d'annoncer les résultats définitifs des présidentielles togolaises, confirmant dans la foulée la victoire de Faure Gnassingbé (avec 70,78% des voix), les messages de félicitations commencent à affluer.
C'est le cas de Cyril Ramaphosa, son homologue d’Afrique du Sud qui, dans un récent message, félicite « le président élu, Son Excellence M. Faure Essozimna Gnassingbé, pour sa réélection à la présidence de la République du Togo ».
Les congratulations vont aussi au peuple togolais, « pour avoir organisé des élections pacifiques ». Plus encore, la présidence sud-africaine considère que cette réussite marque « une étape positive vers l'approfondissement de la démocratie sur le continent africain ».
Sur un autre plan, ce fut également pour le chef de la Nation Arc-en-ciel, l’occasion d’assurer au président reconduit, sa volonté de renforcer les liens, notamment économiques, entre leurs deux pays. Ainsi, Ramaphosa réaffirme-t-il « son engagement à renforcer la coopération bilatérale entre l'Afrique du Sud et le Togo ».
Rappelons à cet effet que Lomé a accueilli le président sud-Africain en décembre dernier, pour une visite de coopération économique. Le pays d'Afrique est d'ailleurs en pole-position pour devenir le point d’entrée des produits et investissements sud-Africains dans la sous-région, notamment grâce à son Port.
Notons qu'avant Cyril Ramaphosa, le Roi Mohamed VI du Maroc, Ali Bongo Ondimba du Gabon ou encore Paul Biya, du Cameroun, ont eux aussi félicité Faure Gnassingbé.
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Le West African Power Pool (Système d’Echanges Electrique Ouest Africain) via la Phase 1 du Projet de Développement Solaire en Afrique Sub-Saharienne, ambitionne de mener une campagne de mesures solaires dans chacun des pays concernés. A savoir les 14 pays continentaux de la CEDEAO dont le Togo.
Il s’agira, dans le cadre de cette campagne, de faire une visite de tous les sites proposés et de choisir les sites les plus propices pour l’installation des mesures solaires dans chacun des pays concernés.
Au total, apprend-on, 28 à 30 équipements de mesure de haute qualité devront être fournis pour chaque site identifié, pendant la durée du projet.
La campagne permettra en outre, entre autres, de fournir pendant deux ans, des données météorologiques « bancables » de haute qualité, pour l’évaluation des ressources solaires et le développement de projets solaires.
Notons que l’initiative sera confiée à des consultants au terme d’un processus de sélection. Le projet vient en appui aux initiatives en cours dans les pays ouest africains notamment le Togo, membre de l’Alliance Solaire Internationale (ASI), pour assurer leur transition énergétique vers le solaire.
Séna Akoda
Dans le cadre du renforcement de sa présence en Afrique de l’ouest, le groupe ivoirien COFINA (Compagnie Financière Africaine) va s’implanter prochainement au Togo.
La 1ère institution ouest africaine de mésofinance qui avait prévu d’ouvrir des bureaux au Nigeria, au Benin, au Burkina Faso et au Togo, concrétisera ainsi l’un de ses ambitieux projets.
Ce projet est favorisé par la signature d’un partenariat stratégique avec Mediterrania Capital Partners, fonds de capital-investissement, consistant dans une prise de participation dans le groupe COFINA..
L’opération, annonçait-on en mars 2018, devrait permettre au banquier Jean-Luc Konan, son CEO de lever 20 millions d’euros pour donner un coup d’accélérateur à son expansion régionale. « Cette prise de participation minoritaire, assortie d’une assistance technique, permettra au groupe COFINA de lever jusqu’à 50 millions d’euros sous forme de capital et de dette au cours des 3 prochaines années ».
Après la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Burkina Faso, le Mali, le Gabon, la Guinée et le Congo, le Togo sera le 7è marché d’implantation du groupe.
Le pays comptera alors sa deuxième institution de mésofinance, après SOGEMEF, en pleine phase de déploiement à travers la capitale togolaise et sa périphérie.
Séna Akoda
Après avoir alimenté son budget gestion 2020 avec 110 milliards FCFA récoltés auprès des investisseurs de l'UEMOA, le Togo fixe cette fois plus haut, la barre de ses ambitions.
Selon l’agence régionale de planification de la dette, il sollicite jusqu’au 13 mars prochain, le marché financier régional pour tenter de collecter 50 milliards FCFA.
Prévue via l’émission des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) d’un nominal de 10 000 FCFA, cette opération couvrira une maturité de 3 ans. Chaque titre souscrit sera pris en compte le 16 mars prochain pour produire des intérêts au taux annuel de 6,15%, dès la 1ère année.
Quant au remboursement des obligations, il se fera le 1er jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 16 mars 2023, précise l’avis d’appel d’offres.
En rappel, le courant passe bien entre le Togo et les investisseurs de l’UEMOA, depuis le début de cette année. Jusqu’à la récente sortie du pays, ceux-ci ont en effet souscrit à plus de 200% les titres du trésor qu’il a émis.
Séna Akoda
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La 9è édition de la Foire Adjafi aura lieu du 20 août au 06 septembre prochain. L’information a été diffusée en début de semaine par Maxime Minasseh, promoteur de l’événement.
Comme lors de l’édition précédente, 220 stands seront disponibles pour les exposants au cours de cet événement, rendez-vous annuel de la jeunesse entreprenante du Togo et cadre de promotion du made in Togo. Le thème de l’événement cette année, sa justification et sa particularité seront dévoilés en mai prochain, au lancement officiel de l’événement, a déclaré le responsable nommé plus haut, contacté par Togo First. Toutefois, les inscriptions sont déjà ouvertes, a-t-il indiqué.
L’année dernière, la foire Adjafi a eu pour thème : « la sécurité sociale du jeune chef d'entreprise africain pour une croissance inclusive ». Elle a été meublée d’événements comme des fora, des tables-rondes, des conférences, rencontres d’échanges, des ateliers, expositions ventes.
L’événement bénéficie de l’accompagnement des dispositifs institutionnels dédiés à la promotion de l’entrepreneuriat et de l’auto-emploi des jeunes dont le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ).
Séna Akoda
Alors que le Groupe de la Banque mondiale annonçait récemment, en tandem avec le FMI, un appui financier aux pays membres qui font face à l’épidémie de Coronavirus (COVID-19), l’institution de Bretton Wood remet les couverts, et met d'ores et déjà à disposition une première enveloppe de 12 milliards $.
Cette facilité, qui constitue un « soutien immédiat pour aider les pays à faire face aux conséquences sanitaires et économiques de l'épidémie mondiale. », est ainsi destinée à les aider « à prendre des mesures efficaces pour répondre aux conséquences tragiques du COVID-19 (coronavirus) et, si possible, les atténuer. »
Concrètement, il s’agit d’aider les Etats concernés à renforcer leurs systèmes de santé (notamment l'accès des populations aux services de santé, la surveillance des maladies, et l’intensification des interventions de santé publique).
Ce fonds, qui sera coordonnée à « l’échelle mondiale » et servira également à appuyer le secteur privé, devrait aisément trouver preneurs, à un moment où le système économique ressent les premiers contrecoups de « l’arrêt maladie » chinois, et où la pandémie se répand de plus en plus vers les pays en développement, notamment en Afrique ( le Sénégal a enregistré son deuxième cas de contamination (un deuxième ressortissant français), après le Nigéria (1 cas confirmé), la Tunisie (1 cas confirmé et le Maroc (1 cas) et l’Egypte (2 cas)).
A ce jour, on a dépassé la barre des 93 000 cas dans le monde, pour un total officiel de près de 3200 morts, soit un taux de mortalité d’environ 3,44% des cas.
Ayi Renaud Dossavi
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L’hôpital de référence Saint Pérégrin, dont les travaux ont été formellement lancés en Février 2019 par Faure Gnassingbé, devrait être prêt pour le début du mois de juillet.
L’information est rapportée par le portail officiel de la République togolaise, reprenant à cet effet Christian Trimua, ministre en charge des relations avec les institutions de la république, qui a assuré récemment que « L’hôpital sera livré début juillet ». En effet, s'ils devaient originellement s'achever en février 2020 (après 12 mois), les travaux ont, apprend-on, accusé un retard au démarrage (pour commencer en mai 2019), en plus d'être ralenti par les intempéries qui ont frappé le pays en septembre 2019.
Rappelons que l’infrastructure, d’un coup estimé à 17 milliards FCFA, financé par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), occupe un site de 6 hectares au Nord de Lomé. Ce centre, de niveau 4, sera un hôpital de référence dans la sous-région, répondant à tous les standards internationaux et doté d’un vaste plateau technique, d’un hôtel 4 étoiles et d’un héliport entre autres.
Pour le gouvernement, sa mise en place s’inscrit dans le 3ème axe du PND, visant à renforcer l’inclusion sociale.
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Au Togo, la cour constitutionnelle a proclamé ce mardi 03 mars la réélection de Faure Gnassingbé.
Avec un score revu à 70,78% des suffrages exprimés, le président togolais est plébiscité pour conduire les destinées du pays pour les cinq prochaines années.
Vote de confiance pour la continuité
Ce nouveau quinquennat sera surtout marqué par la mise en œuvre du PND. Ce programme de plus de 8 milliards $ vise à transformer structurellement l'économie togolaise pour une croissance inclusive, et créatrice d'emplois durables. Sur ce dernier terrain ayant trait au social, le n°1 togolais est très attendu, alors que le précédent mandat, placé sous le sceau du « social » a été fortement perturbé par les tensions socio-politiques qui ont émaillé le pays à partir du second semestre 2017.
A juste titre, sa campagne s'est appesantie en priorité sur des promesses sociales notamment, dans les domaines de la santé maternelle, l'état civil, l'éducation, l'électrification rurale.
Alors que la menace terroriste se fait ressentir de plus en plus, les questions sécuritaires semblent aussi un chantier sensible.
Les recours d'Agbéyomé Codjo rejetés
Faure Gnassingbé arrive en tête d'un scrutin contesté par l'opposition, avec à sa tête Agbéyomé Codjo. Des contestations que le camp présidentiel balaye de la main, les jugeant infondées.
Alors qu'il continue de contester les résultats proclamés il y a un peu plus d'une semaine par la Céni, Agbéyomé Codjo qui s’est dans la foulée, autoproclamé "président démocratiquement élu", a vu l'ensemble de ses recours rejetés par la cour constitutionnelle. La plupart, pour « manque de preuves ».
L’ancien Premier ministre de Gnassingbé Eyadema, a préféré passer outre les institutions compétentes, en nommant lundi soir son propre premier ministre. Un bras de fer qui fera long feu selon plusieurs experts.
L’accès aux financements notamment bancaires constitue jusqu’à ce jour, un réel défi pour les PME/PMI et les jeunes entreprises qui se créent.
Conscient de cette réalité qui empêche les jeunes entrepreneurs de dérouler leur plan de croissance et d’atteindre des marchés internationaux, le Fonds d’Appui aux Initiatives Economiques des Jeunes (FAIEJ) se penche sur le sujet.
Il a prévu comme thème pour le N°4 du « Mercredi Talk », son initiative d’éducation financière et entrepreneuriale, « le financement des PME et Startups par les banques, exemple de la BOA ».
Le thème va être développé le mercredi 11 mars prochain par Khalid Yacoubou Boukari, directeur Pôle Engagements à BOA.
Ce rendez-vous d’échanges se tiendra, comme à l’accoutumée, à Nunya Lab (Maison des Jeunes à Amandahomé), banlieue nord ouest de Lomé. Il devrait permettre entre autres aux participants de mieux connaître les conditions d'accès aux financements bancaires en général, et de façon plus spécifique, les conditions d'accès aux financements de la BOA.
Séna Akoda
Le Togolais Midnight Sun GROUP, spécialisé dans les BTP, a démarré les travaux de bitumage de la rue qui va de la Pharmacie la Nation (Totsi, banlieue nord-ouest Lomé) à la Pharmacie Vigueur à (Agbalépédogan).
Dénommée Rue 267 AGP ou Rue Livingstone et longue d’1,1 km environ, elle sera bitumée et aménagée en 2X2 voies, selon le ministère de la ville, de l’urbanisme, de l’habitat et de la salubrité publique.

Depuis le démarrage des travaux, cadres, techniciens et ouvriers de l’entreprise à laquelle l'exécution a été confiée, sont visibles sur le tronçon et s’activent pour tenir le délai d’exécution de 10 mois accordé. Le projet est à l'étape des travaux d’assainissement.
Le financement des travaux est assuré par IDA (Association Internationale de Développement) du Groupe de la Banque mondiale, à travers le Projet d’Infrastructures et de Développement Urbain (PIDU).
En rappel, MNS GROUP a déjà exécuté d’importants projets de BTP au Togo dont la réhabilitation de la voie Notsé-Tohoun-Frontière Bénin (57 km) qui a permis de désenclaver le bassin hydrographique du Moyen-Mono. Ce bassin est reconnu comme une zone à fort potentiel agricole.
Séna Akoda