Togo First

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Le nouveau commandant de la Force mixte anti-pandémie, le Colonel Kodjo Amana a rappelé hier mercredi, lors de la cérémonie de passation de commandement, la nature de l’état d’urgence décrété par le Chef de l’Etat le 1er avril.

« L’état d’urgence décrété par le gouvernement n’est pas un état d’urgence sécuritaire mais sanitaire », a-t-il précisé, alors que plusieurs cas de bavures ont été observées lors du couvre-feu instauré de 20h à 6h.

Nommé mardi par décret, pour reprendre les choses en main, celui qui a dirigé avec succès la Force Sécurité Election Présidentielle (FOSEP 2020), a appelé au professionnalisme de tous les membres et demandé à éviter surtout le recours à la violence, sous toutes ses formes.

« La mission de la Force consiste à faire respecter les mesures préventives prises par le gouvernement, à travers la sensibilisation, l’éducation et la protection de la population », a-t-il indiqué lors de sa réunion avec le commandement opérationnel.

Pour lui, « le Covid-19 sera vaincu par une approche globale dans la paix avec une prise de conscience collective et un comportement civique des populations ».

En rappel, le gouvernement a diligenté des enquêtes afin de situer les responsabilités autour des divers incidents liés au couvre-feu.

Selon un article abondamment relayé sur les réseaux sociaux, la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) aurait instauré une nouvelle taxe d’un montant de 200 FCFA correspondant aux frais d’encaissement de facture.

Par un communiqué daté de ce mercredi 29 janvier, la société productrice et distributrice d’énergie au Togo apporte un démenti à cette information qu’elle qualifie d’inexacte. « La CEET n’a jamais instauré une quelconque taxe de 200 FCFA comme frais d’encaissement de facture ».

En rappel, la société publique d’électricité est depuis quelques années, dans la dynamique d’accompagner l’amélioration du climat des affaires. En ce sens, elle a récemment réduit de moitié les frais de raccordement au réseau Moyenne Tension (MT) pour les opérateurs économiques.

De même, elle lance à intervalles quasi-réguliers en faveur des consommateurs domestiques, des campagnes promotionnelles visant à échelonner les frais de raccordements.

La récente mesure qu’elle met en œuvre est l’attribution gratuite de 40 kwh à tout ménage dont la consommation relève de la tranche sociale. Prise dans le cadre de la riposte au Covid-19, la mesure profitera d’avril à juin 2020, aussi bien aux clients postpayés qu’aux prépayés, ayant souscrit un abonnement 2 fils, 10A. 

Séna Akoda

Le Coronavirus perturbe les circuits de distribution transfrontaliers. Pour preuve, le Nigérian Kobo360, « l’Uber des camions », prévient qu’actuellement 30% de sa flotte est inopérante, à cause des mesures restrictives prises par les gouvernements pour freiner la propagation de la maladie.

« Les choses ne sont pas claires sur ce qui peut bouger...ou ce qui est considéré comme du transport essentiel », souligne Ife Oyedele, co-fondateur de la start-up active également au Togo, au Ghana, au Kenya et en Ouganda. Pour enfoncer le clou, le transporteur ajoute que les patrons des camions « ont peur de sortir et d’avoir leurs chauffeurs sur la route. »

Cet état de chose illustre la situation générale actuelle, à savoir que des récoltes pourrissent dans les champs ou dans les entrepôts, en attendant des camions qui tardent à venir, tel que le rapporte notamment le média spécialisé Commodafrica.

La situation est jugée « alarmante » par certains experts, notamment aux Nations Unies et à la Banque mondiale. Ces derniers estiment à plusieurs millions le nombre de personnes dans la région qui risquent de se retrouver en pénurie alimentaire.

Notons qu’au Togo, le patron de l’Agence nationale de l’agence en charge de la sécurité alimentaire (ANSAT), qui s’est montré rassurant sur l’état des ressources nationales, a par ailleurs lancé une évaluation complète des réserves du pays en début de ce mois. Mais, dans l’Uemoa et la Cedeao, on craint une situation critique en juillet, août et septembre.

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque africaine de développement (BAD) va injecter plus de 12,33 millions € supplémentaires, dans la construction du corridor Abidjan-Lagos, une infrastructure de plus de 1000 km de long, qui relie les capitales de cinq États d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria).

L’information émane d’un communiqué officiel, en date de ce mercredi 29 avril 2020, où l’institution multilatérale informe avoir approuvé il y a deux semaines, ce décaissement en faveur de la Commission de la Cedeao. Ce nouveau servira à couvrir une partie des frais liés à l’étude du projet de développement du corridor autoroutier. 

Rappelons que l’actuel tracé de cette importante voie de communication, en projet depuis plusieurs années, traverse les grands centres économiques des cinq pays, notamment Abidjan, Accra, Cotonou, Lomé et Lagos. Cet axe participe, à lui seul, à près de 75 % des activités commerciales sous-régionales.

A terme, l’infrastructure a pour vocation de renforcer les échanges et l’intégration en Afrique de l’Ouest, notamment en offrant un accès portuaire maritime aux pays enclavés.

A ce jour, la contribution totale de la BAD pour ce projet phare s’élève à 22,4 millions €.

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HeidelbergCement a investi près de 40 000 €  pour la protection de la biodiversité au Bénin et au Togo (le long du fleuve Mono), via ses succursales présentes dans l’un et l’autre pays, à savoir ScanTogo et CIMBénin.

Ces fonds (39 636 €) vont au profit du Projet d’appui à la gestion durable de la biodiversité, de la réserve de biosphère transfrontalière du Mono (Un espace situé à l’embouchure du fleuve, le long de la ligne de séparation entre les deux pays).

« La diversité biologique de la réserve du Mono est de plus en plus menacée par la poussée démographique et la pression croissante sur les ressources naturelles. », souligne Eric Goulignac, le directeur général des sociétés du groupe HeilderlbergCement au Togo.

Concrètement, ces fonds seront répartis entre huit ONG œuvrant pour la conservation des espèces animales et végétales de la région (5 au Togo et 3 au Bénin). 

Notons que le projet concerne une région où « environ 80 % des populations locales vivent de l’agriculture, de la pêche, ainsi que de l’exploitation du bois et du charbon de bois ». C'est pourquoi ces acteurs de la protection environnementale vont également œuvrer à la sensibilisation des populations locales, en vue de les aider à trouver un équilibre entre l’action anthropique et la protection de cet écosystème.

Ayi Renaud Dossavi

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Le Togo va déployer un « Plan de riposte agricole Covid-19 », pour appuyer le très important secteur agricole face aux impacts du virus. Il s’agit non seulement de soutenir les agriculteurs, mais aussi booster la production.

Si l’objectif général est de gonfler le rendement de près de 230 milliards FCFA; dans le détail, les objectifs fixés sont notamment : d’atteindre une production de 225 000 tonnes pour le coton, près de 2 millions de tonnes pour le maïs, un peu plus de 332508 tonnes de riz, près de 140 milles tonnes de Soja.

Du côté des épices, le programme ambitionne également d’atteindre : 6000 tonnes de sésame, 7500 tonnes de gingembre, 9375 tonnes de tomate, et 470 tonnes de piment.

Rappelons qu'afin de bénéficier des ressources promises par le ministère de tutelle, dans le cadre de ce plan de riposte, les producteurs agricoles sont tenus de s'enregistrer ( à l'aide de leur carte d'électeur et d'un numéro de téléphone), pour bénéficier notamment  des transferts monétaires qui seront effectués à leur profit.

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque mondiale va décaisser 8,1 millions $ (4,9 milliards FCFA) de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider le Togo à lutter contre le Covid-19 (Coronavirus). Le financement qui est un appui au projet d’urgence de riposte contre le COVID-19 permettra au gouvernement de renforcer ses « actions en matière de surveillance épidémiologique, de détection précoce et de confirmation des cas. »

Précisément, les fonds serviront à accroitre les capacités de dépistage et de prise en charge des malades, à travers l’achat et l’installation d’un laboratoire mobile, la construction de centres de traitement et l’équipement en matériels médicaux de pointe.

« Cette opération viendra sans doute renforcer la capacité de réaction du Togo contre cette pandémie », a déclaré Hawa Wague, Représentante Résidente de la Banque mondiale pour le Togo, pour qui « le COVID-19 fait peser une charge importante sur les services de santé hospitaliers et ambulatoires qui sont les acteurs en première ligne ».

Au 29 avril, le Togo totalise 109 cas confirmés de contamination au COVID-19 dont 38 actifs, 64 guéris et 7 décédés. Au total, 6675 tests de dépistage ont été effectués sur toute l’étendue du territoire national.

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Le Togo vient de dépasser (assez brusquement) la barre des 100 cas, et s'approche rapidement de celle des 110.

En effet, selon le dernier rapport de situation, le pays qui était encore à 99 cas il y a quelques jours vient d'enregistrer un pic relativement important de 10 cas, ce mercredi 29 avril 2020, et un nouveau décès. A ce jour, la situation du Togo est donc de 109 cas confirmés, dont 38 cas actifs, 64 personnes guérie(s), et 7 décès. Soit 13 cas par million d'habitants, pour un total de 6675 tests de dépistage effectués.

En plus de cette relative accélération de la courbe, il se dessine un nouveau foyer de l'épidémie au Togo, en l'occurrence la ville de Djarkpangba (475 km au nord de Lomé), qui totalise en tout 7 cas sur les 10 nouveaux recensés.

Après la capitale Lomé, et la ville de Sokodé, ce chef-lieu de la préfecture de Mô (Région centrale), s'ajoute ainsi aux "points chauds" connus de l'épidémie.

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Cette nouvelle configuration géographique de la maladie peut apporter des défis dans sa gestion, notamment pour des raisons d’éclatement du théâtre d’opération pour les services sanitaires, et de convoi de matériels et ressources (depuis la capitale, notamment).

Il faut par ailleurs noter le relatif jeune âge des sujets contaminés : parmi les 10 cas recensés, on dénombre 4 sujets de moins de 20 ans (12 à 19 ans) localisés à Agoè et Djarkpanga, 4 sujets qui ont entre 20 et 25 ans, 1 sujet de 35 ans, et 1 dernier (le plus âgé) de 50 ans.

Ayi Renaud Dossavi

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La Banque mondiale a approuvé ce mardi à Washington un financement de 273 millions $ de l'Association internationale de développement (IDA) en faveur de 04 pays : Togo, Bénin, Burkina Faso et Niger.

Cette enveloppe, allouée au titre du Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI) dans sa phase 2, est destinée à faciliter l'accès aux services à des millions de personnes, en particulier aux femmes et aux catégories sociales les plus pauvres.

Concrètement pour le Togo, les fonds devraient servir à donner un coup de boost à la mise en œuvre du projet E-ID Togo, projet d’identification biométrique national, une des priorités du Chef de l’Etat pour son nouveau quinquennat, qui est déjà à un stade avancé. L’objectif est de doter chaque individu résident d’un numéro d’identification unique (NIU) à l’horizon 2025.

Porté par la Cedeao, le programme WURI vise en effet à mettre en place des systèmes d'identification de base qui incluent toute personne présente physiquement dans l’espace communautaire, indépendamment de sa nationalité, de sa citoyenneté ou de son statut juridique. Contribuant ainsi à améliorer l'accès aux services de base tels que la protection sociale et médicale, la retraite, l'inclusion financière et numérique, l'autonomisation des femmes et des filles, ou la mobilité des travailleurs. « Des services plus importants que jamais dans la période que nous vivons actuellement avec le Covid-19 », selon la Banque, qui précise que 65 millions de personnes sont concernés au total par ce financement.

Rappelons que le programme WURI dont le coût global est de 395,1 millions $, a été lancé en 2018, avec la Côte d'Ivoire et la Guinée dans sa première phase.

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Le Togo va mettre en place une structure de gestion de la protection côtière. La mise en place de cette structure est une composante du projet multinational de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou et de protection côtière (Phase 2).

Il lance via le Ministère des Infrastructures et des Transports (MIT), un avis d’appel à  manifestations d’intérêts pour le recrutement d’un consultant en charge de l’étude ce projet. Les dossiers seront reçus jusqu’au 26 mai prochain.

« Cette étude vise à créer un cadre de gouvernance pour des prises de décisions partagées et concertées ». Elle permettra de définir les contours et aspects administratifs, juridiques et scientifiques de cette structure qui devra prendre en charge la problématique de la gestion intégrée, efficiente et durable du littoral togolais, dans un court terme.

A moyen et long terme, cette étude devra, en outre, édifier et consolider les bases d’une coopération inclusive avec l’ensemble des parties de la communauté scientifique sous régionale.

L’activité est financée par la Banque Africaine de Développement (BAD), en qualité d’agence d’exécution du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM).

Séna Akoda

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