Le Centre Régional de Formation pour l’Entretien Routier (CERFER) va faire l’objet de rénovation. Les bâtiments de cette institution sise à Lomé qui forme aux métiers de la route, du chemin de fer et des mines pour le compte des pays membres du Conseil de l’Entente vont être soit réhabilités.
Les travaux prévus vont être réalisés sur un don de la Banque Africaine de Développement (BAD). A cet effet, le Conseil de l’Entente recherche un cabinet chargé du « contrôle et de la surveillance des travaux de réhabilitation et de construction des bâtiments du CERFER ».
Le cabinet qui sera retenu après clôture du dépôt des dossiers le 10 mars prochain, devrait faire la surveillance et le contrôle technique de l’exécution des travaux par les entreprises attributaires. Il assistera le maître d’ouvrage et les architectes également. Il se chargera en outre, entre autres, de faire les pré-réceptions, les réceptions techniques des matériaux, des équipements et des ouvrages exécutés.
Séna Akoda
Dans son rapport intitulé « Entrée dans l’âge de l’eco : implications de la réforme monétaire en Afrique de l’Ouest », publié le 17 février dernier, la société de notation financière Standard & Poor's revient sur la situation de la monnaie, qui fait couler tant d’encre et de salive depuis son annonce en décembre dernier. Si l’ECO est bien parti pour remplacer le FCFA, en tant que monnaie Uemoa, elle ne va pas de sitôt devenir la monnaie commune de la Cedeao (qui regroupe 15 pays d’Afrique de l’Ouest), selon S&P. Ceci, notamment à cause des vents contraires qui souffle depuis le Nigéria, poids lourd de la région.
Si la mise en place de l’ECO dans l’espace UEMOA ( Union économique et monétaire ouest africaine), peut marquer un premier pas vers une monnaie commune de la CEDEAO, la persistance des « obstacles matériels », rend cependant le projet « peu probable à moyen terme ». Commentaire de l’agence de notation Standard & Poors, sur la monnaie ECO, en tant que monnaie commune pour l’espace communautaire ouest africain.
En effet, S&P vient de commettre un rapport sur la question, dans un contexte d’incertitude et d’atermoiements dans la marche vers cette monnaie, surtout avec le dernier revirement du Nigéria, véritable géant de la Communauté des 15 Etats, dont le PIB représente environ deux-tiers du PIB de la CEDEAO (670milliards $, selon S&P, soit 5 fois celui de tout l'UEMOA, avec ses 130 milliards $).
Ainsi, de par son poids important, couplé à sa politique « à contre-courant » d’une intégration sous-régionale (notamment son protectionnisme, marqué par la fermeture de ses frontières terrestres depuis plus de six mois avec le Bénin et le Niger), le Nigéria constitue un frein non négligeable à l’extension de l’ECO à la sous-région, en l’Etat actuel des choses.
En effet, « Convenir d'une politique monétaire commune entre le Nigeria et ses partenaires de la CEDEAO semble donc difficile », souligne S&P, « d'autant plus que le Nigeria a récemment décidé de fermer ses frontières avec le Bénin et le Niger afin de réduire la contrebande et de soutenir la production agricole locale. »

Au sein de l’Uemoa, pas d’inquiétude à l’horizon
Ceci dit, selon l’Agence de notation, si l’ECO ne devrait donc pas être étendu de sitôt à l’ensemble de la CEDEAO, il n’en est pas moins que son introduction en zone Uemoa (8 pays), verra la parité maintenue avec l’Euro, une parité qui par le passé a notamment permis de maintenir un taux d’inflation bas dans la Zone (autour de 2 %), beaucoup plus bas en comparaison au reste de la CEDEAO (environ 10%), ou au reste de l’espace sub-saharien (environ 16%).
Pas de changement non plus, en ce qui ce qui concerne la notation souveraine des pays UEMOA par S&P (par exemple, le Togo est noté « B », avec perspectives stables).
Parité fixe, Dévaluation et Dettes souveraines
Par contre, un changement du régime de change impactera significativement la dette extérieure des pays Uemoa (environ 50% de l'endettement en devises en Côte d'Ivoire, 40% au Sénégal et 30% au Bénin), pour le cas où ils renonceraient à la garantie de convertibilité, assurée jusqu’alors par le Trésor français. Une nouvelle donne dont il leur faudra tenir compte. Plus encore, une éventuelle dévaluation « aurait un effet immédiat et significatif sur la situation budgétaire de ces États à travers une augmentation matérielle du poids de leur dette », relève le rapport.
Du reste, selon l’évaluateur, si la dévaluation leur donnerait plus de compétitivité à l’export, ses avantages ne pourraient cependant pas l’emporter sur les coûts, car « les gains budgétaires associés seraient sans doute insuffisants pour compenser l'envolée soudaine de l'endettement ». Ce qui pousserait, à terme, à dégrader les notes des pays Uemoa.
A titre d’illustration, la Côte d'Ivoire et le Sénégal apparaissent comme les plus sensibles à une éventuelle dévaluation dans la zone Franc, principalement du fait du poids important de leur dette en devises (environ 40% et 50% du PIB respectivement). Pour sa part, avec ses 16% de dette publique en devise, le Togo est le quatrième pays le plus sensible à une baisse de la valeur de la monnaie, dans toute la zone CFA.

Discipline budgétaire et politique économique forte
Quoi qu’il en soit, quel que soit au final le choix qui sera fait par les pays Uemoa (environ 120 millions d’habitants), quant à leur régime de change ( maintien de l’arrimage à l'euro, arrimage à un panier de devises (comprenant l'euro, le dollar américain et le renminbi chinois), ou un régime de change flottant, avant tout, « la discipline budgétaire et une politique économique forte (passant notamment par un renforcement du cadre institutionnel) », seront des leviers importants, pour le maintien de la stabilité économique de l'Union monétaire, conclue S&P.
Ayi Renaud Dossavi
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Au Togo, le nombre de ménages ayant accès à l’énergie électrique a connu un bond, passant de 125 543 en 2005 à 485 543 en 2019, selon des documents consultés par Togo First. Soit une augmentation de 287% du nombre de ménages électrifiés, sur la période visée.
Dans un 1er temps, la centrale Contour Global construite sur le modèle du Partenariat Public-Privé (PPP) et dotée d’une capacité de production de 100 MW a permis, informent des sources du ministère des Mines et de l’Energie, de « régler des difficultés en matière de disponibilité de l’électricité ».
Le programme CIZO, mis en route pour permettre au Togo d’amorcer une transition énergétique vers le renouvelable, a permis à ce jour d’électrifier plus de 23 000 ménages.
Cette initiative a reçu dès mars 2019 un coup de boost, avec le chèque solaire Cizo, une subvention mensuelle de 2000 FCFA sur la consommation des kits solaires individuels.
Surfant sur le potentiel solaire du pays, les pouvoirs publics togolais ont installé 4 mini-centrales solaires et près de 350 lampadaires, pour fournir l’électricité à plus d’un millier de familles et renforcer l’éclairage public dans les localités bénéficiaires.
Toutes ces réalisations, dont l’objectif optimal est de favoriser l’accès universel à l’électricité, en ligne avec la stratégie nationale d’électrification 2018-2030, ont contribué à propulser le taux d’électrification, de 18% à près de 50% sur la période 2005-2019. Elles vont être complétées par d’autres méga chantiers ouverts, comme la construction de la centrale solaire photovoltaïque de 50 MWc à Blitta, de trois autres centrales solaires et l’installation de la centrale Kekeli Efficient Power de 65 MW.
A rappeler que dans la lignée du défi de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2030, le pays ambitionne de se doter de plus de 300 mini-centrales solaires et même d’exploiter son potentiel hydro-électrique.
Séna Akoda
Au Togo, le taux de croissance agricole est passé de 3,95% en 2010, à 5,63% en 2018, selon de récents documents du ministère de tutelle. Une évolution marquée par un pic de 14,32%, en 2014, ce qui traduit une croissance moyenne de 6% par ans.
Ces performances, par ailleurs conformes à la cible du Programme détaillé de développement agricole en Afrique (PDDAA) fixée par l’Union Africaine, se sont matérialisées, dans la foulée, par un PIB agricole (à prix courant) qui a, quant à lui, presque doublé ; passant de 644,26 milliards FCFA en 2010 à 1 357,4 milliards FCFA en 2019.
Une évolution significative, portée par les récents progrès du pays en matière d’agriculture, pour un secteur qui représentent 40% de son PIB, et 60% des emplois.
Notons que pour 2019, les plus grosses pourvoyeuses d’emplois dans le domaine agricole sont, les filières Soja (de loin la principale), le Sésame et l’Ananas. Deux d’entre elles (filière Soja et Sésame), font partie des plus soutenues par le gouvernement (outre le Riz et le Maïs), pour des fonds qui ont atteint, sur la période, plus de 15 milliards FCFA, pour globalement appuyer 10 filières agricoles.
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Au cours des cinq prochaines années, le Togo va allouer au développement des infrastructures routières l’équivalent de ce qu’il y a investi sur les dix dernières années. Au total, près de 1000 milliards FCFA.
Les investissements cibleront en priorité la construction de l’autoroute de l’unité (Lomé-Cinkassé) et la modernisation de la voie Avépozo-Aneho. La protection des côtes maritimes togolaises figure en bonne place des priorités gouvernementales.
La construction d’une plateforme multiservices à Adakpamé et d’un port sec à Cinkassé au cours des 5 prochaines années devrait permettre de décongestionner le Port Autonome de Lomé.
Plusieurs voies transversales sont également prévues, pour faciliter l’accès des opérateurs économiques notamment ruraux, aux marchés. Entre autres, Lomé-Vogan, Lomé-Kpalimé, Notsé-Agou, Aouda-Kara.
Lomé ambitionne, au titre des travaux de construction ou d’aménagement d’infrastructures routières, la réalisation d’une voie de contournement de Sokodé et la réhabilitation des voies urbaines à Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Bassar et Mango, notamment.
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Le Togo est annoncé comme exposant au ITB Berlin (Internationale Tourismus-Börse Berlin) qui se tiendra cette année, du 04 au 08 mars.
Au cours de ce salon, le plus grand en matière de tourisme au monde, le pays de l’Afrique de l’Ouest valorisera tout son potentiel touristique.
Nostalgique de sa superbe d’antan, le Togo qui dispose d’atouts naturels notamment le site de Koutammakou au Nord (les Tata Somba) classé au patrimoine mondial de l’humanité, des cascades, des villes historiques, lance de vastes chantiers visant à viabiliser et valoriser de nouveaux sites identifiés. Objectif : susciter des ressources financières pour contribuer au développement sociocommunautaire des localités qui abritent les sites concernés.
En ligne avec des initiatives visant à porter à 6,4% la contribution du tourisme à l’économie nationale, plus exactement à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement (PND 2018-2022), le ministère de tutelle a, fin 2019, organisé un forum à Lomé.
Actuellement, le pays est présent sur le portail du marché virtuel du salon ITB Berlin, réservé aux exposants.
Séna Akoda
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Alors qu’il n’était que de 7% en 2016, le taux de pénétration d’internet a pratiquement triplé en trois ans. Ce taux va ainsi monter à 11% en 2017, puis 12% en 2018. C’est sur la période 2018 à 2019, qu’il va connaitre sa plus importante progression (avec un gain de près de 10%, pour passer de 12 à 21%), avec 1,71 millions d’utilisateurs en 2019, suivant une augmentation annuelle moyenne de 7,8%.
Ces données émanent des compilations des récents rapports sur le Digital de Hootsuite et WeAreSocial. Un Focus-Pays permet ainsi de mettre en évidence cette progression relativement forte et, partant, l’évolution positive de l’accès à internet dans le pays (portée notamment par l'amélioration des conditions d’accès au réseau, à la diffusion de l'internet mobile, et diversification des bouquets d’offres internet, avec notamment l'implantation de nouveaux FAI, etc).
Sur un autre aspect, on note que 11% des togolais utilisent spécifiquement l’internet mobile, avec, en 2018, près d’un million (999 8000) utilisateurs actifs en ligne.
Pour ce qui est des réseaux sociaux, ils sont aujourd’hui 650 000 togolais actifs (7,9% de la population totale), avec la part belle pour Whatsapp, application de messagerie par excellence. Notons que, suivant le rapport, 96% des internautes togolais se connectent aux réseaux sociaux via leur téléphone.
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Portés par la politique des grands travaux, d’importants investissements ont été faits dans les infrastructures portuaires et aéroportuaires au cours de la dernière décennie au Togo.
Principalement, les fonds injectés dans les infrastructures portuaires s’élèvent à 300 milliards FCFA. Ils ont permis de construire un troisième quai et de s’équiper d’une darse.
Ces travaux de modernisation de la plateforme portuaire font aujourd’hui du Port de Lomé, le 1er port à conteneurs de la côte ouest africaine, s’agissant du volume des marchandises traitées, indiquent des sources officielles.
En effet, le tonnage conteneurisé qui n’était que de 2,3 millions en 2005, est passé à près de 19 millions en 2018 sur un total trafic de marchandises de plus de 22 millions FCFA.
Notons par ailleurs que d’un peu moins d’1,4 millions d’Equivalents Vingt Pieds (EVP) en 2018, la plateforme portuaire de Lomé a enregistré fin 2019, un trafic conteneurs qui dépasse les 1, 5 millions d’EVP.
Un nouveau port de pêche a été également construit à Gbétsogbé, avec l’appui financier de la coopération japonaise. Objectif : booster la contribution de la pêche à l’économie nationale.
La modernisation et l’extension de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE) ont mobilisé un investissement de l’ordre de 75 milliards FCFA.
Ces financements ont permis de renforcer le positionnement de l’AIGE en tant que hub aérien et base opérationnelle de la compagnie Asky.
Ainsi, de 2005 à 2018, le nombre de passagers à l’AIGE est passé de 220 000 à 809 000. Sur la même période, le fret est passé de près de 10 000 tonnes à 135 000 tonnes.
Séna Akoda
En moins de 10 ans (de 2010 à 2019), les ressources allouées par le gouvernement au secteur agricole togolais ont quasiment doublé, passant de 25,99 milliards franc CFA en 2010 à plus de 50,79 milliards de francs CFA en 2019.
Ces niveaux d’investissement du pouvoir public en faveur du secteur agricole sur la période sous revue ont permis au pays, notamment, de faire passer la richesse créée de 644 milliards FCFA, à plus de 1 350 milliards FCFA.
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En terme de sécurité alimentaire, le taux de couverture des besoins en produits vivriers est actuellement à 137% (chiffres de 2019), pour la production végétale, et 60% pour les produits carnés (contre 90% en 2008 pour le végétal, et 51 % en 2012 pour les produits carnés). Dans le même temps, le pays aura su se prémunir des flambées de prix de maïs, comme ce fut le cas, il y a 15 ans, en 2005.
Pour le reste, ces performances du secteur agricole, sur les dernières années, ont permis au Togo d’être distingué en 2013 et 2015 par la FAO, comme l’un des rares pays ayant fait des efforts exceptionnels pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
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Afin de promouvoir le développement du sous-secteur de l’élevage, et surtout d’augmenter les revenus des producteurs, le Togo a opté pour la promotion des élevages commerciaux.
Ainsi, en trois ans, cette initiative inscrite dans le cadre de la mise en œuvre du PASA (Programme d’appui au secteur agricole, dont la composante 2 est consacrée à la « relance du sous-secteur de l’élevage ») a permis de financer quelque 300 éleveurs au Togo. Ces producteurs couvrent l’ensemble du territoire, et les cinq régions du pays, (respectivement 50 pour la région Maritime, 70 pour les Plateaux, 67 pour la région Centrale, 50 pour la région de la Kara, et 70 pour la région des Savanes, selon les informations officielles).
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Par ailleurs, dans la foulée, le ministère de l’agriculture prévoit de doubler à terme l’impact. En effet, concernant la promotion des élevages commerciaux dans le cadre du financement additionnel, « il est prévu de toucher 300 nouveaux bénéficiaires sur toute l’étendue du territoire. », selon une récente note d’information, confirmant les annonces déjà faites par le passé.
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Pour rappel, le PASA a été lancé au Togo depuis 2011, avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale, pour un cout global de plus de 26 milliards FCFA. Selon le ministère en charge de l’élevage, depuis son lancement à 2017, le programme a entre autres permis de passer de 300 000 têtes de bœuf à 475 000, et de 1,5 millions à 4,2 millions d’ovins et caprins.
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